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Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O.

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fire nation
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fire nation
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‹ STATUT : Célibataire, les alliances se font et se défont. Sa fiancée, qui n'est plus, erre au sein de l'ennemi désormais.
‹ SANG : argent. Pour Kirill, le sang a une valeur plus haute dû aux sacrifices des batailles et des guerres. Couleur rouge. Couleur feu. L'argent, c’est une baliverne qui n'a pas grand poids si elle n'est pas teinté de fierté rutilante.
‹ METIER : La guerre est son seul métier, tout comme celui de son clan.
‹ ALLEGEANCE : A la couronne à priori. Après tout les livres d'Histoires sont écrits par les vainqueurs, n'est-ce pas?
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MessageSujet: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Lun 19 Juin - 19:34

(L'ouverture du rp a été réglé par Lula Osanos ici ♥)


Long shadows - And I don't believe that paradise is lost  -

Kirill O.

Lula O.

Les yeux fermés, Kirill laissa les sons déambuler dans le satin et les cliquetis d’armes. Une seconde puis deux. A peine un battement de cœur sourd.

D’abord il y avait le bruit, celui des voix et des pas sur le marbre frais d’une résidence en plein désert, les protestations fiévreuses qu’il avait deviné dans les chambres plus loin, le quartier des hôtes, ceux que l’on recevait avec prestige et déférence comme c’était le cas ici avec les quelques membres de la famille Osanos. Il y avait l’odeur ensuite, celles des épices chaleureuses de la nation du feu et le parfum capiteux du soleil léchant les murs de leur demeure, de quoi faire tourner les sens de leurs corps résolument faibles face aux prodiges de la nature. Enfin, il pouvait toucher le délicat ouvrage de la bibliothèque familiale, rouge sang des velours et douceur marbreuse de statuts martiales rappelant qu’ici, la guerre n’était pas simple jeu mais ligne de conduite. L’incomparable beauté reflétait en un miroir muet celui de son invitée qui le fusillait en cet instant d’un regard aqueux, mouvant comme l’élément qu’elle revendiquait comme sien et la mâchoire de Kirill se resserra silencieusement en une désapprobation âpre. Il inspira lentement avant de rouvrir les paupières, son propre cobalt profond de nouveau visible, reflétant en un éclat discret le noir et le rouge de sa chemise d’officier.

Ils sortaient à peine de funérailles imposées par le Palais et voilà qu’ils étaient dorénavant face à face. Isaiah Griffith avait perdu la vie dans un malheureux accident qui avait rendu les gorges sèches au sein de la demeure impérial à force de murmures. Du bout des lèvres on pointait la couronne, d’un battement de cils les Volaeris, d’un mouvement fantomatique les Osanos. Tous se doutait de l’implacable vérité ici : la pomme de discorde venait de rouler à leurs pieds et chacun s’était drapé d’un deuil qui inaugurait une nouvelle ère : celle de la suspicion. Les alibis et nouveaux échanges fleurissaient alors et Kirill ne fut pas surpris quand son père l’informa de fiançailles probable avec l’une des filles de la nation de l’eau. En jargon militaire il s’agissait de la stratégie de l’élastique. Des années de guerre trop offensive avait coûté trop de sang et le peuple désirait la paix quoiqu’il en dise. La lassitude gagnait un terrain précieux et il fallait savoir faire la paix en temps voulu afin de mieux préparer les victoires à venir.

Kirill avait simplement acquiescé, l’esprit déjà en retrait devant un sacrifice moderne pour le bien des siens.

Ce qui le ramenait à ici et maintenant, le salon familial aménagé pour eux. « Nous sommes seuls. » L’éraflure de l’ongle vocal à même la chair vive. Il posa son regard clair sur elle, conscient que peut-être, la surprise lui était trop grande. Il n’avait pas su laquelle des filles du seigneur Osanos se tiendrait devant lui, tout simplement parce que l’importance en était toute relative mais il avait su très tôt les plans de ses parents et les avait approuvés au vu d’une tactique brillante et secrète. Il avait fini par deviner qui serait sa promise en voyant la jeune femme seule entre ses parents au déjeuner, visiblement innocente et peu au fait de ce qui se tramait autour d’elle.

Des chaines autour de ses poignets lestes, une carapace de tissu satinée faite de colères revêches sur le corps de sirène, Lula se tenait défiante de l’autre côté de la pièce. Kirill l’avait observé silencieusement durant le repas diplomatique, se montrant comme à l’accoutumé d’une politesse militaire qui s’embarrassait peu de charme. Elle devait savoir maintenant.

« Sois convaincant avec elle. Elle est jeune. » Lui avait dit sa mère et maintenant qu’il l’avait devant lui, il ne voyait pas en quoi. A peine deux ans les séparaient et elle ne baissait pas vraiment les yeux devant lui là où d’autres l’avaient pourtant fait. « Je suppose que vous savez désormais. » Bien sûr qu’elle savait, c’était ce pourquoi l’eau tremblait légèrement dans le vase de fleurs au-dessus du piano. Etre charmant. La séduction passait par l’incapacité de le faire, par la dangereuse ligne qui se créait ici. Elle ne voulait pas, lui non plus mais on était esclave de certains caprices divins tout autant que des jeux de pouvoirs dans les méandres d’Aksana. « Les Sept en ont décidés ainsi. » Les Sept ou les hommes ?

