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Ce ne sont pas les hivers qui sont trop longs, ce sont vos coeurs qui sont trop froids. (adrastée)

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earth nation
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earth nation
‹ MESSAGES : 16
‹ AVATAR : Oscar Isaac.
‹ CRÉDITS : Swan pour l'avatar, OscarPoe et Kenziresources pour les gifs, Xynpapple pour la signature.

‹ AGE : Quarante et un ans.
‹ STATUT : Marié à Adrastée Redwyne dont il a trois fils (légalement séparé d'Acanthe Redwyne et père adoptif de Callany).
‹ SANG : Bronze.
‹ METIER : Magistrat à la Grande Cour.
‹ ALLEGEANCE : La bouteille tant qu'elle est pleine, la suivante, dès qu'elle est vide.
‹ ADIUTOR : Acanthe Redwyne.
‹ POINTS : 65

MessageSujet: Ce ne sont pas les hivers qui sont trop longs, ce sont vos coeurs qui sont trop froids. (adrastée) Lun 10 Juil - 0:34


Ce ne sont pas les hivers qui sont trop longs,
ce sont vos coeurs qui sont trop froids.
avec Adrastée Redwyne


« Défais-moi cette malle tout de suite. » Le regard du garçon monte jusqu’à Accolon, les pupilles engourdies comme chaque fois qu’elles dessinent la silhouette de son père. Le juge Redwyne est planté sur le seuil et, chose exceptionnelle pour les six heures de l’après-midi, il est parfaitement fixe sans que sa main n’étreigne le cadre jusqu’à blanchir. Ce constat, quoi qu’il rassure une partie du jeune Rigel, en inquiète une autre. « Mais mère a dit… » Un tressautement dans l’oeil paternel persuade l’enfant de se taire un moment. Ses mains agacent la serrure ouvragée, tripotent le loquet. Il ne se résout pas à obéir. Il ne sait pas pourquoi. Il le devrait, pourtant, il sait bien qu’il le doit. Cette angoisse absolue lui englue tellement les viscères qu’elle le pétrifie parfaitement. « Tu vas me faire répéter ? le prévient Accolon dont la langue siffle entre deux rangées de dents serrées. » « Mais mère a dit que nous allions à Dragondale. » Il faut un pas du géniteur dans le giron de la chambre pour jeter Rigel sur ses pieds et dans l’armure, totalement vaine, d’un rideau. Le tissu lourd, et bien épais, lui donne déjà chaud. Ou bien est-ce l’adrénaline qui cavale follement dans son sang. Cette crainte animale persuade peut-être Accolon de renoncer. Le plus probable étant qu’il n’a aucune envie de gaspiller son temps auprès d’un être auquel il ne prête guère d’intelligence. « Défais-la. » Les trois syllabes sont nettement détachées, et acérées. Elles font hocher frénétiquement du crâne le jeune Rigel, qui resserre un peu plus l’étoffe entre ses doigts.

Il fend le couloir d’une démarche étonnamment certaine. Sa fureur est toujours exemplaire quand il s’agit de le porter. On dirait qu’elle l’habite, qu’elle fait partie de lui au point qu’elle sache lui indiquer comment marcher, s’alimenter, parler, survivre. Plus certainement encore, elle lui intime comment il convient de détruire.

« ADRASTÉE ! » Ses semelles brûlent à force d’arpenter le salon. Il ruine le parquet massif et, plus généralement, l’atmosphère de tranquillité soigneusement étudiée au moment de trancher la décoration. Pour le moment (et, en vérité, en permanence), tout le révulse, à commencer par le lustre qui le guigne de son inertie caustique. « ADRASTÉE ! » Il ne s’est guère passé plus d’une poignée de secondes. Du coin de la rétine, Accolon surprend la silhouette d’un de ces mêlés qui travaillent pour eux – lui. Sous l’impulsion de ce corps qui déguerpit, il n’a pas idée de le retenir car, il l’espère, on est parti chercher son exécrable épouse, où qu’elle se trouve.

Il sait trop bien l’allégeance de celle-ci, sa filiation à Flamaerin et combien c’est ce qui motive cette excursion absurde jusqu’à Dragondale – une manie d’ailleurs très suivie par la population de Launondie. Ce n’est pas qu’Accolon Redwyne ait quelque chose contre la nation du feu ou l’impératrice Camilla (encore que, pour cet aspect, ce soit quelque peu discutable). C’est plutôt qu’il conçoit ce voyage comme une pure perte de temps, à plus forte raison s’il est question de jouer les courtisans à plusieurs milles de là. Ces réjouissances ont de quoi éveiller sa nature, n’est-ce qu’à raison de l’alcool qui y coulera sans doute à flot, mais sa répugnance à agir comme un animal domestique, doublé de son esprit de contraction quand il s’agit de faire selon les vœux d’Adrastée, enracine fermement son obstination à demeurer prostré au sein de la capitale.
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water nation
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water nation
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MessageSujet: Re: Ce ne sont pas les hivers qui sont trop longs, ce sont vos coeurs qui sont trop froids. (adrastée) Lun 10 Juil - 9:45

