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i crave you (andraven)

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fire nation
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fire nation
‹ MESSAGES : 497
‹ AVATAR : dominic sherwood.
‹ CRÉDITS : av (@queen élo)

‹ AGE : vingt-trois années noyées dans les flammes de la vengeance et de la colère. vingt-trois années livré aux flammes destructrices et impitoyables.
‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
‹ SANG : royal, bleu, aussi pur qu'il est possible de l'être. maven est fier de pouvoir s'en targuer. au-dessus des autres, il ne cesse de l'afficher sans vergogne.
‹ METIER : magistrat au département de la justice, optant toujours pour la peine la plus lourde possible. plus le sang sera versé, mieux sa conscience se portera.
‹ ALLEGEANCE : à isaure, sa lumière étincelante et à la couronne, plus généralement. mais maven devrait apprendre à ne dépendre que de lui-même très prochainement.
‹ ADIUTOR : tami, fidèle protectrice soumise aux flammes de la tempête maven. parfois amis, parfois rivaux, il sont cependant contraints à se supporter.
‹ POINTS : 1919

MessageSujet: i crave you (andraven) Jeu 15 Juin 2017 - 23:44

right from the start you were a thief, you stole my heart and i'm your willing victim. I let you see the parts of me that weren't all that pretty and with every touch you fixed them.


