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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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hungry for blood (cr)

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MessageSujet: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 15:08


callany redwyne
flowers in her hair, demons in her head
prénom, nom ‹ c'est à l'appel de callany redwyne qu'elle répond, oubliant qu'autrefois, le nom qui était sien n'était autre que cersei irwin. âge ‹ vingt-cinq ans, sa date de naissance exacte étant inconnue auprès de ses parents adoptifs. date et lieu de naissance ‹ la date est inexacte mais, au vu de son tempérament, on pense qu'elle est une fille de l'été née au coeur de la nation de l'eau. statut matrimonial ‹ célibataire, le coeur trop pris par son envie de justice, bien que son regard dérive de temps à autre sur son visage auréolé. sang ‹ mêlé, sale, inférieur. elle n'est qu'une cobaye, un rat de laboratoire à qui l'on fait croire qu'elle est libre. métier ‹ celui de servir un être supérieur, de la protéger au prix de sa vie. adiutor ou Maître ‹ adiutor infidèle, elle n'aime pas celle qu'on lui a attribuée et la délaisse dès qu'elle le peut. pouvoir ou élément maîtrisé ‹ le morceau de tissu rouge qui pend à son poignet la catégorise comme pyromane. allégeance ‹ la ligue passe avant tout, avant son maître, avant elle-même. localisation actuelle ‹ le château de la ligue, proche de la capitale du royaume. groupe ‹ engraved secrets avatar et crédits ‹ eleanor tomlinson, milles rêves.
anecdote 01 ‹ callany est une adoptée. les parents qui l'ont élevée depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne ne sont pas siens, mais elle ne se souvient pourtant que d'eux. recueillie suite à l'assassinat de son entière famille, et traumatisée encore par la violence de l'assaut, voilà qu'elle ne se souvient pas de la vie qu'elle menait autrefois. elle a oublié la petite cersei, afin de grandir en callany. irwin n'est qu'un souvenir refoulé, et redwyne est sa vie. anecdote 02 ‹ les redwyne ont donné leur nom à cette gamine aux boucles rousses, mais pas leur amour. la mère, malgré son bon coeur, est partie avant de pouvoir aimer cet enfant, et le père est violent, et la belle-mère revêche. tous deux ont toujours appuyé sur le fait que la rousse n'était pas leur fille. une enfance affreuse, qu'elle a toujours cherché à fuir. chez les voisins, à l'institut, à l'académie. partout était mieux que la maison. anecdote 03 ‹ très jeune, callany développe un goût pour la justice et la défense du faible. fuyant sa situation familiale, elle apprend à se battre et à se défendre, elle apprend à maîtriser son pouvoir. elle rêve d'émancipation, de casser le carcan qu'on forge pour elle. elle ne veut pas partager un lien avec un maître, elle ne veut pas d'une société où on méprise sa race. dans l'ombre, elle emplie son coeur de haine. anecdote 04 ‹ elle vit mal l'abandon de sa mère, la violence de son père, la méchanceté de sa belle-mère. elle vit mal son histoire d'adoptée, de rescapée, sa survie sanguine. elle vit mal son statut de paria, de mêlée. elle n'est voulue nulle part, elle en veut au monde, elle en veut à tous. elle se renforce, elle les battra tous un jour. anecdote 05 ‹ sa voix est douce et enchanteresse, capable de chanter harmonieusement les comptines et chansons des quatre nations. parfois, la nuit, elle chante pour s'apaiser les mélodies que lui fredonnaient autrefois sa mère, avant qu'elle ne l'abandonne. anecdote 06 ‹ elle rêve, depuis la découverte de ses pouvoirs, de rencontrer un dragon. fascinée depuis toujours par ces créatures majestueuses et terribles, elle suit alors la religion des éléments afin de ramener les créatures mystiques à la vie. il lui arrive également de se prendre pour un dragon, fière créature cracheuse de feu, crainte de tous.

