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where there's desire, there's gonna be a flame (ciana)

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water nation
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water nation
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‹ AVATAR : phoebe tonkin.
‹ CRÉDITS : autumnleaves (ava), hayleymarshalldaily (gifs), astra (signature)

‹ AGE : twenty-seven, tombent les années. comète déchirant la voie lactée. la déesse erre sur cette terre, n'attendant qu'à faire renaître sa nation engloutie par les flots.
‹ STATUT : single, l'amour est un poison qu'elle tente d'ignorer. sentiment délicat qui pourrait la mener à sa perte, elle aime sa famille, elle aime les siens, et c'est tout ce qui compte jusqu'à présent. son coeur est enfermé dans une prison de glace, forgée par ses artères.
‹ SANG : silver, le sang palpite, suinte telle des perles nacrées. couronne brisée et enfouie dans un sarcophage, elle est la légitime héritière de la nation de l'eau. atlantide perdue.
‹ METIER : capitaine au sein de la résistance, elle gère cette dernière aux côtés de sa famille. princesse d'une nation oubliée, plongée dans les abysses d'un monde laissé à feu et à sang. paix dystopique, qu'elle tente d'absoudre.
‹ ALLEGEANCE : always and forever, aux siens, aux osanos. à sa nation, et à ses désirs.
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MessageSujet: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Jeu 13 Juil 2017 - 17:11


circe & diana
where there's a flame, somebody get burned.


Son cœur tambourine dans sa poitrine. Pulsation étrange qu'elle sent dans ses tempes, qui passe par sa carotide, et se détache au niveau de son avant-bras. Le sang, arrêté quelques heures plus tôt se remet à couler à flot. L'aiguille traverse sa chaire, et Diana se met à serrer sa main sur sa cuisse. Elle sent ses ongles s'enfoncer dans sa peau, douleur qu'elle tente de s'infliger pour ne pas penser à la précédente. Elle émet un léger mouvement de l'épaule, lorsque les fils se serrent entre eux. « Désolée. » Diana ne l'écoute pas. Non, ses yeux sont posés sur sa sœur, allongée près d'elle. Elle est celle qui est le plus mal en point des deux. C'est elle qui a perdu le plus de sang, c'est elle qui a faillit perdre son adiutor. C'est elle qui.. c'est elle qui malgré tout était la plus forte des deux. Voilà ce à quoi pensait Diana. Lula était plus forte qu'elle. Parce qu'elle ne lui en voudrait pas, parce que peu importe ce qu'il s'était passé, elle aimerait toujours Diana. Mais la guerrière avait l'impression d'avoir fauté, elle avait l'impression d'avoir échoué. Elle aurait du mieux protéger sa sœur. Elle aurait du mieux protéger les siens. Et elle n'avait réussi qu'en partie. Ce qui, à ses yeux, était un échec. La résistante à ses côtés coupe le fil, et sort une petite bouteille contenant de l'alcool. Elle approche le liquide du bras de la princesse. Elle fait un léger mouvement de la main. « C'est pour désinfecter. » Diana ne la regarde même pas, ses yeux toujours perdu sur le teint livide de sa sœur. « Ce n'est pas nécessaire. » Elle se lève et s'approche de Lula. Elle caresse doucement son visage, et dépose un baiser sur son front. Si la belle était endormie, elle ne tarderait pas à se réveiller. Le voyage avait été une très grande épreuve. Mais Diana était fière d'elle. Elle était fière de la femme que sa sœur était en train de devenir. Des bruits de pas se font entendre. Elle lève les yeux, et les dépose sur le regard ténébreux de son adiutor. « Ton père t'attend, Diana. » Il s'approche d'elle, tente de prendre ses mains entre les siennes, mais elle les repousse. Elle n'avait pas besoin d'être rassurée.  Elle marche, la tête haute, les traits froids et impénétrables. Elle croise Rei, et lui adresse un léger sourire. Elle se devait de faire des efforts envers les membres de sa famille, Lula lui avait bien fait comprendre. Elle ne voit Hyppolite nulle part, mais elle présume qu'il est dans un endroit seul, en train de fulminer contre elle. Elle secoue sa tête à cette pensée, et entre dans la « pièce » où se trouve son père. Johann est dos à elle, les bras croisés. Diana s'apprête à ouvrir la bouche, mais il la coupe. Froideur dans sa voix, teinté d'une once de tendresse. Il la réprimande, mais elle ne répond rien. Elle le laisse dire ce qu'il a envie, et Diana le sait, il a totalement raison. Elle s'est montrée imprudente et aurait dû faire bien plus attention. Donné tant de responsabilités à sa sœur, pour une mission qui dépassait son champ d'expertise n'était pas non plus ce que Diana aurait dû faire. Mais elle avait fait toutes ces choses, et désormais, elle devait en assumer les conséquences. Il fini par s'approcher d'elle, et l'enlace. Diana le serre à son tour entre ses bras, s'excuse et disparaît. Elle se dirige vers son semblant de lit, et sort quelques vêtements. Elle se change, puis s’assoit. Cri de rage qui sort de sa gorge. Rugissement sourd et orageux. Elle tape du poing, se met à pleurer. Elle relâche la pression, avec une haine palpable. Elle ne voit plus rien autour d'elle, seulement de la haine et de la peine. Désolation. Elle sent son palpitant se déchirer, ses poumons la brûler. Elle n'en peut plus. Elle a l'impression que le poids du monde repose sur ses épaules, et elle le pense, elle n'est pas assez forte. Elle n'est pas assez forte pour survivre à ça. Elle n'a pas le choix pourtant, elle n'a pas le choix et c'est ce qui la bouffe. Ce qui la terrifie, la terrorise même. Elle sent des bras venir l'entourer, et lentement elle se laisse aller. Parce qu'étrangement, elle en a besoin en cet instant. Elle a besoin de ce contact chaud et protecteur. Pour la première fois, elle a besoin, un bref moment, d'être protégée. Son parfum effleure ses narines, et elle se relève brusquement. « Je n'ai pas besoin de toi. » Il fronce les sourcils Lazar, et il tend sa main vers elle. « Par les Sept, tu ne peux pas me laisser tranquille un seul instant? » Il fait craquer sa mâchoire, et se relève. Elle lève la tête. Il a beau faire deux têtes de plus qu'elle, elle le sait tout comme il le sait, il n'arrivera jamais à la dominer, elle, l'indomptable. « J'ai.. » Elle lève sa main devant elle, lui intimant de se taire. Elle secoue légèrement la tête. « Je ne veux pas savoir. » Elle sait. Il a eu peur. Elle n'aurait pas du agir comme elle l'a fait. Ils auraient dû être plus prudents. Son père avait raison. Il force les choses malgré tout, et se rapproche un peu plus d'elle, jusqu'à ce qu'elle se retrouve accolée au mur froid et humide. « Si tu ne me laisses même pas te dire ce que je pense, à quoi est-ce que tout ça rime? » il accompagne sa phrase d'un mouvement de la main. Elle fronce les sourcils. « Je ne t'ai jamais demandé de rester, je ne t'ai jamais demandé de te joindre à la résistance. Tu n'as pas de compte à me rendre, tout comme l'inverse est vrai. Maintenant, sors de mon chemin. » Il pose une main sur son avant bras, et elle fait un mouvement pour le repousser. Ça lui arrache une légère grimace, elle avait déjà oubliée sa blessure. « Parle moi Diana. On avait l'habitude de tout se dire. » Il joue le numéro du lèche-botte. Sourire narquois qui se peint sur le visage de la déesse. « Pour ton propre bien, il vaut mieux que tu me laisses tranquille Dragomir. » Le ton qu'elle emploie est froid et menaçant. Elle s'éloigne. S'arrête un instant et se retourne vers lui. Elle ouvre sa bouche pour dire quelque chose, mais se ravise.

