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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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(animation) i learned the voices died with me

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gagnant animation
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‹ MESSAGES : 311
‹ AVATAR : bob morley
‹ CRÉDITS : ΛLDEBΛRΛN(ava&montage); astra(sign) + catharinaloss. & nightlock.(gifs)

‹ AGE : 28 goûtes d'amertume amèrement avalée font de lui un adulte à l'aigreur difficilement digéré.
‹ STATUT : destiné à personne d'autres que lui-même, prisonnier du contrôle des autres, les coeurs pas pris ne veut se faire prendre. fuyant les chaines comme le feu de ces passions, il s'accroche au froid dans ses veines.
‹ SANG : sang mêlé, jugé et condamné sur ce carmin dont il n'a aucun contrôle, il a toujours souffert la misère liée à ses origines.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 1), fraternité (niv. 1), déloyauté (niv. 1)
‹ METIER : ombres du roi en devenir, il se forcé de longer les murs en sa présence
‹ ALLEGEANCE : sa famille de coeur et ses propres intérêts, ses craintes et sa rage l'ont poussé à se lier à la ligue et l'armée de pollux
‹ ADIUTOR : protecteur d'une idée plus qu'un homme, il défend le bien-être d'in roi en devenir
‹ POINTS : 1584

Carnet de bord
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MessageSujet: (animation) i learned the voices died with me Lun 24 Juil 2017 - 22:18