‹ comment vous comportez vous vis à vis des Mêlés et de la loi des Adiutor ?
Elle aimerait s'en passer, de cette fichue loi. Elle voudrait être libre, ne pas avoir à s'occuper d'un autre, tout simplement parce qu'on la pense inférieure, ou que l'ont croit les maîtres supérieurs. Elle veut être libre, ne dépendre de personne. Elle revendique la libération des mêlés et la destitution de la monarchie. Callany, elle voit bien que malgré les belles paroles et les jolies lois, malgré que les chaines ne soient plus là, les mêlés sont toujours esclaves. Elle rêve d'un monde meilleur, un monde où son espèce, et les humains lambdas, seront mieux traités, traités comme ils le méritent. La suprématie des maîtres a assez duré, leurs lois mirobolantes doivent cesser, et la rousse au coeur enflammé est prête à se battre pour tout cela.
‹ quel est votre avis sur la nation du feu et sur l'actuelle famille régente ?
Lorsqu'on lui a découvert ses pouvoirs, la petite Callany pensait appartenir à la nation du feu et n'être autre qu'une princesse perdue. Après tout, elle créait le feu, et sa chevelure flambait d'un roux éclatant. Drôle de rêve, pour une enfant de la mer. En grandissant, Callany a oublié ce fantasme et découvert ce qui se cachait réellement derrière les sourires royaux et cette puissante nation. Des fous, des dictateurs, des maîtres sur leur piédestal qui semblent impossible à faire tomber. Ce ne sont que des menteurs au pouvoir bien trop puissant pour le bien des plus faibles dont elle fait partie. Elle crache sur la famille royale et déplore être dotée d'un pouvoir qui ressemble au leur.
‹ CONTRÔLEZ-VOUS VOTRE POUVOIR, COMMENT DÉFINIT-IL VOTRE VIE DE TOUS LES JOURS ?
Callany est, à l'image de son pouvoir, destructrice, instable, et s'enflamme facilement. Tête de mule, brasier inconstant, Callany est une digne rouge. L'apprentissage et la maîtrise de son pouvoir ne furent pas facile, et aujourd'hui encore, ce dernier arrive à lui échapper à quelques reprises. Voilà pourquoi on lui a donné une bronze, une insignifiante du peuple. Voilà pourquoi on l'a refusée dans l'armée de Pollux. Callany est une flamme destructrice dont tous doivent se méfier, que personne ne peut contrôler et pas même elle.
pseudo et prénom ‹ milles rêves, élodie. âge ‹ (3*18+7-23)/2 comment as-tu trouvé le forum? ‹ sur leboncoin.fr pays ‹ la lune fréquence de connexion ‹ jamais. votre avis sur le forum ‹ je vous l'achète pour 5€ smiley préféré‹ le troisième en partant de la droite de la sixième ligne en partant du bas mais en ayant commencé par caresser la vache.
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Dernière édition par Callany Redwyne le Dim 11 Juin - 16:57, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 15:23