« Si pour le moment vous avez tous un rôle particulier au sein de la résistance, vous ne devez pas oublier qu'avant tout, vous êtes des soldats. » Son ton est dur, mais sa prestance est charismatique. Déesse au milieu de ses apôtres. Elle joue des épaules, fait quelques mouvements avec ses mains et ses bras lorsqu'elle parle. Aymeric avait toujours été plus doué qu'elle, mais elle se débrouillait bien. « Vous devez être capable de vous défendre. L'armée a son artillerie, elle est préparée au combat. Vous devez être prêt aussi, prêt à vous défendre avec vos poings, avec des armes et tout ce qui passera par votre main. Mais par dessus tout, vous êtes des maîtres. » Elle s'arrête un instant et pose un regard sur les maîtres de l'eau en face d'elle. Elle avait décidé, en partant de sa chambre, qu'il était temps d'en entraîner certains. Ils devaient être préparés. Si elle savait utilisé son élément de manière offensive et défensive, comme les autres membres de sa famille, ils ne pouvaient pas être les seuls à savoir en faire usage. La couronne avait aboli leur contrôle de leur élément, et il était temps de le reprendre. « C'est votre droit, votre pouvoir et votre devoir de ne faire qu'un avec ce dernier. Vous ne connaissez qu'une infime partie de ce que vous pouvez faire. Je vais vous apprendre tout le reste. » Ou tout du moins, tout ce qu'elle pouvait leur apprendre en peu de temps. Ils ne seraient jamais aussi doués qu'eux, pas en aussi peu de temps. Mais elle pouvait les former et les faire avancer bien plus vite. Les entraînements allaient être corsés. « Je vais vous apprendre à transcender, à tirer le meilleur de vous même. Les entraînements seront difficiles, et beaucoup voudront sûrement abandonner mais.. et bien, le résultat ne sera qu'épique. » Elle leur ferait atteindre la quintessence. Ou tout du moins, c'était ce qu'elle désirait. « Commençons par les mouvements basiques. » Ils se positionnent tous devant le bol rempli d'eau en face d'eux. Lentement ils s'exécutent, forment des boules. Tentent de manier l'eau du mieux qu'ils peuvent. Elle arque un sourcil, passe entre ses « élèves ». Elle redresse la position de certains, indique à d'autres une autre manière de faire. Elle pose les yeux sur Circe, adossé contre le mur. Elle ne l'avait pas remarqué avant, ne savait pas depuis combien de temps il était là. Elle plisse légèrement les lèvres, puis retourne à ses élèves. « Maegor, place toi devant moi. » Le maître de vingt-quatre ans s'exécute. Il s'approche d'elle, le torse légèrement bombé et le regard fier. Elle ne lui sourit pas, et détourne simplement son regard. Indifférence. « L'eau est un élément changeant, mouvant. Il faut la voir comme une extension de notre corps, une extension de nos membres. Nous représentons notre élément avec nos bras, nous sommes l'élément. Jusqu'à présent, vous ne m'avez montré que votre capacité à en créer une forme circulaire et à la faire se mouvoir dans le vide selon votre désir. Vous ne la voyez pas comme une extension, mais comme un objet. » Elle s'arrête un instant. Elle commence déjà à se concentrer, à tenter de ressentir l'eau. Parce qu'elle le sait, elle ne se contrôle plus totalement. Elle ne peut cependant pas se permettre de faillir face à eux. Elle ne pourrait supporter un second fiasco en si peu de temps. Elle s'éloigne, et sort une épée. Elle la jette aux pieds de Maegor. « Attaque moi. » Il fronce les sourcils. « N'ai pas peur, attaque moi. » Elle arque un sourcil, lorsque la fierté sur le visage du jeune homme disparaît, laissant place à de l'appréhension. « Je veux juste vous montrer une technique de défense avec votre élément. » Il n'est toujours pas rassuré. La déesse le toise un instant, regard vide et sans expression. « Thorsten, au lieu d'observer de manière perverse la gente féminine dans ton coin, vient plutôt prendre sa place. » Elle sourit à Maegor, qui part se rasseoir d'un pas rapide. Lâche. Voilà le mot qui lui vient à l'esprit. Elle se retourne vers Circe, pose un regard hautain sur lui, et un sourire malicieux et fait glisser l'épée jusqu'à ses pieds. « Tu n'as pas peur de te casser un ongle toi, n'est-ce pas? » Elle recule de quelques pas, lève lentement sa main et l'eau quitte les bols, un à un. Gouttes d'eaux en suspension dans les airs. D'un autre mouvement de la main, elles viennent l'entourer. Elle se met ensuite en position de défense, et l'eau fusionne, formant un courant rapide de faisceaux autour de la déesse. Princesse des eaux, Reine du Styx. Elle jette un regard à Maegor, puis aux autres. Son regard se pose à nouveau sur Circe. Son cobaye pour la fin du cours. « Commençons tu veux bien? » Si elle avait prévu de ne faire qu'une rapide démonstration, l'idée de se battre contre Circe avait fait accélérer son palpitant. Elle fait légèrement glisser sa langue sur ses lèvres, puis se prépare à parer les premiers coups.
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‹ SANG : mêlé, le sang orange vif.
‹ METIER : lieutenant de la résistance dans le secret, il est en public le protecteur d'une femme et un fervent amateur de combats (launondie).
‹ ALLEGEANCE : à un monde nouveau, né des cendres du chaos.
‹ ADIUTOR : son insoumission a créé un lien unique entre elle et lui, mais elle causera aussi leur perte, et ils le savent.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Jeu 13 Juil 2017 - 18:23

Il se murmure que les sœurs Osanos ont foiré leur mission. Ce qui le surprend le plus, c’est que certains aient pu en douter. Parce que la famille de l’eau se voit destituée de son socle d’or, elle deviendrait « la résistance » ? Mais pour résister, encore faudrait-il avoir déjà été battu. Les Osanos qui se sont faits battre ne sont plus là pour témoigner, plus là pour résister. Ne subsistent que les miettes, ces cloportes qui ont pris la fuite pendant les rafles de sang, ces princesses qu’on a cachées pour leur éviter d’entendre le glaive fendant la chair molle, le goût du sang âpre contre la langue. Choyés, préservés, les Osanos n’ont rien de résistants, et ne seront jamais des guerriers. Pour résister, il faut avoir éprouvé. La plupart des mêlés le savent, eux dont le rôle d’adiutor est celui de se battre en permanence pour sauver le cul de demeurés au sang coloré dans le genre Osanos. Regardez-les se pavaner, tout en armes, dans les labyrinthes des souterrains qu’ils occupent comme s’ils étaient un nouveau château sur lequel régner. Il est de ces êtres qui ne semblent faits que pour ça. Se tenir immobiles sur un trône et soutenir de la tête le poids d’une couronne. Dès le retour des deux sœurs, Circe entend courir le bruit d’une convocation immédiate auprès du père – un entretien privé entre membres de la haute-hiérarchie – qu’il imagine ainsi : une brève remontrance de la part de papa, instantanément suivie d’une étreinte qui signifie « tout est pardonné, ma chérie ». Ça lui donne envie de vomir. C’est comme si tout ça n’était qu’un jeu. Une formation anticipée à la self-defense pour des gamines trop gâtées. Le sort de tout un peuple est en jeu, la vie de milliers de soldats en dépend, mais papa a tout pardonné. Parce que tant que Diana et Lula sont vivantes, tout va bien. Le regard, d’ordinaire bleu perçant de Circe, s’est assombri pour ne plus ressembler qu’à un miroir gris insondable. Il parcourt le couloir dans le sens inverse, après avoir fait l’état des lieux auprès des officiers. Rien à battre, des sœurs Osanos : chaque sang vaut le même pesant sur la balance de la Mort, pauvres idiots. Osanos Senior, tu n’es pas aussi blême de peur lorsqu’on te rapporte des centaines de morts qui ne sont pas celles des tiens. Mais un jour… Un jour, il te faudra bien te plier aux lois du destin. Le même pour tous. Un destin que tu pourras tromper un temps, mais pas toujours. Il croise Lazar Dragomir au détour d’un couloir : évidemment, il sort sans doute des appartements privés des Osanos, où il a dû jouer son rôle de chien savant à la perfection. Il a l’air grognon – aucune importance, Circe lui adresse un regard méprisant que n’ensuit d’aucune parole, et poursuit son chemin. Celui-là, songe-t-il dans sa mauvaise humeur, c’est vraiment la lie de l’humanité. Paraitrait qu’il a été combattant, fut un temps. Depuis que Diana l’a asservi, il est incapable de produire autre chose que des étincèles et des regards languissants en direction de sa maitresse. Là parmi eux uniquement par besoin vital de ne pas s’éloigner d’elle plus d’une heure. Heureusement, Krane est debout dans l’antichambre. Se dirigeant directement vers lui, Cir envisage déjà de passer ses nerfs auprès de son compagnon de vie, un des seuls à même de faire le même constat que lui : ils sont entourés d’incapables.

Moins d’une heure plus tard, Circe et Krane en sont venus à l’élaboration de leur prochaine ronde de repérage, quand un groupe de mêlés passe à toute vitesse devant l’antichambre qu’ils occupent tous deux, les incitant à lever les yeux de la carte posée à plat sur la table. Ils entendent distinctement ce dont il est question, les soldats ne se donnant pas la peine de chuchoter : Diana Osanos donne une leçon de combat aux maitres de la résistance. Circe échange un regard avec Krane : celui du orange est ironique, celui de Krane est sombre. Quelques secondes suffisent à Circe pour rejoindre l’assemblée. Deux niveaux composent le cercle qui entoure Diana : au premier, les maitres, au second, masqués par l’ombre immense des colonnes de marbre qui soutiennent les souterrains, les mêlés, avides de technique et de brutalité. Songeant que le spectacle vaut sans doute le détour, Circe se glisse parmi les soldats et prend place contre un des murs, appuyé d’un pied, comme à son habitude. Bras croisés, il ne retient pas un sourire railleurs à l’entente des paroles de la princesse. « Vous devez être capables de vous défendre ». Ouais, ça vaut aussi pour toi, Osanos, se murmure-t-il en pensée à lui-même, son regard bleu posé sur l’avant-bras de la brune, visiblement blessé. L’ensemble des maitres boit ses paroles comme une eau de jouvence. Pas étonnant quand on voit leur niveau de combat. « Je vais vous apprendre tout le reste ». Ben voyons. Son sourire railleur ne le quitte que lorsque Diana soulève le contenu d’une bassine d’eau et en fait une boule dont il peut ressentir l’énergie puissante de là où il se trouve. Ne prêtant plus aucune attention aux demeurés qui tentent de reproduire ce qu’elle fait, il se contente de l’observer, elle et sa magie. Il la suit du regard quand elle passe entre les maitres pour les féliciter ou les corriger, jusqu’à ce qu’elle l’aperçoive en train de l’observer. Impassible, il soutient son regard sans ciller. Elle appelle soudain un des maitres à s’emparer d’une épée et à l’attaquer. Voilà qui devrait être intéressant, non pas du côté du maitre, mais de celui de Diana et de son pouvoir. Exaspéré par l’idiotie du jeune maitre, incapable d’oser attaquer la princesse, Circe ferme les yeux. Cette séance d’entrainement est stérile, autant cesser de perdre son temps. Il s’apprête à quitter les lieux quand son nom résonne soudain contre les parois de la salle, et les regards se tournent vers lui. Stoppé dans son élan, il hausse un sourcil à l’entente de la raillerie de Diana au sujet de son observation. Dans un froncement de nez, il se retient de lui rétorquer que tant qu’à faire preuve de perversité, autant se diriger vers des femmes dignes d’un tel intérêt. D’un coup de pied, Diana Osanos lui envoie l’épée dans un crissement. Là encore, il ferme les yeux quelques secondes pour retenir les répliques qui lui brûlent la langue. C’est ta tête, Osanos, qu’il a peur de casser. Lorsqu’il rouvre les yeux, c’est pour les poser sur les siens et la regarder fixement. A quoi joue-t-elle ? Déjà, un frisson d’excitation parcourt la foule, notamment du côté des mêlés, où l’on se demande si le lieutenant va oser défier véritablement le capitaine. La réponse est non, bien entendu. Aucune intention d’abîmer le petit trésor, que papa a failli perdre cet après-midi – Osanos Senior doit à peine se remettre de ses palpitations, ce n’est vraiment pas le moment pour quiconque de blesser sa fille. De plus, cet exercice est ridicule : elle se met en position de défense, comme si dans la vie réelle, il allait prévenir son attaque… Mollement, il se penche et se saisit de l’épée, sans la moindre intention de fournir un effort crédible. Son poignet se durcit et, d’un bond agile de la jambe gauche, il fait un pas vers elle et brise ses défenses liquides de la pointe de la lame.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Sam 15 Juil 2017 - 17:25


