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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
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intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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i drifted through the universe, just to lay beside you (jaerus)

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yellow
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‹ MESSAGES : 250
‹ AVATAR : nina dobrev.
‹ CRÉDITS : arabella (av)

‹ AGE : vingt-six ans.
‹ STATUT : célibataire, volage, l'amour est l'énigme, insaisissable au cœur inflexible. il n'y a que les passions qui brûlent, les corps enlacés et les promesses inachevées.
‹ COMPETENCES : persuasion (n. 1), agilité (n.1), manipulatrion (n. 1)
‹ ALLEGEANCE : l'égoïsme se dissémine lorsque l'impénitente jure fidélité à l'armée de pollux.
‹ ADIUTOR : destinée à veiller le feu téméraire d'une belliciste accomplie ; liée à eurus osoryd par l'âme et le coeur.
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MessageSujet: i drifted through the universe, just to lay beside you (jaerus) Mar 11 Juil - 19:22


I drifted through the universe, just to lay beside you
If I told you where I've been, Would you still call me baby ? And if I told you everything, Would you call me crazy ?

l'appréhension du retour, elle avait toujours su qu'elle ne s'en débarrasserait pas. la frivolité de ses caprices réclamaient le tribut qu'était l'indicible malaise lui grignotant le cœur ; comment eurus l'accueillerait-elle, lui en voulait-elle ? pire, lui pardonnerait-elle ? l'inquiétude l'avait rongée, souveraine agaçante des songes égocentriques de la mêlée, imposant la figure irritée d'eurus à l'ombre de ses paupières closes. pourtant, la prétentieuse jugeait qu'elle était celle qui devait exiger le pardon, non le contraire ; paradoxales, ses contradictions vrillaient son crâne d'un maelström de pensées inutiles. comment eurus avait réussi à s'introduire dans sa conscience de façon indélébile, elle n'en avait aucune idée. le fait est qu'elle y régnait de façon permanente, et diablement contrariante. s'avançant d'un pas rageux dans le domaine des osoryd, jaehaerys obstrua la bile qui lui brûlait la gorge — elle avait plus souvent considéré la bâtisse comme une prison que comme un havre de paix. optant pour les jardins, elle ne tarda pas à apercevoir une silhouette familière penchée sur un chevalet.  eurus. elle la contempla silencieusement, dévora la courbe de son dos où cascadait gracieusement la masse sombre de sa chevelure. elle imaginait ses doigts maculés de peinture, ses traits méditatifs d'un univers parallèle qu'on lui interdisait, absorbée dans une concentration qu'elle n'avait jamais pu s'empêcher de trouver adorable. elle était belle, eurus, dans tout ce qu'elle faisait, et si jaehaerys lui décernait volontiers une pléïade de défauts, ils n'en avaient jamais l'étoffe à ses yeux. ce qui était foutrement futile et niais. parvenant silencieusement à quelques mètres de son maître, elle s'arrêta, hypnotisée par les gestes adroits de la brunette. elle qui n'avait jamais été versée dans l'art, l'avait toujours désigné d'obsolète malgré son ineffable curiosité ; c'était l'artiste en eurus qu'elle moquait quotidiennement, juste pour masquer sa fascination embarrassante. secouant doucement la tête pour se ressaisir, elle roula des yeux — elle détestait l'effet qu'avait sa présence sur elle. « well, i guess i didn't miss much  » s'annonça t-elle, suintante de sarcasme, signant son activité comme ennuyeuse, alors qu'elle n'aurait jamais affublée eurus d'un tel qualificatif. ses entrées en matière n'avait jamais rien eu d'agréable, faute à son incommensurable manque de respect. elle ne s'exprimait jamais que comme elle l'avait toujours fait ; insolemment, tel qu'on avait l'image que le monde pouvait s'effondrer sans que sa verve incendiaire ne daigne s'éteindre. « not even a kiss ? » la nargua t-elle de son arrogance coutumière, un sourire félin effilant audacieusement ses lèvres. elle imaginait aisément l'osoryd entretenir une animosité méritée à son égard ; elle avait failli à son devoir, l'avait délaissée par caprice, parce que sa protection lui avait été imposée et que ce fait l'avait toujours répugnée. elle aimait à se dire qu'elle se délecterait d'une déception amère, éclatante au creux des orbes diaphanes de sa partenaire, s'enlisant dans une mascarade artificielle dont le vernis s'effritait dangereusement. mais ses mots pouvaient bien tromper, ses actes révélaient ce que ses lippes œuvraient à camoufler.



