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the quieter you become, the more you can hear (maven)

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blue
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‹ AVATAR : bob morley
‹ CRÉDITS : natblida(ava); bobmorleyonline.tumblr(gif); wild heart (sign) + softalina.tumblr(gifs)

‹ AGE : 28 goûtes d'amertume amèrement avalée font de lui un adulte à l'aigreur difficilement digéré.
‹ STATUT : destiné à personne d'autres que lui-même, prisonnier du contrôle des autres, les coeurs pas pris ne veut se faire prendre. fuyant les chaines comme le feu de ces passions, il s'accroche au froid dans ses veines.
‹ SANG : sang mêlé, jugé et condamné sur ce carmin dont il n'a aucun contrôle, il a toujours souffert la misère liée à ses origines.
‹ METIER : ombres du roi en devenir, il se forcé de longer les murs en sa présence
‹ ALLEGEANCE : sa famille de coeur et ses propres intérêts, ses craintes et sa rage l'ont poussé à se lier à la ligue et l'armée de pollux
‹ ADIUTOR : protecteur d'une idée plus qu'un homme, il défend le bien-être d'in roi en devenir
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MessageSujet: the quieter you become, the more you can hear (maven) Lun 26 Juin - 21:35

I am born entire, out of hatred, out of discord.
Après une autre journée passée sous les rayons brûlant d’un soleil sans merci, Naos semblait s’être fondu dans les ombres du château. Les lippes nouées par le silence incombant un être de sa position, le brun sentait la pression de ces mots qu’il ne pouvait prononcer lui écraser les cordes vocales. Il en avait des cris de rage qui lui rongeait l’œsophage à force de ravaler la bile lui donnant la nausée. Pourtant, petit soldat de plomb répondant au doigt et à l’œil, il exécutait parfaitement tous ces enseignements lui ayant été appris lors de sa formation. Avec l’aisance d’un animal dressé dans la réalisation de quelques tours, il précédait sans mal le flot de la pensée de Cal, se mouvant à l’instar de son maître dans un mimétisme effrayant. Au point que le Jagger ne savait plus véritablement s’il existait au-delà des contrées désertées de l’ombre de l’héritier Oshun. À force de n’exister que dans cette parenthèse de non-vie, forcé de contempler les prunelles traversant sa chair sans percevoir la carne tangible sur laquelle celles-ci se posaient, il en était venu à se demander à quel point il existait au sein du palais. À quel point il pouvait exister quand la moitié de lui-même lui ayant été imposée représentait l’avenir désaimé du pays. Le pas leste, la démarche légère, Naos s’éloignait des quartiers de Cal, se réjouissant de la distance qu’il pouvait mettre entre eux. Pas que la compagnie de l’Oshun ne lui déplaise, pas entièrement en tout cas, mais le brun devait admettre ne savoir comment exister en présence de celui qui semblait absorber toute lumière une fois qu’il entrait dans une pièce. L’univers retenant son souffle alors que l’axe du monde se déplaçait sensiblement, Cal devenant le centre incontesté de l’attention. L’héritier était un trou noir, le néant entre ses côtes aspirant tout sur son passage. Face à lui, Naos n’était rien de plus qu’une étoile brillant faiblement. Sa lumière ternie par les assauts inconscients d’une bête que rien ne saurait satisfaire.