queen of death
She had death wrapped around her fingers and spring at her beck and call
Le soleil se couchait derrière la crête de la verte colline. L’humble maison de pierres blanches était, peu à peu, mangée par les ombres de la nuit. Dans la chambre du premier étage, les deux enfants jouaient tranquillement, à même le sol, avec des poupées de chiffons et soldats de plomb. L’aîné était aussi blond que les champs de blé que l’on pouvait trouver non loin de la petite ville. La cadette, rousse comme les flammes dansantes de la cheminée. Un an et quelques différences physiques les séparaient. Lui était déjà grand pour son âge, elle avait des joues rondes. Mais leurs yeux, à l’exception de leur couleur - qu’il avait verts, et elle bleus - transmettaient la même candeur, une sympathie sans égale pour l’autre. « Ma poupée envoie un rayon de glace et tue ton soldat ! » décréta la gamine, un sourire revêche sur les lèvres. « Pourquoi tu fais ça ? Je croyais qu’ils étaient amis ! » Le garçon semblait déçu de cette trahison fictive. « Elle en avait envie. » lui donna-t-elle comme réponse, accompagnée d’un haussement d’épaule désinvolte. « Mais t’as pas le droit ! » Levi laissa tomber son soldat à terre. Il n’avait plus envie de jouer. Ça finissait toujours pareil : sa sœur tuait à chaque fois son petit soldat de plomb. Parfois, la poupée démoniaque utilisait un rayon de glace. Parfois, il s’agissait de flammes destructrices. Ou alors, quand ils jouaient dehors, près du lac, elle le noyait. Cersei entreprit de coiffer la chevelure de sa poupée, alors que son frère commençait déjà à quitter la pièce. « Levi, reste. » Elle avait levé le regard vers lui, l’implorer silencieusement de rester. Elle n’aimait pas être seule, la gamine. Elle avait peur de la nuit, peur du bruit que faisait le parquet, peur des monstres sous son lit. Elle voulait son frère auprès d’elle, même dans une chambre où les derniers rayons de soleil persistaient. Même s’il préférait bouder sur son lit, qu’il reste. Son visage afficha une moue boudeuse, et il retraça chemin. Comme l’avait prédit Cersei, il s’installa sur son lit, les bras croisés, et ne lui décrocha pas un mot pendant qu’elle finissait de coiffer sa poupée. La gamine posa la brosse d’un côté, et la poupée de l’autre, et se leva à son tour. Elle grimpa sur le matelas et ses draps verts rejoindre son aîné, toujours vexée de sa trahison. Sans un mot, elle s’assit à ses côtés et déposa sa lourde tête bouclée sur l’épaule du garçon. « Tu m’aimes, Levi ? » demanda-t-elle d’une petite voix. Il ne répondit pas. Il connaissait son jeu larmoyant et cédait à chaque fois face à sa voix tremblotante et ses grands yeux. Cette fois, il ne céderait pas. Il détourna pour ça le regard, afin de mieux résister. Cersei se ficha de cela et attrapa la main de son frère à laquelle elle noua ses doigts potelés. « Moi, je t’aime. »

En bas, un bruit de fracas se fit entendre. Dans le coin de la pièce, le bébé qu’était Nephtys commença à pleurer. Cersei se leva, intriguée. Elle fit quelques pas vers la porte, tendit l’oreille vers le rez-de-chaussée, où ses parents préparaient le repas. Plus aucun son ne se faisait entendre en bas. Les parents semblaient absents. La gamine fit quelques pas de plus, quittant sa chambre, là où le bébé pleurait et l’empêchait d’inspecter. Timidement, elle s’approchait du haut de l’escalier. Tout était sombre, aucune lumière n’était allumée. On pouvait entendre la bouillote sifflait depuis la cuisine. Sur la pointe des pieds, Cersei cherchait trace de ses parents. Ses lèvres s’écartèrent, prêtes à souffler leurs noms, quand deux silhouettes se ruèrent précipitamment dans l’escalier. Reculant d’un bond, la gamine prit peur. La première des deux se rua sur elle, et l’attrapa dans ses bras. On lui colla une main moite sur la bouche pour la faire taire et l’emporta, silencieusement et veillant à éteindre chaque lumière derrière eux, dans la chambre parentale. Au bout de quelques instants, elle prit conscience que l’homme qui la portait n’était autre que son père. Ses petites mains s’accrochèrent d’avantage à lui. Elle ne comprenait pas ce nouveau jeu, mais malgré son jeune âge, lisait perceptiblement la terreur qui affligeait le regard sombre de son paternel. Celui-ci la fourgua dans le placard, parmi les robes de maman et les chemises de papa, et referma la porte derrière elle, un doigt sur les lèvres qu’elle imita. De nouveaux fracas se firent entendre. Quelques cris également, et beaucoup de pas. Les pleurs de Nephtys avaient cessé depuis longtemps. Le silence regagnait la maisonnée. Puis la porte s’ouvrit de nouveau, et son père apparut en sueur. Sans un mot de plus, il attrapa sa cadette et l’amena près de la fenêtre, sans cesser de jeter des regards alertes par-dessus son épaule. « Papa t’aime, ma chérie. Ne l’oublie jamais. » Il scella sa parole d’un baiser sur le front de la gamine et, ouvrant la fenêtre, la jeta dehors. Cersei atterrit sur le tas de feuilles mortes dans lequel elle jouait l’après-midi même. La nuit douce protégeait l’enfant de ses bras ténébreux alors que son visage reflétait la lueur orangée des flammes embrasant la maison de son enfance.

