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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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and i will try to fix you (andruza)

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air nation
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air nation
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‹ AGE : vingt-six pétales de rose qui se fanent doucement à mesure que le temps passe.
‹ STATUT : fiancée à un oshun contre son gré. une alliance qu'elle n'a pas souhaité.
‹ SANG : la noblesse et la pureté coulent dans ses veines dont les hémoglobines prennent une teinte argentée.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), domination (niv1), méfiance (niv1)
‹ METIER : héritière de la maison valaeris et du poste de gouverneur de la nation de l'air, elle s'entraîne pour le moment à la diplomatie en tant qu'ambassadrice d'aerinstin à launondie
‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
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MessageSujet: and i will try to fix you (andruza) Ven 16 Juin - 0:16

When you try your best, but you don't succeed. When you get what you want, but not what you need. When you feel so tired, but you can't sleep. Stuck in reverse.


C'est étrange cette sensation d'avoir un creux dans la poitrine. Le néant. Rien. Le vide absolu. Les larmes se sont taries. Les émotions se sont tues. Il ne reste plus que le silence. La fatalité. Assise sur le sol glacial de ses appartements, Liza fixe les ténèbres qui règnent en maîtresses absolues. Il n'y a plus de lumière dans le monde de la gamine. Prostrée contre elle-même, elle essaie de combler le trou béant dans son coeur mais rien n'y fait. Ses bras autour de ses genoux ne suffisent pas à apaiser les cauchemars. Ses larmes ne suffissent pas à se faire pardonner. Elle n'a pas de sang sur les mains Liza. Elle n'a jamais fait couler les précieuses hémoglobines mais elle est coupable. Coupable d'avoir aider à orchestrer un meurtre. Coupable d'avoir céder à des arguments futiles, à son devoir et à son père. Elle le hait tellement. Elle le déteste autant qu'elle se méprise. Elle le blâme dans une tentative désespérée de se redonner bonne conscience mais Oleg Valaeris ne l'a jamais menacée. Il lui a laissé la possibilité de fuir ou d'accepter et d'en subir les conséquences. Lâche ou meurtrière. Faible ou implacable. Princesse de pacotille ou reine de glace. Choisis ton poison. Elle tremble la gamine. Elle ressemble à un enfant avec ses longs cheveux blonds, sa peau si diaphane et sa robe blanche ternie par les larmes qu'elle verse depuis des heures. L'air s'engouffre sans répit dans l'habitacle au rythme des sanglots étouffés de Liza. Elle serre les poings mais elle n'arrive pas à contrôler son élément. L'air qui est au final son seul ami. Son seul soutien. Et même ce réconfort lui est enlevé par la famille impériale. Elle n'a pas le droit de faire virevolter le vent entre ses doigts. Elle ne peux pas se défendre ou attaquer alors même qu'elle s'est exercée pendant des heures à s'en servir ainsi. Un secret dont elle n'a pas honte mais qui pourrait lui coûter la vie. Elle n'a pas peur Liza. Ce n'est rien quand on vole une vie. Braver une interdiction dénuée de sens n'est rien face à un meurtre; Une plainte s'élève et elle écarquille les yeux, surprise par la douleur qui s'en échappe. Elle suffoque alors que l'air tourne toujours plus vite dans sa chambre. Elle étouffe alors même que rien ne la sépare de l'extérieur. La panique la gagne. Un venin vicieux qui brûle ses veines et qui brise tout