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Two souls connected by many things. [Alexsis]

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earth nation
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earth nation
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‹ AVATAR : Jack Falahee
‹ CRÉDITS : avengedinchains

‹ AGE : Trente années écoulées, fanées, à jamais perdues. Tu n'as pas vu celles-ci s'évaporées dans les airs, bien trop occupé à sauver ta liberté.
‹ STATUT : Fiancé, tu n'échapperas pas à ce mariage tant redouté. T'as le coeur en vrac, refusant de t'attacher, de te menotter. Amoureux de la liberté en elle-même, ton coeur refuse de s'éprendre d'une quelconque personne. Alors oui, femmes et hommes défilent dans ta vie, tu es ce coeur à jamais volage et indomptable...Jusqu'à ce que tu finisses par succomber à cet homme qui fait partie de ta vie..
‹ SANG : Sang Argenté, sang bleu oublié. Tu fais partie de cette noblesse qui n'est pas tienne, tu fais partie de ceux dont la couronne fut enlevée, arrachée. Qu'importe, tu n'en as que faire. Ton sang reste ton sang, écarlate, tu n'es pas un schtroumpf
‹ METIER : Officier dans l'Armée des Nations, tu es celui qu'on aurait jamais cru voir dans les rangs. Oui, tu es celui qui ne suit pas les siens, qui refuses de rester sans se battre. Alors tu marches, tu ne crains pas le danger et tu seras celui qui oseras défier.
‹ ALLEGEANCE : Allégeance qui va au départ aux tiens, à cette famille qui est la tienne aux yeux du monde tu es loyal à la famille Impériale. Ce n'est pas faux, certes, mais les Griffith passeront avant eux et ce, à jamais.
‹ ADIUTOR : Lié à Alexander Duke, un lien qui va bien plus loin qu'un simple sort. Ton coeur bat la chamade en sa présence et pourtant, tu refuses d'ouvrir les yeux.
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MessageSujet: Two souls connected by many things. [Alexsis] Ven 16 Juin 2017 - 13:01

Two souls connected by many things.
— Feat Alexander & Genesis

Tes pas résonnent, murmures. Tu marches en direction de la sortie, arpentant ce palais que tu connais par cœur. Enfance gâchée, enfance torturée par un esprit parfois trop instable, parfois trop fougueux. Tu les entends encore ces rires d’enfants résonner ici, alors que ton cadet et ta sœur courraient pour se toucher. Oui, tu le vois encore cet enfant qu’était Adonis, écouter ton père au détour d’un chemin croisé. Mais surtout, toi, tu te revois observer, patienter, te demander si ta place un jour sera trouvée. Ce ne fut jamais véritablement le cas, malheureusement. Les années ont passées, tu as grandi, vous avez grandis. Le cadet est mort, les autres survivent avec un trou béant dans l’âme. Parce que oui, c’est ça qu’il a laissé en toi. Un gouffre, une blessure que tu ne parviens pas à panser. C’est de ta faute, tu aurais dû le protéger, c’est ton rôle d’homme aîné. Tu es Officier et pourtant, tu n’as rien pu faire pour garder ton jeune frère en vie. Ta gorge se serre alors que tu tournes sur la gauche, puis à droite. Silencieux, telle une ombre, tu te faufiles dans les coins les plus obscurs. Ce soir, tu as rendez-vous avec Alexander pour un de vos nombreux entraînements. Esprit tourmenté par une nouvelle récente, tu seras bientôt marié. Un héritage que tu dois fournir sous la forme d’un enfant, perpétuer le nom des Griffith. Tu n’en veux pas…Non, tu ne veux pas de cette alliance, de cette femme qui n’a pas de valeurs à tes yeux. Ils n’en ont pas. Ceux qui partagent ton lit, ceux à qui tu offres ton corps n’ont aucune valeur. Sauf lui. Lui a qui tu es lié, lui qui depuis bien des années partage ta vie, ton univers, certains de tes secrets les plus précieux.

Ton regard s’assombrit sous cette idée oppressante, brûlante, cuisante. Ton Adiutor est bien plus qu’un combattant cherchant à protéger ta vie, tellement plus. Certes, son rôle premier est de te tenir debout, mais avec les années il a fini par s’insinuer dans ta vie d’une façon inconnue, imprévisible. Ton cœur s’accélère rien qu’à cette idée, cette pensée. Tu l’aimes, à ne pas en douter, mais l’avouer serait plier et courber l’échine. Tu n’es pas prêt, tu ne veux pas t’offrir de peur d’être brisé. Le champ de bataille qu’est l’amour est trop dangereux pour toi, alors oui, le combattant que tu es préfère déserter ce lieu plutôt que de faire face à ses sentiments. L’air frais vient caresser ton visage alors que tu passes les portes du palais, sachant exactement où tu vas. L’espace de quelques instants, tes billes foncées caressent l’horizon. Ce paysage, tu le connais merveilleusement bien. Palais magnifique qui autrefois abritait les sang-bleue que vous étiez, un Palais digne des plus grand et pourtant ravagé avec les années. Gloire perdue et oubliée, tu n’en as que faire, le pouvoir ne t’intéresse nullement, tu laisses ça à Adonis. Tu te remets en route, vêtu d’une veste noire, d’un pantalon qui te donnait libre de tes mouvements. Et tu fuis. Oui, tu fuis ces mûrs pour rejoindre l’être tant désiré. Forêt vaste, beaucoup auraient pu s’y perdre, pas toi, pas vous. Vos années, vous les aviez passés à de nombreuses reprises cachés derrière ces arbres protecteurs. La nuit est sombre, les étoiles ne sont pas spécialement au rendez-vous. Tant mieux, la discrétion est de rigueur pour ce que vous vous apprêtiez à faire. Vous battre, bien que ton apprentissage soit terminé, tu ne veux pas cesser de continuer ces rendez-vous. Tu en as besoin, c’est vital pour garder la tête froide, la tête haute.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, non, ça sera différent. Il doit savoir. Ton amant depuis dix ans doit savoir que, bientôt, une femme partagera ton lit officiellement. Qu’en te protégeant, il devra assister à des scènes qu’il ne vont guère lui plaire. Cette idée te révulse, te donne la nausée, te fait monter en stresse. Tu ne veux pas le perdre, bien qu’au final, c’est impossible. Vous êtes liés, mais ce que tu ne veux pas perdre, c’est cette flamme qui vous unis. Cette passion dévorante, ces baisers qui te font frissonner. Arriver au lieu de rendez-vous, tu te surprends à être le premier, Alexander étant en retard. Tu soupires, passant une main dans tes cheveux en bataille. Tu marches, de droite à gauche, de gauche à droite. Tu ne sais pas comment amener ça dans la conversation, dans vos échanges. Tu n’as jamais été doué pour les conversation sérieuses, étant plutôt conflits et cris. Dire qu’à l’académie, toi et lui étiez ennemis. Tu ne pouvais pas le voir en peinture et c’était réciproque, et pourtant, vos chemins se sont croisés, liés, et t’as fini par plus savoir te passer de lui. Tes dents malmènent ta lèvre inférieure alors qu’un bruit résonne, craque. Tu te fige, le regard voilé de méfiance alors qu’instinctivement, tes pieds s’ancrent dans le sol pour sentir la puissance de cette terre qui est tienne. Tu sais que le danger peut surgir de partout, que ce n’est pas forcément la personne que tu attends. Pourtant, dans l’obscurité, une silhouette se détache et tu la sens, cette présence qui te réchauffe les entrailles. Tu te détends, tes muscles se relâchent et tu le vois approcher de toi. « En retard monsieur Duke. » Tes paroles sont presque autoritaires, pourtant, ce sourire en coin ne ment pas.

