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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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and it hurts like hell (solerim)

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‹ AGE : vingt-deux ans. un nombre comme un autre qui n'exprime en rien les expériences qu'elle a vécu.
‹ STATUT : amoureuse de l'idée de l'amour, son coeur a pourtant arrêté de battre au creux de sa poitrine. elle est désormais éprise de la solitude qui lui laisse un peu de répit.
‹ SANG : les perles écarlates battent dans ses veines, lui rappelant sans cesse ses origines et son devoir.
‹ COMPETENCES : espionnage (niv1), méfiance (niv1), persuasion (niv1)
‹ METIER : elle n'en a aucun si ce n'est d'assumer son devoir d'adiutor.
‹ ALLEGEANCE : elle n'a pas hésité sol. elle est entrée dans la ligue suite à son départ de l'académie.
‹ ADIUTOR : elle est liée à saeko yinren.
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MessageSujet: and it hurts like hell (solerim) Lun 12 Juin - 22:15

How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, when it's almost too much for my soul alone ? I loved, and I loved and I lost you. And it hurts like hell


Les minutes s'écoulent, l'une toujours plus lentement que la précédente. La nuit s'effile. Les ombres s'effacent. Et elle est là la gamine. Immobile. Elle fixe les premières lueurs de l'aube avec un mauvais sentiment. Est-ce la peur de se mêler aux habitants d'un petit village pour glaner des informations ? Elle ne sait pas Sol. Elle n'est pas lâche, loin de là. Elle est prête à se sacrifier pour la cause qu'elle défend mais elle n'a pas pu fermer l'oeil de la nuit. Elle a le coeur chaviré Sol. Elle sent un malaise s'emparer de tout son être. Peut-être pressent-il le chaos qui s'annonce avant qu'il ne s'abatte sur elle. Ses doigts se referment instinctivement sur l'étui posé sur ses genoux pliés. Une habitude qui s'est incrustée en elle au fil du temps. Elle est devenue une arme et cette pensée lancinante lui fait serrer les dents. Sol a de la peine pour la fillette qu'elle était avant. Elle pense à sa mère qui doit tellement regretter ce que ses enfants sont devenus. Des âmes en peine obligées de se battre pour survivre. Sol ferme les yeux. Les larmes se tarissent au creux de ses prunelles tandis qu'elle s'exhorte à penser à la mission. C'est ce qu'il y a de plus important. Se rendre au village. Récolter des informations. Rentrer. La gamine le répète inlassablement. La litanie brise le silence. Prière muette pour éloigner les émotions trop fortes et le passé trop douloureux. Lorsqu'elle ouvre ses iris sombres sur la pièce froide, la gamine se lève sans la moindre hésitation. Elle se pare d'une cape sombre avant de s'engouffrer dans le dédale du quartier secret de la ligue. Sol s'efface au profit du soldat. Elle laisse la place à l'espionne distante et impassible. Ses sens s'aiguisent à chaque pas qu'elle fait pour la mener au-dehors, au danger. La gamine cache ses mèches d'une couleur ébène sous le tissu épais de la cape tandis qu'elle s'évade du château abandonné. Ses pas la mènent d'elle-même à un sentier dissimulé derrière des rochers. Tel un automate, elle s'avance, les yeux perdus dans le vague et l'oreille attentive au moindre bruit. Elle s'interdit de ressentir parce que c'est bien trop dangereux. Une bonne espionne doit se départir de sa vie, de ses sentiments. C'est comme sentir l'eau glacé s'emparer de tout son corps. Sentir ses os se figer et son coeur ralentir. Inspire Sol. Elle croit presque entendre son frère le lui murmurer ces mots. Elle se surprend parfois à l'imaginer, près d'elle à la surveiller et à la fixer avec une moue désapprobatrice. Un coup de couteau la frappe à l'estomac tandis qu'elle essaie d'oublier. Le déni et l'oubli sont bien plus faciles à vivre que le manque et l'absence. Elle ne compte plus les minutes. Le soleil poursuit sa course dans le ciel tandis qu'elle s'approche progressivement du petit village. Un sourire fugace étire ses lèvres, très vite remplacé par une grimace lorsqu'un bruit l'alerte. L'image des chaînes autour de ses poignets la hante tandis qu'elle pose une main sur son sabre. Elle attend mais rien ne vient, alors c'est elle qui décide d'attaquer la première. Un calme impérial s'empare d'elle et la gamine observe la silhouette maladroite qui erre près d'une grotte. Elle fronce les sourcils. Son malaise revient et il la frappe avec la violence d'une tempête. Elle regrette Sol. Elle regrette de ne pas être restée car elle sait au fond. Elle sait que le pire est à venir. Elle cesse de respirer sans même le réaliser quand l'inconnu se tourne vers elle. Et c'est le choc. Le néant. Elle ne voit plus que lui. Elle redevient la gamine stupide et imprudente. Elle en oublie le danger et la guerre invisible qui fait rage autour d'eux. Il n'y a que lui. Yerim. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sent de nouveau vivante. Une parcelle d'elle-même s'embrase après des années de paralysie. Ses bras enserrent bientôt sa nuque. Son nez effleure bientôt son cou. C'est lui. Son odeur. Sa peau. C'est lui. « Yerim ! Tu m'as tant manqué si tu savais. » Elle croit vivre un rêve éveillé la gamine mais elle déchante. Parce qu'il ne la serre pas contre lui. Parce qu'il est figé, incapable de dire le moindre mot. Quelque chose se brise en elle. Parce qu'elle devine la terrible vérité. Elle devine qu'il s'est passé quelque chose d'horrible. Elle se détache, presque apeurée par ce qu'elle va découvrir.« Yerim ? » Un murmure. Une supplication. Elle recule, presque frappée par l'odieuse fatalité qui s'empare de nouveau de sa vie. Elle lève ses prunelles, si semblables aux siennes, sur lui. Et c'est la fin. Tout simplement. Ce qu'il reste de son coeur disparaît. Il n'en reste plus que ses cendres, balayées par le regard glacé qu'il pose sur elle. Elle qui n'est désormais plus qu'une étrangère pour lui. Yerim. Ses lèvres forment son prénom mais aucun non ne s'en échappe. L'absence est finalement moins cruelle. L'oubli est bien plus impitoyable. On coupe les fils au-dessus de la tête de Sol. On lui hôte l'envie de survivre. L'envie de tout. Parce qu'il est tout ce qui lui reste et qu'on vient de le lui enlever. Parce qu'elle n'existe plus pour personne. Elle n'est plus un souvenir, une pensée heureuse ou une personne aimée. Elle veut fuir Sol. Elle veut s'arracher à la douleur. Elle veut prétendre que rien n'est arrivé. Qu'il ne s'agit que d'un cauchemar. Oublie tout Sol. Oublie tout et pars. Mais elle ne peut pas. Elle n'y arrive pas. Elle reste là à assister à son propre enterrement. Parce qu'elle est morte Sol. Elle n'est plus rien. S'il n'est plus alors à quoi bon ? Si elle ne fait plus partie de son coeur alors à quoi bon lutter ? Sol n'existe pas sans Yerim. C'est sa vérité. Il n'y a pas de vie sans lui. Il n'y en aura jamais. Alors elle l'appelle une dernière fois comme pour lui dire adieu. Elle le dit juste une dernière fois comme pour savourer le son des syllabes sur sa bouche. Une dernière fois. Yerim.