(Quelle importance ?)

Il l’aurait préféré moins belle. Ce fut sa première pensée en s’approchant, posture martiale et sourire inexistant. Une arme dangereuse à son actif, quelque chose à surveiller, trop d’ondulations dans ses cheveux sombres, trop de promesses dans l’écueil des lèvres roses. Kirill se donnait des directives claires, des objectifs limpides : faire pencher la balance encore et toujours vers les siens. Tout ce qui était autour lui plaisait - parfois - mais il était de ces êtres froids et déterminés qui ne s’embarrassait pas de grandiloquence rédhibitoire. L'efficacité avant tout. Les aboiements dans le vide ou les démonstrations trop agitées n'avaient jamais été son apanage au final pas plus que le fait de se montrer charmant. Elle serait sa femme, il prendrait son nom comme l’avait exigé la nouvelle coutume -stupide- de l’impératrice. Voilà qui était suffisant.

Le pas silencieux, Kirill s’avança enfin près du corps ondulant de la sirène, l’air ambiant vibrant à peine sous le mouvement fantomatique. « On dit, chez vous, que les gens sont similaires aux océans. » Commença-t-il naturellement, les bottes claquant à distance respectable. « On ne devine pas les fosses et les fonds en regardant seulement la surface. » L’œil se fit caresse sur la robe et la gorge découverte qu’elle offrait encore de façon innocente. « Avez-vous peur, Lula ? » Il s’était posté devant elle, l’expression impénétrable, le corps attentif. S’il y avait de l’autorité dans la voix, elle n’était pas écrasante en cet instant précis. Le ton était simple, presque inconséquent. Presque.

Le prénom sur sa langue, quant à lui, avait gout de feu.


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water nation
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‹ STATUT : célibataire, tomber amoureuse n'est pas envisageable pour une fugitive. anciennement fiancée à un osoryd contre son gré.
‹ SANG : sang argent, sang de la noblesse.
‹ METIER : en fuite, qualifiée d'ennemi numéro un de la couronne.
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‹ ADIUTOR : une personne qu'autrefois elle détestait, qu'elle méprisait, mais qui maintenant commence à se faire une place dans son coeur de glace, themys isaksen.
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MessageSujet: Re: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Jeu 22 Juin - 14:33




MAY WE NEVER MEET AGAIN
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long shadows and gunpowder eyes


