AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
soutenez le forum
Vous voulez gagner des points facilement ? Alors soutenez le forum
en votant sur les top-site et en remontant nos fiches de pub !
weekend d'animations !
Venez participer au weekend de l'intégration afin de rencontrer les autres joueurs !
les pouvoirs des maîtres
Attention, les maîtres contrôlent leur élément mais ne savent simplement pas se battre et se défendre avec celui-ci.
résistance
N'oubliez pas que la résistance est pour les Maîtres et ne s'occupent que des droits des Maîtres.
Les Mêlés/humains n'y sont pas représentés puisque la résistance ne se soucie pas de leurs droits.
première intrigue !
Venez participer à la première intrigue du forum !

Partagez| .

(callany), curse these nights.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
blue
avatar
blue
‹ MESSAGES : 47
‹ AVATAR : caitriona balfe.
‹ CRÉDITS : av+ ultraviolences, everything else @tumblr.

‹ AGE : quarante-et-un ans.
‹ STATUT : célibataire, mère et épouse indigne ayant préféré prendre le large face à la violence de l'alcool et des coups.
‹ SANG : de sang-mêlé.
‹ METIER : chef mêlé de la ligue depuis deux ans, adiutor en fuite, incorrigible idéaliste.
‹ ALLEGEANCE : la ligue, pour laquelle elle officie avec l'ardeur du désespoir et de l'obsession.
‹ ADIUTOR : (redwyne, ex-mari, crève charogne) il peut souffrir, il peut mourir, Acanthe a délaissé la haine et la violence au profit d'une liberté bien méritée.
‹ POINTS : 182

MessageSujet: (callany), curse these nights. Ven 16 Juin 2017 - 15:06



curse these nights
She barely knew your name, He was just a city, she's just a dirt road But that never meant a thing, Running from the country, she needed out but, he held that diamond ring. Cause I can't sit oh I can't talk, I gotta leave this town and run to you, Curse these nights that speak your name, I gotta leave this town and come to you. Break this curse, Break this curse, She barely knew your name. He was such a worry, No need to hurry, Those streets are slick at night She would never listen, She left it all and headed towards the light. Oh your eyes look tired But love was all she knew, Screaming out in agony she gave her life for you.  ~ curse, imagine dragons.


Le moment de la première confrontation approche et Acanthe n'est pas prête. L'a-t-elle un jour été ? Face à la silhouette filiforme de Callany, elle sent ses entrailles se liquéfier car, dans les yeux de sa fille, elle ne voit que des reproches. Elle ne l'en blâme pas. Quelle mère abandonnerait son enfant au profit d'une liberté si subtilement arrachée ? Callany dans l'ombre d'un père brutal, Acanthe en dehors de ces murs qui renfermaient tous les mensonges, les beuveries, les poings serrés et les lèvres fendues. Elle n'a aucune excuse et sa conscience à ce sujet est exacerbée, au point où ses muscles se tendent plus que de raison tandis qu'elle réfléchit à la meilleure manière d'aborder la conversation. Elle n'peut pas l'ignorer, cette fille laissée derrière, en tant que Chef elle n'en a pas le droit ; en tant que mère, à vrai dire, elle n'en sait rien et préfère se mettre des œillères. En tant que mère, que femme... peut-être que son mot à dire s'est envolé à partir du moment où elle est partie pour ne plus jamais revenir. Tous ses droits se sont effrités à partir de ce moment-là, consumés par sa bêtise et sa course décousue. Elle s'y accroche aujourd'hui plus que de raison toutefois, l'arrivée inopinée de Callany auprès d'elle changeant la donne d'une relation qu'elle pensait réduite en cendre. L'espoir encore là, se dit-elle. Ce n'sera jamais facile, la simplicité étant réservé à ceux qui n'ont pas vécu, mais Acanthe sent entre ses phalanges joueuses un destin qui pourrait les surprendre et les rapprocher.

