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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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ain't no sunshine when she's gone (maviza)

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fire nation
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‹ AVATAR : dominic sherwood.
‹ CRÉDITS : av (@queen élo)
‹ COMPTES : feyre la terrible.

‹ AGE : vingt-trois années noyées dans les flammes de la vengeance et de la colère. vingt-trois années livré aux flammes destructrices et impitoyables.
‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
‹ SANG : royal, bleu, aussi pur qu'il est possible de l'être. maven est fier de pouvoir s'en targuer. au-dessus des autres, il ne cesse de l'afficher sans vergogne.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 4), intimidation (niv. 4), méfiance (niv. 3).
‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
‹ ADIUTOR : tami, fidèle protectrice soumise aux flammes de la tempête maven. parfois amis, parfois rivaux, il sont cependant contraints à se supporter.
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MessageSujet: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Jeu 13 Juil - 21:50

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


         Rapidement après l'attaque meurtrière de Dragondale, la famille royale avait été rapatriée dans ses quartiers royaux, au cœur de la capitale. Les Oshun étaient en permanence entourés de plusieurs gardes du corps et les adiutors avaient reçus la consigne de ne jamais quitter leurs maîtres. La crise avait touché les argents les plus importants d'Aksana, qui avaient rapidement fuit la terrible capitale du feu et les morts qui hantaient ses rues, désormais. Le blond était encore sous le choc de ce qui s'était produit, quelques jours auparavant. Il revoyait sans cesse les corps sans vie, étendus au sol. Les lamentations des agonisants résonnaient inlassablement dans sa tête. Un massacre sans nom, une barbarie sanglante, voilà ce qui s'était abattu sur le royaume d'Aksana. Cela ne le préoccupait guère, en réalité. Les horreurs étaient monnaie courante dans la vie du maître du feu. Non, ce qui l'inquiétait, c'était les conséquences qu'aurait cette attaque terroriste. Car ces rebelles n'en resteraient pas là, tu en étais certain. Ils continueraient à attaquer la royauté et ses vassaux, incessamment, jusqu'à ce qu'ils obtiennent ce qu'ils désiraient tant. Des heures sombres s'annonçaient pour l'empire et Maven pouvait presque percevoir la guerre sous-jacente qui se cachait sous ces premiers affrontements. Et il ne s'inquiétait pas pour lui, ni pour la vie des siens ou de ses sujets. Non, la seule chose qui lui importait, c'était la sécurité de sa précieuse sœur. Isaure avait été sévèrement blessée, lors de l'attaque et tu avais passé de nombreuses nuits à son chevet, oubliant par là même tes propres blessures. Rien ne comptait plus qu'elle. Le monstre Oshun, pourtant pourvu d'humanité, avait hurlé et crée des scandales au cœur du palais des flammes, afin de faire entendre sa voix, que l'on avait trop tendance à négliger. Il avait été érigé en arme et comptait  bien mettre à profit son expérience des combats et du sang, pour assurer la sérénité de son aînée. Car si Isaure venait à rendre son dernier souffle … Dieu seul savait ce qu'il serait capable de faire. Retourner un royaume entier, entraîner peur et mort dans son sillage. Il n'aurait plus aucune limite, si le soleil de son existence venait à disparaître de son univers. Tel un animal domestiqué, Maven s'agenouillait devant sa sœur, accomplissant ses moindres volontés, dans l'espoir d'obtenir quelques caresses satisfaisantes. Un chien docile et féroce, une âme loyale par-delà la mort. D'ailleurs, alors même qu'il avais été séparé d'Isaure durant les explosions, il n'avait qu'une chose en tête : la retrouver. Et l'amener, saine et sauve, hors de cette attaque d'une ampleur inouïe. Sa propre sécurité lui importait peu, en réalité. Sa vie n'avait guère de valeur à ses yeux, puisque son univers entier tournait autour de son aînée. Pas d'amis, pas d'amants, pas de relations de cœur. Il ne laisserait pas de malheureux derrière lui, lorsque son corps retournerait à la poussière. Même sa fiancée ne le pleurerait pas. Au contre, Maven s'attendait plutôt à ce que la belle Elizaveta organise une fête pour l'événement. « Monsieur Oshun. » Un serviteur vint tirer l'enfant de ses sombres pensées et gardait obstinément la tête baissée. Le jeune homme était à l'origine d'une nouvelle légende aussi ridicule que plaisante, à savoir que le contact de ses simples prunelles était capable d'embraser les corps. Une réputation qui avait son utilité, parfois. Mais qui était également pourvue d'un versant négatifs. Les gens ne s'approchaient qu'à contre cœur d'une créature pareille. D'autant plus qu'il était également connu pour ses pulsions violentes, même au beau milieu de réceptions mondaines et sa manie – non-négligeable – de briser les os sur son passage. « Votre … Votre Mère, l'impératrice Camilla, tenait à vous rappeler que votre fiancée, mademoiselle Valaeris, quittera le palais demain à la première heure, pour retourner dans sa nation. » Et sur ce, la petite créature détala à toute allure, désireuse de s'éloigner de l'imprévisible enfant Oshun. Comme il la comprenait. Lui-même n'aurait pas eu envie de s'approcher de sa propre personne, si la situation avait été inversée. Maven fit craquer les jointures abîmées de ses doigts, vestige de l'explosion qui l'avait projeté au sol. Il avait récolté une jolie infection qui l'avait cloué au lit durant quelques jours, ainsi que de nombreux hématomes et os brisés. Ce qui ne dérogeait que peu avec les blessures qu'il obtenait au quotidien, en se créant des bagarres de rues, pour des motifs aussi insignifiants que puérils. Mais se battre, sentir l'adrénaline courir sans ses veines … C'était la seule chose qui le faisait se sentir vivant. Car il avait l'impression d'errer dans une vie bien sombre et dénuée d'intérêts. S'il n'y avait pas Isaure, il aurait été prêt à parier que sa vie aurait déjà touché à sa fin. Rien ne le rattachait à ce terrible monde et surtout pas cette famille qu'il haïssait profondément. Être un prince Oshun n'avait pas grand intérêt à ses yeux. Il se fichait des privilèges et d'appartenir à la maison royale. Maven était bien loin de toutes ces préoccupations politiques, qui le forçaient d'ailleurs à épouser une princesse de glace, aussi cinglante que désirable. L'enfant n'avait pas revu son ambivalente fiancée depuis l'attaque, alors même qu'il était venu la taquiner. Cependant, leur rivalité légendaire avait connu une certaine accalmie, ces derniers temps. Depuis que vous étiez arrivés à Launondie, Maven l'avait précautionneusement évité, car il avait encore le goût de ses lèvres sur les siennes et ses mains ne demandaient qu'à retrouver les courbes enchanteresses de la jolie blonde. Il savait qu'elle avait été blessée également, lors de l'attentat perpétré à Dragondale mais n'avait pas eu le cœur – ou le courage – de se présenter au chevet d'Elizaveta. D'ailleurs, il doutait fortement que cette dernière ne se plaigne de son absence. Bien entendu, le jeune homme l'avait croisé de nombreuses fois, autant dans la capitale qu'à Dragondale mais un silence s'était installé entre eux. Il était toujours en colère contre elle, pour ce couteau qu'elle lui avait habilement planté dans le dos. Pourtant, il sentait toujours son cœur se serrer un petit peu, à sa vue. Mais il mettait cela sur le compte de diverses excuses ridicules qui ne trompaient personne. Même pas lui. Mais elle partait demain et, contrairement à ce qui avait été prévu, il n'allait pas l'accompagner. La situation était bien trop délicate et l'impératrice s'était montrée formelle : la famille Oshun devait présenter un front uni contre l'adversité. Avec un soupir sonore, le maître du feu se dirigea vers les quartiers qu'occupait la Valaeris. Il ne prit pas la peine de frapper. Après tout, le palais lui appartenait. Il était maître entre ses murs. « Elizaveta ? » La chambre de la belle était plongée dans la pénombre et il ne remarqua sa gracieuse silhouette que grâce aux pâles rayons de lune qui éclairaient l'endroit. Allongée sur le lit, telle une princesse plongée dans un sommeil immortel, elle semblait attendre le baiser d'un prince charmant pour ouvrir ses beaux yeux dorés. Ses longues boucles pâles formaient un halo autour de son visage qui, pour une fois, semblait en paix. Une chose que peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir vu. Son visage était d'ordinaire orné d'un masque de circonstance, aussi froid qu'intransigeant. Maven s'arrêta à quelques pas de l'immense lit sur lequel elle reposait, tiraillé entre l'envie profonde de tourner rapidement les talons et celle de venir s'allonger auprès d'elle. Son corps entier la réclamait. Et notamment sa virilité, qui ne cessait de peindre une Elizaveta dénudée dans ses rêves. Il aurait été si facile pour lui de la faire sienne alors qu'elle semblait si faible, à ce moment précis. « Si c'est une mascarade pour ne pas avoir à me parler, sache que je viens de la part de mon adorable génitrice. Elle voulait s'assurer que tout était en ordre pour ton départ. » Heureusement ou malheureusement, selon les moments, Maven retrouverait bien vite sa promise. Les futurs époux n'étaient que très peu séparés, comme le voulait la tradition. Et, à son plus grand désespoir, cela signifiait qu'il serait de nouveau éloigné de sa chère sœur. « Est-ce que … Est-ce que tout va bien ? » Il n'y avait plus la moindre trace de colère ou de désir d'opposition, dans sa voix. Juste une lassitude et une once de chagrin qui ne demandaient qu'à être apaisées.
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‹ AGE : vingt-six pétales de rose qui se fanent doucement à mesure que le temps passe.
‹ STATUT : fiancée à un oshun contre son gré. une alliance qu'elle n'a pas souhaité.
‹ SANG : la noblesse et la pureté coulent dans ses veines dont les hémoglobines prennent une teinte argentée.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), domination (niv1), méfiance (niv1)
‹ METIER : héritière de la maison valaeris et du poste de gouverneur de la nation de l'air, elle s'entraîne pour le moment à la diplomatie en tant qu'ambassadrice d'aerinstin à launondie
‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Lun 24 Juil - 2:15