circe & diana
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Il lance l'assaut, et ça l'excite Diana. La lame s'enfonce dans l'eau, brise le courant. Elle fait un mouvement du bras, tout en tournant sur elle-même. Elle voit ça comme une danse, et elle en oublie tout le reste. Les tensions qu'elle avait jusqu'à maintenant commencent doucement à s'évaporer. Elle en oublie les pseudos maîtres qui regardent la scène avec attention, où les quelques mêlés emplis d'excitations. Elle en oublie même son fiasco, et son erreur monumentale. Lentement, la princesse redevient combattante. Elle en oublie sa couronne, et ne pense qu'à se battre. Le flux d'eau autour d'elle se transforme rapidement en courant de glace, qui la protège des coups d'épée de Circe. Son regard croise le sien, et son regard ambré se met à scintiller d'envie. Elle s'écarte, évite l'épée de Circe. Il aurait pu la toucher s'il en avait eu envie, elle en était certaine. Son lieutenant se retenait. Elle se mordille la lèvre inférieure, puis change le courant glacé. Il prend la forme d'épées, et les mouvements de ses mains les font se mouvoir dans les airs. Le bruit de l'acier contre la glace fait écho dans les souterrains. Ça lui rappelle des souvenirs. Elle se perd dans ses pensées, son corps commençant doucement à fonctionner par automatisme guerrier, mémoire physique. Elle se souvient des mercenaires au château. Des bruits du combat avant qu'ils n'atteignent enfin Aymeric, et que d'un coup d'épée, ils lui tranchent la gorge. Diana avait réussi à tuer l'un de ses bourreaux, lors de sa dernière mission. Si elle ne s'était donc pas déroulée comme prévu, elle gardait toujours le souvenir de son pic glacé s'enfonçant dans la poitrine du soldat. Sa vengeance n'était pas terminé, elle le savait, mais elle avait bel et bien commencé. Diana reporte son attention sur le combat. Elle échange un dernier coup d'épée avec Circe, puis s'éloigne. Elle retire sa position, puis d'un mouvement de la main, fait revenir l'eau dans les bols. Elle ne transpire pas, et malgré la blessure à son bras, n'est même pas essoufflée. Ces derniers jours avaient pourtant été fort en émotion. Pas ce combat. Elle se tourne vers l'assemblée. « Tu vois Maegor, ce n'était pas sorcier. » Elle passe une main dans ses cheveux, et regarde Circe commencer à s'éloigner. Elle fronce les sourcils, puis baisse les yeux le temps d'un instant vers le sol. Elle reporte ensuite son attention vers ses élèves. « On se retrouve ici demain, à la même heure. Préparez vous bien. » Ils se dispersent alors, mais elle ne bouge pas. Elle porte une main à son épaule. Ses points de suture n'ont pas bougés d'un seul pouce. Elle expire doucement, puis porte son attention sur les bols d'eau. Ils vibrent. Elle avait déjà perdu le contrôle, ces derniers jours, elle ne pouvait pas se permettre de recommencer. Elle secoue sa tête, puis quitte la pièce la dernière. Elle a des comptes à régler. Elle avance d'un pas rapide, et le rattrape dans les souterrains. « Ne refais plus jamais ça. » Elle l'attrape par le poignet, pour le forcer à se retourner. Quelques résistants passent à côté d'eux, et elle remarque qu'ils ont l'oreille tendus vers eux. Ils font mine de continuer leur route malgré tout. « Ce n'était même pas un vrai combat, et tu ne t'es même pas donné à dix pour cent de tes capacités. »  Elle fronce les sourcils, croise les bras sur sa poitrine. « Quel est ton problème ? Je ne mérite pas de croiser le fer avec toi, c'est ça? » Elle fait craquer sa mâchoire. Elle est énervée, pas encore en colère. Il n'a pas envie de parler ici, et elle le comprend, malgré tout. Pourtant, elle ne peut s'empêcher de continuer dans sa lancée. Les mots traversent ses lippes, comme le flux des vagues. L'agacement se fait sentir sur son visage. Elle a retenu trop de choses aujourd'hui, et même si, durant un bref instant elle s'est laissée allée à faire sortir ses émotions, ça n'était pas assez. La princesse est à fleur de peau. « Tu sais quoi ? Tu ne mérites même pas qu'on entre dans cette discussion maintenant. » Elle s'écarte et le laisse reprendre sa route. Elle voit un mêlé dans un coin, qui détourne le regard de leur conversation. « Bouge. » Elle n'aurait pas dû venir vers lui, alors qu'ils étaient entourés. C'était complètement ridicule. Elle enchaîne les erreurs en ce moment, et elle s'en veut. Mais la colère en elle, gronde. Elle se manifeste enfin. Elle s'apprête à partir dans la direction opposée, mais décide finalement de terminer sa conversation avec le lieutenant.

Elle le retrouve au niveau des bassins. Si l'idée de se retrouver au milieu de l'eau, aurait dû l’apaiser, ce n'est pas le cas. Elle pose son regard sur son dos nu, et la musculature de ce dernier. Son palpitant accélère rapidement, et elle sent un feu étrange grandir au niveau de ses reins. Elle détourne le regard, et porte son attention sur les lieux. La mort. Voilà ce qu'elle respire ici. Elle et les siens avaient creusés leurs propres tombes, s'étaient enfoncés dans le royaume des morts. Elle n'en pouvait plus elle-même de cet endroit, et elle comprenait la mauvaise humeur des résistants. Ils dansaient avec la mort, comme si elle était une vieille amie. Elle s'avance et les bruits de ses pas, font se retourner Circe. Elle se mordille la lèvre, alors qu'elle pose désormais les yeux sur son torse, remontant tant bien que mal vers ses lèvres, puis ses yeux. « Tu es décevant, Thorsten. » Elle passe sa main dans ses cheveux. « Je pensais que tu étais un guerrier, un combattant émérite. Lazar t'appelait le roi mort au début, et m'a longuement parlé de ta réputation.. mais aujourd'hui, il a peut-être raison..  » Elle fait mine de réfléchir. « Tu n'as plus rien de ce pseudo roi. Tu n'es plus qu'un homme faible ayant échangé ses chaînes pour d'autres. » Elle plonge son regard dans le sien, impénétrable. Seules les lippes de la déesse émettent une émotion, sourire narquois et à la limite du désolé. Elle voulait l'énerver, le faire sortir de ses gonds, et s'il répondait, elle était certaine d'arriver à ses fins. Elle voulait qu'il lui montre de quoi il était réellement capable, elle en avait besoin. Ces paroles auraient une fin violente, elle le savait, mais elle désirait ça ardemment.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Lun 17 Juil 2017 - 18:32

Diana, Diana, Diana. Elle danse comme elle ferait l’amour, son regard d’ambre s’évade et regarde Circe comme s’il voyait à travers. Comme une femme en train de jouir vous voit sans vous voir. Intrigué, presque fasciné, il ne se soucie guère de la blesser, de faire le moindre effort pour offrir à la foule une manifestation de force : il observe. Prêt à se manger tous ses coups sans faire un geste pour les arrêter. Il n’est pas là pour ça, il ne l’a pas décidé. Et Circe Thorsten décide de ses combats. Ce qui défile dans l’esprit de la brune incendiaire à cet instant, il ne veut pas le savoir. Il reste sagement à l’orée de ses pensées, il regarde avec la vue, simplement, enfermant son sixième sens à l’intérieur de lui. Lorsqu’elle cesse sa danse, Diana n’est même pas essoufflée. Tout cela était si naturel, chez elle : une danse répétée, quelques pas connus par cœur, appris il y a longtemps. Comme un livre que vous avez déjà lu et dont vous tournez les pages, à la recherche d’une phrase qui vous reste éparse en mémoire. Vous savez qu’elle est par là, plutôt au début. Vous la connaissez sans vraiment la connaître. Qu’en sera-t-il, Diana Osanos, quand il faudra danser sur un fil que personne n’a tendu pour toi ? Quand il faudra sauter dans le vide ? A présent que c’est terminé, Circe ne se donne pas la peine de ramasser l’épée à terre ; il tourne les talons et s’en va. Elle l’a presque trempé, il pense avoir mérité un bain dans les entrailles du souterrain de la résistance, et surtout, une trêve de présence osanesque. Pour le moment, les Osanos lui sortent par les yeux. Il s’enfonce dans la moiteur collante des souterrains. Le temps est chaud, les sous-sols de la ville ressemblent parfois à une fournaise infernale. Il ne se retourne pas lorsqu’il entend des pas, pas plus que quand c’est la voix facilement reconnaissable de Diana qui résonne dans son dos. Il la savait avant qu’elle ne parle. Il avait capté le bouillon de sa colère, sa vexation de femme guerrière. Elle scintille autour d’elle comme un halo lumineux et rougeâtre. Diana Osanos lui saisit le poignet, et il daigne lui jeter un regard, perplexe et agacé. Si la colère de la brune est un feu grondant, celle de Thorsten est comme ses yeux : d’acier. Sa mâchoire ne descelle pas, tandis que celle de la princesse craque de frustration. Circe retient chaque mot, enferme chaque parole. Tout ce qui lui vient ne servirait qu’à la faire sortir de ses gonds : pas assez perdu pour la semaine, Osanos ? Te faire battre une fois, ça ne te paraît pas suffisant ? Tu veux ajouter l’humiliation à la blessure ? Son regard hautain parle pour lui, et Diana semble le comprendre lorsqu’elle le lâche, dégoûtée mais aussi… étrangement calmée. « Bouge », sonne sa voix rocailleuse, suffisamment agressive pour leur attirer quelques regards étonnés. Bien, Osanos, continue comme ça. Montre aux soldats qu’il y a des frictions entre nous, le capitaine et son lieutenant, histoire de parfaire l’effritement ridicule de ce que tu appelles naïvement résistance. Elle a l’air de comprendre qu’elle fait une erreur, et s’en va dans un demi-tour, sa cascade de cheveux bruns soufflant un air chaud au nez de Thorsten. Il la regarde s’éloigner, avant de reprendre sa propre route dans une attitude impassible, aussi neutre que si rien de ce moment ne venait d'avoir lieu.