« Tu peux sortir, je te rejoindrai quand j'en aurais fini avec lui. » Son mêlé l'écoutait et sortait immédiatement de la pièce. Lula le remerciait intérieurement de la laisser gérer cela seule. Il avait dû percevoir une pointe de stress dans sa voix. Sa respiration était de plus en plus saccadée. L’odeur des épices et d’un parfum solaire typique de la nation du feu flottaient dans la pièce. Son nez se plissait. Elle n’aimait pas cette odeur. Pire, cette odeur la répugnait. Tout ce qui lui faisait penser à la nation du feu la répugnait. Jamais, elle ne pourrait accorder sa confiance à un maitre maitrisant les flammes. Certainement pas à l’homme qui se trouvait en face d’elle. Kirill Osoryd. Son futur époux. L’homme qu’on lui avait imposé. L’envie de se marier ne la tentait pas. Elle aimait être indépendante, être maitre de ses décisions. Malheureusement, son père en avait décidé autrement. « Pourquoi moi ? » Avait-elle pensé. « Pourquoi pas Diana ? » S’était-elle alors demandé ? Au fond, elle connaissait la réponse. Diana était trop importante. Beaucoup trop pour être fiancé à un Osoryd. Tout lui était alors tombé dessus sans qu’elle ne demande rien. Son avis, sa famille s’en fichait. Elle devait l’épouser et puis c’est tout. Chaque fois qu’elle tentait d’engager le sujet, on la faisait taire. Depuis qu’il entrait dans le pièce, son regard s’était ancré dans celui qui deviendrait un jour son mari. « Nous sommes seuls. » Lula lâcha un soupir de soulagement. Elle allait pouvoir être elle-même. Elle allait pouvoir cesser de sourire bêtement, cesser d’être courtoise. D’un œil inquisiteur, elle en profitait pour le détailler. Il n’était pas si mal, pour un maitre du feu. « Tant mieux, ces mondanités vont pouvoir cesser. » Un sourire narquois se dessinait sur ses lèvres. Ses parents lui avaient pourtant demandé de ne pas s’énerver, de ne pas faire la capricieuse, de ne pas être elle-même. La seule chose qu’il voulait, c’était retrouver le peu d’estime qu’il restait à la nation de l’eau et d’avoir une alliance importante avec la nation du feu, la nation qui était au pouvoir. « Je suppose que vous savez désormais. » Un petit rire lui échappait. Bien sûr qu’elle était au courant. « Les Sept en ont décidés ainsi. » Depuis qu’elle avait mis les pieds dans cette bibliothèque, la moindre goutte d’eau s’était mise à se mouvoir. Pourtant, elle faisait tout son possible pour se contrôler. Pour ne pas s’énerver et dire ses quatre vérités à cet homme. S’il n’avait pas était de la nation du feu, s’il n’avait pas l’air si arrogant ou s’ils n’avaient pas étaient fiancés, peut-être qu’elle l’aurait apprécié. « Les Septs n’y sont pour rien. Il ne s’agit que d’une impitoyable quête du pouvoir, très cher. » Seuls les hommes étaient responsables de cette alliance. Les Septs n’avaient rien à voir la dedans. La princesse respectait les croyances religieuses des nations, mais pour elle, aucun dieu n’existait. Pourtant, dès son plus jeune âge, on lui avait appris à le vénérer. En vain. Son attention se reportait sur Kirill. Aucun sourire, droit comme un i. Son regard était sombre, fermé. Il n’avait l’air ni chaleureux, ni sympathique. D’un pas lent, le futur Osanos s’avançait vers elle. « On dit, chez vous, que les gens sont similaires aux océans. » Très spirituelle comme remarque. Lula haussa un sourcil d’un air provocateur. Aucun mot ne sortait de sa bouche, elle le laissait parler. « « On ne devine pas les fosses et les fonds en regardant seulement la surface. ». » Lula suivait son regard qui passa sur sa robe bleu océan qui la mettait parfaitement en valeur, cela faisait ressortir ses yeux. « Est-ce une façon élégante de me dire que les apparences sont parfois trompeuses ? » Sa voix était tranchante, son ton était glacé. Lula préférait les gens directs, qui ne passaient pas par des métaphores pour exprimer leurs pensées. « « Avez-vous peur, Lula ?  ». » Il s’était posté devant elle, elle le sentait retissant, renfermé. Lula lui offrit son plus beau sourire et plongea son regard perçan dans le sien. « Sachez qu’il en faut plus que ça pour m’effrayer. A vrai dire, même une gamine ne bougerait pas devant vous. » Elle voulait le provoquer pour cerner son caractère. L’eau, dans l’un des vases les plus proches, se mit à bouilloner. Bien sûr, une gamine aurait eu peur de lui, elle le savait pertinemment. D’un côté, elle avait peur. Peur de ne plus être libre. Peur d’être à jamais enchainé à cet homme. A son tour, elle fit un pas vers lui pour n’être qu’à quelques centimètres de son visage. « Ecoutez, s’il y a bien une chose qu’il faut que vous compreniez, c’est que ce mariage n’aura pas lieu. » Ses mains étaient crispés, son corps tendu. Elle plissait les sourcils d'un air désaprobateur. Son regard devint plus teigneux, plus dur. « Je ne désire pas me marier, encore moins avec un maitre du feu qui à l’air d’avoir une trop haute opinion de lui même. » Un sourire réapparu sur son doux visage, un sourire mauvais cette fois-ci. « Mes parents sont reconnaissants que vous ayez acceptés cet accord sans broncher, mais ce n’est pas mon cas. Merci, mais non merci. » Suite à cela, elle détournait le regard et le contournait pour sortir de cette pièce où la tension montait dangereusement. Au passage, leurs bras se frôlèrent. Suite à ce bref contact, un frisson lui parcouru l'échine. Il suffirait sans doute d’un geste de sa part pour que l’eau bouillante sorte de son vase.
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MessageSujet: Re: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Ven 30 Juin - 16:24

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Kirill O.

Lula O.

C’est le monde dans lequel ils vivent maintenant, fait d’ombres et de menaces. Les Osanos sont nombreux, ils sont confiants, un peu trop peut-être. Les Osoryd ont une autre patine, une autre aura faite de fer et de volcans. Il l’observe, cheveux sombre sur peau de lait, défiante, la moue déjà boudeuse, le corps récalcitrant. Il ne s’attendait pas à autre chose mais l’égo en reste froissé. L’eau se fait vapeur au contact du feu, l’un ne peut jamais toucher l’autre sans que le chaos ne règne et il sent presque l’éclat de son parfum discret.
« Les Septs n’y sont pour rien. Il ne s’agit que d’une impitoyable quête du pouvoir, très cher. » Le petit rire qu’elle laisse échapper lui fait plisser les yeux. Elle n’est donc pas croyante ou peut-être vibre-t-elle sous d’autres idoles, d’autres dieux. On parlait de vieilles légendes, d'anciens rites parfois au sein d’anciennes familles. Qui sait? « Est-ce une façon élégante de me dire que les apparences sont parfois trompeuses ? » Il acquiesce sobrement avant d’ajouter. « On dit aussi que l’eau guérit, qu’elle comprend mais qu’elle ne pardonne pas. » C’est dans son instinct à Kirill de vouloir jouer avec le feu, dans son adn de guerrier froid. Et elle semble si terriblement incandescente en cet instant, Lula. « Sachez qu’il en faut plus que ça pour m’effrayer. A vrai dire, même une gamine ne bougerait pas devant vous. » Oh. Un début de sourire s’amorce, fantomatique, presque tenu et invisible. Il abaisse son regard sur la bouche qui vient de prononcer ces horreurs avant de la regarder à nouveau. « Je ne m’attaque qu’à ceux qui peuvent m’endurer. » L’intrigante question est sous-jacente. Peux-tu m’endurer, toi ? Il la sent se contracter et pendant un bref instant, le manoir s’évanouit. L’eau qui bout presque dans le vase tout près de lui est la seule chose importante.
Pas de mariage ? Serait-elle capable de défier deux nations de façon jalouse et égoïste ? « Ce que vous désirez importe peu. Ce que je désire également. Contrairement à ce que vous semblez croire, ce n’est pas moi ici qui m’avère arrogant dans mes choix. J’ai placé le destin des Osoryd au cœur de mon acceptation pour ce mariage. Pensez aux vôtres…» Elle le contourne déjà, le frôle et il fronce les sourcils. Parler d’honneur ne l’atteindra pas, Il devine déjà les tourbillons sous l’onde calme. Elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu'au délire, des choses qu'il n'a jamais daigné offrir à personne.