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


Allongée sur son immense lit depuis qu'elle était revenue, la jeune femme n'avait pas la moindre envie de supporter la présence de quelqu'un d'autre. Elle voulait qu'on laisse sa porte close et qu'on la laisse tranquille. Ce froid apparent n'était qu'une barrière pour la protéger des regards indiscrets. Elizaveta était brisée depuis l'attaque. Elle était loin d'avoir perdu tous ses moyens et toute sa grandeur mais elle ne voulait pas qu'on la voie sans cet état. Elle avait déjà à peine supporté le regard du médecin qui l'avait ausculté après l'attaque. S'il y avait bien quelque chose que Liza ne tolérait pas, c'est qu'on pense d'elle qu'elle était faible, vulnérable. Ce n'était pas envisageable. Elle s'était forgée une armure de glace au fil des années pour devenir plus forte. Alors voir cette armure se fissurer était une souffrance qui lui vrillait les entrailles. Elle avait cette impression d'avoir perdu et de ne plus être digne d'être l'héritière des Valaeris. Ces derniers mois avaient été éprouvants pour la jeune femme et ils avaient laissé leur empreinte sur son corps et son esprit. Mille questions se bousculaient dans son esprit. Des voix qu'elle faisait taire avec les drogues des médecins. Elle préférait le néant au chaos. Le silence à la cacophonie. Plus que tout, elle voulait effacer l'image de son frère qui la hantait depuis des jours. Elle s'était refusée à le voir. Elle savait exactement ce qu'en avaient dit les médecins mais cela s'arrêtait là. Liza ne pouvait pas affronter son regard, ni sa déception. Elle savait qu'il viendrait un jour pour lui dire adieu. Pour lui dire qu'il ne lui pardonnerait jamais. Elle en faisait le cauchemar tous les soirs depuis qu'elle lui avait avoué la terrible vérité. Les poings serrés, la jeune femme se redressa et plissa des yeux face à la luminosité oppressante qui s'échappait des rideaux. Elle voulait s'évader encore un instant. C'était égoïste mais elle ne voulait plus être elle. Exister. La fuite était lâche mais c'était tout ce qu'il lui fallait après l'attaque. Elle aurait préféré être à Volastar mais elle était seule, en sécurité. Le goût de la drogue mélangée à l'eau lui arracha une grimace mais cela ne dura pas longtemps. Ses pensées s'envolaient déjà. L'état de grâce s'empara d'elle et Liza retomba dans les bras de Morphée. C'était un sommeil artificiel mais il était salvateur. Les heures passaient sans qu'elle n'esquisse le moindre mouvement. Véritable poupée. Belle au bois dormant d'un temps passé. Elle ne savait jamais combien de temps les drogues mettaient à quitter son organisme, la laissant en proie à ses démons. L'exquis poison quittait déjà ses veines argentées.  « Elizaveta ? » Ce n'était qu'un songe. Un murmure sorti tout droit de son imagination. Une chimère qui la sortait toutefois de sa torpeur. Elle aurait dû ignorer cette voix familière. Elle aurait dû replonger dans les nimbes mais cette voix évoquait quelque chose en elle. De la colère. De la frustration. Du désir. C'était troublant. D'autant plus qu'à chaque fois qu'elle émergeait, les émotions l'assaillaient en même temps, tout comme les souvenirs et la douleur qui émanait de sa tête, de sa nuque et de son dos. Plusieurs ecchymoses parcouraient sa peau laiteuse mais ils n'étaient rien par rapport aux traumatismes causés par la chute d'une mêlée sur elle. « Si c'est une mascarade pour ne pas avoir à me parler, sache que je viens de la part de mon adorable génitrice. Elle voulait s'assurer que tout était en ordre pour ton départ. » Elle aurait bien voulu jouer cette mascarade. Elle aurait bien voulu avoir conscience de sa présence pour l'ignorer mais elle revenait déjà à elle, en souffrance et en silence. Ses doigts se resserraient déjà autour de ses draps. Elle entendait à peine sa voix. Tout était confus. Les sourcils froncés, Liza essayait de se concentrer mais tout lui revint en mémoire simultanément. Le souffle coupé, elle tentait de refaire surface mais elle devait lutter contre les larmes et les cris qui restaient coincés entre ses lèvres. « Est-ce que … Est-ce que tout va bien ? » Non. Bien sûr que non. Liza ne voulait pas qu'on la voie ainsi et surtout pas Maven. Il était bien le dernier à devoir la voir dans un état aussi pitoyable. Liza n'oubliait pas qu'il était son ennemi, surtout pas depuis leur dernière rencontre. Elle était récente mais cela lui semblait tellement loin. La jeune femme glissa dans les draps pour lui tourner le dos et ainsi s'allonger de profil. Cette position la faisait souffrir mais elle préférait rester invisible aux yeux de Maven. Ses boucles blondes glissèrent le long de son cou, dévoilant des marques au creux de sa nuque et de son dos. Des constellations noires et bleues qui contrastaient avec la lumière astrale qui provenait de la fenêtre. Plusieurs contusions s'étendaient sur sa peau mais elles n'était pas si imposantes que ces marques. Liza avait refusé d'examiner son corps. Elle attendait juste que les blessures s'estompent tout comme ses souvenirs. Elle n'avait pas été la plus blessée, ni la plus malmenée dans l'attaque. Elle ne se plaignait pas Liza. Elle voulait juste laisser ça derrière elle. Elle voulait juste être seule. « Va-t-en Maven. Tu es venu. Tu as obéi à ta mère donc tu peux partir. » Des larmes de rage coulaient sur son beau visage de porcelaine si pâle. Elle se foutait de sa tenue légère ou encore de son apparence suggestive. Elle se foutait de savoir qu'elle était enfermée dans ses appartements depuis son retour. Elizaveta Valaeris se foutait de tout pour le moment. Elle voulait juste se rendormir et tout oublier. Encore une fois. Elle était courageuse la princesse. Maven avait sûrement raison. Peut-être n'était-elle pas faite pour succéder à son père à la tête de la nation de l'air. Peut-être n'était-elle pas assez forte, assez digne. Peut-être était-elle juste naïve et rêveuse. Une petite princesse fragile et entêtée qui causerait la perte de sa nation. C'est le coeur serré qu'elle croisa ses bras contre sa poitrine, comme pour retenir les sanglots et la rassurer. Comme si quelqu'un qui tenait encore à elle existait aujourd'hui. Mais non. Liza n'avait plus personne. Les seules personnes qui avaient compté pour elle étaient parties à cause d'elle. Elizaveta Valaeris était peut-être bien ce monstre que Maven décrivait. Ou alors une petite fille incapable avec du sang sur les mains. Plus on s'élève et plus dure sera la chute.

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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Mer 2 Aoû - 19:10

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


         L'attentat perpétré à Dragondale était encore bien présent dans l'esprit du jeune prince. Il croyait voir des ennemis dans tous les coins d'ombre, prêts à lui sauter à la gorge. Les bras de Morphée lui étaient désormais interdits, seuls restaient les atroces cauchemars dans lesquels sa famille s'effondrait, Isaure perdait la vie. Pas de repos pour le Monstre Oshun, désormais sur ses gardes en permanence. De larges cernes s'étaient dessinées sous ses yeux et son humeur était en permanence mauvaise. Encore plus irritable qu'à l'ordinaire, Maven se lançait dans des bagarres futiles à tout bout de champ. L'impératrice avait d'ailleurs conseillé à tous de ne plus lui adresser la parole. La bombe à retardement était plus que prête à exploser et le jeune maître ne trouvait aucun réconfort dans ce monde où régnaient la traîtrise et la manipulation. Bête sauvage mais à la loyauté et à la franchise implacables, il se rendait compte, petit à petit, qu'il n'était qu'un pion dans cet immense échiquier politique. Même cette sœur qu'il aimait tant n'avait pas joué véritablement franc jeu non plus, avec lui. Le blond se sentait plus seul que jamais, dans cette immense demeure qu'il commençait à détester. Les mauvais souvenirs s'entassaient au cœur du palais des flammes et Maven ne voulait qu'une chose : pouvoir les fuir. Pour la première fois depuis le retour de sa précieuse Isaure, le prince ne désirait pas rester fidèlement à ses côtés. Alors il errait dans le palais, telle une âme damnée sans but. Les mesures de sécurité nouvellement mises en place l'empêchaient de se glisser dans les ruelles tortueuses de Launondie et de faire de nouvelles innocentes victimes. Peut-être était-ce d'ailleurs cette solitude croissante, cet ennui pénible, qui l'avait poussé à se rendre dans les appartements d'Elizaveta. Sa fiancée, héritière de la nation de l'air et véritable peste à ses heures perdues. Une des nombreuses désillusions qui jalonnaient l'existence de Maven. Il avait espéré se retrouver promis à une douce poupée, prompte à panser ses plaies et à lui dispenser douceur et compréhension en continue. Mais au lieu de cela, il s'était retrouvé affublé d'une divine blonde à l'esprit mauvais et mesquin. Maven était violent mais Elizaveta était le monstre. Rusée, réfléchie, manipulatrice. Le jeune prince savait qu'il serait pour elle une proie de choix. Au moins pourrait-il probablement lui briser les doigts, si d'aventure il s'apercevait de l'une de ses supercheries. Et même s'il savait qu'il ferait mieux de la fuir comme la peste, de l'ignorer et de feindre le contraire seulement pour les réunions mondaines, Maven ne quittait pourtant pas l'encadrement de la chambre de la belle Valaeris. Figé sur place, incapable de se décider entre les deux options qui s'offraient à lui, il ne faisait que la regarder, laissant le silence les envelopper tout les deux. Il la vit lui tourner le dos, dévoilant ses épaules dénudées, le bas de son cou. Sa nuisette mettait en valeur ses courbes enchanteresses, qu'il caressa voluptueusement du regard. Elizaveta lui signifiait par là son peu d'envie de discuter, surtout avec lui. Maven sentit un soupir lui échapper. Il n'était véritablement le bienvenue nulle part. La blonde le cataloguait probablement comme un idiot fini et un rustre irascible. Mais elle ne voyait que la partie émergée de l'iceberg. Comme le reste du monde. Elle ne voyait que le terrible monstre Oshun, totalement dépourvu d'humanité et de délicatesse. Elle n'aurait pas pu plus se tromper. « Va-t-en Maven. Tu as obéi à ta mère donc tu peux partir. » Et c'était ce qu'il s'apprêtait à faire. Tourner les talons et prétendre ne pas être blessé par un énième rejet. Mais ses yeux furent soudain attirés par des tâches sombres qui parsemaient la peau de porcelaine d'Elizaveta. Des constellations noires et bleues qui contrastaient tellement avec son teint d'une blancheur parfaite. Maven savait qu'elle avait été blessée, durant l'attaque, bien entendu. Mais la blonde semblait presque dans un état secondaire, totalement assommée par les médicaments et peut-être les mêmes terribles souvenirs qui ne cessaient d'assaillir le prince. Ils avaient été séparés au cours de l'attaque et le jeune blond ne savait ce qui été advenu de l'héritière. Incapable de rester aveugle à la douleur qui émanait d'Elizaveta, le maître du feu s'approcha d'elle doucement, prêt à faire demi-tour à la moindre manifestation de dégoût de la part de sa fiancée. Cette scène ne lui était que trop diablement familière. La Valaeris en proie à des tourments nocturnes, réfugiée sous ses draps. Et lui venant lui apporter douceur et soutient. Mais Maven savait également comment cette histoire se terminerait. La Déesse se détournerait du pauvre pécheur qu'il était et ferait pleuvoir sur lui des dizaines de fléaux, plus difficiles à supporter les uns que les autres. Mais mû par une force plus puissante que sa propre volonté, Maven se rapprochait inexorablement de l'immense lit de la belle Valaeris. « C'est toujours douloureux ? » La voix du prince était d'une douceur étonnante. Si contraire à la réputation de bagarreur qu'il s'était faite. Il s'assit sur le bord du lit d'Elizaveta, hésitant. « Le médecin est passé te voir ? » C'était presque une pointe d'inquiétude qui perçait dans la voix du prince. Et sans même se rendre compte de ce qu'il était en train de faire, ses doigts se mirent à courir sur la peau douce de la belle. Ils effleuraient les contours des marques jalonnant sa peau d'albâtre. Son regard était alternativement attiré par les courbes que sa nuisette dévoilait et les traces physiques de ce terrible attentat qui était survenu, quelques jours auparavant. Il ne voyait pas entièrement son visage, qu'elle tenait dissimulé mais percevait tout de même des traces diaphanes, laissées par des larmes, à n'en pas douter. Maven fit glisser une mèche de cheveux derrière l'oreille d'Elizaveta, dégageant ainsi ses traits altiers. « Tu es plus forte que quelques bleus, tu ne devrais pas pleurer, Elizaveta. L'héritière de la nation de l'air n'est-elle pas un véritable roc, que rien ne peut entamer ? »
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Sam 5 Aoû - 1:19