Et tu approches vers lui. Depuis plusieurs jours tu n’as pas eu l’occasion de le toucher comme tu l’aurais voulu, occupé ailleurs, dans d’autres lits ou encore, par des obligations plus personnelles. Alors oui, face à cette discrétion, tu en profites pour te placer en face de lui. Rapidement, tes lèvres se posent sur les siennes, ta main glisse dans sa nuque pour s’accrocher à la naissance de ses cheveux. Tu as l’impression de respirer, d’enfin pouvoir prendre une foutue bouffée d’air frais alors qu’en son absence, tu as juste l’impression d’étouffer. Mais ça, à voix haute tu ne le diras pas. Au fond, peut-être que tu cherches à repousser le moment, le pourquoi tu es ici, cette nouvelle qui va tout bouleversée. Reculant ton visage, lâchant ses lèvres, tu ne cesses de sourire en coin. « T’as de la chance d’être mignon. »



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‹ SANG : mêlé ; il porte depuis son enfance le bracelet orange des télépathes.
‹ METIER : aduitor de genesis griffith depuis... plus de douze ans maintenant. douze ans de romance qui ne dit pas son nom.
‹ ALLEGEANCE : famille griffith par défaut, mais au fur et à mesure que ses relations avec genesis se détériorent, il doit bien admettre éprouver des instincts de rébellion face à l'ordre mis en place.
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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Ven 16 Juin 2017 - 21:36

Two souls connected by many things.
— Feat Genesis & Alexander

Alex était en retard, l’horloge qui sonnait dans le lointain le lui indiquait. C’était inhabituel pour lui, qui ne s’autorisait pas les mêmes largesses que certains maîtres. Pour certains membres de cette caste d’élite, arriver à l’heure, ou en avance, était presque assimilable à de la docilité, à de la soumission. Genesis ne dérogeait que rarement à la règle, d’ailleurs, prenant souvent un malin plaisir à faire poireauter son Adiutor. Alors pour une fois, et même s’il savait que son compagnon devait probablement tourner en rond dans la clairière, jetant régulièrement un oeil impatient à sa montre, Alex n’en éprouvait aucun remord.

Beaucoup, pour les décrire, auraient sans doute choisi le terme inséparables. Ces derniers jours, cependant, cela ne s’était guère vérifié. Genesis l’avait tenu à l’écart, s’était enfermé dans un mutisme qu’Alex ne s’expliquait pas. Plus que des amants, ils étaient des confidents ; certes, entre eux, les déclarations les plus importantes étaient souvent celles qu’ils n’énonçaient pas à voix haute, mais ils n’avaient pas de secret pour l’autre, par choix comme par nécessité.
Alex l’admettait ; la distance que le jeune Griffith avait sciemment établie depuis une semaine l’avait blessé, et il éprouvait une douce sensation de revanche à l’idée de le faire attendre. Sauf qu’évidemment, il ne pouvait non plus ignorer la coutumière impression de manque qui l’habitait lorsqu’il était trop longtemps séparé de Genesis, et qui pesait sur son estomac. Il soupira en se faisant cette triste réflexion, presque en colère contre lui-même, puis expira une seconde fois, plus longuement, pour essayer de détendre le noeud dans son ventre. Sans succès.

Il connaissait si bien la forêt qu’il pressa machinalement le pas, ses semelles trouvant sans peine les appuis du sentier, évitant feuilles humides et épaisses racines. La lune était déjà levée, opaline et presque invisible, comme de l’ivoire sur du coton de nuage, éclairant le chemin.

Alex sentit Gen avant de le voir. C’était toujours ainsi, bien sûr, quand il projetait son esprit en avant, prêt à détecter la moindre menace à proximité. Dans sa recherche, il effleurait invariablement la conscience de son maître et à présent, c’était même la première chose qu’il essayait d’atteindre. Il grimaça. Comme souvent ces temps-ci, l’humeur du jeune Griffith était instable, changeante.
Avec le temps, Alex était devenu presque incollable lorsqu’il s’agissait de déchiffrer les émotions de son maître ; mais depuis peu, celles-ci se faisaient à nouveau plus complexes à déchiffrer. Elles chatoyaient, passaient de l’orange colérique au bleu inquiet puis au noir malheureux sans qu’Alex puisse y trouver une cohérence, une justification.

Trop occupé à analyser ce que lui transmettaient ses sens de mêlé, Alex heurta le tronc d’un arbre proche du coin de l’épaule et chancela. Le son suffit à alerter Genesis, et le jeune mêlé crut sentir la terre frémir sous ses pieds, comme prise d’un frisson. Prête à défendre son maître. Emergeant du bois en pleine lumière, Alex leva les bras en signe de capitulation ; il n’avait pas de drapeau blanc, mais la tunique de coton claire qu’il portait devrait suffire.

Contrairement à ce que beaucoup de romantiques peuvent raconter, son coeur ne fit pas de bond dans sa poitrine lorsqu’il vit la silhouette de Genesis, toute de noir vêtue, se découper contre les arbres. Au contraire, pour la première fois depuis des jours, il ressentit calme et plénitude, comme si la simple présence de son amant suffisait à l’apaiser. « En retard monsieur Duke. » C’aurait pu passer pour un reproche, mais derrière cette pique, Gen souriait, et au moment où son regard croisa celui des yeux bleus d’Alex, son aura s’enflamma, rougeoyant comme une braise au fur et à mesure qu’il s’approchait, jusqu’à se tenir à quelques centimètres de lui.
Alex en voulait à Genesis de sa récente attitude, et il avait prévu de le lui faire savoir. A maintes reprises, il avait doucement pressé le sujet, sans forcer, se contentant de lui rappeler. Ces attentions étaient restées sans autre réponse qu’un obscurcissement du halo qui entourait le jeune maître. Angoisse, douleur, rébellion ; autant de symptômes alarmants qui faisaient qu’Alex avait eu du mal à dissimuler son trouble sous des airs de patience.
Mais quand Genesis se fut arrêté juste en face de lui et qu’il avança son visage pour presser sa bouche contre la sienne, Alex le laissa faire sans protester, sans même marquer une once d’hésitation. Et à la seconde où les doigts de son maître passèrent dans les cheveux à la base de sa nuque, les agrippant avec force et autorité, ses mains suivirent son exemple, remontant le long de ses hanches jusqu’à sa taille pour le serrer contre lui. Derrière ses paupières closes, Alex perçut le brusque embrasement de la conscience de Genesis, comme un brasier. Hélas, celui-ci s’éteignit aussi soudainement qu’il s’était allumé, virant à nouveau à ce nuage d’émotions sombre et orageux. « T’as de la chance d’être mignon. » Le ton avait beau être joueur, le compliment sincère, Genesis savait que même s’il avait été meilleur acteur, il en aurait fallu plus, bien plus, pour empêcher le télépathe qu’était son Adiutor de percevoir la note fausse dans sa voix enjouée. Alex lui sourit en retour, mais le coeur n’y était pas.