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‹ CRÉDITS : ultraviolences ( vava ).
‹ COMPTES : non.

‹ AGE : 27 pierres précieuses refusant de s'adoucir malgré les assauts asphyxiant du burin.
‹ STATUT : engagée dans une alliance qui l'insupporte. agissant avec résolution et "couardise" dans l'intérêt de son unique.
‹ SANG : celui des triomphants, l’apparat grotesque des aristocrates.
‹ COMPETENCES : attaque ( nv. 1 ) , ténacité ( nv. 1 ), évalutation (nv. 1)
‹ METIER : soldate d'infanterie dans l'armée des nations.
‹ ALLEGEANCE : à cette hache emprisonnée entre ses jointures, à ce caractère tempétueux qui remet en jeu l'autorité du pouvoir, à ses idées, à son être.
‹ ADIUTOR : the high voltage queen.
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MessageSujet: Re: i drifted through the universe, just to lay beside you (jaerus) Mar 1 Aoû - 15:30

au commencement ; se démarquaient du blanc, d’envahissantes étendues linéaires. des variantes de coloris à l’attrait aussi pénétrant que chatoyant, des émotions étalées avec rage par une paume réprobatrice, s’abattant sur la toile pour exulter toute la frustration accumulée au cours du mois dernier. Une extension physique d’un esprit transformé en strict geôlier d’un capharnaüm d’émotions intenses, beaucoup trop invasives et asphyxiantes au goût de leur propriétaire : Eurus. Le chiffon rencontra les doigts entachés de la noble, désempêtrant ses jointures, juste avant qu’ils ne saisissent le manche d’un pinceau doté d’une corpulence presqu’aussi fine que les fibres qui le juchaient. Pourtant, malgré le changement d’instrument, l’immersion artistique se refusait à la passion du feu. Les sourcils, eux, s’évertuèrent à rester figés appuyant cette mimique agacée qui traduisait un trouble intérieur dont l’importance la décontenançait. La rébellion des Osanos, l’instabilité grignotant l’accalmie des rues d’Askana, son abdication temporaire face à ses géniteurs, son nouveau statut au sein de l’armée, tous étaient des chamboulements qui lui semblaient bien minimes et fades comparé au vide qui accompagnait l’absence de sa protectrice. Infiniment et stupidement minimes, face à la plénitude qui embaumait son être aux premiers effluves du parfum singulier de son aduitor. Et cette situation lui écrasait en pleine face une dépendance dont elle n’avait saisi ni l’existence, ni l’ampleur.

La peintre gardait en mémoire ces images, l’instant de la séparation : la vision de la mêlée s’évanouissant dans l’horizon en direction de terres inconnues, la tête haute, la fierté et les sentiments qu’elle imaginait facilement blessés par son refus de l’accompagner. Une décision qu’elle n’était pas en mesure de regretter mais qui lui faisait bien des effets. Aujourd’hui, leur seule connexion résidait en cette synchronie cardiaque qui se voulait autant poison que réconfort. Et pourtant, aucun doute, aucune allusion de ses géniteurs perfides ou autres, n’était parvenu à ébranler sa conviction quant au retour de Jaehaerys. Eurus avait toujours été éblouie par l’ingéniosité que détenait la mêlée, son indétrônable faculté à se dépêtrer des situations les plus ardues, à résister face aux vents et marées, afin de mieux pouvoir réduire au silence les reluctants de son omniprésent sarcasme. Une qualité qui avait non seulement forcé le respect de son maitre mais qui l’avait aussi rassuré quant à ses probabilités de survies.

Les premiers mots provoquèrent un sursaut chez la noble, l’extirpant de son humeur pensive. Puis vint une seconde pique, légère, susurrée par des lèvres qui lui étaient plus que familières. Une mélodie d’un calibre parfait captiva l’ouïe d’Eurus, atténuant immédiatement toutes les autres sonorités produites par mère nature. La poupe du pinceau craqua sous l’effet de la tension contenue par les poings de la soldate soudainement démangés par la douloureuse envie de frapper dans quelque chose ou quelqu’un. Le rouge qui attaquait déjà les joues et le reste du visage trahissant une myriade de sensations fortes et indissociables, que l’Osoryd s’échinait à réprimer.