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Elle était bien fière l'héritière de la nation de l'air. Blottie entre ses draps de soie, meurtrie dans sa chair et dans son âme. Elle était bien loin la reine impitoyable et altière qu'elle était il y a des mois. La statue en pierre s'était fissurée avant de s'effondrer. Il n'en restait plus que des fragments. Des morceaux éparpillés dans la poussière. Elle était pitoyable Liza. Le pire c'est qu'elle en était consciente mais elle n'avait plus la force. Elle avait accumulé trop de poids sur ses épaules. Elle avait tenté de résister aux fardeaux toujours plus nombreux. Le meurtre du Griffith avait été le déclencheur de sa chute. Il avait fait naître de la culpabilité en son coeur. Liza arrivait encore à avancer avant que son frère ne découvre la terrible vérité. C'était son regard. Ses mots. C'était la certitude de Liza qu'elle avait perdu son frère qui avait tout détruit. L'attentat au festival n'avait fait que briser physiquement la jeune femme. Elle était déjà à terre bien avant d'être malmenée par les attaques. Peut-être que Maven avait raison. Peut-être n'était-elle pas de taille à succéder à son père. Elle ne rêvait que du retour de sa nation en grâce mais peut-être était-elle trop faible pour mener à bien cette ambition. Elle devrait peut-arrêter cette mascarade. Elle était usée. Usée de se battre pour sa nation et contre son propre entourage. Maven était un ennemi contre lequel elle ne cessait de lutter depuis son arrivée mais à quoi bon ? Si elle devait l'épouser, elle ne pourrait pas jamais lutter constamment contre tout et tout le monde. Elle était seule Liza. Pour la première fois de sa vie elle réalisait à quel point elle n'avait personne autour d'elle pour la soutenir. Andrei n'était plus là pour la réconforter. Elle s'en était déjà éloignée mais c'était désormais une certitude. Il ne restait plus que ce vide. Ce trou béant au creux de sa poitrine. « C'est toujours douloureux ? » Silence. Liza ne voulait que le silence mais elle refusait qu'il la voie user de la drogue pour trouver la paix. Malgré tout, Liza voulait maintenir ce qui lui restait de fierté devant lui. C'était ridicule mais la jeune femme continuait de voir en lui un ennemi qui pouvait annihiler sa nation si elle venait à craquer. Elle frissonna presque en sentant le matelas s'affaisser à côté d'elle. « Le médecin est passé te voir ? » Non. Cela faisait des jours que Liza renvoyait tout le monde. Elle n'acceptait que les médicaments destinés à calmer la douleur du coeur et du corps. Elle étouffait Liza. Elle avait besoin de calme, d'espace. La présence de Maven n'amenait rien de bon. La jeune femme était au bord d'un précipice dangereux. Elle avait démesurément besoin de quelqu'un mais elle ne pouvait pas se fier à lui. Il ne lui avait que trop bien dit qu'il ne désirait que sa fin. Pourtant, elle ne voulait que ses bras. Les souvenirs de cette nuit passée ensemble à dormir la hantait à ce moment précis. Mais elle n'oserait jamais. Pas après l'avoir repoussé. Elle était cruelle Liza mais pas à ce point. Elle refusait de jouer avec les sentiments de Maven quand les siens étaient si désastreux. Elle était décidée la belle. Elle allait attendre qu'il parte, comme tous les autres le faisaient. Elle allait garder le silence jusqu'à ce qu'il abandonne, comme tous les autres. Et pourtant. Cet idiot laissa ses doigts frôler sa peau, faisant naître des étincelles interdites. Ils dansaient contre les constellations sombres qui marbraient sa peau diaphane. Une rage indicible faisait battre un peu plus fort son coeur mais il était partagé avec un désir insoupçonné. Un désir de tendresse. Un désir de la chair. Liza ne voulait plus penser. Elle avait simplement besoin de lui. L'égoïsme à son paroxysme. Elle imaginait déjà les critiques amères se former sur les lippes de Maven. « Tu es plus forte que quelques bleus, tu ne devrais pas pleurer, Elizaveta. L'héritière de la nation de l'air n'est-elle pas un véritable roc, que rien ne peut entamer ? » Un sourire amer se dessina au coin de sa bouche. Maven se trompait à son sujet. Il avait peut-être penser à son arrivée trouver cette belle princesse indomptable et inébranlable. Peut-être s'était-il laissé séduire par cette illusion. Elle n'était qu'une petite fille idiote ou bien un monstre dépassé par ses actes. Liza voulait plonger son visage au creux de ses bras mais il la repousserait inévitablement. Elle voulait tout oublier, encore cette fois, mais il ne le lui permettrait pas une nouvelle fois. « Tu avais raison, Maven. Je ne suis pas une reine. Je ne suis pas de taille. » Le souvenir de leur dernière dispute était encore brûlant dans son esprit. Elle y repensait constamment depuis qu'ils avaient quitté la nation de l'air pour le festival. Les mots de Maven tournaient en boucle dans son esprit. Peut-être avait-il raison depuis le début. Sa main se posa sur la sienne. Elle hésita un instant, perturbée entre l'envie d'être dans ses bras et de le repousser. Liza la poussa doucement sur le côté, comme pour le révoquer de ses appartements. Il n'y avait pas la moindre violence, juste de la résignation. « Tu as gagné donc pars. Cesse de jouer avec moi et de feindre l'inquiétude. » Comme elle aurait souhaité que les choses aient été différentes. Maven restait néanmoins un Oshun. Il avait gagné. Échec et mat. Liza baissait les armes. Elle attendait juste de rejoindre sa nation. Elle ne comptait pas sur son père ou son frère pour la soulager mais elle pourrait au moins se reposer sans craindre pour son repos. Elle voulait retrouver la brise parfumée de son palais, le paysage des montages et la musique douce. Tout allait mal depuis son arrivée à la nation du feu. Liza ferma les yeux, seuls témoins des larmes qui se formaient de nouveau au coin de ses paupières. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal, aussi démunie. « Pars. » susurra-t-elle d'une voix blanche quand tout ce qu'elle voulait c'était qu'il reste avec elle. Un souhait inenvisageable. Une prière imprononçable.


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‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
‹ SANG : royal, bleu, aussi pur qu'il est possible de l'être. maven est fier de pouvoir s'en targuer. au-dessus des autres, il ne cesse de l'afficher sans vergogne.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 4), intimidation (niv. 4), méfiance (niv. 3).
‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Ven 11 Aoû - 22:44

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          « Tu avais raison, Maven. Je ne suis pas une reine. Je ne suis pas de taille. » Les mots brûlants d'Elizaveta résonnaient dans l'âme du prince Oshun. Ces quelques paroles qu'il avait prononcé, lors d'une nuit houleuse, d'une nuit propice aux éclats et à la dispute. Le maître du feu voulait alors blesser sa fiancée, dans ce qu'elle avait de plus chère : sa nation. Il ne désirait rien d'autre que la détruire, assouvir ce désir vengeur qui avait saisi son cœur après la rebuffade de la divine blonde. Maven avait vanté la grandeur de sa sœur si précieuse, le pouvoir de la famille impériale et sa soif de sang sans limites. Ses paroles avaient dépassé ses pensées, bien rapidement. Le prince en voulait à Elizaveta de l'avoir rejeté. Mais il éprouvait également une grande colère envers lui-même. S'être laissé avoir si aisément était indigne du monstre qu'il était censé être. Il n'avait pas fait preuve de prudence, comme à l'ordinaire, avec celle avec qui il était censé passer l'éternité. Le maître du feu se méfiait d'autrui, d'ordinaire, ne se laissant pas facilement approcher. Mais l'héritière Valaeris avait quelque chose, au fond de ses prunelles ambrées, qui avait l'avait irrésistiblement attiré, tel un papillon avec une flamme. Alors, l'Oshun s'était promis de mettre la belle à terre, de lui faire payer encore et encore, cet affront qu'elle avait osé lui faire. Mais à la voir ainsi étendue, si fragile, sa résolution vacillait. Elle semblait si innocente, à cet instant précis, avec la lune qui faisait étinceler sa peau marmoréenne. Si innocente. Et si désirable. Le blond sentait la fièvre s'éveiller en lui, alors qu'il laissait son regard divaguer sur la silhouette parfaite d'Elizaveta. Elle était belle et terrible. Séduisante mais aussi froide que la glace. Divine et diabolique. Dans une autre vie, ces deux âmes auraient pu s'entendre, peut-être même s'apprécier. Mais le climat politique actuel jouait en leur défaveur. Dans ce monde hostile, il était devenu interdit d'apprécier quiconque, puisque tout le monde pouvait être un ennemi potentiel. Et Maven n'avait que trop fait les frais de cette théorie. Trahi à de multiples reprises, abandonné presque autant de fois, c'était une âme blessée qui se cachait derrière cette terrible carapace. Être solitaire, recherchant avidement la compagnie d'une personne capable de l'aimer, il avait depuis appris à dissimuler sa véritable personnalité derrière des traits peu flatteurs et une réputation qui en faisait frémir plus d'un. « J'étais en colère … Finit-il par souffler du bout des lèvres. J'étais en colère mais je ne pensais pas vraiment ce que j'ai dit. » Et c'était la vérité, la plus pure et simple vérité. Maven le réalisait, à mesure que les paroles franchissaient le seuil de ses lèvres. Finalement, il n'était peut-être pas si en colère que ça, contre sa sublime promise. C'était à lui-même qu'il en voulait. Et à ce maudit Destin qui semblait prendre un malin plaisir à le rendre malheureux. Pourtant, le prince pensait qu'il méritait ne serait-ce qu'une once de bonheur, après tous ces ténèbres et cette tristesse incommensurable qui jamais ne le quittait. Assis près de cette femme qu'il désirait mais sur laquelle il n'avait aucun contrôle, Maven était tiraillé. Tiraillé entre ce que son corps lui dictait de faire et ce que sa tête lui hurlait. Partir, fuir, abandonner cette chambre trop semblable à celle dans laquelle ils avaient partagé une seule et unique nuit. Et pourtant, le monstre ne bougeait pas d'un pouce, incapable du moindre mouvement. Elizaveta le poussa pourtant doucement sur le côté, comme pour le révoquer de ses appartements. Un geste qui brisa son cœur, dont il ne restait déjà presque plus rien. Il voulait rester près d'elle, panser ses plaies et oublier, à la faveur de la lune, tous ces soucis qui l'assaillaient perpétuellement. Et il aurait terriblement aimé qu'il en soit de même pour l'héritière de la nation de l'air. Mais encore une fois, la belle ne voulait pas de lui à ses côtés. Elle ne voulait pas du terrible enfant du feu, incontrôlable et belliqueux, si peu disposé aux bonnes manières et à la réputation plus qu'indésirable. Non, comme toutes les filles de l'Empire, Elizaveta aurait préféré se retrouver fiancée à l'irrésistible Cal Oshun, futur empereur d'Aksana. Mais la blonde avait vu ses espoirs réduits à néant. « Tu as gagné donc pars. Cesse de jouer avec moi et de feindre l'inquiétude. Pars. » C'était un ordre, lancinant et douloureux, mais un ordre néanmoins. Cependant, Maven n'avait jamais vraiment été du genre à suivre les lois et les règles. Mais cette fois, il n'était pas seulement question de cela mais également de son ego blessé, de cette femme qui ne cessait de le rejeter. Et le blond se faisait avoir, encore et encore. Il persistait à s'accrocher à une divine qui semblait prendre un malin plaisir à lui briser le cœur. Mais Maven avait besoin de quelqu'un, irrésistiblement. Il ne supportait plus d'être le loup solitaire de la bande. Cal, Isaure et Wanda avaient tous quelqu'un, dans leur vie. « C'est vraiment ce que tu veux ? » Sa voix n'était qu'un souffle, un simple murmure. Parce que lui, ce n'était absolument pas ce qu'il voulait. Le prince désirait se glisser dans les draps de satin d'Elizaveta, serrer son corps meurtri contre son cœur blessé. De la compagnie, de la chaleur humaine, c'était tout ce qu'il voulait. Et il le voulait ardemment. Il attrapa la petite main de la belle, restée près de sa cuisse. C'était un appel. Un appel silencieux qu'il lui lançait, pour qu'elle l'invite à rester à ses côtés. Et pourtant, Maven savait que c'était une mauvaise idée. Qu'il allait probablement souffrir d'une nouvelle rébellion de la part la belle. Peut-être était-ce par un simple instinct d'auto-destruction, après tout, le blond n'était pas réputé pour son esprit sain. Porté par un élan inqualifiable, ses doigts abîmés dégagèrent le dos de la belle, repoussant les boucles blondes contre les draps. Le contact de la peau de satin d'Elizaveta sur ses mains entamées par de trop nombreux affrontements était presque euphorique. D'elles-même, les aventurières s'égarèrent sur les épaules de l'héritière, dessinant les contours de la nuisette qu'elle portait pour tout vêtement. Oh ce qu'il pouvait avoir envie de poser ses lèvres brûlantes sur la peau froide de sa fiancée, se noyer dans l'odeur enivrante de sa chevelure. Oublier jusqu'aux tréfonds de sa personne, oublier cette solitude dévorante et ce fardeau qui pesait de plus en plus lourd sur ses épaules. Maven glissa une main sous le menton de la blonde, l'obligeant à tourner son regard vers lui. Ses joues portaient encore les traces de larmes silencieuses et, sans savoir vraiment pourquoi, cela pinça le cœur du prince. Il la haïssait peut-être parfois mais, pourtant, il ne désirait pas la voir malheureuse. « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que c'est ce que tu veux. Et pas de mensonges cette fois, il n'y a que nous deux ici, Elizaveta... » Sa voix caressante était porteuse de tout le désir que Maven éprouvait pour elle. Il voulait la faire sienne, alors même qu'elle semblait briser. L'embrasser jusqu'à en perdre haleine et découvrir son corps de déesse à la faveur de la lune. Il voulait sentir le contact de sa peau contre la sienne et garnir de baiser l'entièreté de sa personne. Il était si près d'elle qu'il aurait pu l'embrasser, sans même qu'elle ait le temps de réagir. L'idée d'attraper violemment ses poignets, pour la soumettre était terriblement tentante et pourtant, il n'en fit rien. Il se contenta de laisser ses yeux courir sur le corps d'Elizaveta, retenant un grognement de désir lorsqu'ils s’arrêtèrent sur ses cuisses presque entièrement dénudées. C'était elle qui avait les cartes en main, une fois de plus. A elle de blesser encore le terrible ou de donner une chance à l'humanité qui brillait dans ses yeux.
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‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Jeu 24 Aoû - 22:41