« Je ne m’attendais pas à ce que tu me convoques », se défendit-il, haussant les épaules et feignant l’indifférence. Il ne savait pas pourquoi il se justifiait. C’était, par ailleurs, complètement faux ; même lorsque Gen l’évitait, il ne pouvait empêcher Alex de suivre mentalement le moindre de ses faits et gestes. Ce dernier s’était donc logiquement attendu à ce que le maître de la terre lui propose de se retrouver dans cet endroit si intime, si isolé. Un endroit qui signifiait tant pour eux. C’était là, à l’abri des regards, sous les étoiles, qu’ils avaient appris à se connaître, échangé coups comme baisers, sur ces tapis de fleurs qu’ils s’étaient fait tomber, qu’ils avaient murmuré des confidences qu’ils faisaient mine d’avoir oublié le lendemain.
C’était là, Alex en était persuadé, que Genesis comptait lui révéler la raison qui se cachait derrière son éloignement. Il avait, bien sûr, des soupçons ; il ne lui avait pas échappé, par exemple, que Genesis passait davantage de temps avec son jeune frère Adonis qu’à l’accoutumée. Il n’était pas non plus sans avoir des raisons de croire que Genesis faisait pour son cadet exactement ce qu’Alex avait fait pour lui presque une décennie plus tôt, lorsqu’il lui avait appris à contrôler son pouvoir élémental à des fins de bataille. Alex se rappelait son anxiété d’alors, terrifié que quelqu’un les surprenne à ainsi braver la loi établie, quasiment paranoïaque, en alerte permanente. « Alors, pour quelle raison tu me tires de mon lit ? »
Ah, voilà. C’était déjà moins complaisant, plus agressif, plus approprié, un semblant de froideur que Genesis méritait amplement. Il croisa les bras sur sa poitrine pour se donner une contenance, les sourcils levés, mettant presque le maître de la terre au défi de lui donner une réponse satisfaisante.


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Dernière édition par Alexander Duke le Sam 17 Juin 2017 - 15:08, édité 1 fois
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‹ AGE : Trente années écoulées, fanées, à jamais perdues. Tu n'as pas vu celles-ci s'évaporées dans les airs, bien trop occupé à sauver ta liberté.
‹ STATUT : Fiancé, tu n'échapperas pas à ce mariage tant redouté. T'as le coeur en vrac, refusant de t'attacher, de te menotter. Amoureux de la liberté en elle-même, ton coeur refuse de s'éprendre d'une quelconque personne. Alors oui, femmes et hommes défilent dans ta vie, tu es ce coeur à jamais volage et indomptable...Jusqu'à ce que tu finisses par succomber à cet homme qui fait partie de ta vie..
‹ SANG : Sang Argenté, sang bleu oublié. Tu fais partie de cette noblesse qui n'est pas tienne, tu fais partie de ceux dont la couronne fut enlevée, arrachée. Qu'importe, tu n'en as que faire. Ton sang reste ton sang, écarlate, tu n'es pas un schtroumpf
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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Sam 17 Juin 2017 - 12:04

Two souls connected by many things.
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Silhouette qui se découpe de l’obscurité, tu le vois approcher, mains levées. Le blondinet est d’une beauté à faire pâlir les plus nobles, du moins, à tes yeux. Tu l’as toujours trouvé attirant, bien qu’autrefois, ta rage prenait aisément le dessus sur tes envies. Mais voilà, souvent, la vie est surprenante et d’ennemis, vous êtes passés à amants maudits. La passion dévorante que tu éprouves n’est pas chose aisée, surtout pas pour un homme aussi volage que toi. Alors oui, tu t’égares dans les bras d’autres personnes, cherchant à t’accrocher à cette illusion qu’est ta liberté. Libre, tu ne l’as jamais vraiment été. Que ça soit par ton nom de famille, ou encore par ta position, par le fait que tu sois un Maître lié à un Adiutor. Ta liberté est éphémère, brisée. Tu as pourtant espéré, oui, tu as espéré pouvoir vivre normalement, comme bon te semble. Alors, tu as provoqué, secoué cette famille qui est tienne. Tu n’es pas entré dans cette politique qui caractérise si bien les Griffith. Tu ne te retiens pas, tu avances vers lui sans même hésiter. Tu l’as longtemps évité, longtemps écarté et à présent tu veux juste oublier, profiter, retarder ce moment qui va briser bien des choses. Tes lèvres glissent sur les siennes, tes doigts viennent agripper cette chevelure que tu connais que trop bien. Tu sens ses mains glisser sur ta taille, vos corps se collant déraisonnablement. Si les mœurs ont fini par accepter l’homosexualité, tu sais que coucher avec ton Adiutor ne sera pas forcément bien vu, encore moins dans ta position sociale. Alors oui, tu préfères garder ça secret, trouvant bien des raisons, des excuses pour laisser cette relation dans l’obscurité la plus total. Ça vous bouffes, ça le bouffe, te bouffe. Mais les apparences sont souvent trompeuses, surtout quand tu les manies avec l’habitude d’un peintre.

Visage qui se recule, tu laisses quelques paroles t’échapper, s’envoler alors que tu souris en coin. Tes tourments, tu sais qu’il peut les sentir, qu’il peut aisément les percer à jour si l’envie lui prend. Ses attaques mentales, tu les as connues lors de votre passé d’étudiants. Alors que tu te battais avec tes poings, lui, s’introduisait dans ton esprit pour te faire souffrir. Tu lui en as souvent voulu, tu l’as souvent détesté à présent, te briser reviendrait à se briser lui-même…Bien qu’au final, tu doutes que ce but soit à envisager. Il sourit également, néanmoins, tu vois bien que ce sourire sonne aussi faux que le tien. « Je ne m’attendais pas à ce que tu me convoques » Tu grimaces, le relâchant presque brusquement. Le convoquer, depuis quand parle-t-il de la sorte. Il sait que ce n’est plus dans tes habitudes, sauf lorsque la colère ronge tes entrailles et que tu te montres dominant et agressif. « Je ne t’ai pas convoqué, je t’ai demandé de venir… » Que tu grognes entre ta barbe, passant machinalement une main dans tes cheveux alors que tu recules de quelques pas. Un soupire traverse tes lippes et, déjà, tu cherches un moyen d’amener la chose. Tu aimerais retarder l’instant, lui dire que tu avais juste envie de le voir en tête à tête, mais le mensonge, Alexander le sentirait à des kilomètres à la ronde. Si il n’est pas du genre à pousser le vice pour que tu craches le morceaux, tu sais néanmoins que ça le ferait chier. « Alors, pour quelle raison tu me tires de mon lit ? » Et ça tombe, tu te crispes, tournant légèrement les yeux vers le jeune homme. Tu gardes le silence, du moins, l’espace de quelques secondes.