La faim taraudait les entrailles du Jagger, les pas de ce dernier le menant pourtant dans la direction opposée des cuisines, alors que ce dernier errait sans but dans le palais. Trop absorbé par le courant de ses pensées que pour prendre conscience de cette vieille amie l’ayant tourmenté lors de son enfance, Naos avançait afin de pouvoir penser. Il songeait aux derniers mots de Thanos, songeait à sa sœur et dans quelles embrouilles elle avait bien pu se fourrer. Dans un même temps, les conseils d’Eléa semblaient lui ronger l’encéphale. Il pensait aussi à la ligue, à Pollux, l’aisance avec laquelle il pourrait mettre fin aux jours de son maître et se dérober à la partie d’échec sur laquelle tous les individus qu’il connaissait se retrouvaient à jouer un rôle. Coincées sous le vacarme de toutes ses réflexions, croissaient en douceur les fleurs d’autres déraisons. Celles-ci mêmes qu’il cherchait si hardiment à faire flétrir pour ne pas ployer sous la beauté de leur corolle. Poussant un soupire lourd de toutes ces choses qu’il ne savait dire, Naos passa une main lassée dans sa crinière difficilement domptée pour la journée avant de relever les yeux sur le fils du soleil avançant sans flancher en sa direction. L’Oshun, à l’instar de sa fratrie, semblait avoir été pris forme sous les doigts habiles d’un maître de la terre. Leur teint marmoréen, cette mâchoire carrée volontaire, les rayons du jour naissant imbibant leur chevelure. Ces enfants de la nation semblaient avoir été trempés dans l’ichor donnant vie aux mythes. Leurs veines contenant les flots embrasés d’une mer de feu que personne d’autre ne pourrait dompter. Les yeux scrutant Maven avec pudeur et discrétion, un sourire défait vint fendre son faciès alors qu’il retrouvait tant des autres Oshun dans ce petit prince ingénu. Tant de tout ce qu’il abhorrait, porté fièrement à même les traits de ce garçon qui arrivait à le toucher là où aucun autre membre de sa famille n’avait su le faire. Pas même l’agneau sacrificiel, transperçant le flot de ses pensées comme une plaie ouverte qui refusait de cicatriser.
« Il semblerait que c’est mon jour de chance, il m’est enfin donné le bonheur de contempler notre petit prince revenu au bercail. » Un sourire défiant aux lèvres, plus sincère que toutes ces copies mal digérées qu’il affichait effrontément à tout instant, il lança un regard de côté avant d’ébouriffer les cheveux de son cadet. Personne d’autre qu’eux deux n’était présent pour observer cette rare marque d’affection que s’autorisait le Jagger. Ce dernier trouvant malheureusement en l’Oshun l’écho du frère qu’il aurait souhaité avoir avant Oona. Un frère qui ne daignerait plus le regarder dans les yeux une fois qu’il aura réussi à accepter la réalité entourant le départ d’Isaure. « Si j’avais été moins occupé avec ton frère, je serais venu te voir plus tôt. En attendant, j’ai déjà entendu pas mal de rumeurs courir sur tes fiançailles. »
(c) AMIANTE
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fire nation
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‹ CRÉDITS : av (@queen élo)

‹ AGE : vingt-trois années noyées dans les flammes de la vengeance et de la colère. vingt-trois années livré aux flammes destructrices et impitoyables.
‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
‹ SANG : royal, bleu, aussi pur qu'il est possible de l'être. maven est fier de pouvoir s'en targuer. au-dessus des autres, il ne cesse de l'afficher sans vergogne.
‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
‹ ADIUTOR : tami, fidèle protectrice soumise aux flammes de la tempête maven. parfois amis, parfois rivaux, il sont cependant contraints à se supporter.
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MessageSujet: Re: the quieter you become, the more you can hear (maven) Mar 27 Juin - 18:04

you know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. You see it's not the wing that makes the angel, just have to move the bats out of your head.


          Tu étais revenu depuis quelques jours désormais et la vie te semblait bien plus belle. Jamais tu n'avais autant chérie la capitale de l'empire, depuis ton retour. Tu avais Isaure. Et Weiss. Tu avais retrouvé ta place de petit prince. De monstre Oshun. Tu pouvais t'adonner à tous tes vices et voir les visages des spectateurs s'imprégner d'horreur. Enfin, tu revivais. Ta vie entière se trouvait à Launondie et tu le réalisais, maintenant. Tu aimais cet endroit surpeuplé et toutes les attractions que représentaient les rues sombres. De plus, tu étais sur ton terrain favori et tu menais la vie bien difficile à la jolie Elizaveta. Un vrai bonheur, à l'état pur. Tu errais sans but, mais agréablement, dans les couloirs du palais