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


« J'étais en colère. J'étais en colère mais je ne pensais pas vraiment ce que j'ai dit. » C'était facile de prononcer ces mots trompeurs. Elizaveta n'y croyait tout simplement pas. Maven Oshun était trop fier pour avouer son erreur. Il était trop imbu de sa personne pour avouer cette vérité bien trop idyllique. Il avait mis les mots sur les doutes de la jeune femme. Il avait exprimé sa plus grande peur. Depuis qu'elle était enfant, Liza était terrifiée de ne pas être à la hauteur de ce qui l'attendait. Elle craignait de décevoir son père, sa famille et son peuple. Depuis des années, elle grandissait dans la peur. Elle guettait l'erreur fatale qui causerait sa perte. Elle observait les nobles à la cour en se demandant combien de temps ils la soutiendraient avant de s'en débarrasser. Liza avait été forgée, façonnée de telle sorte à être la parfaite héritière des Valaeris. Une belle image qui s'était fissurée après la mort d'Isaiah Griffith et qui s'était effondrée peu après les attentats de Dragondale. Elizaveta Valaeris n'était pas une princesse, ni une reine. Elle n'était qu'une ombre. Maven devrait se réjouir puisqu'il avait sous les yeux la déchéance de son ennemie. Il pouvait désormais l'anéantir. Cela n'avait plus d'importance. Elle avait appris que son frère était tombé dans le coma. Il ne pourrait peut-être plus jamais lui pardonner sa faute. Et c'était trop. Liza était au bord du précipice. Elle n'avait plus rien à quoi se raccrocher et elle n'était ni assez stupide ni assez égoïste pour impliquer une nouvelle fois Maven. « C'est vraiment ce que tu veux ? » Mais Liza ne voulait plus rien. Elle ne désirait plus que la paix et l'oubli. Le silence et l'obscurité. Elle voulait juste s'évader encore. Ne plus entendre sa voix. Ne plus repenser à tout ce qui s'était passé ces derniers mois. Elle voulait juste arrêter de penser. Les yeux clos, la jeune femme essayait de laisser les ténèbres l'emporter. Elle essayait de retomber dans les bras de Morphée mais une main la retenait à la réalité. Un lien imposé et insupportable qui ne la laissait pas repartir dans les songes. Une main qui se glissait sur sa peau si aisément que cela en était indécent. Ce contact éveillait quelque chose de cassé chez Liza. Un brasier qui n'était que cendres. Pour la première fois depuis longtemps, une étincelle brillait au creux de sa poitrine. Elle se sentait en partie vivante même si ce n'était que temporaire. Les ténèbres n'étaient pas loin. La main se glissa sous son menton, l'obligeant à ouvrir les yeux et plonger ses prunelles dans le regard de Maven. « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que c'est ce que tu veux. Et pas de mensonges cette fois, il n'y a que nous deux ici, Elizaveta... » Il n'y avait qu'eux dans la pièce mais beaucoup se penchaient au-dessus de leur épaule. Beaucoup misaient sur eux pour remporter une guerre silencieuse. Ils n'étaient pas seuls. Les mots qui étaient prononcés pouvaient être utilisés comme une arme plus tard. Les actions pouvaient être reprochées au moment importun. Elle revenait toujours au même point avec Maven. Elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance ou pas. Elle savait que sa soeur l'avait envoyé pour la faire tomber. Elle avait des certitudes et des doutes que son coeur lui dictait. Elle ne pouvait pas nier la chaleur qu'il dégageait sur sa peau, ni les battements incontrôlés de son palpitant. Maven faisait naître quelque chose en elle. Liza ne savait pas exactement quoi mais elle était consciente de ce danger. Si elle décidait de se rapprocher de lui, il pouvait très bien y voir une brèche dans son armure déjà morcelée. La lutte silencieuse se jouait encore dans son esprit. Le combat du coeur et de la raison. Sauf que cette fois, Liza baissait les armes. Elle n'avait plus la force de lutter. Elle faisait face à une tempête de plus en plus violente et elle savait que ce n'était que le début. Son instinct pressentait le pire à venir. Alors à quoi bon ? Si sa chute venait, autant la précipiter le plus vite possible. Si elle devait tomber, autant qu'elle choisisse celui qui lui couperait les ailes. « Je veux juste dormir, Maven. » Ses doigts effleurèrent la main posée sous son menton. Elle la poussa de façon à ce que leurs mains retombent sur les draps. Elle aurait pu s'arrêter là. Elle aurait pu le chasser et ainsi empêcher tout rapprochement futur. Liza le savait au fond. Elle savait que si elle le repoussait une nouvelle fois, Maven ne reviendrait pas. Ou plutôt il reviendrait mais avec la vengeance comme seul désir. Elle ne pensait plus à rien Liza. Elle n'écoutait plus que ses envies. Les draps glissèrent sur sa peau tandis qu'elle se penchait vers Maven. Il avait à peine eu le temps de cligner des yeux qu'elle posait déjà sa tête sur son torse. Comme la nuit qu'ils avaient partagé.  « Comme la dernière fois. » Elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Il savait très bien à quoi elle faisait allusion. Elle ne voulait rien d'autre cette nuit. Elle voulait juste être entourée par ses bras. Elle n'avait jamais aussi bien dormi qu'entre ses bras. Elle se trahissait peut-être un peu mais ce n'était pas dramatique. Elle ne se mettait pas en danger. Il ne connaissait toujours pas ses plus sombres secrets. Il pouvait comprendre à quel point elle pouvait être ébranlée par les attentats et le coma de son frère. Elle espérait qu'il n'aille pas chercher plus loin. La jeune femme ferma les yeux, bercée par le rythme du coeur de Maven. Il pouvait la repousser. Il pouvait lui rire au nez. Elle s'en moquait. Ce soir, elle ne voulait plus jouer. Non, Liza en avait terminé avec ça. Au moins pour cette nuit. Même si ce n'était qu'un autre jeu pour lui, elle ne réagirait pas à sa provocation. Liza se laissait déjà emporter par les songes dépourvus de cauchemars qui l'attendaient. Un sourire était né au coin de ses lippes parce qu'elle avait la certitude de ne pas s'éveiller en criant cette nuit.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Mar 29 Aoû - 17:39