         Tu étais entouré par des clameurs rieuses, des explosions de joie et des débordements d'amour. Mais rien de tout cela ne te touchait ou ne t'intéressait. Tu étais au centre de toutes les attentions et le peuple de la nation de l'air veillait à brosser délicatement ton ego. On ne voulait pas que le monstre des Oshun vienne gâcher sa soirée de fiançailles. Car c'était un fait établi, désormais. Tu allais devenir un Valaeris, à ton plus grand déplaisir. Tu chérissais ton nom et la gloire que tu en tirais, le statut que cela te conférait. Tu appartenais à la famille qui régnait sur l'empire, qui avait gagné la guerre. Tu étais à l'abri de toutes les lois, au-dessus des règles établies pour le commun des mortels. Tu étais intouchable, invincible. Le monde entier devait te passer tes caprices, sous peine de se voir déclarer une guerre officielle. C'était pour cela que, malgré ton caractère épouvantable et ta tendance – non-négligeable – à te battre, tu étais toujours aussi bien reçu dans les grandes maisons d'Aksana. Tu aurais pu être heureux d'épouser une beauté comme Elizaveta Valaeris. Pourtant, tu aurais donné cher pour que cela ne soit pas le cas. Car la beauté glaciale de la belle blonde te laissait totalement indifférent. Non, à choisir, tu aurais préféré épouser son frère. Andrei, que tu ne quittais pas du regard depuis le début de la soirée. Il était ton premier et probablement ton dernier amour, mais les lois de ce pays ne vous permettaient pas d'être ensemble. Tu étais un Oshun, au service d'Isaure et tu n'avais pas vraiment ton mot à dire, quant à la personne avec qui tu souhaitais mêler ton éternité. Tu devais avoir des enfants, rendre la lignée prospère. Et il était certain que cela n'était pas près d'arriver, avec un autre membre de la gente masculine. L'annonce de l'union de vos deux familles vous avait détruits. Vous couliez des jours heureux, à l'ombre des regards indiscrets, jouissant de vos chairs respectives et abusant du bon temps que vous passiez ensemble. Tu pensais avoir enfin réussi à trouver la recette du bonheur, à avoir trouvé un équilibre dans ta vie. Andrei faisait refluer les démons, il éclairait ton âme noircie par trop de douleurs. C'était facile d'être avec lui, naturel. Pas de faux-semblants, pas de jeux déchirants. Tu lui avais cédé une parcelle de ton cœur dès votre rencontre, bien des années auparavant. Et tu ne le regrettais pas. Cependant, tu sentais une tristesse sourde se déverser en toi, à ce moment précis. Tu tenais à côté d'Elizaveta, très raide et le visage complètement fermé, prétendant ainsi ne trouver attrait à rien dans cette salle. Et pourtant, ton regard ne cessait de chercher ce visage que tu connaissais par cœur, que tu aurais pu dessiner les yeux fermés. Vous étiez devenus deux étrangers, depuis quelques semaines. Vous vous adressiez à peine la parole et, lorsque vous vous retrouviez seuls, Andrei te faisait clairement comprendre à quel point les choses avaient changé, entre vous. Pourtant, ton cœur, lui, était resté le même. Toujours aussi fidèle, malgré les difficultés infligées par ce foutu Destin. Tu voyais le visage de ton amant se fermer un peu plus, jour après jour. Et la peur de le perdre définitivement te taraudait, venait s'insinuer jusque dans tes rêves. Ou tes cauchemars, plutôt. Pourtant, tu n'agissais pas. Tu ne parlais pas. Qu'aurais-tu pu dire ? Je suis désolé, nous trouverons une solution ? Tu n'étais pas certain qu'il y en ait réellement une. Tu étais amoureux du frère de ta fiancée, une alliance politique dans un monde qui voyait plutôt d'un mauvais œil les relations entre deux membres du même sexe. L'univers entier semblait s'être ligué contre vous. Tu voulais lui faire comprendre que tu n'avais rien désiré de tout cela. Que tout ce que tu voulais, c'était être avec lui. Rien qu'avec lui. Et peut-être avec Isaure, aussi. Mais Andrei s'était enfermé derrière un masque qui semblait impénétrable. « Maven … » La voix cristalline d'Elizaveta te tira de ta rêverie et tu réalisas que tu dardais ton regard le plus noir sur sa pauvre cousine. Cette dernière n'osait même plus bouger, face à une telle manifestation de cruauté. Et encore, la pauvre petite n'avait rien vu. Tu étais un animal, une créature sanguinaire. Et cette partie de toi rejaillissait d'autant plus violemment que tu étais malheureux. C'était dire à quel point tu avais envie de voir le sang jaillir, d'entendre des os craquer, ce soir-là. Tu avais hâte de retourner auprès d'Isaure, peut-être pourrais-tu ainsi retrouver un semblant de paix. Tu détestais Volastar et si tu avais supporté cet endroit superficiel et ridicule, jusque-là, c'était pour lui. Parce qu'il aimait sa contrée et que tu aurais tout fait pour le rendre un peu plus heureux. « Je dois aller faire un tour dehors, Liza. Sinon, je ne crains que la population de Volastar soit divisée par deux. » Sentiment d'autant plus confirmé par le fait que tu venais de voir Andrei quitter la salle de réception. Tu ne pouvais pas laisser les choses se terminer ainsi, entre vous. Tu l'aimais trop pour cela. Tu le suivis, l'air de rien, jusqu'à un immense balcon, offrant une vue vertigineuse – mais imprenable – sur la capitale de la nation de l'air. « Andrei … » C'était un murmure, à peine audible. Toi, le monstre des Oshun, qui parlait toujours un peu trop fort, qui s'agitait toujours un peu trop violemment … Tu ne te reconnaissais pas, lorsqu'il était question d'Andrei. Tu ne savais pas quel sort le prince Valaeris t'avait jeté, mais il était diablement puissant. « T'as pas le droit de me traiter comme ça, t'entends ? De faire comme si tout ce que l'on avait vécu ne comptait pas. » Tu te rapprochas de lui, alors qu'il te tournait toujours le dos. La fureur venait, peu à peu, se mêler à cette incommensurable tristesse, qui ne t'avait pas quitté depuis plusieurs jours. « Je te l'interdis, Andrei ! » Tu le forças à se retourner, te retrouvant alors face à ce visage qui hantait tes rêves. Tu l'aimais. Tu le détestais. Tu le désirais. Autant d'émotions contraires qui venaient s'entrechoquer en toi. « Alors quoi, t'as décidé de te la jouer Prince des Glaces avec moi ? » Tu le poussas contre la rambarde, cherchant à provoquer chez lui un déclic. S'il n'était pas réceptif à la douceur, peut-être pourrais-tu tirer quelque chose de lui en laissant s'exprimer la pire facette de toi-même. Tu voulais savoir. Comprendre. Mais tu avais aussi peur, tu devais l'admettre. Peur de découvrir que tous ces mois ne comptaient pas. Ne comptaient plus. Et qu'Andrei était prêt à aller de l'avant, sans toi. Pourtant, Isaure t'avait prévenu. L'amour fait mal. Toujours.
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hadès
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hadès
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‹ COMPTES : la callanyté