Il secoue la tête avant de la suivre et de placer un bras devant elle, la paume ouverte sur le mur du couloir. « Attendez ! » Il est plus simple de se trouver sur un champ de bataille, d’avoir des ennemis et un plan, des armes de guerre et des explosions. Il n’a jamais du poursuivre une fille (une femme se fustige-t-il en la regardant à nouveau) et un souffle chaud s’échappe de ses lèvres comme un soupir exagéré. Il faut la sonder en douceur, ne pas brûler les étapes, s'épanouir, et le mariage scelle les destins pour tant de temps qu’il comprend la réticence. L'affaire est entendue pourtant entre leurs familles. On a même inventé un mot épatant, vide de sens donc utile, pour justifier les prolongations : les fiançailles. « Lula… avez-vous pensé à la position des Osanos à la cour maintenant que nous portons encore le noir des funérailles? Vous ne pourrez pas envoyer balader toute les grandes familles du royaume... » Non. Non. Il recommence. Il veut lui faire entendre raison là où elle ne veut pas. Ce mariage n’aura pas lieu lui a-t-elle dit et il bouillonne tout à coup.

L’Osoryd se recule, se remet droit, la transperce d’un œil devenu fauve. Il est fier, Kirill, elle a vu juste sur ce point. Il sait l’enjeu derrière la pulpe des lèvres qu’elle plie en défi face à lui, l’effacerait volontiers de façon violente. « Vous préférez un de mes frères peut-être ? » Plus éclatants, plus musclés. Kirill avait parlé d’un ton détaché comme s’il s’agissait de la confection du repas du soir mais il y a autre chose sous l’apparat des mots. Du métal. « Ou pire… vous voulez vous mariez par amour ? » Comme si la noblesse n’avait jamais eu ce luxe. Kirill cille, pèse et soupèse les circonstances. Pauvre nation de l’eau, obligée de faire avec ceux qui les ont envahis et plié à leur bon vouloir. Lula, forcée de partager le lit d’un des fils de ceux qui ont conquis leurs territoires… « Dois-je me mettre à genoux et vous déclamer des vers ? »  Les doigts viennent se perdre dans les mèches sombres de la belle, le pouce se fait soie sur la joue. « C’est un soupirant que vous désirez, Lula ? Je suis affreusement désolé. » Il ne l’est pas mais il y a quelque chose de sourd et il est curieux. L’eau vibrait de si belle manière tout à l’heure. Jusqu’où va sa docilité, sa feinte patine de princesse océanique ? « Je n'ai jamais été fiancé auparavant. » Il dit ça d’un ton presque moqueur, le geste habile pour parfaire les boucles de cheveux de la jeune femme entre ses doigts. « Jusqu’ici mes aubes ont eu la tiédeur des caresses des lits de camps, celle des couvertures rêches que les Osoryd partagent avec le reste de l’armée, celle du soleil parfois. » Il s’avance maintenant pour la maintenir contre le mur, tait le reste, la main glisse de sa couronne sombre de cheveux au mur chaud de la bâtisse du Feu. « Tu n’auras ni poèmes, ni chansons. Si tu m’épouses, tu épouses un soldat, un rang et une famille qui protégera un peu la tienne. Et de protection, vous en avez besoin. » Il la fixe, Kirill.

Il la boit du regard.