royal, lorsqu'un visage familier se profila à l'horizon. Naos. L'adiutor de ce frère que tu détestais tant et que tu aurais tant aimé voir enterré six pieds sous terre. Mais Isaure te l'avait interdit. Il n'était pas encore temps. Mais bientôt … Bientôt tu pourrais avoir ta vengeance, payé grâce à une monnaie sanglante. Tu appréciais le jeune brun, qui te faisait toujours beaucoup rire. Notamment lorsqu'il prétendait s'être acoquiné avec ta sœur, de façon peu respectable. Ah ce que le Jagger avait d'humour ! Car il était ton ami, jamais il n'aurait posé la main sur ta sœur chérie. Quant à cette dernière, tu l'imaginais bien mal dans les bras du mêlé de Cal. C'était une histoire totalement absurde. « Il semblerait que c'est mon jour de chance, il m'est enfin donné le bonheur de contempler notre petit prince revenu au bercail. » Ton démon intérieur ronronna de plaisir, sous ces viles flatteries. Tu aimais être brossé dans le sens du poil, c'était indéniable. Et tu avais toujours grand besoin de reconnaissance, de preuves d'affection. Besoin de sentir que, peut-être, peut-être, tu n'étais pas qu'une bête sanguinaire, causant peur et dévastation sur son passage. C'était pour cela que ta vie à Launondie n'avait pas son pareil, ailleurs. Car c'était là que se trouvaient les personnes que tu considérais comme alliées. Là que tu te sentais un peu moins horrible, un peu plus digne d'être aimé. Un étais peut-être un monstre pour le commun des mortels, mais tu n'avais été transformé en arme humaine que parce que ton cœur était brisé. Transformé en bête, tes créateurs te demandaient désormais de trouver la paix et d'arrêter de te laisser conduire par tes instincts les plus primaires. Un véritable comble. « Naos ! » Sourire sur les lèvres, tu seras brièvement le grand brun dans des bras. Lui aussi, tu étais content de le revoir. Après tout, tu le connaissais depuis de nombreuses années désormais. Et tu le préférais à ton véritable frère. Pauvre Naos, tu aurais de la peine lorsque sa vie s'éteindrait, par la faute de cet idiot de Cal. Mais Isaure était la tête pensante de votre duo et tu exécutais ses ordres sans discuter. Ainsi, lorsqu'il serait question de planter un pieu dans le cœur de l'héritier de la couronne, tu n'hésiterais pas une seule seconde. « Si j'avais été moins occupé avec ton frère, je serais venu te voir plus tôt. En attendant, j'ai déjà entendu pas mal de rumeurs courir sur tes fiançailles. » Tu grognas. Ton frère t'avait déjà séparé d'Isaure et, désormais, il tenait ton ami éloigné de toi. Oh tu le ferais payer pour toutes ces offenses. Cal voulait ton malheur … Il allait le payer de sa vie. « Ah, je vois. Princesse Cal ne peut assurer sa sécurité par elle-même, elle ne voudrait pas abîmer sa magnifique manucure. » Tu n'étais que rancœur et amertume, lorsqu'il était question de ton aîné. C'était peut-être ce qui rendait ton lien avec Isaure d'autant plus puissant. Elle était ta Déesse, ta Protectrice, ton Idole. La seule qui t'ait jamais aimé, celle qui veillait sur toi et t'acceptait, malgré tous tes défauts. C'était impossible de ne pas l'aimer et c'était pour cela que tu faisais d'autant plus attention à elle. Au fond de toi, tu étais persuadé que tout les hommes du royaume rayonnaient d'amour pour elle. Et cela ne te plaisait guère. Ta sœur était une princesse virginale, impossible qu'elle se soit laissée aller au péché de chair. Elle était bien au-dessus de tout cela. « Mes fiançailles … Quelle plaie. » Cauchemar, calvaire, torture, étaient autant de mots qui fonctionnaient, pour qualifier ton union à Elizaveta Valaeris. Elle était belle. Un véritable ange. Mais elle possédait un horrible caractère, trop fière et se comportant comme si elle méritait de posséder une couronne. C'était ridicule. La seule reine de ce royaume était Isaure. « Je te souhaite de ne jamais connaître ça. Les filles sont des inventions diaboliques, c'est la seule explication. Sauf Isaure. Mais Isaure est parfaite. » Le chien damné d'Isaure Oshun. Tu méritais bien ton surnom. Mais c'était plus fort que toi. Tu aimais ta sœur, indéfiniment. Et tu pensais qu'il en était de même pour tous. « J'ai cru que je pourrais mettre cette blonde dans mon lit, profiter de son corps et qu'elle se tairait bien docilement. C'est ce que sont censées faire les femmes, après tout, non ? Mais elle, elle veut se battre. Elle me crie dessus, tu te rends compte ?! » Et dire que tu avais essayé d'être gentil avec elle. C'était bien la dernière fois que tu tenterais une idiote pareille.
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MessageSujet: Re: the quieter you become, the more you can hear (maven) Jeu 6 Juil - 17:14

I am born entire, out of hatred, out of discord.