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


          « Je veux juste dormir, Maven. » C'était presque une supplication, une demande solennelle. Un souhait profond exprimé dans un râle. Souffrance ? Désir ? Agonie ? Rien ne pouvait le laisser deviner avec la belle Valaeris, comme toujours. Reine de glace habituée à masquer ses émotions derrière un masque impénétrable, elle ne laissait rien paraître. Jamais. Même alors que sa douleur était éminemment perceptible, que des bleus parsemaient sa peau de marbre. Elle continuait de jouer ce rôle qu'elle avait perfectionné durant des années. Celui de la princesse héritière, prête à porter le lourd poids de la couronne de l'air sur ses épaules. Elle était ce roc imperturbable, que rien ne semblait jamais atteindre. Cette femme d'une beauté envoûtante mais au cœur désespérément éteint. Même Maven l'avait remarqué. Lui, petit prince totalement étranger aux sentiments humains, semblait parfois plus humain que sa fiancée. Tempête de feu en proie à des colères terribles, une haine immortelle, il n'était pas que cela. Que ce monstre violent et sanguinaire, toujours prêt à porter le premier coup. Il était également d'une loyauté sans failles, prêt à se sacrifier pour les rares personnes qu'il portait dans son cœur. Âme doucereuse, cherchant l'affection d'autrui, le jeune homme cachait cette humanité invincible derrière des affres sombres et rebutantes. Une personnalité complexe, dissimulée sous des dehors impulsifs. Un homme tout en nuances que personne ne prenait la peine d'apprendre à connaître. Non, les gens ne le voyaient que comme le monstre Oshun ou le chien d'Isaure. Rien de plus, rien de moins. Et Maven s'était habitué à être le prince inquiétant, dont la compagnie n'était que très peu recherchée. La solitude était devenue son alliée la plus ancienne, notamment depuis le départ de sa précieuse sœur. Détester Cal, Wanda et le monde entier. Se battre tous les jours, recevoir les coups avec jouissance et les rendre avec encore plus d'ardeur. Se méfier de ceux qui lui adressaient la parole. Apprécier Naos, Weiss, Adonis. Se faire trahir ou manipuler. Et le prince avait l'impression de retomber dan ce schéma une énième fois, avec celle dont il allait bientôt porter le nom. Elizaveta Valaeris. Sa chère fiancée. Celle qu'il détestait du plus profond de son âme. Qu'il aurait du détester. Alors que la belle se montrait froide, tranchante, cynique envers lui, il ne pouvait s'empêcher de rechercher sa compagnie. De rechercher ces combats verbaux qui ne manquaient jamais de subvenir, lorsqu'ils se retrouvaient dans la même pièce. Pourtant, une lueur d'espoir avait brillé au fond des yeux du blond, l'espace d'une nuit. A la faveur de la lune, la paix avait été déclarée. Un cessez le feu dont ils avaient tous les deux autant besoin. Mais la belle n'avait pas voulu enterrer ce conflit. Au contraire. Elle n'en avait que plus joliment trahi Maven. Et la guerre avait repris. Plus flamboyante qu'auparavant. Plus violente. Plus mesquine. Le prince Oshun avait voulu la voir morte. La voir souffrir. L'amener devant sa sœur et la laisser la torturer. Il avait voulu lui faire mal. Autant de mal qu'elle avait pu lui en faire. Il l'avait prise dans ses bras, protégée. Et, en retour, elle lui avait planté un poignard aiguisé dans le dos. Alors pourquoi, après tout cela, se trouvait-il une fois de plus dans les appartements de la divine blonde ? Pourquoi, une fois de plus, était-il en train de mettre sa méfiance de côté ? Pourquoi, une fois de plus, se dévoilait-il à une femme qui ne semblait pas lui porter une once d'intérêt ? « Je veux juste dormir, Maven. » Sa voix tournait, encore et encore, dans la tête du maître. Tiraillé entre son cœur et sa tête, il ne savait plus à quel Saint se vouer. S'oublier dans l'étreinte de la belle endormie. S'oublier en serrant ses mains abîmées autour de son joli cou gracile. Maven n'arrivait pas à trancher. Il rêvait de pouvoir se glisser dans les draps à ses côtés et ne plus penser à ce monde de requins dans lequel il évoluait. Mais il craignait de se faire manipuler une nouvelle fois, par cet ange à l'esprit retord. Il était fatigué et ne voulait plus souffrir. Ni éprouver quoi que ce soit. Il voulait retrouver cette quiétude qui ne disparaissait qu'au profit de l'adrénaline, lors des nombreux combats dans lesquels il se jetait la tête la première. Mais Isaure était étrange. Naos n'était pas aussi fiable qu'il le pensait. Weiss vaquait à ses occupations. Et Maven retrouvait cette solitude dans laquelle il ne se reconnaissait plus que très peu. Assis sur le bord du lit, il contemplait la blonde d'un œil absent, perdu dans ses pensées. Il sentit à peine le contact de ses doigts glacés sur sa main aux jointures abîmées, souvenirs de l'attentat perpétré à Dragondale, quelque temps auparavant. Tout son être était brisé. Et les marques physiques n'étaient que le reflet des tourments qui agitaient l'âme tortueuse du jeune homme. Il ne remarqua les mouvements de l'héritière de l'air que lorsqu'elle se tourna vers lui, les draps de soie glissant sur sa nuisette et dévoilant des pans de peau alléchants. Il la contempla, comme jamais il n'avait pu le faire auparavant. Elle semblait si douce, à la lumière de la lune. Presque inoffensive. Elle ressemblait plus que jamais à la jolie poupée que Maven avait cru pouvoir épouser. Une superbe créature à l'âme faite pour panser ses plaies intérieures. Il ne s'était jamais autant trompé. Elizaveta était retorse, stratège, intelligente. Bien plus que lui. Le prince savait qu'il devait se méfier d'elle. Lui, simple soldat peu aguerri aux jeux de pouvoirs qui sévissaient dans la haute société d'Aksana. La belle l'attira auprès d'elle, posant sa tête sur son torse. Ultime signe de reddition. « Comme la dernière fois. » Alors Maven ne résista pas. Il fit taire son instinct intérieur qui lui criait de se sauver. Il se glissa sous les draps à son tour, passa un bras autour des épaules d'Elizaveta et la serra contre lui. Son cœur battait la chamade, rythme encore accéléré par le souffle de la belle sur son torse. « Pas comme la dernière fois, murmura-t-il plus pour lui-même que pour elle. » Il voulait bien abaisser les barrières, une dernière fois. Laisser une nouvelle chance à cette femme avec laquelle il était destiné à passer le reste de ses jours. Mais il ne voulait pas que cette nuit soit une simple réplique de celle qu'ils avaient déjà partagé. Il ne voulait pas se réveiller et voir son regard clair braqué sur lui, empli de haine et de dédain. « Pas comme la dernière fois … » Un simple souffle avant de fermer les yeux, le cœur un peu apaisé. Pour une fois. Pour cette fois, du moins. (...) Le soleil se glissait furtivement dans l'immense chambre qu'Elizaveta occupait au cœur du palais des flammes. Le prince Oshun repoussa les brumes du sommeil qui entourait encore son esprit, ouvrit difficilement ses yeux noirs. La nuit qui venait de se dérouler n'était donc pas un rêve, une construction chimérique de son esprit solitaire. La belle se trouvait encore entre ses bras, ses cheveux d'or épars autour de son adorable visage. Un sourire niais au possible étira alors les lèvres de Maven et d'autant plus lorsque les souvenirs de cette seconde nuit ensemble lui revinrent en mémoire. Un horrible cauchemar l'avait tiré brutalement des bras de Morphée, il s'était relevé en sursaut, son cœur meurtri tambourinant dans sa poitrine. Mais cette fois, il n'avait pas erré dans les couloirs silencieux du palais. Cette fois, il n'était pas seul. Avec une douceur dont il ne la croyait pas capable, Elizaveta avait passé ses mains sur ses épaules. Une invitation silencieuse à retrouver la douceur du sommeil. Une invitation qu'il avait accepté. De bon cœur. Il s'était de nouveau allongé près d'elle alors qu'elle posait sa tête sur son torse et retombait bien vite dans une profonde léthargie. Le prince en avait alors profité pour laisser ses mains caleuses courir sur le corps de la belle Valaeris, effleurer ces courbes qu'il n'avait aperçu qu'en rêve, caresser ses cheveux blonds. Autant de choses qu'il ne se permettait pas lorsqu'ils étaient éveillés. Prostré dans une crainte sourde qui ne le quittait jamais, il restait pantois, sans agir. Il restait d'ailleurs pétrifié, alors qu'il savait qu'elle allait bientôt émerger, se réveiller. Devait-il s'enfuir ? La serrer plus fort contre lui ? Il n'en avait aucune idée. Par-dessus tout, il craignait un nouveau retournement de situation. De retrouver l'héritière glaciale qu'il croisait sans cesse dans les couloirs. Alors Maven restait-là, sans bouger d'un millimètre, attendant anxieusement le réveil de la belle. Il aurait voulu nicher sa tête dans son cou, laisser ses mains avides se glisser sous la nuisette d'Elizaveta et plaquer ses lèvres sur les siennes, comme il en avait envie depuis bien longtemps. Désir associé à la haine, un mélange extrêmement puissant. Pourtant, il n'osait pas. Lui, le guerrier émérite qui ne craignait pas d'affronter plusieurs ennemis à mains nues, était vaincu par un membre de la gente féminine. Encore une fois.
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‹ AGE : vingt-six pétales de rose qui se fanent doucement à mesure que le temps passe.
‹ STATUT : fiancée à un oshun contre son gré. une alliance qu'elle n'a pas souhaité.
‹ SANG : la noblesse et la pureté coulent dans ses veines dont les hémoglobines prennent une teinte argentée.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), domination (niv1), méfiance (niv1)
‹ METIER : héritière de la maison valaeris et du poste de gouverneur de la nation de l'air, elle s'entraîne pour le moment à la diplomatie en tant qu'ambassadrice d'aerinstin à launondie
‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Lun 4 Sep - 0:27

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


Elle était épuisée Liza, aussi bien physiquement que mentalement. Lasse surtout. Lasse de toujours se battre contre tout et tout le monde. De ne jamais baisser la garde. Elle l'avait bien sûr fait une fois avec Maven. Une erreur qu'elle avait vite essayé d'oublier et de faire oublier au jeune homme. Elle en faisait peut-être bien une encore aujourd'hui mais cela lui était égal. Il pouvait bien prendre sa nation si ça lui chantait. Pour ce soir, elle ne voulait que ses bras. Un empire pour une étreinte. Le coeur contre la raison. Elle avait un creux à la place du coeur. Une plaie à vif qui ne cessait de saigner. C'était égoïste. Parfaitement enfantin. Liza en avait conscience mais elle n'avait besoin que de lui ce soir. Tous lui tournaient le dos. Elle ne les blâmait pas. La belle se doutait bien que la vérité allait être connue un jour ou l'autre par son entourage. Elle n'était juste pas prête à affronter les conséquences de ses actes même si elle se devait de les assumer. Liza ne pouvait pas se dérober face à ses décisions. Ce n'était pas digne d'une princesse même si elle avait des doutes sur sa légitimité à la tête d'Aerinstin.  Alors ce soir, elle voulait juste embrasser l'interdit et se perdre dans les méandres de ses rêves. Là où elle était certaine de ne pas revoir le visage émacié de l'innocent qu'elle avait conduit à la mort. Maven éloignait l'obscurité. Lui, l'enfant du mal. L'enfant au coeur sombre et aux colères légendaires. Il n'était pas un ange mais elle n'en était pas un non plus. Peut-être le détestait-elle depuis le début parce qu'elle pouvait percevoir son reflet dans le regard du jeune homme. Peut-être n'étaient-ils pas si différents que cela après tout. Ils étaient tous deux des pantins dont on tirait les ficelles à des fins politiques. Deux poupées qu'on avait ligué lié ensemble. Elizaveta n'avait pas confiance en lui. Elle se laissait peut-être aller dans ses bras mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'elle l'aimait et qu'elle était prête à s'ouvrir totalement à lui. Il lui fallait bien plus de temps et de preuves de sa part pour abaisser complètement ses défenses. Liza avait dressé une muraille de glace entre elle et les autres. Une garde nécessaire pour survivre dans ce monde bien sombre où elle était entrée jeune. Cela l'avait éloigné de son frère. Elle avait définitivement rompu leur relation en lui révélant l'odieuse vérité et en brisant l'image qu'il avait d'elle. A ce souvenir, une douleur désormais familière lui serra la poitrine. Les yeux clos et embués de larmes, Liza glissa ses doigts sur sa peau brûlante tout en espérant faire taire cette souffrance silencieuse. Elle avait laissé le choix à Maven mais quand elle sentit sa silhouette se rapprocher d'elle et ses bras enlacer ses épaules, elle fut soulagée. Elle espérait qu'il ne la rejette pas. Elle lui avait donné plusieurs raisons de l'abandonner à son sort et de se moquer d'elle. Liza n'avait jamais été tendre avec Maven et il lui avait bien rendu. Elle ne pouvait pas mettre de mots sur leur relation. Elle ne la comprenait pas très bien mais elle savait qu'elle en avait besoin en cet instant. C'était le plus important. Maven était vital pour sa survie. « Pas comme la dernière fois. » Ce n'était qu'un murmure. Liza sentait déjà son esprit errer. Bercée par le rythme cardiaque de Maven, elle sombrait peu à peu dans le sommeil. Un sommeil qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps. Depuis ce fameux soir où elle s'était retrouvée aussi dans les bras du garçon du feu. Elle n'avait jamais pu dormir depuis ce soir. (...) Elle pensait que c'était un rêve. Une de ces douces illusions qu'on regrette au matin. L'un de ces beaux songes qu'on regrette une fois qu'on ouvre les yeux. Oui, Liza pensait rêver. De lui. Maven. Le fiancé hargneux qu'elle détestait autant qu'elle pouvait désirer parfois. Les souvenirs de la soirée étaient encore brumeux dans son esprit égaré. Elle n'en gardait que quelques bribes à l'esprit. Liza se demandait même si elle n'avait pas tout imaginer. Pourtant, elle sentait bien une présence à côté d'elle. Elle percevait sa chaleur et son souffle. Elle avait peur Liza. Elle était terrifiée d'affronter son regard moqueur et son rire sarcastique. Elle avait peur qu'il ait profité de sa faiblesse pour prendre avantage sur elle. Elle restait là, immobile et apeurée de goûter une fois de plus à l'amère réalité. Les rayons du soleil réchauffait sa belle peau de porcelaine. Une chaleur qui ne pouvait pas se mesurer à l'étreinte de Maven. Elle appréhendait Liza. Elle ne voulait pas se confronter une fois de plus à la dureté du Oshun mais elle devait ouvrir les yeux. Elle ne s'attendait pas à le voir réveillé, ni à observer son regard fiévreux. Elle resta silencieuse pendant de longues secondes, surprise de constater qu'il ne s'amusait pas de son état. Malgré elle, un sourire était né au coin de ses lèvres. Son coeur voletait comme les ailes d'un colibri sous son regard. C'était ridicule. Absurde. Pourtant, Liza tombait amoureuse de Maven. Lentement mais sûrement. Elle était encore trop fière et orgueilleuse pour l'admettre. Cela ne l'empêchait pas de se rapprocher davantage de lui. Elle n'avait pas l'intention de réagir comme elle l'avait fait il y a quelques temps. La haine et la fuite n'avaient rien arrangé, bien au contraire. Liza était bien trop seule en ces temps troubles pour se briser une nouvelle fois le coeur en repoussant quelqu'un d'autre, même si c'était Maven. La belle se redressa et ses lèvres effleurèrent naturellement les siennes. Elle-même étonnée par son propre geste, Liza recula son visage de celui du jeune homme. « Merci. » De ne pas être parti. De ne pas avoir profité de son état. D'être resté avec elle. Ses prunelles claires scrutaient son fiancé sans la moindre gêne. Elle était sincère avec lui. Une première depuis qu'il était arrivé dans la nation de l'air. Liza était pourtant troublée. Elle ne savait pas comment agir avec lui, surtout après cette nuit. Elle ne voulait pas l'induire en erreur et une fois de plus se le mettre à dos. Au contraire, elle voulait se replonger dans ses bras et regoûter à ses lèvres. Sentir son parfum et sentir ses bras l'enlacer une nouvelle fois. Liza le voulait lui mais la princesse d'ordinaire si fière et déterminée était devenue maladroite et hésitante. L'armistice qui semblait régner entre eux depuis cette nuit était encore fragile. Liza ne voulait rien gâcher par ses mots ou ses actions. Elle observait Maven à la fois avec curiosité et crainte. Lui seul pouvait décider de déclarer une nouvelle fois la guerre ou au contraire de signer la paix.
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‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
‹ SANG : royal, bleu, aussi pur qu'il est possible de l'être. maven est fier de pouvoir s'en targuer. au-dessus des autres, il ne cesse de l'afficher sans vergogne.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 4), intimidation (niv. 4), méfiance (niv. 3).
‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Lun 4 Sep - 2:11