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MessageSujet: Re: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Sam 1 Juil - 19:52




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La tension montait dangereusement. La Osanos tentait de se contenir, de se donner l’air aussi impassible que son interlocuteur. L’eau passe de l’état liquide à l’état gazeux, prouesse du feu. L’eu et le feu ne sont pas bon amis, tout le monde le sait. Ses yeux se plissent lorsqu’un rire moqueur sort de sa bouche. Non pas qu’elle n’était pas croyante, sa famille l’était comme la plupart des familles de la noblesse et lui avait enseigné les rites. Simplement, elle s’était forgée sa propre opinion. Si les Septs existaient, pourquoi laisserait-ils un tel carnage déchirer les nations ? Enfin, peu importe. « On dit aussi que l’eau guérit, qu’elle comprend mais qu’elle ne pardonne pas. » C’est au tour de la princesse de l’eau d’acquiescer. « En effet, l’eau peut faire bien des choses. Sommes-nous ici pour faire des éloges à ma nation ou pour parler de choses plus importantes ? » Pourquoi lui parlait-il de l’eau ? Ils étaient ici parce-que pour une raison idiote qui lui échappait encore, leurs parents les avaient fiancés. Pourquoi elle ? Pourquoi pas Diana ? Elle n’avait pas toujours pas digéré cela. « Je ne m’attaque qu’à ceux qui peuvent m’endurer. » Son sourire s’étend sur son visage, laissant percevoir ses dents blanches comme neige. Bien sûr qu’elle pouvait l’endurer. Il n’avait pas l’air bien méchant. Il était froid, distant, impassible, mais peut-être y avait-il quelques choses sous cette carapace ? Un être avec un cœur, une âme en peine cherchant à être aimée. Dans tous les cas, ce n’était pas son problème. Elle ne voulait rien avoir à faire avec lui. Malgré cet air impassible, une simple ébauche de ce qui pourrait être un sourire se dessine sur ses fines lèvres. Ce qu’elle avait dit été vrai, il ne l’effrayait pas. Pourtant, son cœur battant à la chamade indiquait le contraire. En guise de réponse, elle lève un sourcil et acquiesce. Leurs visages se rapprochent dangereusement lorsque la princesse des océans s’avance d’un pas vers lui. Elle sent son souffle chaud sur son visage. Il est plus grand qu’elle, ce qui l’oblige à lever la tête. « Ce que vous désirez importe peu. Ce que je désire également. Contrairement à ce que vous semblez croire, ce n’est pas moi ici qui m’avère arrogant dans mes choix. J’ai placé le destin des Osoryd au cœur de mon acceptation pour ce mariage. Pensez aux vôtres…» Elle savait que refuser de l’épouser poserait problème, mais elle n’était pas l’héritière de la nation. Aymeric, l’ainé, viendrait à gouverner. Dans le pire des cas, ça serait Diana, mais pas elle. Elle estimait donc avoir le choix de choisir son époux. Sans sourciller, le visage fermé, elle commençait déjà à prendre la fuite. Elle avait entendu ce qu’il venait de dire, mais elle n’en avait que faire. Elle n’était pas ici pour qu’il lui fasse la leçon. Il la suit, le bruit de ses pas arrive jusqu’à ses oreilles jusqu’à voir sa main. Il ne la laissera donc jamais tranquille ? S’il refuse de mettre un terme à la discussion maintenant et lui donne des ordres, qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront mariés ? Pire. « Attendez ! » Elle déglutit difficilement avant de se retourner. « Lula… avez-vous pensé à la position des Osanos à la cour maintenant que nous portons encore le noir des funérailles? Vous ne pourrez pas envoyer balader toutes les grandes familles du royaume... » Un rire nerveux s’échappe entre ses lèvres. « Bien sûr que si je le peux. Et pour votre gouverne, je préfèrerai me donner à l’océan plutôt qu’à vous. » Autrement dit, elle préfèrerait se jeter dans l’eau salé que de se marier avec lui. Il essaie de lui faire entendre raison, elle le comprend parfaitement. Seulement, il n’y a rien à faire. Elle avait décidé qu’elle ne l’épouserait pas et il en serait ainsi. Cependant, elle n’avait pas répondu à sa question sur la position des Osanos à la cour. Il avait raison, même si ça lui faisait mal de l’admettre. Jamais elle ne l’admettrait à vrai dire. Mais Lula ferait n’importe quoi pour les siens, et une part d’elle se demandait si elle ne les abandonnait pas en jetant ses fiançailles aux oubliettes.

