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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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deadly grace with the dove — circe

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earth nation
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earth nation
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‹ AVATAR : Zoé Kravitz
‹ CRÉDITS : autumnleaves (av)

‹ AGE : trente-deux ans
‹ STATUT : célibataire, mais secrètement amoureuse de son adiutor, circe. bonne chance pour lui tirer les vers du nez, ceci dit. en bonne orgueilleuse, elle niera.
‹ SANG : sang argent, noblesse étouffante.
‹ COMPETENCES : uc
‹ METIER : maîtresse de la maison wheatdrop., entraîneuse autodidacte pour les jeunes enfants nobles
‹ ALLEGEANCE : wheatdrop, méfiante envers les autres.
‹ ADIUTOR : un sale crevard qui lié corps et âme à elle, pour le meilleur et surtout pour le pire.
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MessageSujet: deadly grace with the dove — circe Jeu 20 Juil - 23:36


Deadly grace with the dove

Le temps semble figé comme l’eau glacée par le froid hivernal. Lorsque les flocons ont recouvert le sol givré qui s’étend à perte de vue. Lorsque le ciel se nappe d’une blancheur à en crever la vue. Lorsque les températures ont chuté jusqu’à ralentir la respiration. Jusqu’à refroidir les cœurs qui ressemblent à des carcasses vides. La vie paraît éteinte aux alentours. Plus rien ne bouge. Plus rien ne respire. Le monde est devenu une image. Les mouvements sont stoppés, les rotations bloquées, les trajectoires déviées. C'est une prison montée de l'intérieur. Pour piéger les rescapés, condamner les survivants, achever les miraculés. Ceux qui ont tenu jusqu'ici. Ceux qui ont cru s'en sortir. Jusqu'à ce que l'illusion ne se brise, le rêve ne s'évapore. — Sors de ma tête, Thorsten. La lumière s’insinue péniblement entre tes paupières à demi closes, lèche tes prunelles sèches, inonde la clarté implacable de ton regard. Un pas de plus vers le réveil pour s’offrir définitivement en pâture aux éclats solaires. L’air te râpe le larynx alors que chaque odeur brutalise tes sens. Il n’est que six heures du matin, mais ta voix n’est nullement empreinte d’une fatigue éparse. Tes yeux noirs sont grand ouverts et fixent le plafond d’un air résolu, le visage marqué par une brutalité évidente. Tu gardes tes mains jointes, posées au-dessus de ton ventre. Les épaules rentrées, le menton baissé, recourbée sur toi-même en position fœtale,  la colère bordant ton cou comme un collier trop lourd à porter. Elle te dérobe le souffle, elle aspire ton oxygène bruyamment, précipitamment. Ton cœur s’emballe sur chacune de tes respirations quand ta cage thoracique remue. Ton regard chocolaté est statique, rivé vers la hauteur.

Le plafond est parfait. Un travail propre pour un travail fait avec les plus beaux matériaux afin d’y construire un Eden pour toi. Tu le contemple, observe le rond qui se détache des autres traits de peinture et tente de te laisser entrainer dans une rêverie capable de t’assommer et te reposer. Pourtant ton esprit a beau vagabonder, il revient inlassablement à la même pensée, à la même personne. Circe Thorsten. Son silence et ses non-dits te retournent le crâne. Le plafond ne t’intéresse pas autant d’accoutume, oh non petite Helana. C’est juste ce matin, cette éternelle réflexion qui te pousse à le fixer comme s’il pouvait faire apparaitre la vérité, l’explication et donc, effacer tes questions. Ces dernières sont si disparates qu’elles t’affligent de sentiment impossible à contenir pour l’heure. Tu as l’impression de les voir s’écrire sur la blancheur du plafond, comme pour prouver leur importance, leur existence à chaque fois que tu les refoule. C’est lorsque tu prends conscience de cela, pire, le visage de Circe apparaît dans ton champ de vision que tu tournes la tête vers lui, toujours posée sur ton oreiller en plumes. Tu soupires tout en l’observant silencieusement, car tu ne sais quoi dire de plus. Tu en attribues la responsabilité à l’absence d’énergie, à cette faim insatiable qui ronge ton organisme affamé. Tout ce qui vient alors à toi t’effraies. Des frissons démantèlent ta peau halée. Tu n’as jamais eu plus froid qu’en plein soleil.