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


Il la contemplait, émergeant des délicieux bras de Morphée. Il la contemplait, alors que les premiers rayons du soleil – intrusifs – se faufilaient à travers les épais rideaux, qui ornaient les fenêtres de la chambre de la Valaeris. Ces fragments lumineux qui illuminaient ses cheveux d’or et sa peau pâle, couverte de tâches allant du violet au bleu. Marques physiques d’un puissant désordre psychologique. Pourtant, Maven n’était pas un expert lorsqu’il était question des émotions humaines. Mais, au fil des semaines passées à côtoyer sa fiancée, il avait appris à la comprendre. Appris à déchiffrer ses yeux aussi glacials que l’océan. Cette sublime créature était forte, autoritaire et par-dessus tout, très bornée. Elle ne baissait pas la garde. Jamais. Pourtant, cette fois-ci, tout était différent. Elle semblait se laisser happer par ses démons. Se laisser aller à cette humanité qui désirait s’exprimer. Enfin, elle osait montrer une autre facette de sa personnalité au prince Oshun. Une autre facette qu’il était plus à même d’apprécier. Peut-être la trêve allait-elle enfin être déclarée, après plusieurs mois d’affrontements violents. Elle avait utilisé sa langue acérée, il avait usé de manières violentes. Il portait les cicatrices de ses mots à l’intérieur. Elle avait tenté de dissimuler les traces qui parsemaient parfois ses poignets ou sa nuque. Ils s’étaient affrontés. Totalement. Et sans répit. Jamais le prince n’avait pensé que cela puisse cesser un jour, tant la belle semblait bien décidé à le détruire. A le punir pour cette union qu’ils ne désiraient pas, autant l’un que l’autre. Maven était persuadé que la belle aurait fui ses bras, dès la disparition de la lune, cette mère discrète, détentrice de tant de secrets inavouables. Mais pourtant, elle était encore là, nichée entre ses bras. Comme si cette étreinte était un sanctuaire, le seul au cœur duquel elle pouvait se laisser aller. Se sentir en sécurité. Et il ne comptait pas la détromper. Elizaveta avait su dompter les cauchemars, durant cette nuit. Le blond se rendait alors compte à quel point cela était agréable, d’avoir quelqu’un à ses côtés. Quelqu’un pour dissiper les terreurs nocturnes, les peurs intrinsèques et la solitude tenace. Jamais il n’aurait misé sur elle pour remplir ce rôle. Et pourtant, il commençait à apercevoir un avenir plus doux, aux côtés de celle qu’il s’était juré de détester. Incroyable, mais vrai. Elle le regardait, sans aucune haine brûlante au fond des prunelles. Elle ne faisait pas mine de s’éloigner non plus. Un véritable cessez-le-feu. Et il n’allait certainement pas s’en plaindre. Il éprouvait de plus en plus de difficulté à rester seul, prostré entre les ombres. Et même si son impulsivité légendaire ne pouvait être domptée, le désir brutal de causer du mal à autrui s’endormait, alors qu’il la tenait entre ses bras. Il n’était plus le monstre Oshun, mais un simple garçon formaté pour devenir une arme létale. Un simple garçon qui ne désirait rien d’autre qu’un peu d’affection et une fidélité à toute épreuve. Il était un chien de garde d’une loyauté irréprochable et attendait seulement qu’on lui rende la pareille. Et s’il avait placé sa sœur aînée sur un piédestal, il la sentait s’échapper un peu plus à chaque fois. Isaure avait Adonis, Weiss et Naos. Sa petite cour de soldats dévoués. Tandis que Maven était seul. Désespérément seul. Mais s’il pouvait avoir Elizaveta à ses côtés … Il ferma les yeux, l’espace de quelques secondes. Il ne pouvait pas penser à cela. Il ne devait pas y songer. Ne pas se projeter, ne pas se faire d’illusions. La clé maîtresse pour ne pas être blessé. Pour ne pas être déçu. Et pourtant, le jeune homme continuait de l’être un peu plus chaque jour. Il se rendait compte que son conditionnement de soldat l’avait isolé de la réalité. Il n’y avait ni dévotion, ni fidélité absolue dans ce monde de requins, au sein duquel il évoluait. Seulement des jeux politiques, de la manipulation et des stratégies offensives. Maven était fait pour cogner, non pour réfléchir. Et s’il avait toujours cru que cela était une force, le rendait invincible, il comprenait désormais qu’il n’en était rien. Isaure, du haut de ses cinquante kilos et de son teint de porcelaine était bien plus puissante qu’il ne le serait jamais. Et cette désillusion avait été bien difficile à digérer. Mais il oublia tout cela, le petit prince, lorsque ses prunelles dorées se posèrent sur la silhouette envoûtante de la Valaeris. Elle ne se rendait pas compte que sa tenue invitait au péché, que ses lèvres étirées en sourire semblaient n’attendre qu’une chose : être embrassées. Vénus endormie, Maven aurait volontiers fait d’elle sa prochaine conquête. Il l’avait toujours désiré, sans jamais véritablement oser se l’avouer. Il la pensait au-dessus de lui. Puis frigide. Et ensuite, bien trop agaçante pour être du genre à s’adonner aux plaisirs de la chair. Il ne s’était jamais autant trompé sur le compte d’autrui. Mais il ne bougeait toujours pas, encore stupéfait de cette nuit passée ensemble. Si différente de celle qu’ils avaient partagé, plusieurs semaines auparavant. Le changement était radical. Et il n’était pas au bout de ses surprises, le chien Oshun. Sans qu’il s’y attende le moins du monde, la belle se redressa sur un coude avant de déposer – furtivement – ses lèvres carmins sur les siennes. Il sentit un feu ardent éclater dans son ventre, prendre possession du creux de ses reins. Son élément naturel ne demandait qu’à se réveiller, qu’à envahir les moindres fibres de son être. De minuscules flammèches étincelèrent au bout de ses doigts abîmés. Garder le contrôle. Il ne voulait pas risquer de la blesser. Pas cette fois. Alors même qu’il avait été le semeur de bien des bleus, sur sa peau marmoréenne. Mais aussi rapidement qu’elle s’était approchée, la divine se recula. Le mouvement avait été si rapide que, durant quelques secondes, Maven douta même que ce baiser ait réellement existé. Etait-il plongé dans un rêve ? Car si c’était le cas, voilà bien longtemps qu’il n’en avait pas connu d’aussi agréable. « Merci. » Il hocha la tête, toujours aussi surpris. En pénétrant dans la chambre de la belle, la veille, il pensait avoir droit à une énième confrontation. Et pourtant, il s’était retrouvé dans les draps de la Valaeris. Avait passé la nuit à ses côtés. Et elle l’avait même gratifié d’un furtif baiser, quelques secondes auparavant. L’idée d’être le pion d’une nouvelle manipulation lui effleura l’esprit. Peut-être Elizaveta ne faisait-elle que jouer. Peut-être voulait-elle atteindre Isaure. Peut-être avait-elle une idée diabolique en tête. Après tout, il savait la belle rusée. Très rusée. Et était parfaitement conscient qu’il devait se méfier d’elle. Qu’il aurait dû se méfier d’elle, plutôt que de sourire niaisement suite à ce rapprochement aussi soudain qu’inespéré. « Merci pour quoi, au juste ? » Et alors que son instinct lui hurlait de prendre la fuite et d’oublier ce moment de paix, Maven resta pourtant aux côtés d’Elizaveta. Elle se tenait toujours entre ses bras et ne semblait pas vraiment disposée à les quitter. Il n’allait certainement pas s’en plaindre. Et même s’il ne comprenait pas la raison de ce remerciement, le jeune homme comptait bien en profiter. Décidé à mesurer l’étendue des changements qui s’étaient opérés, le temps d’une nuit, dans l’esprit de la blonde. « Tu sais que je suis plutôt un homme d’action que de mots … » Une pointe de taquinerie, sans aucune mauvaise intention. C’était une première fois, pour lui aussi. Il était effrayé à l’idée d’être l’objet d’un énième jeu. Pourtant, il ne pouvait résister à l’envie de se dévoiler à cette femme avec laquelle il allait devoir partager le reste de son existence. Ne pouvait résister à l’envie de se pelotonner contre elle et de s’oublier dans son étreinte. Ne pouvait résister à l’attrait qu’elle représentait, à l’envie dévorante de se dévoiler. D’être aimé. Parce que c’était ce qu’il désirait, en réalité. Retrouver cette sensation de plénitude qui ne manquait pas d’apparaître, lorsque le cœur s’amourachait de l’un de ses camarades. Maven voulait de nouveau voir le regard d’une femme scintiller à son approche, recevoir de tendres caresses et connaître cette sensation incomparable d’être aimé, pour ce qu’il était réellement. Que quelqu’un puisse s’apercevoir qu’il n’était pas que ce monstre de violence, cet être impulsif qui se jetait toujours le premier dans les bagarres. Esprit blessé, guerrier brisé. Il ne rêvait que d’une étreinte sincère. « Tu vas prendre goût à ce que je te tienne chaud la nuit, tu devrais te méfier. » Parce qu’elle repartait le jour-même, la belle. Repartait pour Volastar où l’attendait sa vie de princesse héritière. Loin de lui. « Ca fait encore mal ? » Il désigna d’un geste de la tête les constellations bleutées qui ornaient les bras et le dos d’Elizaveta. Parce que ses mains rêvaient de parcourir son divin corps mais qu’il ne voulait pas risquer de raviver d’anciennes douleurs. Il planta ses yeux dans les siens, attendant un accord silencieux pour ce qu’il s’apprêtait à faire. Un bras toujours passé autour des épaules de la blonde, il l’attira un peu plus à lui avant de se hisser au-dessus d’elle. Ses gestes étaient délibérément lents puisqu’il se préparait à un rejet, qui ne manquerait certainement pas d’arriver. Il n’arrivait pas à croire qu’après tant d’affrontements, la belle puisse se laisser toucher aussi aisément. Elle était farouche, Elizaveta. Et il l’avait compris à ses dépens. L’une de ses mains resta nichée sur sa nuque, tandis que l’autre se glissa sur sa cuisse nue, bravant l’interdit de la délicieuse nuisette pour remonter sur son ventre palpitant. Maven pressa son corps brûlant de désir contre le sien, alors que ses lèvres rencontraient brutalement celles de la belle. La passion déferlait dans son être et l’envie de la faire sienne menaçait de le submerger. Sa langue chercha celle de la superbe avec avidité, sa main pressant son visage de poupée contre le sien. Il grogna de plaisir, tandis que sa virilité dressée ne laissait aucuns doutes sur les intentions qui l’habitaient. Sa main agrippa avec ardeur la hanche d’Elizaveta. Il allait probablement lui laisser une nouvelle marque. La douceur n’était pas vraiment la meilleure amie de Maven et cela se ressentait jusque dans sa façon d’agir auprès du sexe féminin. Des myriades de sentiments se déversaient en lui, ne faisant qu’accentuer son désir pour elle. Ce désir qui menaçait de la consumer de l’intérieur. La chaleur de sa peau le rendait fou, le goût sucré de ses lèvres allait le perdre. Maven n’était plus qu’une flamme ardente plaquée contre le corps froid d’Elizaveta. Ses lèvres se frayèrent un chemin à travers les boucles blondes, trouvèrent le cou de la belle pour y déposer des baisers brûlants. Et la belle répondait à ses caresses, à son ardeur toute assumée. Plus encore, elle semblait apprécier. Les gémissements s’ensuivaient sous les mains baladeuses du jeune homme mais un râle différent des autres le fit pourtant s’arrêter, alors même que ses doigts allaient se glisser sous l’unique morceau de tissu qui le séparait de l’intimité de la belle. « Tout va bien ? » Il se recula quelque peu, soudain sur les gardes. Peut-être avait-elle décidé de se moquer, après l’avoir laissé s’emporter. Il espérait que la divine n’était pas capable de lui jouer un pareil tour. Pas après tout ça. Pas après cette nuit. Pas après cette sublime paix.
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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Ven 8 Sep - 23:38