‹ AGE : vingt-cinq cordes ajustées à l'instrument discordant qu'est la vie.
‹ STATUT : fiancée à son contraire, amoureux de la chair.
‹ SANG : argent, noble parmi les nobles.
‹ METIER : noble de la maison valaeris, derniers survivants de la nation de l'air.
‹ ALLEGEANCE : sa famille avant tout, la politique ne l'intéresse pas
‹ ADIUTOR : la terrible asha a le devoir de protéger sa vie
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MessageSujet: Re: i crave you (andraven) Sam 17 Juin 2017 - 16:31

Il y a encore quelques semaines, il se réveillait dans la chambre princière. Son corps reposait aux côtés de celui du petit monarque. Sa peau, la nuit, était encore hantée par les baisers qu’on y avait autrefois déposés. Lorsque l’insomnie l’accablait, il fixait son plafond et se rappelait ce que c’était, que d’être aimé. Il sentait encore la chaleur de Maven sur son corps, et ses mains qui le façonnaient tel un bloc d’argile. Mais désormais, c’était dans ses appartements privés qu’il se révélait, Andrei, et personne n’occupait la place à ses côtés. Il lui arrivait parfois, pourtant, au réveil, d’entrevoir la silhouette du prince endormi. Mais après avoir frotté ses yeux, ces cruelles illusions disparaissaient. Andrei devait se rendre à l’’évidence : leur romance, aussi satisfaisante fut-elle, était désormais terminée. Il enviait désormais sa sœur, qui aurait à épouser le prince, qui aurait à se réveiller à ses côtés, à l’appeler sien et à l’aimer pour l’éternité. Andrei n’aurait rien de tout ça : tout revenait à la belle héritière qu’était Elizaveta – l’amour, le royaume, le nom. Il perdait tout, et le peu qu’il lui restait, il s’apprêtait à l’abandonner également. Encore libre de tout engagement nuptial, il savait pourtant que la sentence ne tarderait pas à venir l’abattre à son tour. Et s’il ne soupçonnait pas l’identité de la femme choisie par son père, il savait pertinemment qu’elle ne serait pas Maven.

Dans la grande salle de réception de Volastar, Andrei se noyait dans la foule. Les visages étaient familiers, il pouvait voir au loin certains de ses amis. A ses côtés, sa fidèle Asha – la seule qu’il n’aurait jamais à perdre. D’un œil attristé, il fixait le couple de la soirée, celui dont on célébrait les fiançailles et pour qui, bientôt, les cloches retentiront. Ils rayonnaient et attiraient tous les regards sur eux. L’attention des centaines d’invités n’était portée que sur eux. Il n’y en avait que pour eux. Andrei était relégué au fond de la salle, seul, misérable. Il n’approchait pas ses amis, évitait chaque tête connu. Ce soir, il ne voulait pas célébrer. Il ne voulait pas fêter le début de cette union – ni la fin de la sienne. L’alliance entre la nation du feu et celle de l’air était presque un miracle, elles qui s’étaient autrefois affrontées cruellement. Liza et Maven représentaient la nouvelle génération et les possibilités qu’elle apportait. Ils étaient le couple de l’espoir, et du pouvoir : Liza deviendrait princesse, et Maven aurait la main mise sur la nation qui côtoyait les cieux. Et Andrei, lui, n’obtenait rien, si ce n’est la jalousie de voir sa sœur adorée pendue aux bras de l’homme qui lui avait ravi son cœur. Bientôt, il se marierait aussi, et il devra alors abandonner son nom, et sa maison, sa famille et probablement sa nation. Pourtant, il ne pouvait en vouloir à sa sœur, ni à ses parents d’avoir décidé de cette union. Il s’en voulait à lui-même, d’être tombé aussi bas, et au prince, de l’avoir séduit si vilement. Il en voulait aussi aux dieux, anciens comme nouveaux, tous aussi nombreux qu’ils étaient, de le faire tant souffrir. Sans qu’il ne s’en aperçoive, il fut rejoint par sa mère. Dyana posa une main sur la joue de son fils unique, maternelle douceur dont il avait tant besoin. « Les chagrins d’amour se soignent, Andrusha. » Il fut surpris, le petit, devant la perspicacité de sa mère. Mais cela ne devait pas être si difficile de deviner ce qui se tramait dans l’esprit du prince astral, au vu de la mine renfrognée qu’il arborait. Mais Andrei n’était pas d’humeur à converser sur l’état de son âme avec sa mère, ni sur celui de son cœur. Alors se dégageant doucement de l’étreinte de Dyana, il s’excusa auprès d’elle. « Excuse-moi, mère, mais j’ai besoin de prendre l’air. Asha, pas besoin de me suivre. » Une révérence fut adressée aux deux femmes, et d’un pas rapide, quitta l’ambiance festive de la grande salle.