Il a déposé ses vêtements en tas roulé contre le sol de pierre chaude, et sa nuque sur le rebord de l’immense bassin. Ses bras le soutiennent de chaque côté, tandis que la tête rejetée en arrière, il essaie de faire taire le flux criant de ses pensées. Ne rien écouter. Ne rien capter à la ronde. Vos pensées vous appartiennent, bordel. Comment cette eau peut-elle être aussi chaude ? C’est insupportable de ne pas pouvoir obtenir le moindre bain glacé en cette saison étouffante. Avec le temps, il a appris à maitriser quelque peu son pouvoir : c’est comme des acouphènes incessants. Le bourdonnement des pensées d’autrui ne s’arrête jamais en lui, tout au plus il a appris à transformer les hurlements en chuchotements. Soudain, un flux brûlant le traverse, de la trachée jusqu’aux cuisses, scindant son torse comme un éclair. Il sent un désir, brusquement étouffé façon drap jeté sur un brasier. Il sent une mélancolie désespérée emplir les lieux, se déposer contre les murs humides et y suinter. Il tourne la tête, et aperçoit du coin de l’œil Diana, debout derrière lui. Elle se sent plus qu’enfermée ici ; elle se sait prise au piège. Seuls les rats peuvent se faire aux égouts, mais les oiseaux, eux, peinent à y survivre. C’est déjà ça de le reconnaître, songe-t-il en la laissant parler la première. Il la suit du regard s’avancer vers lui, l’observer de bas en haut – et non de haut en bas, signe qu’elle a revu sa position depuis la dernière fois qu’ils se sont croisés. Elle ressemble à un volcan dont l’éruption aurait été engloutie par sa propre roche, figée en une lave mate et solide. Etrange, pour une fille de l’eau. Rapidement, il ne peut que constater que l’eau qui dort n’en est pas moins dangereuse. Le discours de Diana n’a rien à voir avec son apparence lassée, sa main passée négligemment dans ses cheveux. Sa voix suave ne masque pas une agressivité grinçante. Il l’écoute, attentif, jusqu’au bout. Elle le dénigre, point par point, depuis le présent jusqu’au passé (sa renommée de combattant). Elle porte un nouveau coup, savamment pesé, avant de plonger son regard ambré dans le sien. Il attend quelques secondes, seulement pour lui donner l’espoir d’être parvenue à ses fins. Un petit suspense qu’elle a mérité. Aucun sourire ne vient barrer le visage de Circe, qui donne à Diana toutes les clés pour imaginer qu’elle a réussi, qu’il est blessé, en colère. Et puis, sans prévenir, il sourit largement. — Il va falloir prendre des petits cours de provocation, Osanos, suggère-t-il dans son amusement ouvertement moqueur. A ce jeu, elle risque sans aucun doute… de perdre. Mais elle commence à en prendre l’habitude. — Ravi que mes exploits t’aient été contés, ajoute-t-il plein d’ironie, — j’en déduis que tu as de la chance que je ne sois pas à la hauteur de ma réputation… Ses yeux bleus se posent sans plus de cérémonie sur l’épaule de la princesse, qu’il a deviné blessée dès qu’il l’a vue. Il sait qu’elle va exploser. Il le sait parce qu’il la sait. Méprisant, il renifle légèrement en changeant ses jambes de place en-dessous de l’eau. — Mais puisque tu parles de ce bon vieux Lazar… Comment as-tu fait pour le semer ? Il fait mine de chercher l’adiutor de Diana, sondant les bains d’un bref mouvement circulaire. — Tu parlais de chaines ; je sais que les vôtres ne sont pas extensibles. Tout le monde sait que l’adiutor de Diana Osanos la protège comme une enfant de cinq ans. A côté, Circe et Lana ont l’air de lointaines connaissances. A moins que Diana soit venue seule jusqu’à ce lieu isolé, exprès pour faire face à Thorsten sans la moindre aide possible ? Il n’en faudrait pas moins pour éveiller tout l’intérêt du lieutenant.
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‹ SANG : silver, le sang palpite, suinte telle des perles nacrées. couronne brisée et enfouie dans un sarcophage, elle est la légitime héritière de la nation de l'eau. atlantide perdue.
‹ METIER : capitaine au sein de la résistance, elle gère cette dernière aux côtés de sa famille. princesse d'une nation oubliée, plongée dans les abysses d'un monde laissé à feu et à sang. paix dystopique, qu'elle tente d'absoudre.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Lun 17 Juil 2017 - 22:06


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Elle espère qu'il lui répondra. Elle espère qu'il arrivera à lui clouer le bec la gamine. Parce que c'est ce dont elle a besoin. La déesse a besoin de se sentir maîtrisée, elle a besoin de trouver quelqu'un à sa hauteur. Quelqu'un qui arrivera à la faire taire, à assécher le poison qui suinte de ses lippes. Parce qu'elle n'a trouvé personne à la hauteur jusqu'à maintenant. Pas même son père, qui ne sait juste qu'atténuer les flammes incandescentes qui règnent dans sa poitrine. Fille de l'eau, elle était pourtant un savant mélange entre la glace et le feu. Lave qui pulse dans ses veines, ardent brasier qui alimente son palpitant. — Il va falloir prendre des petits cours de provocation, Osanos, Elle lui rend son sourire la déesse, de manière plus féline, plus amusée encore que la sienne. — Ravi que mes exploits t’aient été contés, j’en déduis que tu as de la chance que je ne sois pas à la hauteur de ma réputation… Elle lève les yeux au ciel, dans le même sourire malicieux qu'elle imprègne sur son visage. « Je dirais plutôt que c'est toi qui a de la chance. Tu n'as pas eu vent de mes magistrales prouesses ? » Son sourire se perd, quand elle le voit déposer ses pupilles sur son épaule blessée. Elle baisse légèrement les yeux. Cicatrice qu'elle gardera à vie. Éternel souvenir de son fiasco, de son erreur à elle. Mais ce n'était pas le seul souvenir qu'elle gardait de cette expédition. Elle gardait aussi celui d'avoir enfoncé son pic glacé dans la poitrine de l'un des bourreaux de son frère. S’additionnait à ça, ses exploits. Elle avait joué avec sa vie, elle avait jouée avec le feu. De manière imprudente et irréfléchie, mais une part d'elle avait adoré ça. Se perdre dans le non contrôle. Elle était dangereuse. Elle oublie cette pensée, et préfère passer à autre chose. — Mais puisque tu parles de ce bon vieux Lazar… Comment as-tu fait pour le semer ? Elle reprend contenance la princesse, et un sourire refait surface sur son visage. Elle souffle malgré tout légèrement, faisant mine d'être exaspérée. — Tu parlais de chaînes ; je sais que les vôtres ne sont pas extensibles. « Elles le sont de plus en plus depuis que j'ai, accidentellement, manqué de le tuer. » Elle plonge ses pupilles tant bien que mal dans les siennes. « J'ai raté mon coup, je n'avais pas vu l'inscription en petit caractère sous le contrat qui disait que je finirai de la même manière que lui. » Elle se retient de mordiller sa lèvre inférieure. Elle n'est pas à l'aise, et ça lui arrive rarement. Elle est de ce genre de personne qui rend les gens mal à l'aise, qui les poussent dans une zone d'inconfort d'un simple regard. Et aujourd'hui, la déesse à la langue acérée ne sait plus où se mettre. Ce ne sont pas les paroles de Circe qui la mettent mal à l'aise, mais c'est sa présence, sa prestance. Cette confiance en lui, impertinente et insolente. Et ce corps divin. Surtout ça. Elle détourne le regard un instant, et se remet à contempler le décors. Ses yeux se posent sur le bassin et l'ondulation de l'eau, se perdent un instant dans une contemplation paisible avant de darder ses ambres dans ses saphirs à lui. « J'imagine que l'idée de te voir en tenue d'Adam ne devait pas l'enchanter non plus mais.. s'il te manque tant que ça, je peux très bien aller le chercher ! » Elle fait mine de tendre le bras vers l'endroit où elle est arrivée. Lazar avait toujours le don pour se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Autrement dit, aux basques de Diana alors qu'elle ne le désirait absolument pas. Malgré tout, elle ne pouvait pas cacher le fait qu'elle l'appréciait. Elle avait beau l'éloigner d'elle, elle avait beau tout faire pour qu'il la laisse vivre en paix, l'adiutor restait malgré tout. Elle ne savait pas si c'était de l'amour ou de la stupidité, mais c'était forcément l'un ou l'autre. Du masochisme, peut-être. Lazar était peut-être intéressé par ce genre de choses, elle ne savait pas ce qu'il faisait la nuit, lorsqu'elle dormait et qu'il n'était pas à son chevet. Elle n'avait jamais goûté à ça Diana, de toute manière. Elle ne comprenait pas réellement la simplicité d'un tel acte, elle ne comprenait pas ce qu'était réellement le désir, ce que c'était de vouloir quelqu'un d'une manière si intense que cela en devenait bestial. Elle n'avait jamais explorée ce côté animal de sa personnalité, et n'était pas prête à le faire. Il voulait simplement s'exprimer sur le champ de bataille, pour l'instant. Son corps et son esprit en avaient besoins. C'était comme une litanie qui se jouait dans sa tête, un requiem. Palpitant qui ne demande qu'à sortir, s'échapper de sa cage. Elle veut déverser le Styx. Elle veut qu'il lui montre ce dont il est véritablement capable. Elle retire ses chaussures, puis son haut, découvrant ainsi une partie de sa poitrine, cachée malgré tout par un soutien gorge d'un noir de jais. Elle venait de se rendre compte que son haut lui collait à la peau, comme s'il essayait de pénétrer cette dernière à cause de l'humidité. « Ça ne te dérange pas. » Ce n'est pas une question, pas même une affirmation. Elle avait eu besoin de se mettre à l'aise. Elle inspire, puis ferme les yeux. Mouvements des bras, qu'elle entreprend une nouvelle fois. Elle ne se concentre sur rien d'autre que sur le clapotis de l'eau, et la fumée chaude qui émane des roches. Elle oublie l'espace d'un instant ses problèmes, sa famille, son statut. Et elle ne suit que le gré de ses envies. Déesse abyssale, qui doucement fait se mouvoir l'eau. Courant qui anime le bassin, comme s'il était caressé par une légère brise. Elle sourit, parce qu'elle est certaine qu'il est en train de la regarder. Qu'il est en train de se laisser à la contemplation de la princesse des eaux, maîtresse de l’Atlantide, empire enseveli sous les flots. Comme sa nation. Princesse déchue. Elle crée un flux dans l'eau, changeant au gré de ses envies. Et sans attendre, elle relève les bras. Elle fait un mouvement du poignet, et l'eau entraîne subitement Circe vers le fond, avant de le rejeter sur le sol. « Oh.. désolée. Je ne voulais pas te surprendre. » Elle penche la tête sur le côté. « Ni te faire mal d'ailleurs. » Ironie dans sa voix. Elle détourne malgré tout le regard, quand elle se rend compte qu'il est nu comme un vers en face d'elle. Les joues teintés de rouge, elle donne un petit coup de pied dans ses vêtements, dans sa direction. « Tu me disais quelque chose par rapport à ta réputation je crois.. rafraîchis moi la mémoire tu veux? » dit-elle en faisant des mouvements de la main, comme si elle était en train d'essayer d'attraper le souvenir au vol.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Mar 18 Juil 2017 - 23:06