son être. Elle croit distinguer une ombre mais sa vision est déjà trouble. Des mains la retiennent avant qu'elle ne s'affale sur le sol. Une voix murmure, inquiète mais elle n'entend rien Liza. Son sang bat dans ses oreilles. Elle n'entend plus que les battements fous de son palpitant. Ses doigts agrippent de la soie, de la chair, n'importe quoi pour se raccrocher à la réalité. Liza. Un écho familier. Des bribes de son passé lui reviennent à l'esprit, morceau par morceau. Des boucles blondes. L'éclat d'un rire. Des croquis. Des étoiles. Un visage. Liza. Des bras protecteurs autour d'un enfant. Une couronne argentée abandonnée. La voix de son père. Protège le. Protège les tous. « Liza. » La gamine se fige. Elle n'imagine pas cette voix, ni cette silhouette près d'elle. Elle ne rêve pas de la chaleur qui l'étreint. Morsure qui irradie dans tout son corps. Il est là. Il ne devrait pas être là. Liza s'écarte tandis que ses prunelles s'adaptent à ce retour à la réalité. Andrei est là. Une peur lancinante s'empare d'elle. La fière héritière des Valaeris recule face à ses actes. Elle tente de fuir mais les bras de son frère la retiennent fermement. « Liza. Maintenant, tu me dis la vérité. Parle moi. » Il est des vérités qui ne sont pas bonnes à entendre. Des vérités qui anéantissent tout sur leur passage. Elle ne peut pas infliger cela à son frère. Adonis Griffith est son meilleur ami. Il ne peut pas savoir. Liza fixe Andrei sans un mot. C'est son fardeau. Son erreur. Il n'a pas à payer pour ça. « Je ne peux pas Andrusha. » Sa voix est brisée, comme son âme. Elle évite son regard. Elle ne veut pas y lire la déception, l'horreur et le dégoût. Elle le supporte déjà difficilement dès qu'elle croise son propre regard dans la glace. Cela la tuerait de voir ce reflet dans les prunelles de son frère. Elle l'aime plus que sa propre vie comme elle aime sa nation plus que son existence. Elle l'a prouvé en obéissant à son père. Le visage d'Isaiah se glisse sournoisement dans ses pensées. Liza retient son souffle tandis qu'elle pose sur son frère un regard fataliste. « Tu ne me pardonneras pas, Andrusha. Pas cette fois. » Il n'y a pas la moindre hésitation dans ses intonations. Elle ne veut pas supplier. Elle tient à ce qui lui reste de dignité la gamine. Liza passe ses doigts sur ses joues humides, comme pour tout effacer, tout recommencer. Le calme revient après la tempête. Une amnistie temporaire avant l'orage qui se prépare. Une torpeur s'éprend de Liza. Elle est fatiguée d'avoir tant pleuré. Usée d'avoir tant prié pour demander pardon. Elle a abandonné toutes ses forces dans la bataille qui fait rage en elle. Le conflit millénaire du bien contre le mal. De la morale contre le crime. Ce n'est plus qu'une enveloppe charnelle. Une poupée de porcelaine. Elle a perdu. Alors à quoi bon ? A quoi bon se retenir à une personne qui va l'abhorrer autant qu'elle le fait ? « C'est de notre faute, tu sais. C'est à cause de nous s'il est mort. » Ses prunelles s'égarent dans le vide. La silhouette d'Isaiah semble la fixer avec insistance. « On l'a tué, père et moi. On l'a tué. » Puis le silence. Andrei semble prendre conscience qu'il ne s'agit pas d'un simple chagrin d'amour ou d'une simple dispute. Il s'agit d'un crime. D'une déclaration de guerre. Elle s'en rend compte Liza. Trop tard. « Isaiah Griffith. Ce sont les Valaeris qui l'ont tué. Personne d'autre. » Vas-y Andrusha. Déteste moi. Hurle. Frappe. Sauve toi avant qu'il ne soit trop tard. Ne t'associe pas aux ténèbres qui hantent ta soeur et qui sont devenues les amantes de ton père. Pars et ne te retourne pas. Jamais.