« Comment dire… » Tu te racle la gorge, loin d’être doué dans les débats, c’était l’une des raisons qui t’avaient poussé à ne pas entrer en politique. « Tu as toujours su que porter le nom de Griffith donnes diverses avantages et inconvénients…par exemple… » Tu traînes, ce n’est pas dans tes habitudes ! Généralement, tu es un homme plutôt franc, même beaucoup trop franc. Sauf que là, tu ressembles plus à un gamin. Faisant quelques pas sur la droite, puis sur la gauche, ta voix est railleuse mais également nerveuse. « L’argent, le confort, la position sociable sans oublie mon charme d’apollon… » Tu montres ton visage du bout des doigts, cherchant à faire de l’humour qui, clairement, n’était pas de bon gout. Mais qu’importe, le plus dur restait à venir. Ton estomac se tort, ta gorge se serre et pourtant, tu ne montres rien. Non, tes traits restent fixes, sans grandes anxiétés. Malheureusement, le télépathe sait et toi aussi, là où d’autres auraient vu un homme au sourire taquin et sûr de lui, lui, il sait que les choses vont mal tournés à cause de cette anxiété qui te bouffe de l’intérieur. « Mais, il y a des avantages, les familles, les alliances… » Tes doigts glissent dans ta nuque et tu cesses enfin de bouger, gardant une certaine distance avec l’homme en face de toi. Ton regard sombre dans le sien si bleu, contraste étonnant entre deux hommes qui partagent tellement de choses. Bordel, si tu pouvais juste éviter cette conversation, la reculer, l’effacer et ne plus jamais en parler. Mais Alex finira par le savoir, tu veux qu’il l’apprenne de ta bouche et pas de celles d’autres abrutis ou encore, dans un murmure au coin d’un couloir. Non, ça doit venir de toi et seulement de toi.

« Malheureusement, le plus chiant des inconvénients est le mariage arrangé…Mes parents ont décidés qu’il était temps pour moi de me marier, en gros, ils ont décidé de me fiancer… » La bombe est lâchée, la nouvelle vient de tomber. Tu te figes, tu attends, tu as peur. Oui, peur des conséquences, peur de le perdre lui à cause d’une femme que tu n’aimeras sûrement jamais. Qui dit mariage dit forcément enfants, parce que là est le but ultime de cette union, avoir des gosses pour perpétuer ce sang qui coule dans vos veines. « Je l’ai appris récemment…On savais que ça allait arriver un jour ou l’autre, j’ai retardé le moment le plus possible…mais mon père dit que je vais finir par dépasser l’âge pour trouver une bonne alliance. » Trente ans, ton frère de vingt-cinq ans est déjà fiancé, généralement, à la majorité beaucoup sont pratiquement mariés. Alors, pour tenter de lui faire oublier ce que tu viens de lui dire, tu tentes un coup de poker. « Oh et j’ai commencé à entraîner Adonis aussi…il voulait apprendre à utiliser son pouvoir de manière défensive, je l’ai choppé à essayer de s’entraîner… » Tu restes toujours figé, tu n’as absolument pas bougé. Tu le sais, si t’avais les couilles d’annoncer que t’aimais Alexander aux autres, ce mariage n’aurait peut-être pas lieu, ne se faufilerait pas à l’horizon. Mais voilà, tu n’en es pas capable. Tu as beau te montrer fort, souriant, brutal par instant, la différence est qu’en amour t’es un lâche ambulant.



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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Sam 17 Juin 2017 - 18:19

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Comme Alex l’avait prévu, la retenue de son adiutor contrariait Genesis ; le kaléidoscope de couleurs qui l’entourait flamba soudainement d’irritation, comme si Alex avait jeté de l’huile sur un feu. Entre eux, il n’y avait généralement pas lieu de faire des formalités, et l’obséquiosité de son amant blessait de toute évidence Genesis, suffisamment en tout cas pour qu’il le corrige. « Je ne t’ai pas convoqué, je t’ai demandé de venir… » On ne pouvait pas parler de contrition, mais la nuance avait son importance. Elle témoignait du besoin de Genesis de savoir leurs interactions d’égal à égal ; dans un monde où les relations étaient bien trop souvent faussées par des jeux de pouvoir et de hiérarchie, c’était à ce seul prix que la leur pouvait être authentique. Même si elle ne faisait pas figure de véritables excuses, cette rectification agacée de la part du maître suffit à adoucir l’humeur d’Alex, et il ne se priva pas pour le montrer. Les démonstrations d’affection étaient loin d’être coutumières, mais après l’étrange status quo qui avait régné entre eux ces derniers jours, Alex s’autorisa à se rapprocher à nouveau de Genesis, ses mains retrouvant leur place sur ses hanches. Genesis avait besoin d’être apaisé, encouragé ; Alex pouvait presque voir les rouages qui tournaient à plein régime sous ses boucles sombres, et il déposa un baiser sur sa joue, qu’assombrissait une barbe de plusieurs jours, attendant avec une patience retrouvée que Genesis trouve ses mots. « Comment dire… » La paume droite d’Alexander quitta la taille de Genesis pour remonter sous son sternum, là où il pouvait sentir le rythme cardiaque effréné de son amant. Ce n’était pas exactement une caresse, mais c’était intime ; un geste de soutien, une incitation à se calmer, une façon de rappeler à Gen qu’il devait se rappeler de respirer. « Tu as toujours su que porter le nom de Griffith donne diverses avantages et inconvénients… par exemple… » Alex acquiesça en silence, hochant la tête. Il ne regardait pas Genesis en face, pour ne pas lui mettre la pression, pour le laisser libre de parler. Avec sa tempe au niveau de la pommette du jeune homme, cependant, il savait que ses mèches blondes en bataille devaient le chatouiller là où elles effleuraient sa peau. Moins d’une dizaine de centimètres les séparaient, mais Gen, depuis leur première rencontre, avait toujours pris plaisir à surplomber Alex à la moindre opportunité, appréciait qu’Alex ait besoin de lever les yeux s’il voulait croiser son regard. Alex, lui, était plus petit, bâti de façon plus ramassé ; la carrure idéal pour un protecteur. « L’argent, le confort, la position sociable sans oublier mon charme d’apollon… » La barbe de Gen crissa légèrement contre la mâchoire imberbe d’Alexander, qui devina au mouvement que celui-ci devait être en train de sourire, ou, du moins, d’essayer ; Alex, lui, percevait par dessus tout l’amertume de son compagnon. Par correction, cependant, il se força à pouffer. « Mais, il y a des avantages, les familles, les alliances… »

Ah, on y arrivait donc, au sujet de la famille. Qu’est-ce que Genesis avait bien pu découvrir des agissements de son frère ?
Bien qu’Alexander soit en premier lieu le protecteur attitré de Genesis, sa loyauté allait à l’ensemble de la famille Griffith, et même si Adonis Griffith avait sa propre adiutor, Alex avait pris l’habitude de chaperonner le cadet de la famille. Entre son goût pour les princes et sa tendance à chercher le danger dans les racines d’un sol qu’il n’avait pas le droit de maîtriser, Adonis était loin d’être le dernier des Griffith à avoir le goût du risque. Or, personne, et certainement pas Alexander ou Genesis, ne voulait qu’il partage le même destin qu’Isaiah.

Il était si absorbé par ses pensées qu’il faillit ne pas entendre la suite. « Malheureusement, le plus chiant des inconvénients est le mariage arrangé…Mes parents ont décidé qu’il était temps pour moi de me marier, en gros, ils ont décidé de me fiancer… »
Aussitôt, Alex se raidit, et ses doigts, qui jouaient à tracer de petites runes sur le manteau, s’immobilisèrent. Il redressa la nuque comme si on venait de lui enfoncer une dague entre les omoplates, son regard d’un bleu intense planté dans celui de Gen, l’esprit vide, drainé.