Lorsqu’elle se réveilla, la gamine découvrit penchée au-dessus d’elle une femme à la crinière bouclée d’ébène. La femme était âgée d’une vingtaine d’années de plus qu’elle, la laissant encore dans la fleur de l’âge. Ses lèvres s’étiraient en un large sourire alors que ses prunelles sombres rencontraient celles, azures, de l’enfant. « Te voilà réveillée ! » La rousse tourna la tête de tous côtés, ne reconnaissant pas la chambre dans laquelle elles se trouvaient. Petite et quelque peu sombre, celle-ci semblait donner sur une pièce commune où un feu crépitait et réchauffait l’ensemble de la demeure. La couverture sous laquelle elle se trouvait la grattait affreusement, en plus de sentir fortement l’odeur de chien mouillé. Une bougie flottait près de la fenêtre et éclairait faiblement la petite pièce. Les ombres des meubles vieillis par le temps menaçaient les murs nus. Seule la présence de la jeune femme suscitait une sympathie chaleureuse. L’enfant la regardait de ses grands yeux innocents et apeurés par ce monde inconnu. « Comment t’appelles-tu, mon enfant ? » lui demanda la femme en replaçant une de ses boucles rousses derrière l’oreille. La gamine ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Une nouvelle fois, elle tourna la tête et inspecta la pièce, avant de plonger, apeurée, sa ronde tête sous la couverture. « N’aies pas peur, enfant. Tu es en sécurité. » Sa voix était douce et maternelle, et sa mélodie sortit la tête de la rousse de sa planque. Cette dernière voulait bien la croire, du fond de son cœur innocent. Soudainement, alors que son regard vacillait du visage féminin à la bougie dansante, elle se rappela sa dernière vision : celle des flammes géantes léchant le toit de sa demeure. Un petit cri s’échappa des lèvres de l’enfant, celle-ci était encore terrifiée par le spectacle dont elle avait réchappé. « Bois ça, mon ange, cela te fera du bien. » La femme lui tendit un bol de lait chaud sucré de miel, dans lequel la gamine trempa timidement ses lèvres. Acanthe sourit à l’enfant, souhaitant la mettre en confiance. Elle l’avait trouvée par hasard, alors qu’elle se promenait non loin de la demeure de ses parents. L’enfant dormait au pied d’un arbre, sale et blessée. Sa chevelure chatoyante avait attiré son regard et, sans y réfléchir d’avantage, elle l’avait ramené auprès des siens. Voilà des jours qu’elle s’occupait de soigner ses plaies, de la nourrir, de veiller sur elle jour et nuit. Son époux ne tenait pas à entrer dans la chambre qu’elle avait donnée à cette bâtarde, et passait tout son temps dans la pièce commune à ruminer - lorsqu’il ne se trouvait pas à la taverne. Pour Acanthe, qui n’avait pu encore bénir son mariage d’un enfant, la venue de cette orpheline était un cadeau du ciel. La princesse des cieux, s’amusait-elle à la surnommer, lorsque celle-ci dormait d’un sommeil tranquille. Repoussant le bol chaud de ses petites mains, l’enfant replongea sous les couvertures. Elle n’était pas encore âgée de cinq ans, comme en témoignait son poignet nu. Acanthe ne savait d’où venait cette fille, ni son nom, ni la famille qui avait trouvé bon de l’abandonner. Elle la trouvait cependant courageuse, bien qu’encore terrifiée des horreurs que seuls les dieux savaient dont elle avait été le témoin. La femme posa le bol sur la table près du lit, et attrapa doucement l’enfant qu’elle attira jusque dans ses bras. De ses lèvres prudes, elle déposa un baiser sur le front de cette dernière. Ses mains l’entouraient prudemment, et ses bras la berçaient comme seule une mère le ferait. « Tu es en sécurité, désormais. Ma douce et belle Callany. »