Lui faire le coup du « c'est pas moi c'est toi », ça dépasse l'entendement côté maturité. Légèrement perplexe, il la suit néanmoins du regard alors qu'elle se pavane autour du bassin, à la recherche de la meilleure démonstration à lui offrir pour l'impressionner. Éternellement, elle agit en princesse devant une cour rassemblée devant elle et prête à prendre le temps de l'observer, de l'acclamer. Il n'y a que le regard pertinent qu'il jette à sa blessure d'enfant qui lui fait baisser les yeux, et prendre conscience de sa faiblesse. Pas seulement physique, mais aussi et surtout morale. Avoir la haine parce que son frère est mort ne suffit pas à créer une guerrière. Connaître la technique et les bons endroits où frapper, ça marche quand on a un, des coups de chance. Mais la vraie vie, le coup survenu en pleine rue et dans le dos, c'est autre chose. Il n'y a qu'une manière d'apprendre : le vivre, sans cesse. Apprendre à vivre avec la peur et le stade reptilien de la réflexion. Ne jamais baisser sa garde, même en dormant. Petit, il était réveillé toutes les nuits, par le hurlement d'un homme qu'on agresse pour le voler ou le tuer, par le hululement d'une chouette scindant les ténèbres. La colère de Diana s'appelle Haine. Aussi passagère et inefficace que l'amour. Ça n'est pas un stade permanent, ça n'est pas une manière d'être qui lui sied comme un second vêtement par-dessus la chair. Il suffit de la regarder cesser d'en rire, de capter le flux malheureux de ses pensées, pour comprendre que sa violence n'est qu'une échappatoire pour s'éviter le désespoir. Le souffle exaspéré de la princesse ne trompe pas le télépathe lorsqu'il est question de son adiutor : elle se sait adorée, et elle aime être courtisée par cet abruti éperdu d'amour. Elle le rejette loin d'elle parce qu'elle en sait l'effet : plus elle lui résiste, et plus il s'accroche. Des enfants, songe-t-il en la regardant. Une gamine qui prend lentement conscience – peut-être plus lentement que les autres à cause du cocon protecteur dans lequel elle a si longtemps baigné – de sa transformation en femme. Les filles de la rue sont déjà des grand-mères, à l'âge de Diana, mais il suffit d'observer la jeune Osanos pour ne voir qu'un entre-deux. Une enfant tiraillée par son envie d'être femme, et son besoin rassurant de rester une gosse. L'enfance, on ne peut pas dire qu'il ait lui-même connu ce stade de la vie. Il n'a pas vraiment eu le choix : grandir, et vite, ou mourir. Face à chaque adversaire plus fort que lui – et ils sont nombreux – toujours trouver une alternative, une ruse pour se rendre intouchable. Il hausse un sourcil, ne masquant que peu sa surprise à l'entente de la révélation de Diana : elle aurait manqué de tuer son adiutor ? Il n'en croit pas un mot. L'accident a peut-être eu lieu, mais Lazar n'a jamais véritablement frôlé la mort. Et si Diana en parle devant lui avec un détachement trop fortement dosé en ironie, il imagine à quel point l'événement l'a sans doute ébranlée. Un sourire mauvais se dessine en coin de sa bouche, sourire que Diana interprètera sûrement comme un contentement sadique à l'idée d'une possible fin définitive de Lazar – mais il n'en est rien. C'est d'imaginer la peur dans les yeux de la princesse en voyant le mal causé, Lazar effondré contre le sol, qui lui déclenche un rire intérieur. La suite est lamentable : la seule raison d'avoir épargné Lazar serait d'avoir voulu sauver sa propre vie ? Il lève les yeux au ciel. Quelle excuse pathétique à son attachement puéril. Après un silence que Circe ne briserait pour rien au monde, trop content de la voir soudain étrangement mal à l'aise, se mordant la lèvre inférieure, elle fait mine d'appeler Lazar à les rejoindre. Immédiatement, Circe fronce les sourcils. Va-t-elle réellement … ? Il s'attend presque à voir l'adiutor débarquer instantanément, comme s'il était caché derrière la porte depuis l'entrée de Diana. Sur ses gardes, il patiente, sa mauvaise humeur soufflant un nouvel orage à l'intérieur de lui, mais rien ne se passe. Sur ce coup, Diana l'a eu. Il faut dire qu'il aurait été si probable que Lazar se pointe dès le bras de sa maitresse tendu vers l'espace vide, qu'il ne s'en veut même pas d'être entré (trop) facilement dans son jeu. Il repose ses yeux gris sur Diana, quand elle décide de retirer son vêtement, dévoilant sa poitrine recouverte de tissu noir, son ventre aux muscles fins et arrondis, qu'il ne se prive pas d'observer puisqu'elle semble presque le lui demander sans le dire. Diana a beau être jolie, il peine à se défaire de l'impression tenace qu'elle est encore une gosse. Et ce corps, aussi féminin, aussi tout-en-courbes soit-il, reste le corps d'une petite fille. Indésirable, ou presque. Il imagine la tête d'Osanos Senior s'il le voyait en train de contempler la poitrine de sa petite princesse, et étonnamment, ça a le don de l'exciter quelque peu. Diana a fermé les yeux ; elle est devenue bien plus sensuelle que lorsqu'elle darde sur lui son regard de bourgeoise courroucée ; et ses bras s'élèvent dans le ciel pour faire frémir la surface de l'eau dans laquelle baigne Circe. « Ok », semble prévenir son cerveau en alerte. « Elle va faire un truc ». Mais quoi ? Curieux, il attend le choc. Osera-t-elle entamer les hostilités ? Seule face à lui, sans aucune armure pour se mettre en travers des coups de Thorsten ? Il n'ose y croire, quand soudain, c'est comme si l'immense baignoire toute entière désirait l'absorber. L'avaler.