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MessageSujet: Re: and i will try to fix you (andruza) Mar 20 Juin - 21:55

La chaleur accablante de Dragondale s’abat sur la nuque du prince des cieux, malgré la nuit tombante. Son front sue sous les rayons de soleil et, d’un coup de main, il essuie les gouttes qui perlent sa peau. Son regard glisse sur l’horizon de la ville et rencontre les bâtiments de pierre. Au loin, le palais des Yinren domine la ville de toute sa splendeur. Une demeure excentrique perchée sur les hauteurs et qui impose respect et stupéfaction. Des cascades d’eau chutent du palais sur le reste de la ville, fournissant rafraichissement et source vitale au peuple. Ces mêmes cascades qu’Andrei reproduit sur son carnet à croquis, entre deux portraits de sa sœur. Le fusain tâche ses doigts au fur et à mesure des coups qu’il donne sur le papier. Un sourire satisfait fleure sur les lèvres du jeune homme comme son regard inspecte le dessin. Pourtant loin d’être fini, celui-ci devra attendre - Andrei supporte mal la chaleur et ne pense qu’à une chose : rentrer aux appartements loués par son père pour le festival d’été. Chaque année, toute la famille Valaeris fait le déplacement jusqu’à Dragondale, friands des festivals organisés dans tout le royaume pour fêter les quatre saisons. Leur préféré reste avant tout celui organisé par leur noble maison, mais les autres nations ne se débrouillent pas si mal. Mais cette année est différente pour les enfants des astres. Ce n’est pas auprès de leurs parents ou de leurs quelques amis qu’ils feront leur entrée dans la grande salle de bal de Dragondale. Cette année, à leurs bras, seront accrochés leurs futures moitiés : le prince royal Maven, et la pieuse Braelyn. Quelle chance pour eux ! Andrei préférerait encore louper la soirée. Mais Braelyn l’amuse, et il pense réussir à la charmer avant leur cérémonie religieuse. Attrapant son croquis et ses crayons, le chat qu’il est se lève nonchalamment, et d’un pas leste, se dirige vers la haute demeure de terre rouge qui l’abrite depuis quelques heures. Les Valaeris ne resteront en ville que quelques jours, mais cela est déjà plus que la plupart des familles ne se rendant à Dragondale pour la seule journée du festival. Traversant les rues, il admire les familles du coin vaquer à leurs occupations quotidiennes. Ici et là, quelques hommes et femmes accrochent dernières guirlandes et lanternes de la journée – modiques décorations que le petit peuple peut s’offrir en prévision de la grande fête de Flamaerin. La pauvreté habille les rues et les mendiants les parent de leurs milles puanteurs. Au bout de la rue, il retrouve Asha là-même où il l’avait laissée quelques temps plus tôt. Il a horreur qu’elle soit là lorsqu’il dessine, préférant la tranquillité et la quiétude de la solitude. Son ombre sur ses pauvre, Andrei quitte le quartier pas de la ville et en quelques minutes à peine, rejoint sa demeure de quelques jours.

A l’intérieur, l’air y est frais. La chaleur est amoindrie, et le prince peut de nouveau respirer librement. Le vent caresse les joues rougies du blond et rafraichit sa peau laiteuse de milles et unes cajoles. Asha le quitte ici, elle le sait désormais en sécurité parmi les siens, et peut rejoindre sa propre chambre tranquillement. Andrei, quant à lui, erre dans les couloirs des vastes appartements. La cour intérieure brille sous la lumière lunaire, et le tout se revêt d’un étrange aspect. Des rires retentissent de l’autre côté et attirent l’attention du jeune homme, qui se dirige, intrigué, vers la chambre et ses occupantes étrangères. De la fenêtre entrouverte, il aperçoit la peau basanée de celle qui deviendra bientôt sienne. Braelyn a été généreusement invitée à rejoindre les Valaeris dans leur voyage, alors que sa propre famille n’arrivera que plus tard. Mais la belle n’est pas seule, et ce soir est entourée de ses dames de compagnie. Fleurs orientales aussi ravissantes les unes que les autres, le regard d’Andrei saute de corps en corps, pour finalement s’arrêter sur la plus noble d’entre elles. Ses courbes se devinent sous son épaisse robe de nuit et l’idée de celles-ci étirent les lippes d’Andrei. Bientôt, ses mains friponnes se poseront sur cette peau sombre et feront crier d’envie la pieuse et chaste demoiselle. Andrei le sait : à son contact, la dame Braelyn perdra vite de sa contenance. Personne ne résiste au charme du prince des cieux – pas mêmes les princesses royales. Andrei, les lèvres fleuries d’un sourire satisfait, se retire dans la pénombre nocturne et laisse sa future épouse à ses occupations, regagnant alors le chemin de sa propre chambre. Il passa devant la chambre de sa jeune cousine, et celle de son oncle et tante. Celle de ses parents se trouvait plus loin, le maître des lieux et sa femme préférant garder leur intimité bien privée. Andrei s’approche de sa propre chambre, rêvant déjà des draps frais et des bras de Morphée. La main sur la poignée, il s’apprête à entrer, quand un courant d’air plus puissant que les autres vient le brusquer. Aussitôt après, un cri se fait entendre – plaintif, alarmant. Tout cela semble venir de la chambre de sa chère Liza, et sans réfléchir un instant de plus, Andrei se précipite auprès d’elle.