Le sang perlait. Elle avait beau regarder son bras, elle n'était pas foutue de ne pas être en admiration devant. Les tâches rougeâtres ornaient sa peau immaculée, son bracelet de tissu imbibait le tout et se fonçait. Quelques goûtes carmin avaient déjà rejoint le sol. Callany s'était blessée alors qu'elle s'entraînait dans le parc de l'académie, seule. Elle ne pouvait pas rejoindre l'infirmerie sans que l'on apprenne ses agissements et la punisse en conséquence. Alors, à la place, elle avait toqué à la porte de son camarade aux yeux verts. Il était à peine plus âgé qu'elle et la couvait d'un regard protecteur depuis leur rencontre. Les deux adolescents ne se parlaient pas plus que cela, se voyaient presque rarement, mais c'était toujours auprès de lui que Callany se réfugiait. A ses côtés, il avait appris à panser les blessures. Ses blessures, qu'elle se faisait sous le nez du corps professoral. « Rappelle-moi comment tu t'es fait ça ? » Les doigts experts du jeune homme bandaient le bras pâle de sa camarade. « Entraînement au couteau. Il m'a glissé des mains. » La rousse avoua son échec d'une voix basse, presque honteuse de l'issue de son après-midi. Levi s'appliquait à induire la blessure d'une pommade réparatrice que Callany s'était employée à piquer à l'infirmière sur le chemin, tandis que la jeune fille l'observait de ses grands yeux clairs. Il était mignon pour son âge, bien qu'un peu trop grand pour elle - il la dépassait de deux bonnes têtes, ce qui n'était pas compliqué puisqu'elle était de petite taille. Ses lèvres remuaient silencieusement sous l'effort de la concentration. Son poignet était orné d'un morceau de tissu vert, jurant avec celui, rouge, de Callany, et témoignait de sa grande intelligence. Il était, au final, si différent d'elle : la force calme, le rocher immuable au coeur de la tempête dévastatrice. « Et voilà. » prononça-t-il on ne peut plus fièrement, alors que ses doigts s'attardaient sur le poignet de sa camarade. « Merci, Levi. » soupira-t-elle, son regard encore posé sur son visage. Il releva la tête, et elle ne put s'empêcher de lui adresser son plus beau sourire. « Fais attention à toi. Je trouve que je te soigne de plus en plus, ces derniers temps, et tes blessures s'aggravent à chaque fois. S'il te plaît, Callany, évite de te tuer. » Il était sérieux, et sincère, mais la rousse ne put s'empêcher de rire. Cependant, sous le regard inquiet de son ami, elle s'arrêta. Attrapant sa main, « Je ferai attention. » lui confia-t-elle.