Dernière édition par Helana Wheatdrop le Lun 18 Sep - 11:06, édité 3 fois
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‹ AGE : trente-trois ans.
‹ SANG : mêlé, le sang orange vif.
‹ COMPETENCES : agilité - endurance - intimidation.
‹ METIER : lieutenant de la résistance dans le secret, il est en public le protecteur d'une femme et un fervent amateur de combats (launondie).
‹ ALLEGEANCE : à un monde nouveau, né des cendres du chaos.
‹ ADIUTOR : son insoumission a créé un lien unique entre elle et lui, mais elle causera aussi leur perte, et ils le savent.
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Dim 20 Aoû - 0:22

L'intérieur de son esprit, embrumé par les projections qu'on nomme rêves, n'a rien de la pâleur marmoréenne du petit jour venu baigner la chambre. Là, tout est à l'image de la menotte qui entoure son poignet : orange feu, crépitant, une apocalypse qui lui est douce et dans laquelle il se love comme un dragon dans un œuf couvé par les flammes. Longtemps, il n'y a eu qu'eux deux : le monde et lui. Lui contre le reste. À présent, il y a elle aussi. Il a mis du temps à s'y faire. À ne serait-ce qu'apprendre à la supporter. Sa faiblesse assumée, ses forces volontairement exacerbées, sa volonté maltraitée, poussée à bout, lui ont toujours parues pathétiques et impressionnantes. Elle l'a d'abord observé de ses yeux couleur terre, de ses pupilles noires comme l'origine, puis elle a exigé qu'ils se lient pour toute la vie. Si jeune et déjà folle. Savait-elle alors qu'elle se vouait à la mort bien plus qu'à la vie ? Qu'à cet âge où tous les enfants, sortis de l'académie, entrent dans le monde d'un pas conquérant, elle faisant en se liant à Circe Thorsten un plongeon dans les ténèbres ? Elle savait. L'instinct des femme de la terre est surdéveloppé. Elles peuvent sentir le sol trembler à des lieues, elles savent percevoir un caillou trembler contre le sol rougeâtre, annonciateur des tempêtes. Elles posent une main à plat sur la terre et de leurs veines et de leurs vaisseaux bombés, elles lisent le destin de chaque humanité. Elles sont l'origine. Les mères et les femmes, les infantes et les moires. Les héritières des premières femmes qui enfantèrent le reste des hommes, qui portèrent l'univers dans leur ventre. Les Gaïa, les Isis, les Frigg, les géantes. En elle, il trouve quelques instants de grâce. C'est peut-être par habitude, par instinct que son esprit s'est inconsciemment lové dans celui d'Helana pendant son sommeil – loin de lui demander son avis d'abord. Pas du genre de la maison. Mais elle a appris à le sentir. Sa voix claque comme un fouet à ses oreilles, le jette hors de ses visions comme si on le tirait par les pieds de sous les draps. Son premier réflexe est la fureur. Il tourne la tête vers celle qui reposait à ses côtés avant de l'obliger à mettre un terme à son propre repos – comment ose-t-elle faire chier à ce point ? Il la fusille du regard, quand la signification de ses paroles lui parvient en écho et l'oblige à entendre. La fureur laisse place à l'incompréhension et la mauvaise humeur. — Quoi ? Il n'a aucunement pénétré son esprit – dans l'espoir d'y lire quoi qu'il ne sache pas déjà, hein ? Qu'elle a un faible pour lui et ne le lui dira jamais ? Grand bien leur fasse. Des déclarations d'amour, il n'en a jamais eues, et il n'en a jamais demandées. La brutalité peuple un monde désormais apprivoisé, dont il connait les chemins et les petits secrets. Dresser une carte un tant soit peu connue de son écosystème a été si rude, si brutal et si douloureux, qu'il n'osera jamais en sortir – même si la tendresse et le bonheur pouvaient l'attendre à l’orée. Il alterne entre les extrêmes, encore ce matin. Le corps d'Helana contre lui, il le déteste autant qu'il le désire parfois ardemment. À cet instant, il pourrait la mordre de fureur, il rêve de l'expédier à de kilomètres de lui, mais la veille, il la dévorait d'un désir brûlant. Comment peut-elle ne serait-ce que songer à l'éventualité de l'aimer, il l'ignore. Il ignorait même qu'un être humain quel qu'il soit était capable d'éprouver pour lui autre chose que désir sexuel ou rejet. Alors il tisse des liens. Il sait que l'âme humaine n'est qu'égoïsme et profit. On se sert les uns des autres, on leur demande ce qui nous est utile. Helana s'est servi de lui depuis le début : pour emmerder sa famille trop coincée, pour oser enfin se dépasser, pour embrasser ce monde de violence dont elle se sentait proche et qui l'excitait. Ce n'est pas lui qu'elle pense aimer, c'est ce qu'il lui sert. Borné, il retient les lianes de son esprit d'entrer dans celui d'Helana pour y lire les réponses qu'il attend, impérieux, et qui ne lui parviennent pas assez vite. Était-il réellement installé dans sa tête inconsciemment ? Avaient-ils à ce point dépassé toutes les barrières du corps et de l'esprit jusqu'à en venir à ne faire qu'un sans l'avoir préalablement décidé ? Si c'était vrai, c'était à la fois fascinant et... effrayant. Ils ne pouvaient être reliés, ne faire qu'un, sans pouvoir le contrôler. Ça voulait dire trop de choses, trop de possibilités. Il avait souvent imaginé sa propre mort, et à chaque fois, il avait eu cet espoir : mourir loin d'elle. Lorsqu'elle ne penserait pas à lui. Au pire, quand elle serait occupée à tout autre chose. Au mieux, quand elle l'aurait oublié à jamais.
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Hier à 11:08