Dernière édition par Sol Osyris le Jeu 20 Juil - 23:05, édité 1 fois
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‹ AGE : vingt-trois ans à vivre tel un oppressé, amoureux d'une liberté qu'il ne voit que dans ses rêves, c'est la jeunesse qui trompera les vieilles générations.
‹ STATUT : célibataire, autrement dit seul depuis sa naissance, il n'est intéressé par rien d'autre que par une vengeance froide.
‹ SANG : mêlé, abomination, quoi que utile aux yeux de quelques maîtres, il est de ces gens qui ont courbé l'échine pour survivre.
‹ COMPETENCES : ténacité (lv1), méfiance (lv1), charisme (lv1)
‹ METIER : protecteur disant ne pas être dévoué, il est pourtant dans les emmerdes jusqu'au cou à cause de cette tragédie.
‹ ALLEGEANCE : la ligue des sang mêlés, il n'a aucun doute là-dessus, depuis ses quine ans il les a joint en attendant une attaque frantique.
‹ ADIUTOR : merle osanos, une maître de l'eau en fuite qu'il essaye tant bien que mal de maintenir en vie. une grosse épine enfoncée dans son talon d'achilles.
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MessageSujet: Re: and it hurts like hell (solerim) Lun 26 Juin - 15:03

How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, when it's almost too much for my soul alone ? I loved, and I loved and I lost you. And it hurts like hell