Elle était au sol, la gamine. Dans le coin de la pièce, la marâtre détournait le regard. Comme à chaque fois que l'idiote se retrouvait au sol, elle ne voyait rien, n'entendait rien. Elle disparaissait toujours dans ces moments-là, tout en restant dans un coin. Mais lui, lui ne disparaissait pas. Il se tenait, de toute sa hauteur, et surplombait la silhouette frêle de celle qu'il appelait, en horreur, sa fille. Son bras était levé, son poing fermé. Et Callany, elle était au sol, le regard baissé. Elle ne bronchait jamais dans ces moments-là, elle se taisait et encaissait les coups. Il n'utilisait jamais ses pouvoirs, préférant son poing ou encore sa ceinture. Des années qu'il avait la garde de cette gamine, des années qui avait suffi à lui acquérir une technique redoutable. Il gagnait toujours, elle perdait en silence et en sang. Rien ne sortait de la petite pièce, aucun des trois habitants n'ébruitaient les passions qui prenaient place sous leur toit. Callany camouflait du mieux qu'elle pouvait ses bleus, expliquait ses blessures d'un entraînement qui tourne mal. Jamais elle ne révélait les étreintes féroces de son père, ni les larmes qui inondaient son visage, ni les supplications qui fleurissaient dans sa bouche. « Relève-toi, idiote. » lui ordonna-t-il d'un coup de pieds dans les côtes. Elle encaissa le coup, gémit, toussa. Mais ne bougea pas. Elle n'en avait plus la force, plus la force de se battre, plus la force de vivre. Encore une fois, il l'avait abattue, il l'avait un peu plus détruit. Callany serrait les dents, elle avait l'habitude de compter les secondes autrefois. Elle s'accrochait à ces secondes, et il arrêtait toujours aux alentours de la trois millième. Mais Callany ne comptait pas les secondes aujourd'hui, ça ne servait plus à rien. Elle était au sol, et personne ne l'aiderait à se relever. « Debout, j'ai dit ! » Il aboyait, le monstre paternel, son visage rougit par l'alcool. Elle bougea faiblement le bras, s'appuya dessus. Elle toussota, cracha du sang au sol. Son regard, livide, glissa sur lui. Elle l'implorait d'arrêter, elle avait compris. Elle ne recommencerait plus, quelque soit l'erreur commise. Mais il n'en avait pas fini. Il se jeta sur elle, asséna son poing dans sa figure, la secoua fermement. Il était rouge de colère, violet d'ivresse. Leurs regards se croisèrent, le sien était noir. « Tu ne sers à rien, tu ne vaux rien. J'me demande encore comment on a pu te recueillir. Et pourquoi les autres t'ont pas crevée. Sûrement des abrutis comme toi. » Il crachait ses mots, lui crachait dessus. Et elle, elle avait séché ses larmes. Personne ne l'aiderait. Pas sa marâtre, pas sa mère qui l'avait abandonnée, pas Levi qui n'était au courant de rien. Ses doigts attrapèrent les bras du père, et serrèrent fort. Au début, il ne sentit rien. Mais bien vite, la chaleur commença à chauffer, et sa peau à brûler. Elle avait les dents serrées, le visage fermé, et brûlait son père. Il finit par se libérer, la jeta au loin. Sur son avant-bras, la marque des doigts de sa fille le hanterait à jamais. Il se détourna, criant sa douleur à qui voulait l'entendre. Callany restait au sol, reprenant son souffle et ses forces. Elle était celle qui se sauvait des griffes du monstre. Le soir même, elle avait pris ces rares affaires et quittait la demeure familiale.

Les étoiles veillaient sur la silhouette allongée dans le jardin de la demeure Karstark. Ses boucles auburn se mêlaient aux brindilles d'herbe humides, alors que ses doigts se posaient sur ses lèvres roses, encore hantées par les événements de la soirée. Ses pupilles bleues fixaient le firmament nocturne, son coeur rêveur. Callany revoyait encore Levi rire à ses bêtises, lui attraper la main, la guider dans les rues de la capitale. Elle se souvenait des verres qu'elle avait pris, de la musique dans ses oreilles, des passants croisés. La flamme en elle dansait follement sous les battements de cils du garçon, et embrasait à chaque seconde son coeur faible. Et le feu d'artifice avait emprisonné ses entrailles alors qu'il se penchait et déposait fébrilement ses lèvres sur les siennes. Tout avait été trop vite, trop chaste, mais le goût acide des lippes de Levi résistait encore sur sa bouche. Le baiser avait été parfait, et valait l'attente que la rousse avait subi. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle avait toujours aimé Levi, et son intelligence développée, ses doigts qui la pansaient, et ses lèvres qui lui souriaient. Ce baiser avait été la révélation de toute une vie, celle qu'il était fait pour elle, et elle pour lui. Des amants d'une autre vie qui se retrouvaient enfin. Des enfants prêts à vivre l'éternité ensemble. Elle l'aimait, et il l'avait embrassée, le bel idiot.