Deadly grace with the dove

L’intrusion psychique de Circe est insatiable, inassouvie et inavouable, elle n’a aucun alibi, aucun endroit où se terrer et par-dessus tout, elle est involontaire et incontrôlable. Elle existe, elle persiste, elle se divulgue dans son entièreté. Tu la ressens dans ton esprit soumis à son règne, la déchiffre derrière les nuances opalines de sa présence et la maudit de tout ton être. Même si tu te détournes, elle est là, elle te traque. Elle te ronge de l’intérieur. Son reflet te toise avec sévérité mais qui se contemple vraiment ? Toi, petite Helana ou cette chose affamée qui aspire tes rêves ? Tu ne saurais le dire parce qu’avec effroi, tu dois admettre que ton chieur préféré et toi n’êtes qu’une seule et même entité. Tes doigts s’élèvent avant de s’immobiliser dans les airs près de sa nuque, ton idée sauvage avortée, ton désir de strangulation laissé à l’abandon. Un acte de sang-froid comme pour lui retenir cette humanité qui lui fait tant défaut, en transformant ce corps bouillant contre toi en une carcasse blanchâtre à la surface glacée, un état d’hypothermie post-mortem qui te domine par sa vérité. Il n’est qu’un sale type, un voyou qui mérite tes coups. Oui. Et tu le sais. Tu sais au plus profond de toi que tu ne pourras pas résister longtemps. Tu sais que tu vas franchir la porte juste derrière lui tu vas passer tes nerfs sur d’innocentes personnes, des incrédules et des idiots bien heureux. Qui est le plus à plaindre ? Tes futures victimes ? Ou toi, tortionnaire involontaire poussée bout à par ce sale gosse qui se croit tout permis même dans son sommeil ? Son égoïsme t’étrangle et pourtant, tu ne peux balayer cette interrogation avec des bons sentiments que tu  t’efforces de ne pas ressentir pour lui. Tu es captive de ce sentiment et de la malédiction qu’il engendre tout autant que tes souffres douleurs seront bientôt prisonniers d’un triste sort. Tu serres ton poing, tu fermes les paupières une poignée de secondes. Tu pourrais  heurter ton poing contre sa tête, claquer sa bouche insolente, le briser pour effacer définitivement son impertinence pour mieux le dompter, pour mieux le mâter. Mais cela ne soulagerait ni la force de cette injustice dont il est responsable –en bon salopard qui vient t’emmerder même en rêve– , ni son appétit psychique grandissant. A quoi bon ? Tu respires par le nez. Une, deux, trois, peut-être dix fois avant d’étendre ton champ optique en croisant son regard sombre empli de colère. — Quoi ? Son mot a le mérite d'être clair. Tu ne t'attendais pas à davantage de clémence de la part de ton brun, quand bien même il ne parvient pas toujours à se montrer aimable et respectueux comme tu l’exiges d’un ton impétueux. Affectueux à un moment donné, venimeux cinq minutes plus tard. Dans le fond, tu sais pourquoi il est ainsi, et tu ne peux pas lui en tenir rigueur, même si tu ne peux pas t'empêcher d'en être profondément irrité. Tout chez lui t'agace au plus haut point, jusqu'au moindre battement de cils. Esquissant un sourire forcé, tu dardes ton regard vers lui avant de déclarer avec toute ton audace : — Tu t’installes dans mon esprit pendant ton sommeil, maintenant ? D’ordinaire, rien ne te pousse à te plaindre de sa télépathie, mais là il te fait vraiment chier dès le matin. Tu manques de sommeil, cette nuit a été un véritable champ de bataille. L’issue de cette lutte était au fond inévitable, ta peau noire en est marquée par les vestiges de vos ébats brûlants.