« i could say the same damn thing about you. » appuya l’artiste dans un premier temps, répondant à la  provocation initiale. La voix plus haute et les iris scintillant d’une intensité particulière, Eurus avait pleinement repris contact avec la réalité. La fille du feu pivota la tête dans l’unique but de saisir une nouvelle fois l’étourdissante joliesse de l’électrisante brune que le temps rapace avait commis le péché de dévaloriser au cœur de ses souvenirs. L’action n’était guère furtive et l’avidité de la passion ardemment brimée, les billes bleutées menaient avec minutie un examen qui ne tarda pas à réclamer l’assistance des bras. C’était une analyse qui portait une question qui fut aussi silencieuse que la réponse qu’elle lisait dans ses pupilles noisette : Elle était saine et sauve.

Les mains tachetées de peinture enserrèrent le poignet droit de l’aduitor, exerçant volontairement une prise de plus en plus forte, jusqu’à la conduire dans un endroit dénué d’oreilles curieuses. Bien que ses relations soient au beau fixe avec la plupart des membres du personnel, elle n’était pas assez dupe pour croire que leur allégeance était inflexible au pouvoir de quelques pièces dorées. Il y avait en elle une joie féroce qui ne souhaitait que déborder mais qui n’obtiendrait pas dû avant satisfaction. Elle ne doutait pas que ses barrières flancheraient dans un bout de temps. Car il était facile de tenir tête au reste du monde mais la présence de Jaehaerys faisait tomber trop aisément les barrières et les bonnes résolutions.

« Is it over, now? Are you feeling better ? » débuta l’enflammée en s’interposant entre la porte et son interlocutrice. Elle s’autorisa une expiration bienfaitrice histoire de se tempérer et de mieux rassembler ses mots. « let me guess, you wouldn’t answer if i ask about what you’ve done?» La brune ramena ses bras sur son torse et s’adossa sur la planche en bois, suspendue aux lèvres de son interlocutrice. « Things cannot work this way anymore, Jae. » Le ton n’était pas menaçant, ni saupoudré de reproches ;  juste plat et soulignant un impératif plus qu’essentiel à leurs survies. Car Eurus était décidée à ce que leur relation s’améliore, que la confiance et la transparence devienne le socle de ce lien qu’elle chérissait plus que de raison.
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yellow
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MessageSujet: Re: i drifted through the universe, just to lay beside you (jaerus) Jeu 10 Aoû - 17:48


I drifted through the universe, just to lay beside you
If I told you where I've been, Would you still call me baby ? And if I told you everything, Would you call me crazy ?

ses mains s'aventurèrent audacieusement sur son corps, et si le dessein avait la candeur des inquiétudes mal dissimulées, l'effet était toujours aussi électrisant. une salve de frissons caressèrent son échine sans qu'elle n'en montre rien, sinon une moue lascive, un pincement de lèvres libertin, un regard de braise. animée d'une satisfaction tapageuse, la mêlée souffla un « worried ? » amusé, réfrénant son envie de lui rendre la pareille, d'une façon nettement moins ingénue. ce serait malvenu de sa part, si l'on considérait sa fuite inopinée — non pas que la norhalis s'inquiétait d'être bienséante, trop heureuse d'être la reine attitrée de l'inapproprié. ceci dit, eurus lui ôta la possibilité-même de tenter le diable en saisissant son poignet et, prise de court, jaehaerys se laissa entraîner dans le sillage de son maître, saisissant dans le même élan les rouages de son impulsion. l'endroit était exposée à la vue de tous, et il serait malvenu qu'une osoryd explose en public. les nobles et l'amour des apparences, de quoi élever l'hypocrisie au titre de vertu. comme elle s'y attendait, les reproches fusèrent à l'instant même où la porte fut claquée, prémices d'une tempête qui, le devinait-elle, ruait dans les veines de la fille du feu un torrent ravageur qu'elle serait bien en peine de comprendre, l'égocentrique. esquissant l'ébauche fictive d'une réflexion, elle siffla un « much better » satisfait. c'était un jeu, qu'elle prétendait gagner à tous les coups. maîtresse d'elle-même, elle considérait calmement l'expiration fatidique d'eurus, maintenant cette façade nonchalante qui criait silencieusement son ennui lorsqu'elle en venait aux réprimandes. « how could i be so mysterious if i told you all my secrets ? » rétorqua t-elle, un rictus séducteur tordant ses lèvres dansantes. elle était l'énigmatique même ; un mystère que l'osoryd tentait de percer sans pourtant n'en apercevoir qu'une devanture bâtie avec minutie. elle n'avait jamais vu ce que l'assassin voulait qu'elle voit, enterrant avec soin la rumeur nauséabonde d'un passé crevassé de ténèbres. elle la manipulait, sans réellement s'en rendre compte, mécanisme hérité d'un manque inhumain de scrupules, d'une manie à considérer ses semblables comme des pantins dont elle pouvait secrètement tirer les ficelles.