Une fois la surprise passée, ce bon Dieu de choc qui vous donne un coup dans l'estomac et vous coupe le souffle suffisamment longtemps pour vous faire voir les étoiles, Acanthe retrouve sa délicatesse naturelle et son envie de savoir. Elle veut connaître sa fille, réapprendre à la connaître disons. Et lui apprendre la vérité concernant sa famille biologique ; peut-être que ça les aiderait à briser cette foutue glace qui s'était dressée entre elles. C'est sans compter qu'Acanthe ne connaît pas la relation qui lie Callany à son frère aîné ; elle n'sait pas les sentiments qui ont émergé, elle n'en sait rien, non, et s'apprête à taper du pied dans ce qui a été forgé par la force d'un amour jeune et ardent. Taper sans l'savoir, taper sans l'vouloir. Mais elle s'apprête malgré tout à y planter les ongles, Acanthe, et à écorcher l'existence son enfant. Si elle avait su – peut-être aurait-elle préféré passer cette révélation sous silence, peut-être aurait-elle préféré mentir ou prétendre ne jamais savoir. Comment fermer les yeux, maintenant ? Alors qu'elle pense faire quelque chose de bien, alors qu'elle pense agir dans l'intérêt de leur toute nouvelle relation.

Acanthe continue à désigner Callany comme sa fille – elle continue, malgré les regards en coin, les grincements de dents et les minces soupirs. Elle s'empare de ce statut dérisoire qui ne lui appartient plus depuis longtemps, avant que quelqu'un d'autre ne le prenne. Avant de se le faire subtiliser par un sinistre individu qui serait meilleur qu'elle en tout point ; qui serait un bien meilleur parent, finalement, car de là émerge le fin fond du problème. Un souci qui s'est cristallisé autour de sa fuite, accommodant ses cauchemars de suppositions houleuses. A première vue, Callany semble aller bien, et cette perception d'une vérité qu'elle seule est susceptible d'imaginer la rassure. Ca lui donne de la force, une impulsion qui lui manquait. Alors, les talons de ses bottes claquent et l'écho du château lui renvoie ce bruit quasiment militaire que ses pas inspirent. Callany est déjà entourée lorsqu'Acanthe se rapproche dangereusement d'elle, se plantant dans le petit groupe déjà formé, en interrompant la conversation « Callany, un mot en privé, s'il te plaît ? » Aussitôt, le groupe éclate et les différents protagonistes trouvent de quoi s'occuper tandis qu'Acanthe désigne la grande porte sculpturale qu'elle presse sa fille de franchir, leur faisant découvrir l'extérieur du château. Elle n'ose pas toucher Callany, même si elle meurt d'envie de frôler ses joues. Il y  des choses qui ne se font pas. Il y a des choses qu'on réprime.

Touchée en plein cœur par le silence qui se fait sentir entre elles deux, Acanthe se racle la gorge et commence : « Est-ce que tu vas bien ? » instantanément, la mêlée est capable de dire que cela ne va pas bien se passer. A quoi s'attend-elle ? Que son départ a poussé Accolon à se ranger du bon côté de la barrière, qu'il n'a pas déporté sa violence sur leur fille ? Interdite, Acanthe se pince les lèvres afin de ne pas en rajouter davantage, attendant les grondements de la tempête qui s'apprête à s'abattre sur sa pauvre carcasse. Elle attend, Acanthe, elle n'a jamais été meilleure que dans ce domaine. Les débuts sont houleux, elle le sait et l'a toujours su, mais ne s'était jamais attendue à autant de difficultés. Pourtant, la situation est limpide ; après des années sans se côtoyer, Callany vivant avec la certitude que sa mère ne l'aimait certainement pas assez fort pour rester et se battre à ses côtés, la discussion frémit, flanche et s'affaisse. Elles n'ont peut-être pas grand chose à se dire, n'ayant plus qu'un nom en commun et des parcelles de peau tuméfiées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
red
avatar
red
‹ MESSAGES : 227
‹ AVATAR : eleanor tomlinson.
‹ CRÉDITS : faust la bg
‹ COMPTES : le petit prince andrei.