Les yeux d'Adrastée parcourent les notes du carnet de bord. Elle a un bon millier de choses à faire avant de partir pour le festival de Dragondale. Organiser ses équipes. Soumettre des demandes officielles à la prison de Launondie pour rapatrier de nouveaux cobayes. Finaliser des rapports. Persuader Ac-

« Madame ? Monsieur vous demande dans le salon. »

La porte est à moitié enfoncée. Une goutte de sueur perle du front du mêlé. La tête de la blonde pivote vers l'encadrement. Les yeux jaugent. L'indifférence juge. Longtemps, le silence ronge. Le regard carbonise. Adrastée intimide. Son sourire est glacial. Constant. Figé dans une cruauté subtile et parfaitement structurée. Les secondes s'étirent. Le domestique attend une permission de se dérober. Elle attend que les nerfs craquent. Il n'aurait pas tenu longtemps. Elle l'a senti. Mais son adiutor, qui jusqu'à présent, trônait dans un fauteuil au coin de la pièce, coupe court aux jeux d'esprit.

« Ça sera tout, Donald. »

Il ne gaspille pas sa chance de détaler. Le battant se referme. Le sourire tombe. Un soupir s'extirpe. Adrastée se lève. On lui coupe la route d'une main sur l'épaule. Les corps ne bougent plus. Les pupilles tombent dans les pupilles. L'inquiétude se lit dans les phalanges et dans les iris. La blonde ne la récompense que par la plus froide des indifférences.

« Lâche-moi. »

Elle ne demande pas. Elle ordonne. Il n'y a pas besoin de plus. La poigne lâche sa prise. Et Adrastée s'engouffre dans les couloirs qui mènent au salon. Elle sait les réticences d'Accolon au sujet du festival. Ou plutôt s'en doutait-elle. Les chemins de l'esprit abîmé par la liqueur lui sont familiers. Paradoxalement, chaque emprunt nécessite une précaution double à la précédente. C'est qu'il commence aussi à lire dans ses desseins. Dans ceux qui ondulent à la surface, tout du moins. Elle le laisse nager entre. Ça n'a pas d'importance. Mieux, ça donne un simulacre de pouvoir au mari. L'impression qu'il a le contrôle.
Au début, ça l'irritait. Qu'il sache. Qu'il fouille entre les strates découvertes de l'esprit. A plus forte raison, ça la dérangeait qu'il sache et qu'il choisisse délibérément de la léser au profit de ses caprices égoïstes. Elle aura appris à se jouer de ses humeurs et de ses incartades.

Le sourire se parfait. Le loup revêt la peau de l'agneau. La candeur est tirée aux bouts des traits. Voila que la silhouette courroucée se dessine très nettement dans la lumière du salon. Adrastée ose s'en approcher à distance d'un pas ou deux.

« Mon amour ? Que se passe-t-il ? »

Elle sait. Elle demande tout de même. Le ton frôle l'ingénuité pure et véritable. Selon la façon dont il est luné, Accolon le prendra comme une preuve de bonne foi ou une insulte. Elle espère après la première option mais envisage plutôt la seconde. C'est comme ça qu'on survit : en assumant le pire.

« Nous n'irons pas, si c'est ce que tu souhaites. »

La voix résonne ferme, mais docile. Oh, si. Ils iront. D'une façon. D'une autre. Adrastée a besoin de s'y rendre. Pour renforcer son allégeance à la Nation du Feu. Pour endormir la vigilance qu'on a pour les maîtres de l'eau. Elle ne tente aucune approche vers Ace. Elle n'est pas à avoir peur non plus. C'est lui qui doit faire le premier pas. Si un coup doit arriver, il arrivera. La blonde porte les stigmates fantômes de tant d'autres que la douleur lui paraît superflue. Toujours vive. Toujours passionnée. Mais superflue. Ses pupilles attendrissantes essayent déjà de se frayer un chemin à travers la couche de fureur qui enveloppe les billes.

« Je suis désolée. J'ai rencontré une de tes collègues, l'autre jour. Adaline Lindstrom ? Il m'a semblé l'entendre dire que la magistrature se regrouperait lors du festival, pour célébrer la fin du procès de Yorick Herondale. J'ai assumé que tu voudrais prendre part aux festivités. »

Yorick Herondale. 36 ans. Mêlé. Tueur en série. Meutres de plusieurs familles de sang bronze de la Nation du Feu. Une commission très relayée à laquelle l'Impératrice Camilla a assisté en partie.
Cette fête privée existe. Ça implique qu'il y aura des gens importants. De l'acool. Du faste. C'est logique. Ça découle même du bon sens : les grands s'éloignent de la plèbe pour célébrer entre eux. De toute façon, Adrastée n'est pas assez stupide pour prétendre et décevoir une fois sur place. Alors ça s'écrase. Au maximum.

« J'ai été happée par mon enthousiasme. J'aurais dû t'en parler au préalable... J'ai pensé que ça te ferait plaisir, de n'avoir plus qu'à monter dans le train sans te soucier de rien. Tu travailles tant. J'ai voulu t'enlever un poids ou deux. Je me rends compte de mon erreur, maintenant. J'ai eu tort. »
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Ce ne sont pas les hivers qui sont trop longs, ce sont vos coeurs qui sont trop froids. (adrastée)

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