things cannot work this way anymore, jae.


« i'm curious to see what you plan to do » répondit-elle, dessinant d'un sourire contrefait ses simulacres d'indifférence. pourtant, malgré l'arrogance flagrante qu'exprimait son ineffable désinvolture, jaehaerys grinçait des dents sous l'assaut placide d'eurus. son comportement n'était plus toléré — ce qui ne l'empêcherait pas de rire au nez de ses chaînes encore et encore, feu follet récalcitrant crayonnant son chemin à l'improviste. malgré tout, l'insinuation était vexante, laissait supposer qu'on lui imposait un ultimatum. défi inconcevable. « aw, this bitter tone doesn't suit you at all » elle esquivait, faisait ses mots poussières, feintant de les ignorer tandis qu'ils s'infiltraient dans son myocarde comme un poison désagréable. s'approchant de son pas félin, la séductrice étrécit la distance entre leurs deux carcasses, effleurant lentement ses lèvres des siennes, inspirant son haleine parfumée avec avidité. elle lui tournait la tête, d'une façon qui relevait de l'enchantement, qu'elle haïssait autant qu'elle adorait. langoureusement, elle fit glisser un doigt joueur le long de son visage. « things work the way i want them to, honey » qu'elle susurra à son oreille, répandant de son fiel enchanteur les règles d'un règne qu'elle refusait à une autre. parce qu'elle refusait de perdre, jaehaerys. parce qu'elle gagnait toujours.



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MessageSujet: Re: i drifted through the universe, just to lay beside you (jaerus) Dim 3 Sep - 4:14

« I’m not joking, Jae. » interrompu l’enfant du feu, la voix basse, les dents serrées. Les tempes battantes d’Eurus semblaient accentuer la férocité avec laquelle ses iris lançaient des dards. Il était impossible de définir si son rythme cardiaque progressait à cause de la proximité progressivement accentuée ou en raison des actions qui allaient en découler, des extraits fougueux de la colère qui lui remplissait l’estomac. Elle se sentait si susceptible, si apte à se laisser emporter par un torrent de bestialité qui conduirait certainement sur une rencontre entre les flammes et l’électricité. Alors que Jaehaerys, elle, s’en amusait de cette prévisibilité, de ses émotions rougeoyantes qui criaient leur existence sur le faciès de la sang-d’argent. La mêlée sous-pesait ses remontrances, et envoyait valser ses propos avec une légèreté qui insultait son ressenti et son endurance. Désinvolture effrontée et soutenue qui amplifiait chez la maitresse le mal d’un cœur écorché.

Mais la salve lyrique s’évanouit à la seconde où les deux corps s’emboitèrent. Enfin, fut tout ce qu’elle fut en mesure de penser. La locution s’égara, s’éteignit dans le cosmos des sensations ressenties par Eurus. Soudainement toute trace de résistance ou d’irritation semblait avoir déserté les cavités sanguines de l’Osoryd. Sur le moment, il n’existait plus que ses lèvres aériennes qui frôlaient le tremblotement des siennes, des épidermes hérissés et des parfums croisés. Un désir volcanique qui étouffait la raison. Un vertige. Un étourdissement fugace et dévastateur qu’elle aurait aimé transformer en éternité. Le satin de sa peau l’effleurait, la provoquait, l’enflammait. Trente-trois jours d’absence, trente-trois nuits au goût de suie. Eurus s’était enivrée de Jaehaerys jusqu’au point de non-retour, celui qui faisait faire des conneries, celui qui parvenait à tout excuser, qui dégivrait le cœur d’une aisance semblable à celle avec laquelle un ouragan dérobait une fleur de son lieu d’éclosion. Et le pire, c’était qu’au fond, la guerrière s’en fichait bien. Elle n’avait jamais lutté contre, jamais contesté. Afficher sa vulnérabilité lui importait peu tant qu’elle était en mesure d’épouser la chaleur de ses bras au coucher, d’obtenir ses sourires dont elle seule détenait le privilège de contempler. Elle n’en demandait pas plus.