Il était troublant pour le Jagger de pouvoir ainsi détester l’ordre sur lequel reposait la société et cette famille en rongeant les entrailles, pour en même temps retrouver des fragments de lui-même dans un de ses membres. Lui qui ne jugeait que par la destruction absolue des Oshun, il n’avait pourtant fait que passer la majeure partie de sa vie à leurs côtés. L’ironie de l’univers avait fait de lui une ombre permanente au tableau d’une famille qui avait le loisir de ne même pas s’encombrer de la conscience de sa présence. Voilà que le gamin bruyant parlant de révolution et de pavés lancés contre les édifices publics se retrouvait à défendre le joyau d’une nation qu’il abhorrait. Voilà que l’adolescent amer vendant aux enchères ses plus belles valeurs se retrouvait les mains vides et pas même des illusions plein les poches pour l’aider à colmater les fuites d’une vie qui prenait l’eau. L’illusion était surannée, jaunie par des années passées à alimenter une rancœur qui allait finir par le noyer. Malgré tout, il sentait le fragment d’astre solaire qui s’allumait entre ses côtes à la vision de celui qu’il considérait comme un ami. Il sentait son poitrail se réchauffer alors que Maven s’illuminait à son tour, celui-ci arrachant à Naos un grognement faussement ennuyé alors qu’il le pressait entre ses bras. Pas du genre à se laisser aller à des effusions de bons sentiments en public, le Jagger était de ces grands pudiques capables de gestes grandiloquents à l’abri des regards, mais incapables de verbaliser leur sentiment devant un auditoire.
S’il l’avait véritablement voulu, le mêlé aurait pu faire beaucoup de mal à travers Maven. Ce dernier était pareil à une bourrasque de vent incontrôlable ne demandant qu’à être domptée. Il était un feu de forêt attendant d’être bouté et Naos semblait particulièrement doué dans l’art de faire s’enflammer les Oshun. Pourtant, le brun n’avait eu de cesse d’agir comme un temporisateur avec son cadet, cherchant à apaiser la colère dans le cœur de ce dernier-là où sa sœur semblait désormais si prompte à y semer les graines du chaos. « Arrête un peu de faire l’enfant. Tu as aussi un adiutor, tu sais ce que c’est. La seule différence c’est que je reste le plus clair de mon temps debout dans le coin d’une pièce à attendre que le temps passe. Cal n’y est pour rien. » Les excuses se formaient avec aisance entre les lèvres du mêlé, ce dernier justifiant avec brio les heures qu’il passait avec son alter ego comme s’il n’abhorrait pas chacune d’entre elles. Néanmoins, la rage de Maven était infondée, entièrement mal placée. Le Jagger se savait profiter d’un sursis, profitant de ses instants avec l’Oshun comme s’il s’agissait de leurs derniers. En un sens, c’était le cas. Isaure n’ayant besoin que de quelques mots pour arracher à Naos ce frère de substitution qu’il avait trouvé chez le blondinet. Un éclat de rire indolent s’échappa des lippes du mêlé alors que ce dernier parlait des femmes, mais surtout de sa sœur. Comme si la princesse était l’ange exempt de défauts qu’il semblait vénérer avec ferveur. Ravalant la remarque mal placée qui ne demandait qu’à lui échapper, il se mordilla la lèvre inférieure alors qu’il imaginait sans mal son cadet défendre avec révérence sa sœur contre la moindre de ses remarques.