Liza avait adopté un comportement étrange ces derniers mois. Au début, elle n’était pas si différente que d’habitude – mais Andrei avait remarqué, ici et là, des changements discrets. Un sourire qui se fane plus vite que d’habitude, l’appétit qui se perd peu à peu. Puis tout ça devint plus drastique : Liza sortait moins, s’énervait plus facilement. Si Andrei avait rapidement saisi ce changement chez sa sœur, il n’en avait rien dit, mettant cela sur le compte de ses fiançailles avec le monstrueux prince Oshun. Mais là, ce qui se tient devant lui est différent et atteint le stade supérieur du changement étrange. Le vent a pris possession des lieux et un courant puissant enveloppe le corps de sa sœur. Elle, bouge à peine, ses épaules juste tremblent sous le coup des sanglots. « Liza. » La princesse ne semble plus habiter son propre corps, qui lui, apparait au frère fragile et frêle. « Liza. » Andrei se précipite à ses côtés, attrape sa sœur avant qu’elle n’atteigne le sol. Aussitôt le vent se retire de la pièce, laissant les deux adultes liés par le sang discuter de ce qui vient de se passer. La princesse retrouve peu à peu de ses couleurs, et quitte les bras de son cadet. Lui ne la lâche pas du regard – Andrei veut des réponses. Cette crise n’est certainement pas dû au prochain mariage. « Liza. Maintenant, tu me dis la vérité. Parle-moi. » Il lâche ces mots d’une voix douce, et compréhensive. Il devient ce frère soucieux devant l’état – déplorable – de l’aînée censée le protéger. Elle garde le silence, tente de se dérober de cette inquisition nouvelle. Mais Andrei est campé sur ses jambes, et ne semble pas connaître le chemin de la sortie. Elle renifle la princesse, sèche ses dernières larmes dans un sanglot restreint. « Je ne peux pas Andrusha. » La voix qui s’échappe de ses lippes est faible, et se brise en cours de route. « Tu ne me pardonneras pas, Andrusha. Pas cette fois. » « Foutaises. » qu’il répond immédiatement. Il voue à son aînée une admiration et un amour qui dépasse l’horizon et les frontières du ciel. Jamais il ne pourra véritablement lui en vouloir, et rien ne saurait briser les liens qui unissent ces deux têtes blondes. « C'est de notre faute, tu sais. C'est à cause de nous s'il est mort. » Les mots le frappent, mais Andrei n’en comprend pas le sens. Les murmures de sa sœur sont dénués de sens. « Qui ? » demande-t-il dans un souffle, cherchant à déchiffrer cette parole sibylline. « On l'a tué, père et moi. On l'a tué. » Voilà donc que leur père est impliqué dans cette étrange histoire. Oleg Valaeris, cet homme droit qui illumine la vie de son fils, qui a su le guider et évincer ses doutes de jeunesse. « Mais qui donc ? » Andrei ne croit pas à ces mots prononcés par la belle Elizaveta. Ni sa sœur, ni son père, ni quiconque portant le noble nom de Valaeris ne saurait porter la main sur autrui ainsi qu’ôter la vie à cet être. « Isaiah Griffith. Ce sont les Valaeris qui l'ont tué. Personne d'autre. » Il commence à manquer d’air, où est donc passé le vent qui s’abattait sur cette pièce il y a à peine quelques instants ? Andrei recule d’un, deux puis trois pas. Ses poumons s’essoufflent et réclament cruellement l’air salvateur. Liza n’est plus qu’une silhouette floue, et son malaise est contagieux, Andrei ne le sait que trop tard. « C’est pas possible. » Il tente de se convaincre, le prince, que sa sœur est encore cette sœur immaculée de son enfance, celle qui lui ébouriffait les cheveux, elle qui réclamait qu’il dessine des constellations sur son plafond. Elle qu’il aime tant. « La mort d’Isaiah est un accident. Ni toi, ni père n’en êtes responsables. » L’air vient à lui, glisse sur sa peau et alimente ses poumons. Liza retrouve sa netteté, et ses pensées se font elles aussi plus claires. Tout cela était tout bonnement impossible.