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


« Merci pour quoi, au juste ? » Pour cette nuit. Pour avoir éloigné les mauvais rêves et le fantôme qui la suivait depuis des mois. Pour être là. Ne pas se moquer d'elle. Pour la serrer dans ses bras. Pour prendre soin d'elle alors qu'elle ne le méritait pas. Les réponses étaient nombreuses. Les mots n'avaient pas suffi pour exprimer la gratitude de Liza. Elle lui avait donné plus d'une raison de lui en vouloir. Maven n'était pas un ange. Il était tout aussi agressif qu'elle et presque aussi virulent dans ses paroles mais elle était en partie responsable. Liza se demandait parfois ce qui aurait pu se passer si elle ne l'avait pas repoussé ce soir là. Où en seraient-ils aujourd'hui si elle avait baissé les armes au début ? Elle ne le saurait jamais. Ce n'était pas dans le caractère de la princesse de se laisser séduire dès les premiers regards, surtout avec un Oshun. Même à cet instant, elle ne pouvait pas connaître l'allégeance de Maven. Elle allait encore certainement à sa soeur Isaure. C'était presque certain. Cette question demeurait toujours dans l'esprit de la jeune femme. Même s'ils venaient à s'apprécier et à se désirer, dans quel camp serait-il ? Même si des émotions venaient à naître, choisirait-il sa soeur à défaut de Liza ? Tant d'incertitudes qui troublaient la jeune femme. Elle se tenait peut-être dans ses bras mais elle ne se laissait pas duper par Maven. Peut-être était-ce un nouveau jeu. Une illusion destinée à détruire Liza et sa nation. Peut-être pensait-il gagner contre elle. Il l'avait vu faible, blessée. Peut-être était-il persuadé de pouvoir la manipuler pour sa propre cause. « Tu sais que je suis plutôt un homme d’action que de mots … » Liza s'en était bien rendue compte. Une ironie pour celle qui était bien plus douée avec les mots qu'avec les actions. Son rôle de représentante pour la nation de l'air n'y était pas étranger. Les mots étaient les meilleures armes dont elle disposait puisque ses mains étaient liées par la famille impériale. Liza était tout le contraire de Maven. Il était impulsif, violent et irrespectueux. Elle avait été élevée pour être une reine sans couronne. Une main de fer dans un gant de satin. Elle avait été éduquée dans ce but. Elle n'arrivait donc pas à comprendre comment elle pouvait être attirée par un homme tel que lui. Un ennemi qui plus est. Un Oshun. C'était incompréhensible, et pourtant, le désir était bien là. L'envie de l'autre dans toutes ses formes. L'envie de lier son coeur au sien. Le coeur face à la raison qui lui hurlait de le chasser et de ne pas lui faire confiance. L'esprit qui tentait de lutter face au feu qui la consumait. Une défaite prévue d'avance. « Tu vas prendre goût à ce que je te tienne chaud la nuit, tu devrais te méfier. » Un sourire amusé étira ses lèvres. C'était tellement candide de penser à un tel futur. Tellement apaisant de penser à toutes ces nuits dans le palais glacé de Volastar qu'ils pourraient passer ensemble. Liza n'y croyait pas vraiment. Elle ne se laissait pas envahir par l'espoir. C'était une entité trompeuse qui causait une douleur infinie. Liza ne pouvait pas se permettre d'espérer comme bien d'autres. La déception était bien trop amère pour qu'elle l'accepte. Pourtant, elle se surprenait à vouloir passer ses nuits dans ses bras. Elle rêvait d'un futur sans lutte ni complot, d'une couronne argentée et d'une main dans la sienne. Maven ne pourrait jamais lui promettre un telle chose. Il restait un Oshun et elle restait une Valaeris. Tout les opposait. Tout. « Ca fait encore mal ? » Ses prunelles se posèrent sur les constellations sombres qui s'étiraient sur sa peau. Ce n'était pas le plus douloureux. Ce n'étaient que des blessures physiques. Elles finiraient bien par disparaître. C'était son coeur qui la faisait le plus souffrir. Il avait été brisé à plusieurs reprises en peu de temps. L'attentat n'avait rien arrangé, bien au contraire. « Il en faudra plus pour m'impressionner. » Sa voix ne tremblait pas mais elle ne pouvait pas effacer de la mémoire de Maven son état de la veille. Le regard perdu dans le vague, Liza tressaillit en sentant Maven l'attirer à lui. Elle était surprise. Elle pensait vraiment qu'il allait partir comme si de rien n'était. Ils avaient tous deux leur fierté même s'ils l'avaient mise de côté pour cette nuit. Elle ne comprenait pas ce qui poussait Maven à agir ainsi. Ou du moins elle s'en doutait mais elle n'osait pas à y croire. Ce serait fou. Totalement déraisonnable. Liza n'était pas une sainte. Elle n'avait pas attendu les sacrements du mariage pour connaître les plaisirs de la chair. Elle n'était pas le moins du monde timide ou inquiète. Elle était juste terrifiée par ce que cela voudrait dire. Si Maven avait vraiment l'intention de se rapprocher d'elle ainsi, cela changerait beaucoup de choses. C'était un pas vers l'inconnu. Ce n'était pas innocent. Ils étaient amenés à se marier ensemble mais ils n'étaient pas fiancés par choix. Elle avait peur Liza. Peur de lui donner une nouvelle arme contre elle. Peur de plonger dans un piège sournois. Elle avait peur et pourtant elle oubliait tout quand elle le regardait. Il s'était hissé au-dessus d'elle. Il avait l'avantage, la supériorité. Liza détestait cela mais elle ne pouvait s'empêcher de le dévorer du regard. C'était mal. C'était peut-être une erreur mais elle ne pouvait pas lutter contre le brasier qui s'était éveillé en elle, ni contre la main de Maven qui s'aventurait sur sa peau. Elle sentait son désir, encore plus quand il écrasa ses lèvres contre les siennes. Elle avait eu quelques liaisons, Liza. Elle avait connu plusieurs amants mais jamais elle n'avait ressenti autant de fougue et de passion. Jamais. Leur haine brûlait peut-être autant que leur désir. Les mains de la jeune femme serraient la nuque de Maven avec tout autant de force. Elle enfonça légèrement ses ongles sous sa peau quand sa main agrippa sa hanche. Les yeux clos, elle sentait les lèvres de son fiancé parcourir sa peau. Elle était tiraillée entre plusieurs émotions mais elle ne pensait plus. Elle ne réfléchissait plus à rien. Elle se perdait dans les bras de Maven. Lui qu'elle avait tant détesté dès le premier jour. Lui qui pouvait la rendre folle tout comme il pouvait la consoler d'une étreinte. La belle laissa échapper un soupir. Parce qu'elle savait que si elle continuait ainsi elle finirait par s'attacher à lui. Parce qu'il pourrait alors lui briser le coeur. « Tout va bien ? » C'était sa chance. Sa chance de reculer et de cesser cette mascarade. Il ne lui en voudrait pas si elle prétextait être fatiguée. La raison pouvait gagner face aux sentiments naissants. Liza pouvait attendre avant d'être sûre qu'il ne soit pas un danger. Mais cessera-t-il un jour de l'être pour elle et sa nation ? Elle était lasse. Fatiguée de toujours devoir surveiller ses actes et de se méfier de tout en permanence. Maven Oshun n'était pas son allié, ni son ami. Elle ne savait pas ce qu'il était pour elle. Un fiancé imposé. Un amant passager. Tant de questions qui ne faisaient que l'empoisonner à longueur de journée. Alors pour une fois, Liza laissa ses émotions la submerger. Pour une fois, Liza laissa l'insouciance et le désir gagner. Elle resserra son emprise sur la nuque de Maven et l'attira à lui. Ses lèvres s'entrechoquèrent aux siennes tandis que son corps se colla au sien. Elle ne portait qu'une simple nuisette. Elle se sentait presque nue face à Maven à moitié vêtu. Ses mains glissèrent de sa nuque jusqu'à ses hanches. Elle n'était pas maladroite, Liza. Elle savait exactement ce qu'elle faisait même si la portée de ses actes la dépassait complètement. Un sourire taquin étira ses lippes quand le tissu glissa sur les draps. C'était une chose de sentir le désir de l'autre à travers les vêtements. Cela en était une autre de sentir sa peau contre la sienne sans le moindre tissu. La jeune femme recula légèrement sa tête et plongea ses prunelles dans les siennes. Elle l'interrogeait silencieusement du regard. Lui aussi devait appréhender les conséquences d'un tel rapprochement. Les yeux plongés dans les siens, Liza ramena l'une de ses mains au visage abîmé de Maven. Elle caressa sa joue du bout des doigts comme pour lui laisser une chance à lui aussi. Une chance de tout arrêter. Une chance de reculer avant l'inéluctable.