Pour quelqu’un ayant vécu entouré de femme comme Naos, les propos de Maven le laissèrent oscillant entre amusement et désespoir face à ce qu’on apprenait aux rejetons ayant grandi au sein du château. Hochant négativement la tête en laissant l’amusement prendre le dessus, le Jagger planta ses iris rieuses dans celles de son ami avant de répondre : « C’est une femme, pas un objet. Pour un peu qu’elle soit un peu intelligente, crois-moi tu dois toujours partir du principe qu’elles sont plus intelligentes que toi, elle ne risque pas de la boucler si tu te comportes comme un parfait petit… » Con. Il n’y avait pas vraiment d’autres mots. « Prince et que tu t’attends à ce qu’elle soit à tes ordres. Avant de la mettre dans ton lit et de la rendre docile, il faut la courtiser. Une fois que tu lui as empli le crane d’histoires d’amour et de désir, elle sera à tes ordres. » Offrant un clin d’œil complice à Maven, il ne pouvait ignorer le souvenir des heures passées à courtiser Isaure avec le plus grand soin. L’aisance avec laquelle il avait su faire croitre des rêves d’ailleurs dans la tête de la blonde jusqu’à ce qu’elle en oublie tout sens des réalités. Il tuerait sans hésitation quiconque oserait faire chose pareille à sa sœur et ne doutait pas une seconde qu’en temps voulu Maven en ferait autant. En un sens, il trouvait cela apaisant de savoir quel visage prendrait sa mort, le trio tenant une épée de Damoclès au-dessus de sa tête ne s’étant pas affublé de la moindre subtilité. « Ca m’étonne quand même de toi, même si tu n’es pas du tout intéressé par ta fiancée, de la traiter de la sorte. Tu aimerais que le fiancé de ta sœur se comporte comme ça avec elle ? » C’était un terrain dangereux que le Jagger empruntait, frôlant avec beaucoup trop d’enthousiasme le fossé le menant à sa perte.
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‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
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MessageSujet: Re: the quieter you become, the more you can hear (maven) Lun 10 Juil - 19:15

you know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. You see it's not the wing that makes the angel, just have to move the bats out of your head.


           « Arrête un peu de faire l'enfant. Tu as aussi un adiutor, tu sais ce que c'est. La seule différence c'est que je reste le plus clair de mon temps debout dans le coin d'une pièce à attendre que le temps passe. Cal n'y est pour rien. » Tu marmonnas des paroles inintelligibles dans ta barbe, maugréant volontiers contre ton frère aîné que tu détestais, que toutes les fibres de ton corps te criaient de haïr jusqu'à la mort. Tu n'étais pas objectif, lorsqu'il était question. En fait, tu n'étais jamais objectif. Ton esprit était perpétuellement modelé par ton entourage, selon ce que l'on attendait de toi. Monstre Oshun. Chien d'Isaure. Ennemi de Cal. Fiancé d'Elizaveta Valaeris. Tu ne décidais jamais rien et pourtant, tu avais cette impression chimérique d'être le propre capitaine de ta destinée. Pauvre Maven, trop en colère pour être compris, trop brisé pour être aimé. Un pion politique, âme damnée d'une princesse en mal de couronne. Et puisque l'on t'avait chuchoté que Cal était l'instigateur de tous tes malheurs, tu n'avais pas cherché à voir plus loin que cela. Depuis, tu prenais un malin plaisir à rendre la vie de ton aîné infernale. Il devait payer pour des blessures qu'il ignorait avoir causé. Tu voulais monter le monde entier contre lui, pour que tous découvrent quel était le véritable visage de l'héritier de la couronne. Et à commencer par Naos, qui semblait toujours un peu trop prompte à se mettre du côté de celui qu'il devait défendre. Tu étais un enfant capricieux et obstiné. Jamais tu n'arrêterais de vouloir convaincre ton ami brun des méfaits que commettait Cal. Mais tu n'avais pas envie de te lancer dans un énième laïus ventant les qualités d'Isaure et dénigrant ton frère. Tu préférais profiter des retrouvailles avec celui que tu connaissais depuis de très nombreuses années, le seul qui, comme toi, était bien éloigné des intrigues de la cour. De plus, tu avais bien d'autres sujets à aborder avec le Jagger. Notamment celui de ton horripilante fiancée. Tu étais un novice en matière de femmes, puisque tu accédais à celles-ci par ton seul nom. Elles étaient attirées par ce que tu représentais : le sang bleu, l'argent, la puissance. Des abdominaux dessinés et de gros bras, également. Et jamais tu n'avais cherché des connivences de l'esprit, te contentant des plaisirs de la chair. Pourtant, quelque chose t'attirait, inlassablement, chez la belle blonde. Mais elle aussi, tu la détestais. Ressentir de la compassion, de