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‹ SANG : la noblesse et la pureté coulent dans ses veines dont les hémoglobines prennent une teinte argentée.
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MessageSujet: Re: and i will try to fix you (andruza) Lun 17 Juil - 22:02

When you try your best, but you don't succeed. When you get what you want, but not what you need. When you feel so tired, but you can't sleep. Stuck in reverse.


« Qui ? » Elle. Elizaveta. C'est elle qui est morte ce jour là. Elle respire encore mais ce n'est qu'une illusion. Les artifices ne suffisent qu'à masquer les cernes sombres et le teint pâle de l'héritière. La comédie qu'elle joue sert à éloigner les suspicions. Mais son coeur est immobile au creux de sa poitrine. Il ne bat plus depuis ce jour là. Depuis que le coeur de sa victime a arrêté de battre lui aussi. Ils sont morts en même temps. La victime et le bourreau. Il a emporté une partie de son âme dans sa chute. Ange maudit. Ange poussé du paradis par les âmes viles. Les démons avides et terrifiés de la chute de leur empire. Il est tombé le gamin. Tombé pour des peurs insensées. Tombé pour une vengeance qui brûle dans les veines d'Oleg Valaeris et sa femme depuis des années. Tombé pour la faiblesse de Liza qui n'a pas su dire non. La belle princesse qui ne s'est pas opposée au crime odieux. La reine sans couronne qui a préféré s'aveugler et suivre les ordres parentaux. Liza qui a préféré la promesse de la survie de sa nation au prix d'un meurtre incompréhensible. Isaiah Griffith a payé pour les crimes de sa nation, de ses parents. Les enfants ont payé pour la guerre, pour la colère et la haine. Les enfants dont on a arraché l'innocence et la vie à tout jamais. Liza n'oublie pas. Elle n'oubliera jamais. La guerre est ancrée dans son être, dans sa mémoire. Elle hait les conflits. Les combats et les morts injustes. Elle hait ces bourreaux sans morale. L'ironie c'est qu'elle en est devenue une. Meurtrière. Elizaveta Valaeris n'a pas causé la chute mortelle de l'enfant de la terre. Elle n'a pas de sang sur les mains. Mais sa conscience. Sa douce conscience est rongée par la culpabilité. Elle n'a rien fait pour empêcher cela. Elle savait mais elle est restée immobile face aux manigances de son père. « C’est pas possible. » Les mots lui manquent. Son sourire s'est effacé. Il ne reste qu'une tristesse infinie dans son regard et les morceaux de son coeur brisé. Elle le mérite après tout. Elle n'a pas la moindre excuse. La lumière qu'elle représente dans les yeux de son frère s'éteint. Les étoiles meurent toutes un jour. Liza aurait juste aimé que sa lumière brille encore pendant des années avant de s'évanouir dans les ténèbres à tout jamais. Elle n'est plus cette belle constellation dans le ciel. Elle n'est plus qu'obscurité dans le ciel étoilé. « La mort d’Isaiah est un accident. Ni toi, ni père n’en êtes responsables. » Elle aimerait sourire et rire. Faire croire que tout cela n'est qu'une plaisanterie. Que ses larmes ne sont pas réelles tout comme son désespoir. Elle aimerait y croire Liza. Croire que tout cela n'est qu'un cauchemar. Qu'elle va se réveiller dans ses draps de satin sans que tout cela ne soit arrivé. Elle est faible Liza. Oleg est déçu face à sa réaction pitoyable. Il pensait son héritière plus forte, moins humaine. Elle se rappelle de