Il a à peine le temps de retenir sa respiration, que le siphon l'entraine violemment jusqu'au fond. Les yeux ouverts, emprisonné dans un cocon liquide, il se laisse embarquer pour se sentir rejeté hors du bain avec la brutalité d'un fouet. Son corps s'étale douloureusement sur le sol tiède, et il se retient des deux mains, les bras tendus en arrière. Diana lui assène un commentaire plein d'ironie tandis qu'il crache au sol le peu d'eau qu'il a avalé pendant son immersion. — Ah, j'ai l'air surpris, grogne-t-il sans poser la question dans une mauvaise humeur qui n'en est pas une. En réalité, il est ravi. Diana est entrée dans le ring, et si elle a eu le plaisir de commencer en premier, elle n'est évidemment pas sans imaginer qu'il va répliquer. Peu gêné par sa nudité – en tout cas, pas devant elle – il se redresse sur le sol et dénigre amplement les vêtements qu'elle lui envoie du bout du pied. Ses joues ont rosi, constate-t-il dans un sourire conquérant, à la recherche de n'importe quel indice lui montrant qu'il reprend rapidement le dessus. Altier, il s'avance vers elle à pas lents, se déplaçant de la même façon que s'il avait porté une cape ourlée d'or. — Tu vois, Osanos, il y a une raison pour laquelle tu es encore de ce monde. Tu t'es faite à l'idée que cette raison se compose de deux éléments : ta propre force de volonté, et sans doute un bon karma général. Il la domine à présent d'une tête, ses yeux bleus glacés baissés sur les siens tandis que des goutes d'eau perlent aux pointes de ses cheveux. — En vérité, l'unique raison de ta survie est une hydre à deux têtes. Elle porte les noms de Johann et Lazar. Peut-être aussi Atalante, mais dans une moindre mesure. Les personnes qui t'aiment t'ont toujours protégée, et elles continuent de le faire. Ton père t'a même offert un bouclier dont tout un chacun serait en droit de rêver : son nom, capable de maintenir à distance de toi la plupart des brutalités et des injustices. Un sourire amusé vient étirer ses lèvres, et il la détaille rapidement de haut en bas. — Ce que tu prends pour un halo guerrier émanant de toi, je vais te dire ce que c'est. Un nom de famille, murmure-t-il en plongeant plus encore dans le fond de ses pupilles dardées sur les siennes. Même si elle est intimidée par la présence d'un homme nu la dominant de toute sa taille et de toute sa musculature, Diana n'est pas effrayée. Effrontée et plus sensuelle qu'il ne l'a jamais vue, elle semble se métamorphoser devant lui. Bon acteur, il feint de ne pas en être perturbé, quand bien même cela soulève en lui un étrange attrait, totalement inattendu. Il lui tourne le dos, provocateur, lui offrant à la vue l'autre côté de son physique, avant de se placer debout sur le rebord du bassin et de la regarder à nouveau. Toute trace d'amusement mesquin a quitté les traits du visage de Circe. C'est à présent la dureté qui l'anime, la même qu'on pouvait voir sur le visage de Diana quand elle s'adressait, en tant que professeur, à la foule des maitres prêts à apprendre d'elle. — Puisque tu me demandes de te rafraichir la mémoire, je vais te rappeler un fait que tu sembles avoir oublié : je ne fais pas partie de ceux qui t'aiment, Osanos. Et je n'ai aucune intention de te protéger de quoi que ce soit – encore moins de moi, souffle-t-il en emportant les deux derniers mots de sa phrase tout droit dans l'esprit de Diana, qu'il pénètre subitement. Il la voit vriller, il sait qu'elle ne s'y attendait pas. Les « orange » sont presque inexistants sur la planète, et ceux qui vivent en liberté sont soit traqués, soit n'oseront jamais pénétrer l'esprit d'un maitre. S'installer dans l'esprit inconnu de Diana est un véritable festin. Elle est tendre, incroyablement douce, un rocher recouvert de lave brillante et chaude. Il broie avec force la carapace durcie par l'oxygène vitale et s'enfonce dans le magma palpitant qu'il trouve au creux du cerveau de la princesse. Là, tout est désordonné. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, elle le sait en elle, mais ignore tout de cette sensation, et n'a aucune idée de comment l'en faire sortir. Il sourit sans la quitter des yeux. Ce qu'il fait peut être puni de mort. Il suffirait que qui que ce soit entre... Ils n'ont plus le temps.  « Saute », ordonne-t-il à l'esprit embourbé de Diana, dont le regard se pose sur le bassin rempli de l'eau qu'elle a elle-même préalablement tourmentée. Si elle est maitresse des flux physiques, il est, lui, dieu des flux métaphysiques et invisibles. Les fils qui la retiennent à l'existence sont à présent entre ses doigts, et il la manipule avec l'adresse et la dextérité d'un télépathe entrainé lorsqu'elle se jette dans l'eau. Sa tête brune disparaît sous la surface et il l'incite à aller jusqu'au fond du bassin. Il est avec elle. Avec elle, il ouvre ses yeux paniqués dans l'eau, dont l'épaisseur l'enferme lentement. Bientôt, elle manquera d'air.  « Ne bouge pas. » Et Diana ne bouge pas, tandis que Circe sent ses cinq sens s'affoler à l'intérieur de son esprit, gifler sa volonté et la supplier de se libérer de son emprise. Les secondes s'écoulent dans une lenteur de mort. Et c'est la mort elle-même qui, insidieusement, vient serrer Diana Osanos dans ses bras tandis qu'elle étouffe sous la surface de l'eau, dans les entrailles d'une terre dont elle n'est plus maitresse – une terre qu'elle n'a jamais, ô grand jamais possédé. Il ne parle jamais à ses victimes lorsqu'il prend possession d'elles. Circe n'est pas cruel. Il laisse le silence faire son travail, jouer sa musique de panique. Peut-être que ça devrait s'arrêter là. Sans doute. Diana ne va pas tarder à reprendre une inspiration vitale, et à faire entrer de l'eau dans ses poumons. Alors plus personne ne pourra l'aider, et il mourra avec elle, assis dans ses pensées comme un roi sur un trône indéfectible. Et merde. Il descend dans l'eau et s'y enfonce à son tour, jusqu'à lui faire face. Il contemple son expression et, pour la première fois, la trouve magnifique. Il s'éjecte de son esprit et frappe le sol, ses doigts enserrant la nuque de Diana Osanos sans force pour la remonter en même temps que lui. À bout de souffle, choquée, elle semble perdue lorsque sa tête jaillit à la surface, et il la soulève par la taille pour l'emmener jusqu'au rebord, où elle pourra s'agripper sans son aide. Il sait qu'il est allé trop loin. Mais elle sait qu'elle l'a demandé.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Mer 19 Juil 2017 - 16:53


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where there's a flame, somebody get burned.