Au loin se dressait la vieille forteresse. Toute de pierre vêtue, elle semblait néanmoins se fondre dans le paysage, ce dernier cachant des yeux indiscrets le secret qu renfermaient ces murs. Voilà deux ans que Callany l'avait découvert, et son séjour, bien que court, dans la forteresse de la Ligue s'était soldé par un cuisant échec et quelques sentiments amers qui persistaient encore, malgré l'écoulement des jours. A marcher dans les hautes herbes tel qu'elle le faisait, Callany avait l'impression de retourner en arrière, de suivre les mêmes pas qu'elle avait effectué il y déjà deux ans. Le coeur plein d'espoir et l'oeil brillant d'une rage de vaincre, elle s'était pointée un beau matin auprès de celui se faisant appelé Pollux et duquel on disait qu'il montait une armée visant à renverser le sang pourri assis sur le fauteuil enflammé. Elle avait rêvé de cette rencontre, la rousse avait même tout abandonné pour se joindre à eux. Leonora, Nepthys, elle les avait laissées derrière, sans un dernier regard pour ses comparses. Mais c'était auprès de la jeune Irwin qu'elle s'était réfugiée, peu de temps après son départ, ses larmes chaudes pleurant le rejet dont elle était la victime. Pas assez entraînée, trop instable. Les mots durs du lieutenant résonnaient encore dans son esprit, alors qu'elle se trouvait pour la deuxième fois au pied de la forteresse.
Cette fois était la bonne. Callany était de retour dans la Ligue, et avait ignoré superbement l'armée de Pollux et ses soldats surentraînés, pour une simple place de protectrice du château. Elle avait tourné le dos à Leonora et à la tâche qu'on lui avait donnée l'année de son dix-huitième anniversaire. Une tâche dont elle ne voulait pas et dont elle avait aucun mal à s'en détacher. Callany voulait faire partie de la Ligue, elle voulait changer le monde. Elle ne voulait plus être un monstre, ni un esclave, elle ne voulait plus de cette suprématie élémentaire. Les maîtres étaient des pourris, et aucun ne méritait de gouverner. Ses pas suivaient le fil de ses idées, et la demoiselle déambulait ainsi dans les couloirs anciens de la forteresse. Son arc à la main, ses flèches dans le dos, elle s'apprêtait à rejoindre son poste pour la journée. Protectrice, voilà ce qu'on avait fait d'elle. Veiller sur la campagne des heures durant, et protéger le secret qu'ils formaient. Le vieux escalier se montrait au bout du couloir et, en haut des trente-six marches, se trouvait la petite tour à laquelle on avait assigné Cally dès son arrivée. Mais son regard vif fut attirée par la silhouette qui venait de pénétrer les lieux. Douce et maternelle, elle dégageait une aura puissante et forte. Ses cheveux volait à chacun de ses pas, tornade de boucles d'ébène. Immédiatement, la plus jeune s'arrêta, interdite par la vision qui s'offrait à elle. L'autre avait le regard baissé sur les dalles, et ne s'était pas encore aperçue de la présence familière qui l'observait durement. « Mère ? » fut le seul mot qu'elle réussit à articuler.
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Dernière édition par Callany Redwyne le Sam 10 Juin - 14:49, édité 10 fois
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‹ CRÉDITS : AV/@SKATE VIBE.
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‹ AGE : vingt-trois ans à vivre tel un oppressé, amoureux d'une liberté qu'il ne voit que dans ses rêves, c'est la jeunesse qui trompera les vieilles générations.
‹ STATUT : célibataire, autrement dit seul depuis sa naissance, il n'est intéressé par rien d'autre que par une vengeance froide.
‹ SANG : mêlé, abomination, quoi que utile aux yeux de quelques maîtres, il est de ces gens qui ont courbé l'échine pour survivre.
‹ COMPETENCES : ténacité (lv1), méfiance (lv1), charisme (lv1)
‹ METIER : protecteur disant ne pas être dévoué, il est pourtant dans les emmerdes jusqu'au cou à cause de cette tragédie.
‹ ALLEGEANCE : la ligue des sang mêlés, il n'a aucun doute là-dessus, depuis ses quine ans il les a joint en attendant une attaque frantique.
‹ ADIUTOR : merle osanos, une maître de l'eau en fuite qu'il essaye tant bien que mal de maintenir en vie. une grosse épine enfoncée dans son talon d'achilles.
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 15:31

comme elle est pas finie ta fiche
la honte olala
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 15:34