Les mots flottaient encore dans l’atmosphère comme un poison, un parfum putréfié, et il fallut quelques secondes à Alexander pour saisir l’énormité de ce que Genesis venait de dire. « Je l’ai appris récemment… », continua le jeune homme, comme s’il espérait que des explications auraient le pouvoir d’atténuer le coup de poignard qu’il venait d’asséner, comme si chaque phrase supplémentaire ne rendait pas les choses pires encore à entendre, à assimiler, à supporter. « On savait que ça allait arriver un jour ou l’autre, j’ai retardé le moment le plus possible… mais mon père dit que je vais finir par dépasser l’âge pour trouver une bonne alliance. »
On savait. On. Comme si Genesis et Alex étaient encore un on, un nous. Un ensemble, un à deux. Comme s’ils l’avaient jamais été. Comme si un bloc de glace aux allures d’enclume ne venait pas de s’abaisser sur la poitrine d’Alexander, gelant son souffle dans ses poumons. Et Genesis ne supportait pas de laisser le silence s’installer trop longtemps, craignait peut-être trop la réaction d’Alex pour lui donner le temps de sortir de son mutisme. « Oh, et j’ai commencé à entraîner Adonis aussi…il voulait apprendre à utiliser son pouvoir de manière défensive, je l’ai chopé à essayer de s’entraîner… »

Il se tut enfin, inconscient peut-être qu’Alex n’avait pas écouté la moitié de ces bavardages inintelligibles, qu’il fixait Genesis dans l’espoir qu’on lui dirait qu’il s’était trompé, qu’il s’agissait d’une hallucination, que son pouvoir de télépathe se retournait contre lui. « Je… vois. » Sa voix était blanche, un murmure qui n’avait rien de glacial mais qui était… sans âme, sans expression. Qui correspondait parfaitement à l’impression de vide qui venait d’engloutir Alexander comme une vague.
Pendant un instant qui parut une éternité, il resta ainsi, figé, foudroyé, frappé par la foudre, à contempler Genesis sans comprendre, sans vouloir comprendre, sans pouvoir comprendre. Puis il revint lentement à lui, et fit un pas en arrière, ses bras retombant le long de son corps, loin de la tornade de noirceur qu’était devenu Genesis.

Genesis ne s’était jamais illustré par sa fidélité ou par son romantisme. Alexander avait tôt dû accepter qu’ils ne seraient jamais l’un de ces couples qui se montre au grand jour, jamais comme ces amants qui clament leur appartenance l’un à l’autre. Parce qu’ils étaient deux hommes, et parce qu’ils étaient maître et adiutor. Il avait dû accepter qu’il ne serait jamais le seul à passer entre les draps de Genesis, que jamais celui-ci ne lui dirait je t’aime sans le reprendre aussitôt ou faire comme si leurs sentiments n’existaient pas.
Est-ce que cela le rendait malheureux, furieux ? Oui, par moments, quand il se laissait aller à imaginer ce qu’aurait pu être leur vie si Genesis avait fait montre d’un peu plus de bravoure, si la société n’était pas à ce point étriqué. Est-ce qu’il était jaloux de ces autres qui avaient droit aux faveurs de Genesis ? Oui.
Mais il avait accepté. Parce que Genesis n’avait jamais su masquer au télépathe la vraie nature de ses sentiments. Parce que douze ans durant, Alex n’avait jamais eu aucune raison de douter de la sincérité ou de la profondeur de l’amour que Genesis, peut-être contre son gré, lui portait. Il avait appris à s’en contenter. Peu importait, dans l’ensemble, que Genesis trouve parfois son plaisir auprès d’autres, puisqu’il partageait avec Alex quelque chose qu’il ne pouvait offrir à personne d’autre. Puisque lui et Alex auraient toujours quelque chose de plus.

Et à présent, ce mariage… Dans le contexte troublé du royaume, les alliances étaient précieuses, forgées à coups d’unions diplomatiques, militaires, économiques. Alexander le savait bien ; Genesis n’était pas le premier des Griffth à en faire les frais, puisque le jeune Adonis avait lui aussi été promis à la princesse impériale. Alex n’avait jamais beaucoup songé à se marier, à fonder une famille ; les unions entre mêlés étaient infécondes, celles entre mêlés et maîtres certes fertiles mais farouchement réprouvées. Et de toute façon, Genesis avait toujours été la seule personne avec laquelle Alexander avait été capable de se projeter, même si cela se limitait à des rêves éveillés.
Mais les fiançailles de Genesis… Alexander n’était pas dupe. Il savait que ces alliances familiales n’étaient pas entièrement scellées avant l’arrivée d’un enfant. Et en passant la bague au doigt de quelqu’un d’autre, en fondant une famille avec quelqu’un d’autre, Genesis ferait partie de quelque chose dont Alexander serait écarté. Ils avaient beau être liés, il lui échapperait, séparé de lui par une nouvelle famille, de nouvelles priorités, un nouveau monde dont Alexander ne resterait que le spectateur.

Alexander desserra enfin les mâchoires, prenant conscience de la rigidité de sa posture. La ligne de ses épaules, cependant, ne se détendit pas. Il était si droit, en fait, qu’on aurait pu le croire dans les rangs d’un corps d’armée, et son regard était toujours braqué sur Genesis, inflexible, impérial presque, refusant au maître le droit de se dérober. « Et… qu’est-ce que tu as l’intention de faire ? »


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‹ STATUT : Fiancé, tu n'échapperas pas à ce mariage tant redouté. T'as le coeur en vrac, refusant de t'attacher, de te menotter. Amoureux de la liberté en elle-même, ton coeur refuse de s'éprendre d'une quelconque personne. Alors oui, femmes et hommes défilent dans ta vie, tu es ce coeur à jamais volage et indomptable...Jusqu'à ce que tu finisses par succomber à cet homme qui fait partie de ta vie..
‹ SANG : Sang Argenté, sang bleu oublié. Tu fais partie de cette noblesse qui n'est pas tienne, tu fais partie de ceux dont la couronne fut enlevée, arrachée. Qu'importe, tu n'en as que faire. Ton sang reste ton sang, écarlate, tu n'es pas un schtroumpf
‹ METIER : Officier dans l'Armée des Nations, tu es celui qu'on aurait jamais cru voir dans les rangs. Oui, tu es celui qui ne suit pas les siens, qui refuses de rester sans se battre. Alors tu marches, tu ne crains pas le danger et tu seras celui qui oseras défier.
‹ ALLEGEANCE : Allégeance qui va au départ aux tiens, à cette famille qui est la tienne aux yeux du monde tu es loyal à la famille Impériale. Ce n'est pas faux, certes, mais les Griffith passeront avant eux et ce, à jamais.
‹ ADIUTOR : Lié à Alexander Duke, un lien qui va bien plus loin qu'un simple sort. Ton coeur bat la chamade en sa présence et pourtant, tu refuses d'ouvrir les yeux.
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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Dim 18 Juin 2017 - 13:29