Suite à cela, le guerrier impassible se redresse. Leurs regards ne se lâchent plus, comme s’ils se défiaient. Elle avait raison, il était fier. Comme elle l’était également. Peut-être se ressemblaient-ils trop sur certains points ? Peut-être était-ce cela qui l’énervait ?.« Vous préférez un de mes frères peut-être ? » Cette demande la déstabilise. Malgré le mal qu’elle s’était donnée jusqu’à présent pour ne pas laisser transparaitre trop d’émotions, s’en est trop. Un air étonné s’affiche sur son visage. Ce n’était pas une question de physique. « Ou pire… vous voulez vous mariez par amour ? » Quelle question idiote. Bien sûr, Lula s’avait que les mariages qui n’étaient pas arrangés dans la noblesse étaient rare, quasi-inexistants même. Ce qui ne l’empêchait de secrètement espérer. « Je n’ai que faire de vos frères, ce n’est pas parce-que je vous trouve déplaisant que je refuse de me marier avec vous, au contraire vous êtes charmant. Cependant, je ne vois pas en quoi cela est « pire » de vouloir se marier par amour. Si vous voulez vraiment le savoir, j’avoue que oui, j’aimerai me marier par amour, même si cela est peu probable pour les enfants de la noblesse. » Il n’y avait rien de mal à ça. C’était normal pour elle. L’une des innombrables choses qu’elle reprochait à la noblesse était les mariages arrangés. Rien de tel pour avoir une vie malheureuse. Comment pouvait-on accepter de passer notre vie avec quelqu’un qu’on ne pouvait pas supporter ? Lula se voyait mal vivre un tel calvaire jusqu’à sa mort. Comme elle l’avait dit plus tôt, elle aurait préféré s’adonner à l’océan. « Dois-je me mettre à genoux et vous déclamer des vers ? » Lorsque les doigts du prince des flammes touchent ses cheveux bouclés, elle se crispe, se bloque. Elle ne répond pas, elle soupire. Puis, son pouce descend délicatement le long de sa joue. Le contact de sa peau contre la sienne lui fait l’effet d’une décharge électrique. Elle frissonne, la princesse. « C’est un soupirant que vous désirez, Lula ? Je suis affreusement désolé. » Ses lèvres se pincent. Non, elle ne voulait pas un prince charmant. Le prince charmant n’existait pas et elle le savait pertinemment. « Je ne cherche pas le prince charmant, ni une homme  qui me récite des poèmes stupides, ni un soupirant comme vous dites. Je cherche quelqu’un qui m’apprécie à ma juste valeur et pour qui j’ai de l’estime. Quelqu’un qui saura me comprendre, qui s’intéresse aux sentiments des autres. Ce qui, apparemment, n’est pas votre cas puisque vous êtes tellement froid et hautain. » Il avait l’air hautain, l’était-il ? Aucune idée. « Je n'ai jamais été fiancé auparavant. » Son ton est moqueur, presque insolant. Cela lui attire un regard noir de la jeune femme. « Jusqu’ici mes aubes ont eu la tiédeur des caresses des lits de camps, celle des couvertures rêches que les Osoryd partagent avec le reste de l’armée, celle du soleil parfois » Il s’avance, la plaque contre le mur. Elle est coincée. Lula réfléchis aussi vite que possible, mais elle ne voit pas comment s’échapper. Elle relève la tête, l’air dédaigneux. Il veut jouer avec elle ? Elle va jouer avec lui. « Tu n’auras ni poèmes, ni chansons. Si tu m’épouses, tu épouses un soldat, un rang et une famille qui protégera un peu la tienne. Et de protection, vous en avez besoin. » D’un mouvement de tête, elle fait en sorte que ses doigts ne touchent plus aucune parcelle de son corps, que ses mains ne touchent plus ses cheveux. Son regard est noyé dans les yeux bleu clairs du Osoryd. « Je n’ai jamais été fiancée non plus, et  je n’ai jamais eu de prétendants figurez-vous. » Elle tente de le repousser en plaquant ses mains contre son torse, mais il est plus fort qu’elle. C’est un guerrier, il ne faut pas l’oublier. « Je n’ai pas besoin de protection, certainement pas de la votre. Je sais me défendre. » L’ironie du sort faisait qu’elle n’arrivait pas à se dégager de lui en le repoussant alors qu’elle prétendait savoir se défendre. Mais en avait-elle vraiment envie ? Sentir son souffle chaud, son corps contre le sien, lui procurait une sensation qu’elle n’avait jamais éprouvée auparavant. Comprenant qu’elle ne peut pas lui échapper, elle rapproche son visage du sien. « Je ne suis pas une princesse qui se cache derrière son prince, je suis plus du genre à me jeter dans le tas et à improviser. » D’une main, elle lui saisit la mâchoire pour tourner délicatement sa tête sur le côté. Il n’y aucune violence dans son geste. Ses lèvres atteignent l’oreille du maitre du feu.   « Je suis plus une guerrière qu’une princesse, donc si vous souhaitez une princesse à protéger, je ne suis pas la bonne personne. » Satisfaite de ses derniers mots, elle esquisse un sourire narquois. Il l’avait provoqué, il avait voulu jouer et c’était gagné. C’était à son tour de jouer.
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MessageSujet: Re: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Lun 3 Juil - 21:22

Long shadows - And I don't believe that paradise is lost  -

Kirill O.

Lula O.