euuuuuh, prout.
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‹ AGE : vingt-neuf années, ses traits abîmés plus par la maltraitance que l'âge, son air angélique déformé au fil du temps.
‹ STATUT : inaccessible, poupée de satin que l'on se permet de manipuler à souhait. une vie qui ne lui permet aucun entichement romantique, seul son corps semble satisfaire, son coeur lui reste dissimulé, caché.
‹ SANG : sali et indigne, c'est du sang rouge qui coule dans ses simples veines d'humaine. d'esclave.
‹ COMPETENCES : espionnage (niv. 1), furtivité (niv. 1), tolérance (niv. 1).
‹ METIER : prostituée, esclave, la gamine n'a d'emprise ni sur l'un ni sur l'autre. l'on utilise son corps sans qu'elle ne puisse vraiment combattre cette emprise qui l'a dépasse. esclave du jour comme de la nuit.
‹ ALLEGEANCE : aucune, clysée n'est pas libre de ses mouvements ni de ses pensées, elle vit emprisonnée, comme éloignée de tout ce qu'il se passe en dehors de la cage que représente son esprit manipulé et soumis.
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 16:21

déjà t rousse
et en plus t une rouge
c'est un complot
What a Face
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 16:58

vive les rousses. What a Face
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‹ COMPETENCES : espionnage (niv. 1), furtivité (niv. 1), tolérance (niv. 1).
‹ METIER : prostituée, esclave, la gamine n'a d'emprise ni sur l'un ni sur l'autre. l'on utilise son corps sans qu'elle ne puisse vraiment combattre cette emprise qui l'a dépasse. esclave du jour comme de la nuit.
‹ ALLEGEANCE : aucune, clysée n'est pas libre de ses mouvements ni de ses pensées, elle vit emprisonnée, comme éloignée de tout ce qu'il se passe en dehors de la cage que représente son esprit manipulé et soumis.
‹ ADIUTOR : personne, simple humaine, simple esclave.
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Jeu 13 Avr - 18:09

les rousses
ça pue
What a Face
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Ven 14 Avr - 11:15

c'toi qui pue
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‹ AVATAR : ALYCIA DEBNAM-CAREY.
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‹ AGE : vingt-neuf années, ses traits abîmés plus par la maltraitance que l'âge, son air angélique déformé au fil du temps.
‹ STATUT : inaccessible, poupée de satin que l'on se permet de manipuler à souhait. une vie qui ne lui permet aucun entichement romantique, seul son corps semble satisfaire, son coeur lui reste dissimulé, caché.
‹ SANG : sali et indigne, c'est du sang rouge qui coule dans ses simples veines d'humaine. d'esclave.
‹ COMPETENCES : espionnage (niv. 1), furtivité (niv. 1), tolérance (niv. 1).
‹ METIER : prostituée, esclave, la gamine n'a d'emprise ni sur l'un ni sur l'autre. l'on utilise son corps sans qu'elle ne puisse vraiment combattre cette emprise qui l'a dépasse. esclave du jour comme de la nuit.
‹ ALLEGEANCE : aucune, clysée n'est pas libre de ses mouvements ni de ses pensées, elle vit emprisonnée, comme éloignée de tout ce qu'il se passe en dehors de la cage que représente son esprit manipulé et soumis.
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Ven 14 Avr - 15:11

oui aussi
mais là n'est pas la question
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‹ AGE : âgée de vingt-huit ans, princesse de rien, de tout, adulte, enfant, elle a le coeur d'une adolescente, le physique d'une femme, l'impulsivité d'une enfant.
‹ STATUT : fiancée à un griffith, un boulet à son pied, pourtant ingénieuse alliance. si tout semblait s'être abattu contre elle, adonis ne semble pas si mauvais parti.
‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
‹ COMPETENCES : leadership (lv1), commérage (lv1), évaluation (lv1)
‹ METIER : princesse de pacotille, inutile petit bijoux appartenant à la famille royale, son seul métier est de courber l'échine et de sourire face au sang argent.
‹ ALLEGEANCE : elle-même, réitérant le même motto depuis trois ans, elle contre le monde entier, elle seule contre la terre entière.
‹ ADIUTOR : weiss, l'ange sauveur, la seule et unique personne, acompagné de son frère, en qui isaure a pleinement confiance.
‹ POINTS : 825

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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Sam 15 Avr - 23:32

sale ykwim moustache elodie dadada rip much wow much wow cute sale sale
jteste les nouveaux smileys
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MessageSujet: Re: hungry for blood (cr) Dim 16 Avr - 11:04

trop d'honneur que tu viennes les tester ici. tete a claque
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hungry for blood (cr)

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