Tes prunelles oscillent une seconde fois sur ton amant nocturne et ton comparse d’infortune. Tu captures son regard, tu imprimes la moindre ride qui orne son visage, tu le contemples comme si ce sera la dernière fois que tu le verras. Sceptique, tu te mords l’intérieur de la joue en veillant à trouver réponse à ta question avec cette réflexion évidente que tu viens de lancer. La limite intrinsèque de votre relation déjà fusionnelle vient de franchir une étape que tu ne pensais pas vivre, et surtout pas avec lui. Lui, Circe, ce petit con –oui, toutes les insultes sont bonnes pour parler de lui– que tu as choisis pour être lié à toi pour le restant de tes jours. Une décision que tu regrettes parfois lorsque tu songes à sa fascination pour le danger, menaçant ainsi d’écourter drastiquement ta propre vie. Un choix d’adiutor que tu savais controversé mais dont tu as jusqu’au bout défendu –si ce n’est pas pour dire exigé – auprès de ton père. Il est cet électron libre qui gravite autour de toi, électrise ton univers et te donne un coup de jus de la manière la plus brutale qu’il soit. Et il est ainsi, ton Circe, aussi barbare qu’un viking, aussi sauvage qu’un loup et aussi affamé qu’un limier. Son désir ardent, tu l’as accueilli en ton sein alors qu’il a martelé ses hanches contre les tiennes, fracassant ton corps brûlant contre le confort de ton matelas rebondi. Un rapport profond qui aurait pu t’arracher une jouissance immense mais ton orgueil plus imposant que ton plaisir a scellé ta bouche. Gémir à son oreille serait lui faire trop plaisir, et jamais tu ne combleras sa fierté virile de cette douce mélodie. Et pourtant, il y aurait de quoi faire trembler les murs, ton cœur en pleine tachycardie, ton souffle entrecoupé, ton corps en plein spasmes musculaires. Cet homme si ingrat sait comment te prendre pour inonder ton corps d’orgasmes plus intenses les uns que les autres. Et ici le voilà, qui t’accueilles sous l’étendard de la fureur au lendemain de votre nuit torride l’un dans l’autre, peau contre peau, ventre contre ventre.
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