Elle a de ces formules tranchantes comme le silex et il la jauge du bout des cils. Ce n’était pas dire grand-chose que de dire qu’elle préférait se jeter dans l’océan plutôt que dans ses bras. Elle était mer. Kirill a un soupir qu’il retient malgré lui. C’était donc ça ? Elle voulait se faire libre, épouser celui de son cœur, aimer et porter jusqu’au brasier des sentiments qu’elle laisserait éclater au grand jour. Il imaginait sans peine la douceur des sourires qu’elle offrirait à l’élu, les gestes de la main, les baisers et le gout sur la langue. Il la regarde s’enflammer, asséner des bêtises de petite princesse. Elle a toujours eu une protection, celle de son nom, celle de son rang, celle de son élément, celle des siens. Il a presque le reproche aux lèvres maintenant qu’elle pose ses mains sur lui, qu’elle le toise, qu’elle le repousse. « Je ne cherche pas le prince charmant, ni un homme qui me récite des poèmes stupides, ni un soupirant comme vous dites. Je cherche quelqu’un qui m’apprécie à ma juste valeur et pour qui j’ai de l’estime. Quelqu’un qui saura me comprendre, qui s’intéresse aux sentiments des autres. Ce qui, apparemment, n’est pas votre cas puisque vous êtes tellement froid et hautain. » Il n’est rien de tout ça mais il ne ment pas. Taire est plus simple que fausser pour Kirill, moins encombrant. Froid et hautain restaient des adjectifs qu’il laissait sur son sillage sans même se retourner. Peu importe en vérité. Ce qui compte c’est l’efficacité, ce sont les vies des hommes durant les guerres, les souvenirs des vétérans, le moelleux d’un lit de camp une nuit de paix. « Je ne suis pas froid. » Murmure-t-il en fronçant les sourcils, sévère. Ses mains recouvrent les siennes, imperturbables. Le cœur bat sous l’armure mais le sang est gelé. Il n’en tire pas spécialement de l’orgueil, il est mesuré de nature, peu enclin aux colères volcaniques, les siennes sont longues et ont parfum de glace. Il est patient.

Un plan, il aurait fallu un plan. On entrait en terrain amoureux comme en champ de bataille, le cœur recouvert de fer et l’œil sur les axes de sortie. Désirer était simple. Il la désirait en cet instant : cheveux sombres et nuque blanche, la poitrine qu’il devinait ferme et le regard incandescent de ceux qui sont prêt à livrer combat. « C'est dangereux la beauté, ça attire tout ce qui peut la détruire… » Continue Kirill d’une voix âpre. « Je ne suis pas froid. » Il le répète comme un mantra, comme une promesse aussi peut-être. « Pas toujours. »

Elle se hisse jusqu’à lui, les visages se frôlent, les lèvres roses caressent l’oreille et il cille dangereusement, les mains emprisonnant les siennes. Ce n’était pas comme ça que leur entretien devait se passer. Il avait prévu de simples échanges, de la timidité passive, des acquiescements gênés. L’alliance était entendue, ce n’était jamais que politesse surannée, à peine nécessaire en réalité. Il ne s’était pas attendu à ça. « Je suis plus une guerrière qu’une princesse, donc si vous souhaitez une princesse à protéger, je ne suis pas la bonne personne. » Il écarte d’un geste sec la main emprisonnant sa mâchoire avant de poser son front sur le sien, un sourire se dessinant maintenant sur les lèvres jusqu’au bout des cils recouvrant l’azur translucide des yeux, chat devant canari. « Vraiment...Une guerrière ? » La chaleur l’envahit un bref moment, de sucre et de cannelle, il inspire son odeur caresse presque des lèvres les siennes avant de se rajuster, droit. Kirill a l’habitude de retenir ses émotions. Toute la palette de ses réactions est juste là dans le tremblement de la pupille trop claire, le corps lui se fait de marbre chaud, le tissu mordoré luisant sous les oriflammes du couloir de sa demeure. « Si vous pouviez me faire l’honneur, princesse des océans. » Le ton est trop régulier pour noter totalement l’ironie. « Le dojo en bas. Je te laisserais choisir les armes. » Il s’écarte enfin, l’invite d’un bras à venir avec lui. « Mais bien sûr… on ne se bat jamais sans qu’il y ait gain… celui qui l’emporte pourra demander tout ce qu’il désire à l’autre. » Il penche son visage, l’attention sur la robe légèrement défaite. « Je peux vous ramener à votre chambre et à vos parents cela dit. »

Ils marchent un peu, il n’est pas certain qu’elle le suive ni même où. « J’espère presque perdre. » C’est un mensonge et il la regarde en secouant doucement son visage. Il ne pourrait rien lui demander à vrai dire de trop outrageant. Les nobles ont toujours des filets de sécurité sous eux.

(Ça aussi, c’est un mensonge. Il n’y a pas de filet de sécurité dans ce genre de mariage arrangé, rien qui ne puisse retenir aucun des deux. Il jette malgré lui un coup d’œil vers le profil, s’imagine qu’elle doit hurler à l’intérieur, s’imagine qu’elle ne doit pas comprendre, pourquoi elle et pourquoi lui. On ne prévoyait pas toujours, les âmes et les cœurs restaient imprenables contrairement aux noms et aux territoires.)

(Il aurait aimé un verre de vin.)