‹ AGE : vingt-six fleurs ont éclos dans le jardin de sa vie.
‹ STATUT : célibataire, le coeur et l'esprit préoccupés.
‹ SANG : des larmes de bronze coulent en ses veines.
‹ ALLEGEANCE : la ligue, qu'elle a rejoint et supporte ardemment.
‹ ADIUTOR : elle devait protéger leonora karstark, avant sa fuite.
‹ POINTS : 833

MessageSujet: Re: (callany), curse these nights. Ven 23 Juin 2017 - 18:03

Il y avait d’abord eu les cris, fardés d’insultes et de paroles qui vous rabaissaient plus bas que terre. A travers eux, elle avait appris qu’elle n’était rien. Puis vinrent les coups qui font pleurer le sang et qui tâchent la peau de milles violets. Sous eux, elle s’était sentie comme s’il elle n’était rien. Chaque fois qu’elle retournait à l’Académie, les manches de ses tenues se faisaient longues, et cachaient des yeux indiscrets les marques indélébiles des coups portés par celui qu’elle appelait père. Elle n’avait pas de mère vers qui se réfugier, aucun jupon ne la protégeait du grand démon enivré. Mais c’était inévitable : à chaque congé, elle repartait dans cette demeure. Sur le trajet, elle se chantait que tout irait mieux. Il n’y aurait ni coup, ni insulte. Elle ne serait pas rien. Peut-être même qu’elle serait bien accueillie, et choyée, et finalement acceptée dans cette famille qui devait être la sienne, au tout début de l’histoire. Parfois, elle rêvait la nuit d’un père lui soufflant à l’oreille quelques mots d’amour. Mais au réveil, elle devait se débarrasser de ces illusions grotesques : son père n’était pas homme à aimer. Et l’orage venait, et les coups, les insultes, les cris pleuvaient sur son corps juvénile.

Elle avait pensé à une rédemption l’année de son dix-huitième anniversaire. Une nouvelle famille lui était offerte, une qui serait sans doute mieux que celle qu’elle avait eue jusque-là. Une qui l’accepterait, et l’aimerait comme elle le méritait. Mais ces espoirs chutèrent de haut, et rapidement. Elle n’était pas un être qu’on aimait. Elle était cette créature dont personne ne désirait, celle qu’on refoulait dans un coin et qu’on s’essayait à mater. Mais elle était, à l’instar de ses boucles fauves, indomptable. Sauvageonne pour qui l’amour n’était qu’une drôle de chimère, elle s’enfouit peu à peu à sa place. Les ténèbres devinrent sa mère, et la solitude prenait place de père. L’amertume se fit elle-même une place dans leur petite famille, et la folie les couvait d’un regard protecteur. Elle était aujourd’hui loin de la gamine qu’on avait trouvé dans la rue, apeurée et affamée, traumatisée jusqu’à la moelle. La peur, les coups, les insultes, l’ombre, l’espoir déchu d’une famille avait fait d’elle la femme qu’elle était. Elle était forte, et indépendante, et insubordonnée, et fière de l’être. Elle avait oublié la frêle Cersei, beaucoup trop faible pour ce monde. Désormais, elle était Callany.

L’échec de ses deux premières familles la mena à la troisième. Celle-ci se voulait imposante, et disait recueillir ceux dans le besoin. Elle quitta tout pour poursuivre son rêve, quitte à mettre deux vies – si ce n’est plus – en danger. Son cœur négligeait peu à peu son besoin d’affection, de reconnaissance. Il n’aspirait plus qu’à une chose : la vengeance. Et les promesses qu’on lui faisait semblaient pouvoir étancher sa soif insensée. Elle avait marché jour et nuit, les chansons rythmaient son voyage, et les étoiles éclairaient ses nuits. Et lorsqu’elle fut sur le pas de la porte, prête à embrasser cette nouvelle vie, prête à vivre de ce dont elle avait toujours rêvé, on la jeta dehors. On avait dit qu’elle n’était pas assez apte, pas assez docile, pas assez entraînée. Que si on la laissait entrer, elle les mènerait tous à leur perte, avec un cœur comme le sien. Elle avait fait le chemin inverse le lendemain même, le visage trempé, bien que le temps fût au beau fixe durant tout son voyage. Ses poings avaient chauffé, son cœur était noir d’amertume, et une fois retournée sous le toit qui l’abritait, elle se réfugia dans les bras maternels des ténèbres.