Sauf qu’il eut fallu une brisure, un désenchantement, comme toujours. Les chuchots débordant de prétention attinrent l’ouïe et heurtèrent l’égo de la brave qui réagit promptement en brisant l’envoutement d’une claque sèche. Étouffé le tourment naissant, le dérivé coupable d’une caresse aérienne sur une pommette pleine, d’une attraction magnétique aussi plaisante que nocive. Il était nécessaire qu’elle s’en éloigne si elle espérait tirer une conclusion bénéfique de cette dispute, qu’elle se dégage du piège que construisait savamment le charisme des courbes et de la phonation mielleuse. Ainsi, elle repoussa l’aduitor d’une véhémence encore plus brutale avant de trouver un peu plus de quiétude de l’autre côté de la salle.  

« Don’t you think that if it were the case you wouldn’t- ses mots se turent en considérant le bracelet jaune, l’entrave que la mêlée refusait de laisser impacter son existence. L’immaturité de la provocation était ridicule, car elle le savait Eurus, que l’unique raison pour laquelle Jaehaerys ne s’était pas soustraite à la cérémonie du protecteur en disparaissant dans les méandres souterrains de la ville, était sa petite personne. La raison pour laquelle elle avait endossé ce fardeau témoignait indéniablement de son immense volonté de vouloir rester à ces côtés. Cet acte exprimait un sacrifice si haut, si conséquent, si respecté pour la soldate que sa tonicité ne put que s’adoucir en y repensant. I don’t have any plan. I just intend to build trust between us, a real one. Elle imposait ses décisions comme si leur liaison fonctionnait à sens unique, comme si la réponse de la Norhalis n’avait aucune importance, aucune valeur. Elle était butée, la piètre aristocrate. Elle s’estimait en droit d’exiger, de réclamer, non parce qu’elle possédait un quelconque pouvoir mais parce que c’était l’autre qui était en tort, qui s’était jouée d’elle, qui avait tout à se faire pardonner. I need to have a fulfill trust you… and I need you to trust me. » L’Osoryd se perdit dans la profondeur de ses billes noisette, cherchant à sonder l’impact de ce constat chez son aimée. Malgré leurs échanges faciles, leur affection limpide, leur relation avait toujours été émaillée de semi-vérités, de secrets et d’omissions délibérées. L’absence de Jae avait offert aux craintes rampantes, l’occasion de perturber les croyances de l’enfant terrible : la candeur qui nourrissait l’idée d’un duo, d’une paire, d’un ensemble imperturbable et inflexible face à l’adversité de la vie. Mais la liberté qu’elles s’étaient accordées, les actions dissimulées et les doutes récoltés attisés par la séparation menaçaient désormais leur stabilité. La mélodie jouée par le palpitant imprégnait la partition de l’esprit de notes sombres, de quelques larmes de sang difficilement lâchées par la belliciste qui refusait d’accepter ce changement. « This is war. I can’t imagine facing the world without you- and i dare you to think that i’m saying this because of this fucking bond !» Elle n’était pas d’humeur à confronter un sarcasme et un entêtement aussi large que le sien, elle n’en avait pas la force. Elle était nue. Elle s’offrait sans préparation, sans anesthésie, à son opposant le plus important, le plus létal. « I don’t intend to restrain you ; you know I never will. But i need you to be there, by my side, when everything will be crawling apart. Not somewhere doing I don’t know what, I don’t know why with anybody. No more games, no more secrets, no more lies. La joute visuelle était à son paroxysme. And I’m not asking. » Les réclamations étaient posées, la guerre avait débuté.
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