« Je n'ai jamais douté de votre force, Lula. »


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MessageSujet: Re: Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O. Mer 5 Juil - 15:27




MAY WE NEVER MEET AGAIN
✵✵✵
long shadows and gunpowder eyes


« Je ne suis pas froid. » Pourtant, depuis le début de leur discussion, il n’avait su que se montrer austère et froid. Lula frisonne lorsque ses mains glacées recouvrent les siennes chaudes comme la braise. Son palpitant s’accélère, ses lèves se pincent. Elle se sent vulnérable face à un guerrier, face à une personne qui a été élevée sans recevoir la moindre parcelle de douceur ou d’amour. Il est, sans doute, capable de tout. Sauf peut-être d’aimer ? Elle ne scille pas, la princesse. Elle reste de marbre, l’écoute. « C'est dangereux la beauté, ça attire tout ce qui peut la détruire… » Il l’a trouve belle. Lula lève la tête, son regard toujours plongé dans le sien. « Je ne suis pas froid. » Il se répète. Peut-être l’avait-elle vexé ? Peut-être que son cœur de glace allait finir par se briser ? Non. S’émécher à la rigueur ? « Pas toujours » Son sourire narquois s’agrandi. Une parfaite petite princesse se serait excusée en disant qu’elle n’avait pas voulu l’offenser, mais elle n’en était pas une. L’envie de le défier, de lui montrer qui elle était, était présente. Sur la pointe des pieds, elle saisit son visage d’une main pour lui murmurer des paroles dans le creux de l’oreille. Il reste un moment surpris, ce qui fait jublier la princesse avant de s’emparer de sa main et de poser son front contre le sien. C’est à son tour de sourire. C’est le premier grand sourire que Lula voit se dessiner sur ses lèvres. Elle ne le connaît pas, mais elle a envie de croire qu’il est sincère. Son regard azur la trouble, mais elle ne le montre pas. « Vraiment...Une guerrière ? » Elle a touché une corde sensible, elle le sait. Ses yeux se plissent, comme lorsque l’on rigole. Elle rit d’un rire légèrement moqueur, mais franc. Ce rire, elle l’aurait voulu plus mauvais, mais tout ce qui sort de sa bouche est ce rire taquin. Leurs visages sont proches, trop proches. D’où elle est, elle sent son odeur. Il sent bon. Un sentiment d’apaisement l’envahit. C’est étrange, mais avec lui, elle se sent bien. Leurs lèvres s’éffleurent un bref instant, avant que Kirill se redresse. Dommage. Elle secoue vivement la tête comme pour se ressaisir. Elle ne veut pas lui montrer qu’il lui fait de l’effet, elle n’aime pas se montrer vulnérable. « Si vous pouviez me faire l’honneur, princesse des océans. » Son ton et son regard sont redevenus froids. Lula ne perçoit plus aucune émotion dans ses yeux. « Le dojo en bas. Je te laisserais choisir les armes. » Le dojo. Il voulait donc se battre avec elle ? Lula, toujours prête pour un combat, ne pouvait qu’accepter. D’autant plus qu’il la laissait choisir les armes. Le visage redevenu de marbre, elle le suit. « Mais bien sûr… on ne se bat jamais sans qu’il y ait gain… celui qui l’emporte pourra demander tout ce qu’il désire à l’autre. » « Je peux vous ramener à votre chambre et à vos parents cela dit. » Elle sourit, puis affiche un air déterminé. « Très bien, j’accepte.  » L’excitation s’empare d’elle. Elle a toujours aimé se battre. Le souvenir des longues heures qu’elle a passé au palais, dans les sous sol a s’entrainer est toujours présent dans son esprit, comme indélébile. « J’espère presque perdre. » Elle rit, mais ne le prend pas au sérieux. « Ah oui ? Et que pensez-vous que je vous obligerai à faire ?  » Son ton est narquois, ses yeux plus rieurs qu’elle ne le voudrait. Lula se dévoile trop, mais provoquer est dans sa nature. Revêtir son masque de glace immédiatement est hors de question. « Je n'ai jamais douté de votre force, Lula. » La princesse ne répond pas, mais la remarque –quelle soit sincère ou moqueuse- lui fait chaud au cœur et brise un peu la glace qui le recouvre.

Ils arrivent au dojo. Lula s’avance, le dépasse pour détailler les armes qui se trouvent dans la pièce. Aucune ne lui convient. Son arme fétiche sont les flèches, son arc. Elle s’empare de l’une des épées et la fait glisser entre ses doigts. Ses yeux se pose sur son reflet, où elle voit une jeune femme et non plus une petite fille. Une femme forcée d'épouser un homme contre son gré. Elle se sent oppressée, impuissante. Reposant délicatement cette dernière, elle se retourne vers son fiancé en appuyant ses mains sur la table de arme qui se trouve derrière elle.   « Hm… Aucune de ses armes ne me plait. Que diriez vous de faire sans ? » Un combat au corps à corps serait bien plus intéressant, n’est-ce pas ? Elle s’approche de lui, penche la tête et croise les bras sur sa poitrine. « Sauf si sans armes, vous ne vous sentez pas assez fort pour me battre, très cher ? » Le sourire qu’elle affichait quelques instants plus tôt avait disparu, mais son ton était toujours taquin et défiant.   « Je vous préviens, je suis imbattable au corps à corps.  »
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Long shadows and gunpowder eyes ♣ Lula O.

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