ses mots durs. De son regard froid et dégoûté quand il a posé ses prunelles sur sa fille. Un frisson parcourt la jeune femme qui reste prostrée sur le sol glacial. Ses veines argentées ressortent avec plus de contraste face à la lune qui assiste en silence au drame. Parce qu'elle sait Liza. Elle sait que ses mots vont détruire à tout jamais sa relation avec Andrei. Elle sait qu'elle va le perdre à tout jamais. « Tu te trompes, Andrei. Père et mère en ont l'idée depuis des années. Une vengeance bien habile et patiente. Je n'ai rien fait. Je suis restée impassible. Je n'ai rien fait pour empêcher cette mort. » Sa voix se brise tandis que ses mains agrippent le tissu de sa robe avec rage. Liza se rend bien compte de son erreur. Elle a cru protéger sa nation alors que ce n'était qu'un mensonge. C'est pour le bien de notre nation, Liza. Pour toutes les morts. Elle ne se rappelle que trop bien de la voix affirmée de son père. De ses mensonges doux et mielleux. La vie d'Isaiah a été prise pour le massacre des Zhirova. Elle en est convaincue Liza. Elle sait que c'est cette vengeance qui comptait le plus aux yeux de ses parents. Les fantômes des maîtres de la nation de l'air passent après ceux de la famille de sa mère. « Je n'ai pas d'excuse Andrei. Je suis tellement désolée. » Elle est sincère Liza. Parce que perdre son petit frère ne brise pas seulement son coeur mais aussi son âme. Parce que la seule personne qui compte vraiment c'est lui. Ils se sont éloignés avec les années. Elle pour se forger en statue froide et impériale. Lui pour exister, tout simplement. Mais elle n'oublie rien. Le bleu de ses yeux se fait plus intense. Les battements de son coeur ralentissent. Elle accepte l'inévitable. Elle ne ressent plus rien si ce n'est que la perte dont elle est responsable. « Je ne t'en veux pas, Andrei. Je ne t'en veux pas si tu me hais. Je me déteste sans doute bien plus que toi à cet instant. » Elle n'ose plus regarder son frère. Elle ne veut pas y lire les mêmes expressions qu'elle surprend à chaque fois qu'elle se regarde dans un miroir. Ses mains l'aident à soulever son corps si frêle. Elle devient une ombre. Un fantôme émacié hanté par ses propres démons. Sa silhouette lunaire s'éloigne de son frère pour se glisser près du balcon. Dos à celui qu'elle appelait Andrusha, elle attend la sentence définitive. Elle connaît déjà le jugement qui est le sien. Elle se prépare aux mots qui vont la marquer à jamais. Les mots qui marqueront la fin de tout. « Si ça tourne mal, il faut que tu saches que tu devras protéger la nation, à tous prix. Si je ne suis plus là... Tu devras être meilleur que moi. Meilleur que nous tous. » Parce qu'elle y pense Liza. Elle pense à cette éventualité qui la fait trembler. Elle pense au pire. A la découverte de l'implication des Valaeris. A la guerre. Aux jugements. Elle sait que sa vie peut basculer sous peu. D'autant plus avec Maven Oshun qui ne cherche que cette vérité pour la pousser à son tour du haut de son palais. Les bras croisés, la jeune femme ne lutte pas contre les larmes qui s'abîment sur ses joues, ni contre les tremblements qui font vaciller son corps. Il ne lui reste que ça, à Liza. Si elle doit tomber, sa famille ne la suivra pas. Elle compte bien protéger Andrei et sa fratrie jusqu'à son dernier souffle.

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