You and I both know, the dark doesn’t make the bruises disappear. It just makes them harder to see.
Le ciel semblait s’être éteint au détour de la chair fatiguée, scarifiée par ces coups reçus sans jamais que le mêlé ne sache que faire pour les éviter. La vie semblait s’amuser de Naos, le trainant de feu de forêt en palais assiégés sans jamais lui laisser l’opportunité de reposer cette carne lassée d’une vie passée à courir. Après quoi ? Après qui ? Le brun n’était même pas certain de savoir, se perdant de déboires en désespoirs. À force de vouloir gagner contre la vie, il allait finir par se cramer les ailes le gamin, lui qui ne savait plus faire la différence entre son foyer et ces quatre murs décatis lui servant de demeure temporaire. La pièce était vide, vacante, comme le semblait si souvent son locataire. Pas même une toile pendue à un mur, pas un vêtement froissé étendu sur le dossier d’une chaise pour simuler l’existence d’une personne entre ces murs. Il n’y avait rien qu’un lit, aucune image d’une vie en dehors pour éclaircir l’obscurité dont se drapait le Jagger à chaque fois qu’il entrait dans cette pièce à la lueur opalescente de l’astre lunaire qu’il avait appris à vénérer du bout des lèvres. Dans ces nuits d’insomnies, ces heures lancinantes passées allongé sur son lit sans savoir que faire des tambours de guerre animant son poitrail quand sa chair n’aspirait qu’au repos des échoués, il en oubliait où il était. Pièce de passage, pas plus qu’un lit et des meubles de rangement conservant quelques rares effets personnels, cette prison assurait son rôle dans la plus grande des sobriétés.
Un soupire épuisé s’échappa de ses lippes alors qu’il retournait le contenu d’un tiroir dans l’espoir de trouver le mélange d’herbes que Samhain lui avait prescrit dans le traitement de son oreille et de ses maux. Même s’il pouvait imaginer sans mal la Tammins le réprimander sur le suivi peu méthodique de ses recommandations, Naos n’avait pas le cœur d’aller voir son amie et d’affronter ses yeux tristes. De ce fait, en plus de l’antidouleur qu’il avait pris l’habitude de consommer quotidiennement pour gérer la douleur de ses blessures, il avala un mélange à la saveur terreuse dont il ne savait rien si ce n’était la potentielle fatigue qu’il pouvait engendrer. Prenant plus que la dose prescrite, la journée bien trop longue pour les os usés du mêlé, il espérait trouver le secours de ses songes, profitant de rêves sans averse pour le tourmenter. Déjà épuisé depuis des heures, le Jagger peina à retirer ses bottes, se défaisant de sa veste et puis de sa chemise avant de s’étaler de tout son long sur son sommier grinçant. Les yeux clos rien qu’un instant, oubliant le bourdonnement incessant rongeant son oreille droite par moment, il perdit conscience avec une douceur dont il avait oublié la saveur.
Les os glacés, pourtant la carne recouverte d’un filet de sueur devenue froide, le mêlé ouvrit les yeux sur les ombres lancinantes d’une bougie éclairant encore péniblement sa chambre. Avalé par ses draps froissés, se noyant dans une marée faite de tissu, le Jagger se débattait contre son sommier dans une lutte désordonnée de mouvements lents et effrayés. La flamme semblait l’avoir quitté, le brun reposant sur son lit prostré dans le silence alors qu’il contemplait les ombres danser sur son plafond. Son battant se fit trébuchant quand ses lèvres butèrent sur le silence régnant en la pièce. Le bourdonnement à ses tempes l’ayant tourmenté depuis des semaines était absent, laissant le mêlé seul avec pour unique compagnie le froissement omniscient de ses pensées. Dans cette noirceur sans nom, Naos pouvait sentir le malaise en son torse prendre forme, s’agripper à sa carne en s’infiltrant dans ses veines pour venir emplir ses lèvres comme le pourpre s’écoulant d’une plaie. L’ébène se répandait en silence, le jeune homme imaginant le bruit déroutant du liquide éclaboussant ses draps, éclaboussant sa chair, éclaboussant ses yeux. Luttant contre cette image tout droit sortie de ses pires cauchemars, le brun se prit à crier, l’air expulsé de ses poumons en gerbes amères venait s’écraser contre ses cordes vocales sans qu’il ne sache quels étaient les mots que sa terreur arrachait à ses poumons. Cloué à son lit, incapable d’entendre les bruits de la chambre d’à côté, incapable d’entendre les feulements déments s’échappant de ses propres lèvres, il ne savait pas quoi faire.
Personne n’entendrait le mêlé, personne ne s’inquiétait de l’adiutor princier et des démons qu’il devait affronter au creux de la nuit. Les minutes s’égrenant douloureusement alors que le brun peinait à retenir la panique lui nouant la trachée, ne demandant qu’à lui en ouvrir le thorax tant il avait peur, il se demandait s’il en avait quelque chose à faire lui aussi. Un tronc d’arbre s’écrasant sans personne pour l’entendre tombe-t-il véritablement ? Un adiutor s’éclatant les cordes vocales en perdant la tête existe-t-il vraiment si personne n’est là pour contempler la bête ? Le souffle court, les yeux clos pour chasser l’ébène s’étant infiltrée partout, il cherchait le bruit, le bruissement rassurant l’ayant rendu si fou les dernières semaines. Il recherchait le craquement du bois ancien sous le changement de température, le son des animaux n’existant qu’au clair de la lune. Il cherchait le son, cette source de vie que tous ignoraient comme s’il ne s’agissait de rien de plus qu’un droit de naissance. Rouvrant ses yeux, l’obscurité s’en était allée, laissant derrière la chair à vif d’avoir tant gratté la plaie dans l’espoir d’en arracher l’ébène. Pourtant, le brun se noyait encore sous le poids de ce silence l’écrasant en dedans. Il peinait à nager dans la vie, dans cette absence de bruit lui faisant perdre la tête. La gorge nouée, les opales inquiètes, il invoquait à sa mémoire le souvenir des voix de ses proches. Ces sons rassurants qu’il avait toujours pris pour une évidence. Les inflexions chaleureuses d’Oona, le ton grave d’Eléa quand elle était en colère, la voix rocailleuse de Thanos ou encore le carillon distingué de l’Oshun qu’il servait depuis trop longtemps déjà. Faisant violence à son encéphale, le Jagger peinait à retrouver le souvenir de ceux qu’il avait entendu tant de fois que leur voix aurait dû rester graver en sa mémoire. Au cœur la terreur d’un mauvais rêve refusant de se rompre, Naos ne savait même plus comment formuler ses pensées tant il était déboussolé par l’horreur de cette nuit.
Le souffle difficile, la nausée lui retournant les entrailles, il peina à rouler sur son flanc pour régurgiter péniblement le contenu de son estomac. Le torse se soulevant douloureusement, ses cheveux plaqués à son front, il implorait les Sept de l’arracher à ses souffrances. Chien galeux, il savait le sort réservé aux bêtes de sa trempe, la potence un destin bien doux comparé au châtiment d’un homme sculpté à partir des eaux les plus sombres du torrent de Cocyte et ses lamentations. Le cœur souffrant encore le ressac, il régurgita difficilement le vide lui restant sur l’estomac alors que ses yeux se faisaient Atlantique et que sa fatigue dégoulinait le long de ses joues. La tête pendue dans le vide, ses bras ballants incapables de le soutenir, il s’abandonna avec dépit au sommeil le clouant à son lit ignorant avec rage ce monde dont il ne pouvait discerner aucun son. Sous ses prunelles assoupies, il semblait voir son reflet l’observer depuis les ombres dansant le long de ses paupières, incapables de comprendre les mots s’échappant de ses lippes de jais. Il dansait, il riait, ses lèvres se déplaçant sans que Naos ne comprenne le sens de tout cela alors que son double fait d’ombre était rejoint par d’autres dont il imaginait sans mal les traits. Et lui était seul, si seul sous son crâne alors qu’il n’avait pas même le réconfort du bruit pour faire une présence à partir de cette absence emplissant ses bras. Il était seul et il avait l’impression dans ce néant lui emplissant les oreilles qu’il le resterait pour une éternité à chercher une rédemption qu’il savait ne pas mériter.
(c) AMIANTE

DÉ 2: votre personnage a perdu l'ouïe
HRP: ce rp est compté dans la réalité, naos hallucine après avoir consommé des plantes.
don't do mushrooms guys déçue
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