l'attirance, cela te rendait faible. Et s'il y avait bien une chose que tu ne voulais pas ressentir, c'était cela. « C'est une femme, pas un objet. Pour un peu qu'elle soit un peu intelligente, crois-moi tu dois toujours partir du principe qu'elles sont plus intelligentes que toi, elle ne risque pas de la boucler si tu te comportes comme un parfait petit … prince et que tu t'attends à ce qu'elle soit à tes ordres. Avant de la mettre dans ton lit et de la rendre docile, il faut la courtiser. Une fois que tu lui as rempli le crane d'histoires d'amour et de désir, elle sera à tes ordres. » Le brun t'adressa un petit clin d’œil, tandis que tu grimaçais ouvertement. Visiblement, ton ami devait être terriblement épris d'une jolie créature, pour parler ainsi. Car il venait de débiter un tas d’âneries impossibles. « Mais, elle doit être à mes ordres … Je suis un Oshun. » Tu fronças les sourcils, tu venais d'asséner une vérité à laquelle Naos n'allait pouvoir échapper. « La courtiser ? Quel affreux mot. En plus, je n'ai aucune idée de comment je suis censé faire ça. Et je ne devrais pas avoir à le faire. Elizaveta devrait se sentir honorée de devenir ma promise. » De plus, tu te voyais mal, toi, le Monstre Oshun, te mettre à débiter de la poésie ou des histoires romantiques, pour attendrir le cœur de glace de la jeune Valaeris. Cela ne te ressemblait pas. Et puis, tu étais un ignare total, lorsqu'il était question de ces choses là. Tu te demandais même encore, parfois, comment Merle avait bien pu tomber amoureuse de toi et le rester, durant plusieurs années. Et si tu refusais de parler d'amour, c'était aussi parce que tu savais à quel point ce sentiment était destructeur. La souffrance, tu connaissais, mais tu n'avais pas besoin d'un cœur brisé. Tu avais déjà ton lot de malheurs à porter. Seul. « Ça m'étonne quand même de toi, même si tu n'es pas du tout intéressé par ta fiancée, de la traiter de la sorte. Tu aimerais que le fiancé de ta sœur se comporte comme ça avec elle ? » Tu secouas la tête, pinças les lèvres. Naos avait beau être ton ami, tu n'allais certainement pas lui raconter que tu avais fais un pas vers Elizaveta. Que tu lui avais montré que tu étais plus qu'une carcasse sanguinaire et belliqueuse. Et que la blonde t'avait renvoyé cette bonté en pleine figure. Tu étais brisé dans ton ego masculin. Et rien n'est pire qu'un homme dont on s'est moqué. Surtout un homme qui, comme toi, possédait un farouche instinct de revanche. « Le fiancé de ma sœur ne pourrait jamais se comporter ainsi avec elle. Isaure est parfaite, il tomberait sous son charme et deviendrait aussi docile qu'un agneau. Elizaveta est un vrai cauchemar … » Pointe amère dans la voix, exprimant à la fois regret, chagrin et colère. Tu fermas les yeux, l'espace d'une seconde. Tu ne voulais plus penser à ça. Tu étais de retour chez toi et tu comptais bien reprendre tes mauvaises habitudes, pour calfeutrer ton pauvre petit cœur en manque d'amour. « Isaure pourrait avoir un véritable harem mais je ne crois pas qu'elle soit très intéressée par les garçons. Et j'admire cette pureté chez elle. Ce n'est pas Wanda, elle n'écartera jamais les jambes pour quelqu'un d'autre que son âme sœur. Je la connais. »
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MessageSujet: Re: the quieter you become, the more you can hear (maven) Lun 17 Juil - 10:56

I am born entire, out of hatred, out of discord.
L’ingénuité de Maven avait toujours profondément étonné Naos. Dans un monde où l’innocence se faisait agneau sacrificiel, les enfants de la rue professant des promesses d’adultes au creux des ruelles, le mêlé ne comprendrait pas comment est-ce que le petit prince avait su protéger cette flamme soufflée par la vie chez tant d’autres. A défaut d’en rire, le Jagger en souriait, se contentant de montrer son amusement face à la mauvaise foi du Oshun, conscient qu’il avait planté les fleurs du mal dans le cœur du gamin. Qu’il avait semé les graines du chaos au sein de cette famille des flammes ne demandant qu’à se consumer au feu d’autres déraisons. Et lui, il était une folie douce que tant s’étaient inoculés sans même s’en rendre compte. Le brun se demandait parfois quand la famille royale pouvait être si aveugle à ses propres membres, chacun agissant dans leur coin sans se soucier de ces électrons libres virevoltant à leurs côtés. Lui qui n’avait de famille qu’Oona et sa mère, pourtant un frère et une sœur par choix, il ne faisait que penser à eux quand il s’oubliait au froid d’autres obscurités. A ces mensonges qui lui remplissait la gorge, lui écrasant la trachée, cette violence qui animait ses poings et cette horreur portée par sa chair au nom d’idéaux le dépassant.