Le roi mort s'approche d'elle, la tête haute. Elle se force à rester bloqué dans ses yeux. Elle s'empêche de voir ses muscles se tendre, se mouvoir pour lui permettre d'avancer. Enchevêtrement viril et dominateur qui s'approche d'elle. Mais elle ne se laissera pas démonter la princesse. — Tu vois, Osanos, il y a une raison pour laquelle tu es encore de ce monde. Tu t'es faite à l'idée que cette raison se compose de deux éléments : ta propre force de volonté, et sans doute un bon karma général. Elle ne sourit pas Diana, et plonge son regard dans le sien. Il la surplombe d'une tête, et bien que la proximité de leurs corps la dérange, elle tente de ne pas le faire percevoir. Le joue de ses rouges commence doucement à disparaître. Elle essuie une goutte d'eau des cheveux de Circe, qui vient de tomber sur sa joue. Elle pourrait le tuer avec ces simples gouttes d'eaux. Elle en était certaine. D'un mouvement, elle pouvait les changer en pics glacés, qui lentement s'enfonceraient dans la chaire du sang-mêlé. Elle pourrait en accélérer la vitesse, leur donner l'impact de millions de balles de fusils. — En vérité, l'unique raison de ta survie est une hydre à deux têtes. Elle porte les noms de Johann et Lazar. Peut-être aussi Atalante, mais dans une moindre mesure. Les personnes qui t'aiment t'ont toujours protégée, et elles continuent de le faire. Ton père t'a même offert un bouclier dont tout un chacun serait en droit de rêver : son nom, capable de maintenir à distance de toi la plupart des brutalités et des injustices. Elle ne prête pas attention à son sourire amusé, pas plus qu'à sa manière de la regarder de haut en bas comme si elle n'était qu'une moins que rien. Non, elle analyse chaque mot, chaque tournure de phrases. Elle est amusée, d'entendre le nom de Lazar pointer le bout de son nez. Mais elle s'empêche de faire une réflexion mal-placée. Car Lazar l'avait malgré tout sauver. C'était lui qui l'avait sauvé de la noyade, alors qu'elle venait d'échapper aux bourreaux de son frère à ses côtés. Elle lui devait plus de respect que ce qu'elle ne lui en donnait. Mais elle n'en était pas capable, pas maintenant. Après tout, son frère avait simplement dû lui faire une promesse similaire à la sienne, pour qu'il soit encore dans les parages. Circe avait raison, malgré tout. Son nom avait été un bouclier, un piédestal même, sur lequel elle s'était longtemps avachie. Mais c'était ce même nom, qui faisait qu'ils étaient tous aujourd'hui dans cette situation. Il était plus une épée de Damoclès. — Ce que tu prends pour un halo guerrier émanant de toi, je vais te dire ce que c'est. Un nom de famille. Il ponctue ces dernières paroles dans un murmure. Son souffle chaud caresse le visage de Diana. Elle arque un sourire, ne se laisse toujours pas démonter. Elle lui rend même un léger sourire, en baissant les yeux vers les pieds du lieutenant, évitant soigneusement ce qu'elle ne souhaite pas voir. Elle replonge ses ambres dans les saphirs du trentenaire. « Tu as fini? » Elle tente de rester neutre, comme si elle ne ressentait aucune émotion, comme si tout ce que venait de dire Circe lui était passé sur le corps comme un simple courant d'air. Elle pose une main sur son bras blessé de manière délicate. Elle le regarde lui tourner le dos et s'avancer vers le bassin. Divinité grecque qui se tient vers elle, dieu d'un courroux auquel elle ne s'attend clairement pas. — Puisque tu me demandes de te rafraîchir la mémoire, je vais te rappeler un fait que tu sembles avoir oublié : je ne fais pas partie de ceux qui t'aiment, Osanos. Et je n'ai aucune intention de te protéger de quoi que ce soit – encore moins de moi, Il ne fait pas parti de ceux qui l'aiment. Cette phrase résonne quelques instants dans l'esprit de la guerrière. Elle n'en était pas réjouie, pas même blessée non plus. Parce que ça l'indifférait. Elle aimait savoir qu'on la désirait, elle aimait savoir qu'on la considérait comme un espoir, comme la lumière qui mènerait sa patrie au sommet. Mais ça n'avait rien à voir avec l'amour, le pur et véritable amour. Et Diana le savait, elle arrivait plus facilement à accepter qu'on la déteste, qu'on ne l'aime pas ou qu'on la haïsse même, plutôt qu'on ne l'aime véritablement. Elle n'était pas douée pour cette dernière partie. Il termine alors sa phrase, et la déesse le sent. Déchirure de son esprit. C'est comme un parasite, un corps étranger. Quelque chose que l'on ressent, mais qu'on arrive pas à toucher du bout du doigt. Une démangeaison dans ses artères. Elle porte une main sur son crâne, et observe Circe. Il lui sourit, amusé. Elle s'apprête à dire quelque chose, mais c'est trop tard. Son palpitant accélère, sa température augmente. Bouffée de chaleur. Elle tente de visualiser un mur dans son esprit, comme si cela allait l'aider d'une quelconque manière. Mais cet effort est vain. Il est là, installé aux rênes de son cerveau, de son conscient et de son subconscient. Il s'est installé en elle, lui a insuffler son venin. Le souffle de la guerrière se coupe un instant, alors qu'il brise ses dernières défenses sans mal. « Saute » Elle n'en a pas envie Diana. Elle ne veut pas. Mais, c'est comme si elle n'était qu'une marionnette. Qu'une spectatrice de son propre destin. Elle n'en est plus la maîtresse. Son regard se pose inéluctablement sur le bassin. L'eau était sienne, elle ne la blesserait pas. Elle arriverait à la contrôler, elle arriverait à sortir de son emprise. Ses pieds l'emmènent au rebord du bassin. D'un mouvement, elle saute dans les eaux sombres et chaudes. Ses cheveux flottent autour d'elle, alors que la déesse du styx, s'enfonce dans le fleuve mortel. Elle va jusqu'au fond du bassin, comme il lui quémande. La déesse ne veut pas, elle ne veut pas continuer. Mais il continue lui, et les mouvements du corps de Diana se font habile et l'entraînent dans les abysses d'un monde nouveau à la frontière presque palpable. La mort. Parce que c'est ce qu'elle voit autour d'elle, quand ses yeux se rouvrent. Quand elle sait qu'elle va manquer d'air. Elle ne peut pas sortir d'ici. Si elle est paniquée, si son corps entier tente de se rebeller en vain, elle ne supplie toujours pas Circe. « Ne bouge pas. » Elle ne lui fera pas ce plaisir, elle ne lui fera pas le plaisir de la sauver. De lui montrer qu'elle est faible comme il le pense. Pourtant, son esprit se cambre. Il s'insurge contre la situation, et il fini par céder. Il fini par supplier de relâcher cette emprise morbide sur elle. Et l'esprit de Diana s'échappe. Il s'échappe dans ce souvenir bien trop présent. Elle se revoit au palais d'Azurite, courir avec Lazar derrière elle, alors que quelques minutes plus tôt, son frère avait été assassiné sous ses yeux. Comme une marionnette dont on avait coupé les fils, elle se souvenait de son cadavre jeté sur le sol, après avoir eu la gorge tranchée. Elle se souvient avoir pleuré, elle se souvient avoir senti son palpitant se déchirer de tellement de manières différentes qu'elle en avait eu le souffle coupé. Elle avait couru pour sa vie Diana, manquant de se faire brûler en évitant de justesse une flamme lancée dans sa direction. Elle se souvient être arrivée aux lacs, seule lieu dans lequel ses armes les plus importantes reposaient. Les bassins. Elle se souvient avoir soulevé le fleuve de l'Enfer pour se battre contre eux, elle se souvient avoir été épique et légendaire. Et elle se souvient ensuite de la noyade. De cette même noyade qu'elle vivait actuellement. Si pour la première, elle n'avait pas été consciente et avait eu son adiutor à ses côtés, les choses étaient différentes aujourd'hui. Parce qu'elle n'avait personne. Parce qu'elle n'avait que son lieutenant qui s'était insinué dans son esprit. Qui avait insinué son poison dans son esprit, dans ses reins et dans le reste de son corps. Il avait brisé les barrières même de sa conscience, de ce qui faisait qu'elle était elle. Pire encore qu'une douleur physique, pire encore que tout ce qu'elle avait connu jusqu'à maintenant. Elle avait voulu jouer avec le danger, elle avait voulu qu'il lui montre de quoi il était capable. Mais elle s'était laissée avoir par son propre jeu, et maintenant, c'était la mort qu'elle ressentait. Soubresaut. Elle n'a plus d'air. Deuxième soubresaut. L'eau ne lui vient même pas en aide, à la Déesse. Et personne ne pourra le faire. Personne ne pourra accourir. Pas même Lazar. Mais c'est peut-être mieux ainsi. Peut-être que comme ça, elle n'aurait pas à voir d'autres personnes qui lui sont chères mourir. Peut-être que comme ça, elle n'aura plus à s'inquiéter. Elle n'aura plus à avoir le poids du monde sur ses épaules. Peut-être que comme ça, elle échappera à cette guerre. Peut-être que comme ça, elle reverrait Aymeric. Elle cligne des yeux, lors de son troisième soubresaut. Elle ne peut pas mourir. Elle n'en a pas le droit. Elle ne peut pas les abandonner, elle ne peut pas laisser les siens. Ils ont besoin d'elle. Ses sœurs et son frère ont besoin d'elle, ses tantes et oncles ont besoin d'elle. Son peuple a besoin d'elle. Elle voit la silhouette de Circe en face d'elle, et quelques instants plus tard, il quitte son esprit. Ça lui arrache un dernier soubresaut à la guerrière, et sa bouche s'ouvre cherchant l'air alors qu'elle n'avale que de l'eau. La mort est froide. Il l'attrape par le coup, et la remonte à la surface. Il entoure sa taille, l'aide à se mettre sur la berge du bassin. Elle tousse, s'époumone. Sa respiration est saccadée, râles qui grognent dans sa gorge. Elle n'a jamais été aussi heureuse de se retrouver dans ces catacombes. Son cœur se remet à battre plus rapidement, avant de reprendre une cadence normale. Elle tremble légèrement, pas de froid, mais plus de peur et d'excitation. Parce que la situation était effrayante, mais totalement grisante. Elle tousse une dernière fois, et de l'eau sort de sa bouche. Son regard se pose sur Circe, impassible. Elle ne dit rien, serre juste des poings. Elle avait demandé à ressentir tout ça. Ce n'était pas pour la violence, ce n'était pas pour la bestialité, ce n'était pas pour cette attraction qu'elle avait tant voulu le confronter. C'était pour cette sensation. Cette sensation morbide et pourtant appréciable. Cette sensation de mort et de vie. De pouvoir. Elle pose les yeux vers l'entrée, rassurée de voir que Lazar n'est pas venu à son secours. Elle l'était réellement. Elle se traîne un peu sur le sol, avant de reposer ses yeux sur Circe. Ambres perfides qui l'observent. Ce n'est plus de la panique qu'on peut lire dans le regard de la princesse. C'est de l'admiration. Son corps fini par se calmer, et elle se relève. « C'est tout ce dont tu es capable? » Elle n'est pas suicidaire non, et son ton n'est pas mesquin. Il est admiratif. Elle a désormais peur de lui, comme elle en est admirative. Sentiment étrange qui gravite dans son esprit. Esprit qu'il a souillé. Il avait fait naître chez elle, quelque chose qu'elle ne connaissait que trop peu. « Je présume que l'unique raison de ma survie aujourd'hui, est encore dû à mon père, Lazar et Atalante, n'est-ce-pas ? Au poids que le premier et la dernière pourraient avoir sur ta propre survie à toi, si j'étais venu à finir noyée dans ces abysses? » Elle baisse les yeux sur l'eau, son élément. Abysses infernales qui avaient tentés de l'enfermer. « Tu marques un point. Mais cette hydre n'a pas que deux têtes, Circe. Mon père et ma tante ne sont pas les seuls, nous sommes tous une tête de l'hydre. Et même si l'une d'entre elles à été coupée il y a peu, les autres sont toujours là. » Elle plonge son regard dans le sien à nouveau. « Nous sommes tous notre bouclier, notre nom, notre sang, notre dynastie. Notre famille. C'est cette unité qui nous représente, ce besoin de nous protéger les uns les autres. » Elle s'avance vers lui. « Cet halo, ce n'est pas qu'un nom de famille, Thorsten. C'est mon héritage, mon passé comme mon présent, mes épreuves et tout ce qui fait que je suis moi. » Elle était une guerrière, et personne ne pouvait douter de ça. Elle avait traversée des épreuves, elle avait subit des blessures et certaines d'entre elles semblaient irréparables. Mais si elle était arrivée à se relever jusqu'à maintenant, elle arriverait encore. Et c'est ce qui faisait qu'elle n'était pas qu'une princesse prétentieuse. « Et pour finir, arrête de te mentir. » Elle humecte légèrement ses lèvres, joue avec l'une de ses mèches de cheveux avant de croiser les jambes. Elle baisse les yeux sur ses lèvres, avant de les relever d'un battement de paupière dans ses saphirs. « Nous savons tous les deux que tu fais parti des gens qui m'aiment. Nous n'en serions pas là actuellement si ce n'était pas le cas. » Elle plisse légèrement les commissures de ses lèvres, avant de reprendre légèrement son souffle à nouveau.  La situation est étrange. Ça aurait été un autre mêlé, Diana l'aurait remit à sa place de manière plus drastique. Elle aurait joué de son rôle de noble, mais aussi de capitaine pour qu'il lui arrive quelque chose. Pourtant, face à Circe, c'était compliqué. Elle le voulait, elle en avait eu envie. Elle avait eu envie qu'il vienne pénétrer son esprit, qu'il insuffle sa présence en elle. Elle avait voulu qu'il la maîtrise, et c'est ce qu'il avait fait d'une main de maître. Il avait fait ce que personne avant lui n'avait réussi à faire. Et l'attirance qu'elle ressentait à son égard, s'était désormais d'autant plus accentuée. Parce qu'elle avait enfin trouver quelqu'un à sa hauteur, quelqu'un qui était peut-être, meilleur qu'elle. Et ça la terrifiait, autant qu'elle le désirait. Ses prunelles se perdent dans les siennes, cherchant à sonder son esprit comme la télépathe qu'elle n'était pas. Elle se perd dans le bleu de ses opales, astres qui dansent dans les cieux. Moires qui jouent avec les fils de leurs destins. Elle fait un mouvement de bras, et l'eau du bassin se transforme de nouveau en glace. Elle se redresse ne vérifie pas si la glace est assez solide, confiance aveugle qu'elle a en elle-même, et s'avance la tête droite jusqu'à lui. La glace forme un cercle autour de lui, courant chaud qui continue de l'entourer. Elle se rassoit, son postérieur sur la glace et ses jambes dans l'eau. Elle était là, comme si rien ne s'était produit dans ces eaux troubles auparavant. Comme si l'expérience était déjà ancré dans son esprit, mais qu'il s'agissait d'un souvenir lointain. Elle le toise, de toute sa prestance. De ce charisme, cette aura qui l'entourait et dansait autour d'elle. De cette prestance encore, qu'elle possédait de manière naturelle. Sa main entre dans l'eau, et elle se refroidit encore. « Montre moi en plus. » Elle s'humecte de nouveau légèrement les lèvres, et le regarde de son regard impénétrable. Elle en veut plus la déesse, parce que maintenant, sans s'en rendre compte, elle le sent. Elle le veut lui. Battement de paupière.
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MessageSujet: Re: where there's desire, there's gonna be a flame (ciana) Aujourd'hui à 18:04