« Mère ? » fut les seuls mots qu’elle réussit à articuler devant la silhouette fantomatique. Elle n’avait pas changé – si ce n’est que très peu. L’âge avait fait son travail, mais, sensiblement, celle qui arpentait ses couloirs était la même qui hantait les souvenirs de l’enfant. Son regard ne lâchait pas la femme qui venait de lui apparaître, même si quelques-uns de ces camarades l’avait rejointe, ne se doutant pas un seul instant du coup que le destin était en train de jouer. La silhouette du passé arriva à leur hauteur, et la mère qu’elle fut intima aux autres de les laisser en paix. « Callany, un mot en privé, s'il te plaît ? » Elles avaient, après tout, du temps à rattraper. Une douzaine d’années que leurs regards ne s’étaient pas croisés, que les bras de la brune n’avaient pas enlacés la rousse. Une douzaine d’années à présent qu’Acanthe avait montré à l’enfant qui la vénérait la lâche qu’elle était. Elle n’était plus une mère, mais l’enfant continuait de la reconnaitre ainsi. Elle était cette figure maternelle qu’elle n’avait cessé de chercher depuis son départ. Celle qui lui manquait tant, celle qui n’aurait jamais dû l’abandonner ainsi aux prises du monstre. Elle la suivit et pénétra dans la pièce qu’on lui désignait, sans qu’un mot ne vienne profaner ses lèvres. Elle ne savait pas encore quoi dire face à cette apparition – mais sa tête tournait sous toutes les possibilités de discussion. Une seule parvenait à sortir du lot néanmoins, l’idée que le destin et les dieux étaient finalement de son côté, que la famille qu’elle avait tant cherché durant son entière vie lui était enfin rendue.

La pièce était vide, à l’exception des âmes tourmentées de ces deux bouclées. Liées par une histoire, par un passé commun, voilà que leurs routes se croisaient de nouveau. Le silence enveloppait leurs deux corps d’une étrange couverture duveteuse, et aucune ne semblait parvenir à s’en sortir. La plus jeune des deux observait l’autre de ses grands yeux océan, ses cils battant en écho de son palpitant excité. Etait-ce enfin l’heure de signer l’acte de rédemption, était-ce enfin le temps du bonheur et de l’insouciance ? Elle aurait aimé pouvoir enlacer cette femme aux boucles aussi sauvages que les siennes, mais la couverture silencieuse dans laquelle elle était empêtrée bloquait tous ces mouvements, rendant ses bras gourds et  ses jambes cimentées. « Est-ce que tu vas bien ? » fut précédé d’un raclement de gorge. Acanthe semblait se sortir de l’emprise démoniaque du silence, mais celle qui fut autrefois sa fille se démêlait toujours. Que répondre à cette question des plus banales ? Elle se demandait si elle devait évoquer les coups et les blessures que lui avait offerts tout au long de sa jeunesse son cher paternel, ou bien si elle devait mettre sur le tapis sa seconde famille, celle qui la reléguait dans un coin et la regardait à peine.  Mais à la place, « Qu’est-ce que tu fais là ? » fut la réponse qu’elle lui offrit. De tous les endroits que renfermaient le merveilleux royaume d’Aksana, le quartier général de la Ligue était le dernier d’entre eux où elle s’attendait à retrouver sa mère. Elle avait voyagé, durant toutes ces années, s’était baladée dans les diverses nations, avait vu la capitale et ses travers, Azurite et ses rues inondées, la nation du feu désertique et bien d’autres lieux encore. Pourquoi, alors, et surtout comment, Acanthe se trouvait-elle là ? Son cœur avait grand besoin d’une longue étreinte, comme celle d’autrefois, mais c’était avant tout des réponses à ses milles questions d’enfants qu’elle voulait entendre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

(callany), curse these nights.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Yellow - Limited Pharaohs curse ver. Grown Up Belle [Explorer Boy]
» (+) five thousand nights (blodmonn)
» Yellow - Limited Pharaohs curse ver. Pero [Explorer Girl]
» (M/LIBRE) MICHAEL FASSBENDER ≈ as days go by the nights on fire
» ○ these are the nights that never die.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PINNED UNDER THE WEIGHT :: LAUNONDIE :: Azi Freinu-