Two souls connected by many things.
— Feat Alexander & Genesis

Alexander, si autrefois tu le considérais comme un ennemi, comme un poids accroché à tes chevilles, ce n’est plus le cas. Sans lui, tu te sentais mis à nu, presque désemparé. Comment un lien peut-il réunir deux personnes à ce point ? Tu ne l’avais jamais vraiment compris, mais ce qui est certain, c’est que ton âme était semble-t-il enchaînée à la sienne. Si il venait à mourir, tu succomberais et, à vrai dire, même sans le lien tu n’es pas sûr de vouloir continuer à fouler ces terres sans lui. Même si tu n’as jamais été capable de lui montrer dignement, les mots ne sont généralement pas nécessaires. Non, tu as toujours eu un gros souci de communication, du moins, quand il s’agit de tes propres sentiments, de tes propres émotions. Comme un naufragé, tu t’enfonces dans une tempête dès que tes sentiments se font bien trop forts. Hors, avec Alexander, c’était devenu un duel constant entre toi et ton palpitant. Alors oui, lorsqu’il emploie le mot « convoqué » ça t’hérisse les poils. Que croyait-il déclencher chez toi en employant de telles notions ? Il n’a jamais été ton esclave, il n’a jamais été ta chose. Plus un confident, plus un amant qu’un Adiutor. Il avait été ton mentor, ton ennemi dont la haine c’est transformé en une chose que tu ne pouvais aisément pas contrôlée. Tu prends la mouche, contrarié, vexé par ses mots. Tu recules, t’éloigne de lui alors que ton visage s’assombri, devient plus colérique que mielleux. Tu sens cette bouffée de colère grimpe, s’accrocher. Il t’en faut peu pour démarrer, il le sait, surtout dans l’état de stress dont tu es actuellement abrité. Alors, tu ne te gêne pas pour le remettre à sa place, dire ta façon de penser. Tu lui as demandé de venir, tu ne l’as obligé à rien.

Il approche, tu ne résistes pas. Non, tu ne veux pas résister à la pression de ses mains sur tes hanches. Face à ses lèvres se posant sur ta joue, alors qu’un soupire s’échappe de tes lippes. Réconfort certain, la tension colérique semble déjà s’en aller, fuir devant ce combattant qui est tiens. Il a cet effet. Autant il peut te faire grimper en température, autant il peut te faire redescendre, t’apaiser d’un simple frôlement, d’un simple geste. Sait-il seulement l’effet qu’il a sur toi ? Tu n’en doutes pas, ses capacités font que tu n’as aucun secret pour lui. Si tu as appris à vivre avec cette idée, il n’en reste pas moins que, souvent, même aujourd’hui, ça te dérange d’être ainsi un livre ouvert pour quelqu’un. Et tu te mets à parler, sentant sa présence auprès de toi. Tu laisses les paroles s’échapper de tes lèvres, s’élever dans les airs. Tu tournes autour du pot, toi dont la franchise est pourtant un trait de caractère bien connu…Ce n’est pas dans tes habitudes, mais Alexander n’est pas n’importe qui. Tu as beau rejoindre les draps d’autres personnes, ton cœur lui ne bouge pas, restant entre ses mains et ce depuis dix longues années. Un amour qui n’évolue pas, un amour qui est déjà à son maximum. Entre tendresse, jalousies, secrets, vous aviez tous pour réussir, tous pour échouer. La nouvelle tombe et tu finis enfin par cracher le morceau, laissant s’envoler cette phrase dont la raideur finit d’achever l’homme près de toi. Tu le sens se raidir, stopper ses mouvements alors que ses doigts vagabondaient sur ton manteau. Tu le sens contrarié, tu n’as pas besoin d’être télépathe pour le savoir, tu le connais par cœur, lui et ses expressions corporelles.

Son regard océan se plante dans le tien, tu t’y perds, une fois de plus. Pourtant, tu n’y lis aucune chaleur, aucune douceur, juste un vide à faire peur. Tu continues à parler, cherchant, espérant pouvoir réparer ce qui au final, n’est absolument pas de ta faute…quoi que, un peu quand même. Tu n’as jamais été l’homme qui suis les règles, qui prend en importance ce qu’on pense de toi. Alors pourquoi n’as-tu pas encore rendu officielle cette liaison, toi qui te fou du regard des autres ? Par peur, par peur de le décevoir, de ne pas lui offrir ce qu’il désir, ce qu’il mérite. Lorsque tu cesses enfin ton bavardage incessant, un silence s’impose à vous. Il n’a pas bougé, délicatement, ta main glisse vers sa hanche. Tu cherches un contact pour le rassurer, lui montrer que tu es là…Non, tu cherches surtout à te rassurer toi. Ce qui en réalité, fut tout le contraire. Il recule, te lâche, t’abandonne dans cet état de nervosité et d’incompréhension la plus total. « Je… vois. » Sa voix est sans vie, morte et toi, tu ne sais pas quoi dire à part. « Alex… » Tu soupires, passant une main dans tes cheveux, cherchant à t’occuper les mains alors que tu rêves de les poser sur lui. Déjà, tu regrettes de lui avoir annoncé la vérité, gâchant cet instant où vos retrouvailles auraient pu être bien meilleures. Tu te mords délicatement la lèvre, ne sachant quoi faire, quoi dire pour le rassurer. Tu ne veux pas arrêter quoi que ce soit entre lui et toi, ça t’est impossible à envisager. Pourtant, tu sais qu’une fois marié, vos relations seront plus compliquées, plus difficiles à gérer. L’idée d’être père ne t’enchante pas, que du contraire, nullement prêt à élever un enfant ou plusieurs.

Le temps semble s’arrêter, une fois de plus. Tu as l’impression de suffoquer, pourtant, tu ne montres rien. Il te défie du regard, tu fais de même, provocateur dans l’âme. Comme retombé en enfance, tu as l’impression d’avoir en face de toi ce gamin qui s’apprêtait à te chercher misère pour déclencher une bagarre dont il sortirait vainqueur. « Et… qu’est-ce que tu as l’intention de faire ? » Ta première réaction est de froncé les sourcils, ne comprenant pas le sens de sa question. Tu n’as pas vraiment réfléchi à une échappatoire, après tout, vous la noblesse vous deviez tous y passer…Tu as tellement marché en dehors des sentiers battus, qu’au final, refuser ce mariage semble irréalisable, ils ne te laisseront pas faire. Tu as déjà dérobé a tellement de règles, joué avec le feu à maintes reprises. Sauf que là, tu n’es pas le seul concerné, du moins, pas à tes yeux, pas dans ton esprit. Alexander l’est également, aussi malsain soit ton esprit tordu, tu ne peux pas envisager de le voir se placer à tes côtés alors que ta future femme mettrait au monde votre premier enfant…ou encore, filer dans sa chambre après que ta promise se soit paisiblement endormie. « Que veux-tu que je fasse ? » Tu fais un pas en avant, essayant de te rapprocher, de limiter cette séparation qui te déchire les entrailles. Tu ne le quitte pas des yeux, pas un seul instant. Bien que ta posture soit droite, imposante, tu sais que dans ses bras tu n’es qu’une poupée de chiffon. « Je n’ai pas de solutions, pas cette fois-ci. Si tu en as une, alors dit la moi, je t’écoute. Parle et j’écouterais, parce que tu sais, tu sais que je ne veux pas de ce mariage Alexander. Tu lis en moi sans que je ne puisse l’empêcher, alors va-y, fouille dans mes émotions, dans ma tête et dit moi ce que tu y vois ! »