La brise nocturne le rafraichit rapidement. Perché sur le balcon du palais, il avait vu sur tout Volastar. La ville, malgré l’heure tardive de la soirée, ne dormait toujours pas et des dizaines de lumières embellissaient le paysage. Andrei, pourtant, ferma les yeux. Ses mains appuyées contre la lourde pierre de la balustrade, il tentait de faire le vide dans son esprit. Au diable la fête, au diable sa sœur ! Si jamais elle lui reprocherait le lendemain d’avoir disparu, il inventera une quelconque excuse : l’alcool serait sans doute la meilleure – bien qu’Andrei n’en ait pas bu une goutte ce soir. Et surtout, au diable Maven ! Qu’il aille se faire voir, ce maudit prince, lui et son sourire étincelant, sa coiffure parfaite et le corps qui hantait chaque fantasme d’Andrei. Ses pupilles faisant de nouveau face à l’obscurité amoindrie de la nuit, il se souvint les événements qui eurent lieu ici-même, il y a quelques années. Il avait cédé à Adonis sur ce balcon, avant de passer la nuit auprès de lui. Sa première fois avec un homme, celle-là même qui lui avait ouvert les yeux sur ses attirances. Jamais il n’avait évoqué ce sujet avec quiconque, mais au vu du flair de sa mère, il se doutait qu’il n’avait peut-être pas été aussi discret qu’il le pensait. Mais il s’en fichait à présent, le seul homme qui valait le coup venait de lui filer entre les doigts. Andrei avait essayé de passer à quelque chose, et pour cela, avait visité des centaines de bordels. Auprès des plus belles femmes et des plus séduisants hommes il avait essayé d’oublier le prince. Sans succès. A chaque orgasme, c’était le regard de Maven qui s’ancrait dans le sien. Andrei ragea, et tendit le bras. Un souffle d’air s’en dégagea et poussa un pot de fleurs qui s’écrasa quelques mètres plus bas. Il allait éclater sous la puissance de ses sentiments, et même la fraîcheur de l’air ne pouvait rien pour lui. « Andrei… » A l’entente de cette voix, il se raidit. Il ne manquait plus que lui. Ses lèvres s’ornèrent de son plus beau sourire – hypocrisie quand tu nous tiens – et Andrei fit face à son ancien amant. « Votre Majesté. » Une courbette vint ridiculiser la scène, tout comme le ton qu’employait l’aîné des deux. « La festivité de Volastar vous satisfait-elle ? » Il s’en fichait pas mal, de la festivité de Volastar. Ils ne pouvaient plus se voir, Andrei l’avait compris, et était retombé à sa place – celle d’un sujet. Ne supportant pas le regard de son amant, Andrei se retourna, lui préférant alors la vue de la ville. « T'as pas le droit de me traiter comme ça, t'entends ? De faire comme si tout ce que l'on avait vécu ne comptait pas. » Il pouvait sentir la rage qui imanait de lui, de sa voix. Cette rage qui lui était si caractéristique, et dont Andrei n’avait jamais eu peur. Il savait que Maven ne blesserait jamais son partenaire de jeu – mais qu’en était-il maintenant que tout était fini ? « Je te l'interdis, Andrei ! » Il l’entendait se rapprocher, mais faisait la sourde oreille. Il voulait l’ignorer, lui, ces sentiments débiles. Il n’en pu rien, alors que Maven le forçait à lui faire face. « Alors quoi, t'as décidé de te la jouer Prince des Glaces avec moi ? » Il le poussa, et Andrei atterrit dos à la rambarde. Un hoquet s’échappa de ses lèvres sous la violence du coup. Il détournait pourtant le regard, il ne voulait pas le voir. Il ne voulait plus penser à lui. « Tu t’apprêtes à épouser ma sœur. Je me comporte en tant que tel, votre Majesté. » Andrei jouait de ce titre. Il savait pertinemment que ce jeu énervait le prince, et pourtant, il en usait et en abusait. Peut-être réussirait-il à l’énerver assez pour qu’il le déteste. Ainsi, il n’aurait plus de regret, plus de douleur. Cette aventure devait s’oublier. « Et si son Altesse me le permet, je vais rejoindre les miens à l’intérieur. » Il allait étouffer là-bas, sous la joie et la folie des convives. Mais l’air serait plus respirable qu’ici. Si près de Maven, ses poumons s’asséchaient, se consumaient. Il n’était plus rien. Andrei contourna le prince enragé, et fit quelques pas vers la baie-vitrée. Sortie qu’il n’atteint jamais, alors qu’un bras puissant l’arrêtait dans son élan.
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fire nation
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‹ AGE : vingt-trois années noyées dans les flammes de la vengeance et de la colère. vingt-trois années livré aux flammes destructrices et impitoyables.
‹ STATUT : fiancé à liza valaeris, à la fois ennemi et amante, tendresse et destruction. une union non-désirée, une guerre à venir.
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MessageSujet: Re: i crave you (andraven) Lun 19 Juin 2017 - 17:04