L’idée de tuer s’infiltre en vous comme une certitude. Tuer pour se sauver. Tuer pour préserver la vie d’autrui. Vous vous sentez capable de le faire. La question ne se pose plus une fois l’idée ancrée dans l’esprit. Surtout en temps de guerre. Lorsque vous entendez le récit d’un jeune soldat qui s’est trouvé, une fois sur le champ de bataille, incapable de tuer, vous ignorez ce qui a pu le retenir. Jusqu’à ce que vous le viviez à votre tour. Tuer est difficile, si ce n’est impossible. L’acte parvenant à dépasser la certitude de l’idée, est presque inexistant dans quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps. On ignore ce qui se passe lorsqu’un humain se retrouve face à un autre humain : on sait seulement que la race a plus de mal qu’on le croit à s’entretuer. Il lit dans les yeux d’ambre de Diana Osanos ses certitudes, soufflant tout sur leur passage, y compris la barrière imbrisable qu’elle ne franchira jamais, et qui l’empêchera de le tuer à cet instant, quand bien même elle s’en pense entièrement capable. Lui non plus ne la tuera pas. Tous deux du même côté de la chaine alimentaire, lui indique l’âme reptilienne de son cerveau. La tuer ne te fera pas survivre. Pas même vivre. Mais il a aimé ce qu’il a vu, et ce qu’il a ressenti. Comme tout humain, Diana a vécu l’expérience de la fin, et se sont succédés en elle les deux stades propres à cet instant : la peur panique, puis le mémorial de toute une vie, laissant finalement doucement place à la résignation. « Je vais mourir ». On se trouve toujours des raisons d’y aller sereinement. « Je vais revoir un ête cher », « je ne serai plus un poids pour les miens », « je ne souffrirai plus là où je vais ». Et on se laisse emporter dans un mélange de sommeil et de surprise. Pas elle. Un troisième stade, rare, était parvenu à se hisser par-dessus le second : la volonté, dure et puissante, de vivre malgré tout. Cette volonté apparait normalement chez la majeure partie des gens dans le premier stade, celui de la peur panique. « Non », avait prononcé distinctement l’esprit de Diana au moment où elle aurait dû se laisser embarquer sur la dernière rive. Remarquablement forte et désintéressée, elle s’était éveillée sous l’emprise de Circe ; pourtant devenu le maitre ; « pour les autres ». Il avait entendu certains noms de vivants, venus prendre la place de l’âpre réconfort de retrouver Aymeric dans la mort. Il entend les prénoms des sœurs, des tantes, des oncles, certaines personnes qu’il ne connaît pas. Enfin, surpris, il entend le nom du peuple. Diana ne faisait donc pas semblant, comme beaucoup, de se battre pour le commun. La foule sale et dense, elle ne la méprise pas. Elle semble ne pas partager le cœur que la noblesse oblige à ne pas se soulever à la vue de la foule qui grouille, à l’odeur de sa crasse, à l’entente de ses cris incultes. Thorsten quitte l’esprit de Diana au moment de cette dernière évocation. Sous le choc, elle avale une gorge d’eau, l’incitant à se dépêcher de la faire remonter – au dernier moment. Une fois accrochée sur le rebord et toussotant, Circe s’éloigne de la princesse. Il ignore tout de sa réaction. Appeler Lazar, son père à sa rescousse ? Lui hurler dessus ? Le menacer d’un chuchotement fébrile ? Il la regarde se tourner vers lui, un filet d’eau trempant son visage, les poings serrés et son regard exalté rivé sur le sien. Elle s’appuie sur ses avant-bras pour grimper sur le sol de pierre tiède et quitter l’eau meurtrière du bassin. Son corps s’affaisse, et elle lui jette un nouveau regard perçant. Elle ressemble à un animal, qu’une autre bête aurait soumise par une incroyable violence. Au fond de ses yeux, une hargne certaine mêlée à son respect. Il entend sa remarque, une question insolente qu’elle ne devrait pas poser mais qu’elle ne retient nullement, à présent qu’elle sait qu’il est allé au bout, jusqu’au maximum de ce qu’il était en droit de lui faire subir, et s’abstient d’y répondre. Elle connaît comme lui la réponse, il faudrait qu’il soit stupide pour la lui donner. Sa seconde question est, elle, profondément sincère. Son ton ironique ne trompe pas les craintes qui l’assaillent. La réponse est non. Ce n’est ni Lazar, ni Johann Osanos qui est venu au secours de la princesse aujourd’hui. Circe n’est pas un tueur. Et Diana, même si elle l’ignore, s’est sauvée toute seule. Sa dernière volonté de vivre, plus forte que tout le reste, a surpris le télépathe. Son discours marque des points dans l’esprit de Circe. En effet, les Osanos semblent impossible à monter les uns contre les autres, même en période de chaos. Mais c’est parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Il repensera la question lorsque Johann sera au pouvoir, fou et tyrannique. Atalante acceptera-t-elle cela ? Que dira Diana lorsqu’elle comprendra que Johann se fiche éperdument du peuple, qu’elle a pourtant nommé en dernier recours face à la mort ? Elle est jeune, songe-t-il en l’observant se défendre de ses accusations. Dans le feu de l’action et pleine d’une foi inébranlable en sa destinée. C’est beau à voir, un humain pénétré par autre chose que sa peur, sa volonté de survivre. Un humain incarné, un porteur d’âme. Il a un haussement de sourcils lorsqu’elle lui suggère de ne pas se mentir, sans cesser de se rapprocher de lui. Sensuelle, elle lui offre un sourire mutin tandis qu’elle affirme qu’il fait bel et bien partie des gens qui l’aiment. Il ne s’y attendait pas, à celle-là. La perplexité totale laisse alors place à un sourire amusé sur les lèvres de Circe. Quelle gamine… Il ne la quitte pas du regard quand elle plonge dans ses yeux, et remarque l’intensité qu’elle donne à cette étreinte visuelle. Comme si, à son tour, elle cherchait à entrer dans son esprit à lui. Ce constat ne fait qu’accentuer l’amusement du lieutenant. Elle n’a besoin que d’un mouvement du bras pour geler l’ensemble du bassin et pouvoir y poser le pied. Son poids plume s’y déplace aisément. L’eau autour de Circe, quant à elle, n’a pas changé d’un seul degré. — Crois-moi, je regrette, souffle-t-il, toujours amusé par les provocations de la princesse, qui semblent avoir grimpé en intensité. Elle s’abaisse jusqu’à pouvoir s’asseoir sur le rebord glacé qu’elle a elle-même tracé. — Mais je ne t’aime pas encore, Osanos. Révise ta chronologie ? Il ressent la fraicheur que, d’un index plongé dans l’eau, elle impose à son propre bain. Il est impressionné par la facilité avec laquelle elle manie son élément. Beaucoup en seraient incapables – qui sait ce qu’elle pourrait accomplir si elle était encore plus combative, plus cruelle ? Elle n’a pas l’air de le savoir, mais même Atalante, pourtant redoutable au combat, n’a pas un maniement aussi instinctif de l’eau et ses dérivés ; d’après ce qu’il en a vu. Sans quitter l’eau et tout en sachant qu’elle pourrait la rendre si chaude qu’elle l’ébouillanterait, il s’avance vers elle, répondant sans le dire à sa demande. Leurs regards s’entremêlent, du fait de celui du télépathe : bien plus que deux regards sans pouvoir. Les mains de Circe viennent frôler les cuisses de Diana et remontent avec lenteur jusqu’à sa taille. Il la sent frissonner, peu habituée qu’elle semble être à ce genre de contact, et il choisit ce moment pour entrer à nouveau dans son esprit. Plus rapide et incisif que la première fois, il n’a aucune intention de s’y attarder, ni de lui faire ressentir pleinement sa présence. Il se faufile dans le labyrinthe de ses souvenirs comme un ver capable de nager dans le sable, et trouve les filaments qui la lient étroitement à son élément. Ses mains se crispent légèrement contre sa taille quand il envoie l’ordre aux souvenirs de Diana de réchauffer les lieux. Cette emprise a beau être plus douce que la première, la possession spirituelle nécessaire au contrôle partiel de son don est plus douloureuse. Il doit aller la chercher dans ses retranchements, là où l’instinct (la maitrise de naissance de son élément) s’entremêle étroitement avec l’apprentissage et l’expérience. Le rythme cardiaque de Diana s’accélère, et il décide d’être plus rapide. La télépathie est dangereuse pour la santé – entrer dans l’esprit de quelqu’un n’a rien de naturel, et le corps entier de la victime, se sentant démuni, possédé, a tendance à réagir fortement (augmentation de la température et du rythme cardiaque, pouvant aller jusqu’à l’anévrisme si le télépathe force trop). Là où se noue ce qu’il recherche (variations de température), il incite Diana à envoyer rayonner autour d’elle un réchauffement sévère. Il agit avec ses souvenirs comme un pianiste : il actionne certaines touches, appuie parfois sur l’étouffoir pour laisser dans l’ombre certains réflexes qu’elle pourrait avoir – comme celui de lui résister, de ne pas actionner ce qu’il désire actionner. Soudain, la glace fond d’un coup, et le siège gelé de Diana rejoint instantanément le bain liquide. Son trône fondu, elle touche l’eau dans laquelle il l’entraine, la réceptionnant par la taille et l’attirant contre lui. Il s’extrait de son esprit, l’eau ayant à présent atteint sans doute un peu moins de cinquante degrés. Les yeux de Diana lui reviennent en miroir, comme s’il avait pris une distance arrière de milliers de kilomètres alors qu’i l’a, au contraire, rapprochée de lui. Entrer dans son esprit a créé une proximité entre eux qu’aucun humain ne connaît jamais en une vie, à moins de rencontrer un télépathe. Il sait qu’elle s’est laissée faire. Par curiosité, par… désir d’être possédée. Si elle l’avait voulu, elle ne lui aurait pas rendue facile la tâche de l’obliger à user de son don à son avantage. — Tu as l’intention de me laisser faire tout ce que je veux ? Sa voix n’est qu’un murmure souriant à l’attention de la princesse, tandis que son instinct s’éveille : à présent, plus question de laisser quiconque entrer dans les bains des catacombes. Le premier qui pose un pied, un œil dans ces lieux et aperçoit Circe si proche de Diana verra l’ensemble de ses souvenirs réduit à néant. Explosé dans son propre esprit comme un mur de pierre dans lequel frapperait un poing d’acier. S’il faut sauver sa peau, que peuvent bien valoir les souvenirs d’une vie qui n’est pas la sienne ?
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where there's desire, there's gonna be a flame (ciana)

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