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‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
‹ ADIUTOR : tami, fidèle protectrice soumise aux flammes de la tempête maven. parfois amis, parfois rivaux, il sont cependant contraints à se supporter.
‹ POINTS : 1012

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MessageSujet: Re: ain't no sunshine when she's gone (maviza) Lun 11 Sep - 23:50

seconds from my heart, a bullet from the dark. Helpless, i surrender, shackled by your love. Holding me like this, with poison on your lips. Only when it's over, the silence hits so hard.


C’était une danse endiablée qui liait les deux fiancés. Une passion ardente qui se déversait dans leurs veines. Un désir dévorant qui faisait palpiter leurs cœurs noircis. Abîmés. Brisés. Athéna et Arès des temps modernes. L’intelligence et la violence. La beauté et la cruauté. La glace et la braise. Elizaveta et Maven n’auraient pu être plus différents et pourtant. Pourtant, ils se retrouvaient condamnés à passer le reste de leur éternité ensemble. Ils n’étaient pas amis, pas même amants. Deux âmes tourmentées, persécutées par les tours diaboliques orchestrés par leurs parents. Tous deux s’étaient forgés dans les guerres de pouvoir, les ambitions royales et l’avidité de couronne. Et si la divine en était ressortie impassible, froide, toujours maîtresse d’elle-même, il en avait été tout différemment pour le prince Oshun. Diamétralement opposés mais pourtant réunis, à ce moment précis. Cessez-le-feu temporaire, alors que les premiers rayons du soleil étaient les seuls témoins de leurs corps entrelacés sous les draps. Un rapprochement qui étonnait encore Maven. Une paix éphémère qu’il chérissait bien plus qu’il ne l’aurait dû. Un sanctuaire dans l’enfer qu’était le quotidien du maître du feu, un refuge pour son âme solitaire, un abri pour éloigner ses démons sanguinaires. Elizaveta représentait tout cela à ses yeux. Et bien plus encore, bien qu’il refusât de s’avouer la vérité. La minuscule lueur d’espoir d’un avenir plus agréable que le présent. Aimé et l’être également en retour. Un idéal bien ridicule, presque niais. Si dérisoire. Et pourtant, Maven n’aspirait à rien d’autre qu’à la tranquillité, qu’à la paix. Il était fatigué. Terriblement fatigué d’être cette arme humaine que les Oshun passaient leur temps à manipuler selon leur bon vouloir. Camilla, Cal, Isaure. Il ne voulait plus être l’instrument de ce trio infernal, aussi destructeur qu’invincible. Illusion chimérique, espérance utopique, le petit prince désirait être libre. Et heureux. Du moins, aussi heureux qu’il était possible de l’être, dans ce monde à l’agonie. Dans cet ère de traitrise où tous les coups étaient permis, pour s’assurer un avenir meilleur. Et même si la belle Valaeris se trouvait entre ses bras, à moitié nue, la méfiance ne le quittait pas. Impossible d’être certain de qui que ce soit. Y compris de soi-même. Pouvait-il réellement lui faire confiance ? N’était-ce pas une énième manipulation ? Ne désirait-elle pas le détruire ? Ne voulait-elle pas faire de lui son pantin, son espion dans le clan royal ? Autant de questions qui tourbillonnaient dans l’esprit de Maven, ralentissant l’envie dévorante qu’il avait de posséder la blonde. Arme léthale bien trop facile à modeler, le maître du feu savait qu’il devait rester sur ses gardes. Perpétuellement. Pas un instant de répit. Même ses cauchemars se rapportaient à ce monde mesquin dans lequel il évoluait. La confiance était une vertu disparue de ce monde depuis bien trop longtemps. Il aurait désespérément aimé pouvoir se reposer sur Elizaveta, s’appuyer sur elle et laisser les choses se dérouler selon leur cours logique. Mais il ne le pouvait pas. Il en était incapable. Le monstre Oshun ne pouvait perdre le contrôle. Il était bien trop dangereux, trop imprévisible pour être remis en liberté. Animal sauvage ayant évolué en cage depuis sa naissance, il était habitué à obéir aux ordres de plus puissant que lui. Isaure, Merle. Et probablement la Valaeris, un jour ou l’autre. Maven était l’objet favori des puissantes femmes d’Aksana. Après tout, il était redoutable. Plus prompt à donner sa vie pour sauver sa maîtresse qu’un adiutor. Plus dangereux, plus violent, sans état d’âme. Capable de donner la mort sans rien ressentir. Une machine de guerre extrêmement bien rôdée, qui savait quelle était sa place en ce monde. Il aurait simplement désiré alléger quelque peu sa peine. Trouver une âme assez bonne pour voir ses qualités derrière la réputation indésirable. Mais il doutait que cette personne puisse être Elizaveta. La belle était terrible. Redoutable d’intelligence. Un esprit stratège dans un corps divin. Le monde entier pouvait être à ses pieds, si elle le désirait. Maven le savait. Comme il savait qu’il n’était pas fait pour devenir le prochain souverain de Volastar, au côté de sa fiancée. Il n’avait pas la carrure pour ce rôle. Et décidément pas l’ambition qui allait avec. Il voulait bien hériter de l’héritière, mais pas du royaume de l’air. Certainement pas. D’autant plus que sa côte de popularité n’était pas très élevée là-bas. L’entièreté de la famille Valaeris voyait cette union d’un mauvais œil. Il détestait Andrei. Alevtina et lui avaient des précédents qui ne plairaient sans doute pas à Elizaveta. Quant à Nevenka, la belle était bien trop sauvage pour qu’il l’apprécie. Ses rares alliés étaient issus de la nation du feu et résidaient dans la capitale. Rien ne l’attendait là-bas, sinon un destin bien triste et une solitude démultipliée. Mais les attentes illusoires du jeune homme n’étaient peut-être pas toutes perdues. Après tout, n’avait-il pas la divine blonde sous sa propre personne ? N’avait-elle pas baissé les armes, le temps d’une nuit ? Elle se tenait là, docile. Probablement pour la première fois de sa vie. Presque soumise. Frémissante sous ses caresses. Gémissante sous ses baisers. Abandonnée. Elle n’avait plus rien à voir, à ce moment précis, avec la princesse de glace qu’elle était d’ordinaire. Ses ongles s’enfonçaient dans sa peau couverte de cicatrices, alors que ses lèvres fiévreuses dévoraient le cou de la belle. Elle l’attirait à elle, l’enjoignant à continuer. Et les craintes de Maven s’estompaient, petit à petit, sans pour autant disparaître totalement. Elizaveta pouvait être à lui. Et à lui seul. Un rêve insensé. Un espoir fou. Celui d’un homme rongé par l’errance et la désillusion. Celui d’un guerrier fatigué des conquêtes inutiles et des tourments sans fins. Sa rédemption inattendue ? Sa salvation ? Maven ne pouvait prévoir ce que la divine allait être pour lui. Paradis ou Enfer. Sauveuse ou condamnatrice. Pour l’instant, la belle s’annonçait plutôt comme sa prochaine source de bonheur fugace. Le prince n’était pas fou, il savait qu’il ne serait pas le premier à lui faire goûter les plaisirs de la chair. Lui-même n’était pas novice dans cet art. Mais pourtant, se cœur se pinça imperceptiblement, alors que les mains habiles d’Elizaveta se chargeaient de lui retirer son dernier vêtement. Maven était d’une possessivité magistrale. Démente. Intrusive. Il aurait voulu qu’elle ne soit qu’à lui, que jamais son corps n’ait appartenu à un autre. Mais c’était chose impossible. Encore une fois, ce monde l’interdisait. Le sexe était devenu la monnaie la plus courante lors de négociations ou de tricheries. Lui-même en avait été le dupe bien des fois. Des femmes jurant de l’aimer, de s’intéresser à l’être extraordinaire qu’il était. Toutes des profiteuses, désireuses de pénétrer dans le monde royal, l’espace de quelques heures. L’Oshun fût brutalement ramené à la réalité, lorsque les prunelles dorées de la Valaeris vinrent se ficher dans les siennes. Alors que son corps entier exprimait le désir qu’il ressentait pour elle, qu’elle lui avait donné le consentement silencieux pour enfin pouvoir la posséder, la belle marqua un temps d’arrêt. Maven ne comprenait plus rien, cherchant à savoir où elle voulait en venir. Il ne savait plus quoi faire, comment agir. La blonde envoyait des informations contraires que lui, combat chevronné mais psychologue incapable, ne pouvait déchiffrer. Lui offrait-elle une porte de sortie ? Il fronça les sourcils, perplexe. Les femmes étaient un obscur mystère pour le maître du feu. Il soupira, laissant retomber son visage pour l’épaule de sa fiancée. Son cœur battait la chamade, du feu liquide se déversait dans ses artères. Mais pourtant, un frisson vint retentir le long de sa colonne vertébrale. Une sorte de peur, mêlée à une crainte profonde. Viscérale. Eternelle. Le doute prenait sa place en lui, remplaçant cette ardeur qui n’avait cessé de porter le jeune homme, depuis son réveil. Il la voulait mais la craignait. La désirait mais la redoutait. Elle était belle, puissante, rusée. Elle ne voulait être à lui. Rien qu’à lui. C’était beau, presque trop pour être vrai. Car si le maître du feu devait se montrer tout à fait honnête avec lui-même, ce n’était pas seulement une envie dévorante qu’il ressentait, pour sa divine fiancée. Il y avait autre chose. Quelque chose de plus profond, de plus véritable. De plus sacré. Une chose dont il avait une peur bleue. L’amour. Après Merle, le jeune homme pensait de ne plus pouvoir retomber amoureux. Mais il devait se rendre à l’évidence. Ce qu’il ressentait pour Elizaveta Valaeris était bien trop puissant pour être du simple désir. Il la voulait, de toutes les manières possibles. Elle et rien qu’elle. Son absolution si risquée qu’il craignait que ce ne soit un piège. Reculer ou se laisser aller. Tel était le dilemme devant lequel le prince se retrouvait. Faire confiance ou se méfier. Le choix lui appartenait. Lui seul était responsable de ce qui allait se dérouler ensuite, dans cette chambre du palais royal. Son cœur pouvait être réparé ou brisé. Un avenir meilleur ou totalement détruit. Maître de son Destin, capitaine de son Âme. La main glaciale de la princesse vint se poser sur sa joue abîmée, lui faisant relever la tête. Douce caresse au parfum entêtant. Douce caresse à laquelle il ne pouvait, ni ne voulait résister. Alors, il fit le choix de l’abandon. Le choix le plus risqué. Celui qui le menait probablement à sa perte. Il la choisit, elle. Elizaveta Valaeris. La terrible héritière de l’air. La princesse imprenable. Avec une tendresse inaccoutumée, il posa de nouveau ses lèvres sur les siennes. Le temps n’était plus à l’hésitation ou au doute, désormais. Ses mains se glissèrent sous la nuisette de la belle avant de la faire voler au sol. Plus rien ne les séparait. Peau contre peau, lèvres contre lèvres. Désir contre passion. Les doigts allègres du prince se mirent à jouer avec l’intimité de la belle, tandis que sa bouche recouvrait sa poitrine de baisers brûlants. Elle se cambrait sous lui et ne faisait qu’augmenter l’envie qu’il avait de la posséder. Elle gémissait et son membre viril ne s’en trouvait que plus vigoré. Elle était à lui, à ce moment précis. Et il aurait voulu que les secondes se transforment en éternité. Mais il n’était pas maître du temps, son élément à lui, était ardent et flamboyant. Impatient compulsif, il ne pouvait attendre plus longtemps. Ses mains enserrèrent la taille fine de la Valaeris, tandis que d’un mouvement rapide du bassin, Maven vint combler Elizaveta. Explosion de sensations jouissives. Désir arrivé à son apogée. Bonheur passager mais si délicieux. Enfin. Enfin. Enfin…
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