right from the start you were a thief, you stole my heart and i'm your willing victim. I let you see the parts of me that weren't all that pretty and with every touch you fixed them.


         « Votre Majesté. » Hypocrisie monstrueuse, si étrangère à ce que tu connaissais d'Andrei. Son beau visage affichait un sourire d'une blancheur éclatante, celui-là même que tu l'avais vu employer des dizaines de fois, lorsqu'il jouait son rôle de courtisan. Le jeune Valaeris excellait dans l'art de la manipulation, il était le Prince de sa propre cour, le Roi d'un univers factice au sein duquel la duperie avait été érigée en grande Maîtresse. Mais jamais tu n'aurais pu croire qu'un jour, ton ancien amant s'en serve contre toi. Vous vous étiez jurés fidélité et vérité. Et pourtant, il était en train de bafouer ce serment, si important à tes yeux. Car tu n'avais pas abandonné tout espoir pour vous. Tu ne le pouvais pas. Renoncer à ça, renoncer à lui, cela t'était tout bonnement impossible. Si Andrei disparaissait de ton existence, tu n'aurais plus rien à quoi te raccrocher. Peut-être était-ce déraisonnable, voir même ridicule, de placer tant d'importance dans un fragile lien du cœur, mais l’Apollon blond qui se tenait devant toi t'avait sauvé. Il avait rendu ton existence un peu moins difficile, ton fardeau plus léger. Il était ton ange rédempteur, l'amour de ta vie. Et tu n'avais aucune intention de le laisser partir. Jamais. Et puis, ce fût les courbettes et ce ton charmeur que tu détestais. Un fossé immense était en train de se creuser entre vous, en ce moment même. Tu le sentais et tu pouvais presque le voir. Un mètre de distance entre vous, comme pour protéger votre espace vital. Quelque chose s'était brisé, entre vous. Et ses paroles suivantes te le confirmèrent : « La festivité de Volastar vous satisfait-elle ? » Tu grognas. Tu le détestais autant que tu le désirais et cette opposition de sentiments te faisait mal. Terriblement mal. Cela te déchirait le cœur, te serrait le ventre. Tu avais reçu de nombreux coups, sentis tes os se casser à maintes reprises. Et pourtant, rien n'était aussi douloureux que de voir l'aimé jouer ainsi à l'étranger. Car c'était exactement ce qu'Andrei était en train de faire. Il se protégeait ainsi, en grand égoïste, sans penser à toi une seule seconde. Et cela aussi te blessait. Tu avais l'impression qu'en s'éloignant ainsi, il emmenait avec lui une partie de ton âme. Tu lui en voulais, de te faire ça. De vous faire ça. Tu avais la force de lutter contre vents et marées, pour lui. Et Andrei vous avait condamné, sans chercher à contrer ce nouveau coup du Destin. Tu détestais les festivités de Volastar, tu détestais devenir le centre d'attention pour une union dont tu ne voulais pas. Tu haïssais toute cette comédie. Et tu étais fatigué. Lasse de te battre pour quelqu'un qui, peut-être, était soulagé de voir t'effacer de sa vie.