Ta voix est calme et pourtant tremblante, tu le fixes, tu aimerais qu’il comprenne, qu’il lise le désarroi en toi. Oui, tu aimerais qu’il te dise quoi faire, pour la première fois en dix ans, tu aimerais juste qu’il t’oriente vers une solution faisable, réalisable. Tu es égoïste, clairement, mais qu’importe. Tu sens cette bouffée t’envahir, te caresser du bout des doigts, celle de le perdre lui. Pas de perdre ton Adiutor, mais de perdre l’homme que tu aimes, simplement. Tu te stoppe, distance raisonnable, tu viens néanmoins encadrer son visage de tes mains et ce, sans jamais quitter ses yeux océans de tes yeux d’anubis. « Je n’ai rien demandé de tout ça. » Comme pour te rassurer, comme pour te dire que tu n’es pas fautif dans cette histoire, dans cette logique qui ne cesse de s’accumuler au fil des années. Oui, tu n’as pas demandé à tomber amoureux de lui, à te voir fiancé à une femme dont tu ne connais pas encore l’identité. Tu sais juste, qu’au final, tu n’as pas ton mot à dire, pas cette fois-ci. Ça aurait été plus simple si vous n’aviez pas été liés lors de cette sortie de l’académie, ça aurait été plus facile si vos chemins s’étaient croisés autrement…Mais te sens-tu seulement capable de défier autant de lois, autant de règles ? Tu ne sais même pas si ça pourrait passer. Si votre relation pourrait-être acceptée. « Ne me juge pas coupable d’actes que je n’ai pas réclamé Alexander. » Murmure qui s’échappe de tes lèvres, voix tremblante, ça résonne comme une supplication à tes oreilles. Comme un appel en détresse, comme une pensée qui murmurerait : ne m’abandonnes pas.



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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Dim 18 Juin 2017 - 17:24

Two souls connected by many things.
— Feat Genesis & Alexander

« Que veux-tu que je fasse ? » Rien dans cette situation n’était drôle, et pourtant Alexander rit, d’un rire sans joie, sans humour. Genesis ignorait-il, depuis dix ans, ce qu’Alexander voulait ? Alex, d’ailleurs, n’était pas un seigneur ; il n’exigeait jamais rien de Genesis, ne lui donnait pas d’ordres. Ce n’était pas le genre de relation qu’il désirait avec celui qu’il protégeait, et Genesis le savait. Demander à Alex ce qu’il souhaitait de lui, c’était injuste, une insulte à leur amour. Laisser Alex prendre une décision, lui rejeter la responsabilité, c’était le choix de la facilité pour Genesis. « Je n’ai pas de solution, pas cette fois-ci. Si tu en as une, alors dis-la moi, je t’écoute. Parle et j’écouterai, parce que tu sais, tu sais que je ne veux pas de ce mariage Alexander. Tu lis en moi sans que je ne puisse l’empêcher, alors vas-y, fouille dans mes émotions, dans ma tête et dis-moi ce que tu y vois ! »
Alex secoua la tête, les yeux fermés. Il ne voulait pas de ça, s’insinuer dans l’esprit de Genesis pour y lire ce qu’il savait déjà qu’il y trouverait. Il n’en avait pas besoin ; il n’avait pas le moindre doute sur ce qu’il y verrait. Dévouement, affection, désespoir, torture, désir et fureur.
« Je n’ai rien demandé de tout ça. » Mais ce n’était pas suffisant de ne pas vouloir. Encore fallait-il avoir le courage de dire que l’on ne voulait pas. « Ca ne marche pas comme ça, Gen. Ce n’est pas aussi simple. Ce n’est pas une décision que je peux prendre pour toi. » Son ton était las, sans agressivité ni hostilité, d’une douceur épuisée.

Dans un coin de son esprit, celui qui n’était pas tout entier consacré à son apitoiement, il perçut le geste qu’amorçait son amant. Trop tard. Il ne put esquiver et tressaillit quand Genesis prit son visage en coupe. Il ouvrit les paupières, et pendant une fraction de seconde, des images passèrent devant ses yeux, sans qu’il sache si elles naissaient de son esprit ou s’il les lisait dans l’infinie noirceur du regard de Genesis. Ce geste, ils l’avaient eu tant de fois.
Il revit la première fois que Genesis avait attrapé son visage ainsi, après une séance d’entraînement. Il avait eu les mains sales alors, couvertes de la terre qu’il essayait de contrôler, moites de la sueur de son effort. Ses paumes avaient laissé des sillons sombres sur les joues d’Alex, et ses dents avaient laissé une marque rouge sur sa lèvre inférieure là où il l’avait embrassé avec fougue.
Il revit la deuxième fois que Genesis avait posé ses mains sur ses joues, plusieurs jours après leur premier baiser, plusieurs jours passés à s’éviter, à s’observer du coin de l’oeil, à esquisser des mouvements timides l’un vers l’autre, inassumés, aussitôt avortés. Le baiser avait été plus contrôlé, moins sauvage, plus profond, plus sensuel, et les mains de Genesis avaient relâché son visage pour s’aventurer plus loin, sous sa tunique de toile, sous sa ceinture de cuir, sous son pantalon en peau de chamois.
Il revit la première fois qu’il avait murmuré son aveu contre la bouche de Genesis. Je t’aime. Trois mots qui avaient vite été étouffés par un énième baiser, trois mots auxquels Genesis avait répondu en resserrant sa prise sur sa chute de reins.
Il revit une kyrielle de moments, se rappela un million de sensations, de baisers, de secrets murmurés. Un million de plaisanteries, de rires. Un million de disputes, d’éclats de colère. Un million de souhaits. Un million de regrets. « Arrête, Gen. Arrête. » Cette fois, sa voix tremblait d’une tristesse contenue, et il leva les mains pour attraper les poignets de Genesis, les abaissant de force, l’obligeant à le lâcher. « S’il te plaît. Arrête. » A nouveau, il ferma les yeux. Une migraine naissait dans ses tempes, et il se refusait à croiser le regard de Genesis lorsqu’il était dans un tel état de vulnérabilité. Il craignait de perdre le contrôle, de s’aventurer trop loin, de céder à une tentation à laquelle il avait su résister dix ans durant, d’amener Genesis à revendiquer ce qu’Alexander avait maintes fois senti sur le bout de sa langue. Peut-être son silence trahissait-il son sentiment cependant, car lorsque Genesis prit à nouveau la parole, c’était une supplique. « Ne me juge pas coupable d’actes que je n’ai pas réclamés, Alexander. » Alexander se détourna. Entendre son prénom dans la bouche de Genesis, comme une prière, c’était pire que tout.

« Je ne te juge pas, Gen… » Il n’acheva pas sa phrase. Genesis entendait-il le mensonge dans sa voix ? Lui et Gen se disaient la vérité, et la vérité, c’était qu’il aurait tant voulu que ce soit sincère. Qu’il aurait tant voulu dire à Genesis qu’il avait raison, que tout cela était justifié. Qu’il devait faire son devoir. Mais Genesis n’avait jamais fait son devoir. Il avait toujours suivi son coeur, fait au gré de ses envies sans se soucier des conséquences. Cette liberté, c’était ce qui avait fait flancher Alex, ce qui l’avait séduit, corps et âme. Et pourtant, avec lui, Genesis n’avait jamais été libre. Il avait beau l’aimer, ça n’avait jamais été assez.Il passa ses mains sur son visage, comme pour effacer les picotements que les mains de Genesis y avaient laissé. Le contact du jeune homme laissait toujours des étincelles sur sa peau. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu sais déjà ce que tu voudrais faire. Qui tu voudrais. Je ne t’apprends rien. » Il fit tourner son bracelet orange autour de son poignet, un geste qui avait toujours trahi sa nervosité. « Je sais que tu n’as rien demandé de ça. Que ce n’est pas ta faute. » Il y avait comme du réconfort dans la voix d’Alex lorsqu’il se rapprocha à nouveau de Genesis, incapable de combattre plus longtemps l’attraction qu’avait toujours exercé sur lui le maître de la terre. « Mais ce qui advient à partir de maintenant, Gen. Ca, ça dépend entièrement de toi. Et ce sera ta faute. »