Eduqué dans un univers peuplé de femmes, de guerrières, de mères nourricières, de sœurs soleil, le Jagger avait vite appris la vérité de sa position. Vite compris que si nombreux sous-estimaient ses proches de la gente féminine, nombreux s’en mordait les doigts face aux foudres d’Eléa, la répartie d’Oona et la ténacité de sa génitrice. Il apprenait même que les fleurs fanées ne perdaient pas leur épine quand pourtant tout les destinait à l’oubli. Offrant de cette sagesse infantile qu’il avait développé avec les années, briseur de cœur peu assumé, éternel solitaire peinant à trouver la force d’aimer, la réaction de l’Oshun ne l’étonna pas tant qu’elle lui donnait envie de secouer son cadet pour qu’il retrouve le sens des réalités. Perdu dans une tour d’ivoire, l’animal arraché à l’enfant avait fini par ne plus voir le monde en contrebas, épris par des illusions d’antan qu’on lui enfonçait dans la trachée dans le simple but de le faire avancer. Hochant la tête en signe de reddition, incapable de dire le fond de sa pensée à son ami sans craindre pour sa propre vie, il se contenta de se raidir, chien de garde qui s’était oublié un instant. « Au fond, je suis sûr qu’elle doit être enchantée d’être ta promise, n’importe quelle fille dans le pays le serait. » Adoucissant la morsure avec soin, Naos se perdait entre le vrai et le faux dans cette relation. La flatterie assumée et les mots corrosifs lui rongeant les lippes alors qu’il les prononçait. Il ne voulait juste pas perdre une des rares personnes entre ces murs avec laquelle il avait réussi à créer une entente. La solitude un fardeau qu’il peinait de plus en plus à assumer lorsqu’il ne faisait qu’attendre d’autres matins plus tendres.
L’ignorance de Maven subjuguait le mêlé par moment, ce dernier se demandant si l’Oshun vivait bien au palais. Cette prison dorée où les scandales se faisaient et étaient passé sous silence en moins de temps qu’il ne fallait pour les ébruiter. Il pensait au fiancé de la princesse, cet autre à qui on avait promis la tumultueuse Isaure quand il savait que personne ne pourrait contenir l’ouragan qu’elle était. Un éclat de rire vint consoler l’amertume des souvenirs d’une adolescente le cœur encore tendre et les lèvres d’une douceur interdite. Portant une main à ses propres lèvres, faisait mourir le rire tonitruant ne demandant qu’à s’échapper de sa traitre bouche, il détourna le regard un instant persuadé que Maven le fusillait allègrement de ses prunelles. « Désolé, je voulais pas rire, c’est que… » Il imaginait sans mal Eléa lui passé un savon, l’exhortant de lui expliquer comment il avait réussi à survivre tant d’années au palais en faisant preuve d’une connerie pareille. Grattant la barbe naissante lui dévorant les joues, il se racla la gorge à la recherche de précieuses secondes capables de le sortir de ce bourbier-là. « Même si la princesse devait ne pas être intéressé par les garçons, il lui faudra un jour enfanter une engeance. » Funambule pendu à un fil, le vide en contrebas prêt à l’avaler au moindre faux pas, Naos ne savait que dire pour s’arracher à cette situation précaire dans laquelle il se trouvait. Conscient de ne pas avoir la répartie de ses amis, il se flagellait de ses idioties et du souvenir brûlé sous ses paupières d’un rayon de soleil prêt à s’éteindre entre ses bras. « Personne n’oserait remettre en question le charme de ta sœur, aucune d’entre elles. Tous les hommes ayant déjà entendu parler d’Isaure se damnerait pour avoir ses faveurs. » Le cœur battant au rythme de mensonges savamment tissé, le Jagger espérait que Maven changerait de sujet afin de lui éviter d’autres faux-pas. « Avec le temps, ta fiancée prendra conscience de la chance qu’elle a de t’avoir. Si ce n’est pas le cas, dis-toi que tu as quelqu’un pour chauffer ton lit le soir contrairement à certains. » Dans le fond, il devait y avoir une raison pour laquelle Naos avait eu une petite-sœur et pas un petit-frère. Il commençait seulement à le comprendre.
(c) AMIANTE
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the quieter you become, the more you can hear (maven)

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