         Alors, tu laissas le démon exploser. La créature s'exprimer. Tu voulais lui faire mal. Lui faire comprendre ce qu'il te faisait endurer. Tu espérais qu'il ressortirait de cette petite séance avec plusieurs bleus. « Tu t'apprêtes à épouser ma sœur. Je me comporte en tant que tel, votre Majesté. » Tu n'en pouvais plus de l'entendre t'appeler ainsi. Cal était l'héritier de l'empire. Toi, tu n'étais rien. Et surtout pas une Majesté. Tu n'avais rien de royal, tes manières étaient plutôt celles d'un barbare que d'un prince. Quant à épouser Liza, tu ne l'avais jamais désiré, ni demandé. Andrei était un Valaeris, il aurait du comprendre les alliances politiques forcées. C'était avec lui que tu désirais finir tes jours, pas à côté d'une étincelante poupée blonde. Elizaveta était formidable mais elle n'était pas lui. Et tu doutais de pouvoir un jour retrouver quelqu'un qui te ferait sentir aussi bien. Tu étais persuadé que plus jamais tu ne pourrais connaître le bonheur. Andrei était ta rédemption, ta salvation. Mais à ce moment précis, il se comportait plutôt en être diabolique. Tu étais déchiré entre l'envie de le jeter par-dessus le balcon et celle de l'embrasser jusqu'à en perdre haleine. Mais tu restais pourtant muet devant son hypocrisie flagrante et surjouée. Incapable d'agir, dans un sens ou dans l'autre, tiraillé entre des émotions contraires. Tu aurais voulu pouvoir remonter le temps, revenir à ces moments bénis où il n'était question que de lui et toi. Mais ce n'était pas possible, à ton plus grand damne. Tu étais un maître du feu, pas du temps. « Et si son Altesse me le permet, je vais rejoindre les miens à l'intérieur. » Et il voulût fuir, comme il l'avait fait ses dernières semaines. Mais tu n'allais pas le laisser faire. Pas cette fois. Tu avais besoin de réponses, tu ne pouvais rester ainsi. Alors, tu l'attrapas par le bras, le forçant à se retourner, avant de le renvoyer au fond du balcon. « Tu veux jouer à ça, Andrei ? Très bien, alors son Altesse ne te permet pas de partir. Tu vas rester ici et tu vas écouter. » Si le prince de ton cœur voulait jouer, alors c'était ce que vous ferez. Tu le regardais, tes prunelles oscillant entre haine et désir. Ton cœur et ta tête désiraient deux choses radicalement différentes. Tu ne savais pas quoi lui dire ou ce que tu étais censé faire. Andrei avait bouleversé ta vie, avait donné un sens à ton existence. Et il n'existait pas de mots assez puissants pour lui faire comprendre ô combien il t'était cher et à quel point cette situation te blessait. Car tu ne voulais pas être le premier à avouer une telle chose, au risque d'être blessé. Tu devais te protéger, toujours. Mais aussi récupérer celui que tu commençais à considérer comme ton âme sœur. La vie n'était pas simple ou juste, mais tu avais l'impression que la tienne plongeait, petit à petit, dans des méandres sombres desquelles tu ne pouvais t'échapper. « Tu peux prétendre que rien de tout ce que nous avons vécu n'est véritablement arrivé. Mais pas moi. Je ne suis pas fait de superficialité et de paraître. Tu me dois la vérité, Andrei. Tu me dois même bien plus que ça, mais je vais me contenter de ça. » Et tu sentais les démons se tenir aux aguets, à l'intérieur de ton être. Prêt à sauter au cou d'Andrei, si ce dernier venait à heurter ton ego déjà meurtri. Car la pire part de toi-même aurait été capable de le tuer, tu en étais certain. Le jeune Valaeris se tenait aux côtés du monstre des Oshun. Il ne devait pas oublier face à quel danger il se tenait. Car la moindre erreur pourrait lui être fatale. Comme le fait de t'éprendre de lui t'avait mené à une douleur sourde, insupportable. « Je vais devoir épouser Liza. Mais mon cœur ne lui appartiendra jamais. Quant à ce que toi tu veux réellement, je ne le comprends plus. T'es devenu un étranger, sans cœur. Un de ces courtisan hypocrite que j'exècre tellement. Il n'y a que nous deux, sur ce balcon. T'as pas besoin de jouer. » Tu n'avais pas envie d'avoir cette explication, ni aucune conversation de ce genre. Tu voulais l'embrasser, te perdre dans ses bras et oublier ton existence grâce à ses caresses. Mais tu n'avais plus le droit de prétendre à ce genre de délices. Voué aux ténèbres et à la solitude, voilà ce que tu étais.
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