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MessageSujet: Re: Two souls connected by many things. [Alexsis] Dim 18 Juin 2017 - 20:52

Two souls connected by many things.
— Feat Alexander & Genesis

« Ca ne marche pas comme ça, Gen. Ce n’est pas aussi simple. Ce n’est pas une décision que je peux prendre pour toi. » Non, tu ne veux pas prendre cette décision, tu veux qu’il t’aide, qu’il t’oriente, bien qu’au final, tu saches déjà ce qu’il désir. Mais tu crains que ça ne change, qu’un jour, il se réveil et que plus rien ne soit comme autrefois. Oui, tu as peur qu’il se lasse de cette existence, de tes coups de gueule, de ton infidélité. Ta jalousie est dévorante lorsque tu le vois aux bras d’une autre ou d’un autre, lorsqu’il s’amuse à te rendre la monnaie de ta pièce. Tu ne devrais pas, au final, tu le fais bien…Mais tu ne peux te contrôler, la crise explose alors et tu deviens plus Maître qu’amant, allant jusqu’à asseoir ton autorité sur l’Adiutor qu’il est. Et après tu t’en veux, après tu reviens vers lui à ta façon…Comme à l’heure actuelle alors que tu poses tes mains sur ses joues, que tu encadres son visage, cherchant un contact que tu veux rassurant, intime. Tu le veux lui, sous toutes ses formes, mais le dire à voix haute est chose peu aisée. Je t’aime, tu le lui as déjà dit dans un coup de colère ou encore, lorsqu’il dormait paisiblement à tes côtés. Tu as essayé de t’entraîner, tel un gosse, devant ta glace. Peine perdue, tu te pétrifiais dès que le moment approchait, dès que tu le voyais. Ton regard se plonge dans le sien, tu soupires. Tu aimerais rester ainsi durant des heures, des journées, des années. Tu aimerais juste que vous puissiez vous aimer aussi intensément en toute liberté…Mais tu te freines, t’es qu’un imbécile, la cause de vos malheurs n’est autre que toi-même et ça, ça allait finir par vous perdre.

« Arrête, Gen. Arrête. » Tu déglutis lorsque ses mains se lèvent, t’obligent à lâcher prise. Tu sens ton cœur se déchirer, ta peau se refroidir comme plongé dans une bassine d’eau froide. « S’il te plaît. Arrête. » Tu ne le touche plus, tu ne fais plus un pas en avant…Non, tu fais un pas en arrière, lui rendant en quelque sorte sa liberté. Pourtant, tu ne te tais pas pour autant. Supplication à peine voilée, il est rare que tes émotions prennent ainsi le pas sur ta fierté. Tes doigts se referment, tu serres les poings d’une façon incontrôlable. Tu te sens enfantin, tu te sens con à supplier ainsi, à murmurer de la sorte. Tu as trente ans et pourtant, là de suite, t’es juste qu’un gamin paumé qui ne sait plus quoi faire pour réparer. « Je ne te juge pas, Gen… » Et pourtant il s’est détourné, et pourtant le mensonge est pesant dans le ton de sa voix. Tu détournes les yeux, serrant les dents tout en lâchant un. « Inutile d’être télépathe pour savoir que tu mens. » Tu observes l’horizon, incapable de le regarder lui, d’affronter les traits de son visage, sa posture. Tu as du mal à garder le contrôle alors que la colère commence à grimper. T’as rien demandé bordel, tu n’as jamais voulu te marier, avoir des enfants. C’est pas dans ta liste de souhaits, ce n’est pas ainsi que tu vois ton avenir. Tu n’as rien contre les enfants, mais effectivement, tu n’es pas le plus paternel qui soit…Bien qu’avec ta famille, tu sois bien différent qu’en général. Passant une main tremblante dans tes cheveux, ton estomac se tort lorsqu’il se remet à parler. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu sais déjà ce que tu voudrais faire. Qui tu voudrais. Je ne t’apprends rien. »

Tout ça, tu le sais, effectivement. Pourtant, tu restes muet comme une carpe, ne le défiant même plus des yeux. Tu te contentes de froncer les sourcils, observant un arbre non loin de vous. Tu entends son bracelet tourner autour de son poignet, preuve de nervosité chez lui. Tu ne cherches néanmoins plus à l’approcher, à le toucher. Il t’enverrait valser, tu as en conscience et là n’est pas ton désir. « Je sais que tu n’as rien demandé de ça. Que ce n’est pas ta faute. » Doucement, tu le regardes approcher. Tu ouvres la bouche, néanmoins, rien ne vient, comme si les paroles étaient bloquées dans le fond de ta gorge. Il sait, alors pourquoi tant d’animosité ? Pourquoi ne peut-il juste pas t’aider à affronter cette épreuve, comme il l’aurait fait, comme un Adiutor devait le faire. Simplement parce qu’il ne s’agit pas de votre lien, mais bien de quelque chose de plus profond, de plus intime. « Mais ce qui advient à partir de maintenant, Gen. Ca, ça dépend entièrement de toi. Et ce sera ta faute. » Et là, tu te crispes, ton regard devient de nouveau sombre de colère. « De ma faute ? T’es sérieux ? » Tu ne veux pas affronter la réalité, tu ne veux pas t’avouer fautif. Défaut qui te perdra, tu refuses d’entendre ces paroles. « C’est de ma faute si je suis fiancé Alexander ? De ma faute si je me vois enchaîner à une foutue tradition ? » Ta voix commence à se faire menaçante, ce qui n’annonce rien de bon. Tu perds rapidement le contrôle, homme instable, tu vis avec du noir ou du blanc, la nuance de gris n’existe pas dans ton monde.

« Tu me poses un ultimatum là ? Tu me demandes de faire un choix entre toi et ce qu’on attend de moi ? Tu veux quoi, que je défie une fois de plus ma famille pour m’enfuir à dos de cheval avec toi, histoire qu’on vives d’amour et d’eau fraiche ? Tu te rends compte de ce que tu me dis ? » Et toi, te rends-tu compte de ce que tu ne lui dis pas ? Il avait raison, tu savais exactement ce que tu voulais faire, qui tu voulais, ce n’était pas un secret, sauf peut-être pour toi…et encore. Tu avances d’un pas, réduisant la distance entre lui et toi. « Dis-moi, même si c’est ce que je fais, que fera-t-on après ? Comment vivra-t-on si mes parents n’acceptent pas ça, si on décide de me déshériter sans plus de cérémonies ? Dis-moi, qu’elle vie aurait-on ? Toi et moi, un couple d’homme en plus un Maître et un Adiutor…le couple idéal ! » Tu deviens méchant dans tes mots, c’est ta façon de te défendre, de te barricader. Le pire, c’est que tu n’en as pas forcément conscience. Tu serres les dents, ne détachant pas ton regard du sien, la respiration sifflante. « Tu serais capable de vivre comme ça ? Comme un paria, juste pour être avec moi ? »


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Two souls connected by many things. [Alexsis]

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