Goutte après goutte qui tombaient au gré du vent. Elles s’écrasaient contre les parois de la petite grotte où Merle et lui dormaient. Ils étaient donc destinés à ça, à rien, à pas grand-chose. Les seuls souvenirs qui venaient encore le hanter s’adonnaient une terrible danse macabre dans son esprit, quand il dormait. Et pourtant, une fois réveillé, tout repartait, s’oubliait. Teinté de rouge, rien ne faisait plus sens, pas même sa présence ici, pas même ses cris la nuit. Les cauchemars se décuplaient, démentaient toute idée de moralité, mais quand le soleil se levait, l’esprit semblait se détacher ; de la réalité, de l’absurdité. Il avait besoin de partir, de courir, de s’étirer, et puis peut-être d’oublier. Il ne se souvenait de rien, et pourtant la malédiction qui l’avait atteinte n’avait fait qu’empirer son état d’esprit. Rien n’était, plus rien ne deviendrait. Parce qu’ils étaient coincés ici, sous le mauvais temps, à attendre, attendre un signe, une révélation, qui ne viendrait probablement jamais. Yerim était défaitiste, il ne se souvenait pas s’il avait été comme ça dans le passé, si c’était seulement parce qu’il se retrouvait coincé ici, la tête dans un bandage, le cœur dans les chaussettes, la motivation épouvantée par le pessimisme émanant de lui et de Merle.  Il avait besoin de courir, alors il se leva brusquement, il ne pouvait rester là, impuissant, à ne rien faire, attendre que ses souvenirs reviendraient miraculeusement. Ils étaient dans une impasse, il était temps de trouver une solution pour en sortir, pour s’échapper de ce trou noir. Yerim serra les poings, alors qu’il laissa la pluie glisser le long de ses bras nus. Il s’enfuyait de quelque chose, de quoi ? Ses responsabilités, la réalité étouffante ; Il n’était définitivement pas aussi courageux qu’il aimait se l’imaginer. On lui avait dépeint un tableau plutôt pittoresque de l’ancien lui. Il était froid, pas agréable, simplet peut-être. Et maintenant, maintenant qu’il était ici, en train de réfléchir à ce qu’il pourrait être, à ce qu’il voudrait devenir. Peut-être que c’était la peur d’être quelque chose de décevant qui le rendait éveiller la nuit, qui lui faisait tenir tous ses cauchemars. Des secrets ancrés dans l’âme qui se défaisaient dans la nuit, quand son conscient n’était qu’à moitié présent. Ses démons qui revenaient le poursuivre alors qu’il n’était plus lui ; Qu’il était quelqu’un, mais plus Yerim, plus un Osyris. Une entité de choses qui paraissaient si flous, trop vagues. Ca lui crevait le cœur parfois, de penser à ces gens qu’il avait laissé derrière, à ces gens dont il ne pouvait se souvenir. Une famille peut-être, une petite-amie ? Des alliés, des ennemis ? Il ne savait pas. Ne savait plus. Et ça faisait peur, ça l’effrayait jusque dans ses rêves, jusque dans la nuit profonde. Là où seuls les animaux sauvages pouvaient entendre ses cris acérés. Cette inconscience qui lui chuchotait doucement, lentement qu’il devait se réveiller. Rappelle-toi.

Les brindilles craquaient sous ses pieds, alors qu’il commençait à prendre de la vitesse, toujours plus de vitesse. Il n’avait plus peur de rien quand il bougeait, quand il se fatiguait. Quand son seul but était la ligne droite, la ligne d’arrivée qu’il s’était imaginé dans sa tête. Courir jusqu’à ne plus pouvoir, courir jusqu’à épuisement, pour ne plus avoir à se réveiller. Dormir jusqu’à la résolution de chacun de ses problèmes. Il déchantait à l’idée d’y retourner, de devoir regarder Merle droit dans les yeux, devoir lui dire qu’ils n’arriveraient à rien en restant là, qu’ils devaient bouger, courir, arriver à un but, à un quelque chose. Se rouler les pouces n’avait jamais été une part de son caractère, il en était sûr, dans le passé, maintenant, cette impuissance, cette passivité le rendait fou. Enfermé dans une cage pourrie, dégueulasse, qu’il avait besoin de briser. Qu’il voulait casser, casser cette position, ce statut, cette situation, ce ressenti. Absolument tout déchiqueter en morceau et vivre, et non pas survivre. Se rappeler, lentement, doucement d’un passé qui semblait vouloir revenir, sans le pouvoir, sans savoir comment. Des émotions qui prenaient le dessus, motivées par des choses, des circonstances pesantes. Il arrivait enfin à bout de souffle. Le regard planté dans les arbres, dans les feuillages imposants, il soupira enfin. Il avait peut-être besoin de craquer, de pleurer, de crier, de tout lâcher. De pas rester dans ce mutisme pesant, passivité qui l’horrifiait. Qui était-il avant pour les avoir laissé tomber de cette façon ? Qui avait-il été pour abandonner Merle à son propre sort dans une grotte bien loin d’une civilisation en mal. Qui était-il pour l’aider si en réalité il supportait le gouvernement ? C’était trop lui en demander que de devoir mettre des mots sur chacune de ses actions, sur chacun de ses besoins. Il se sentait opressé à l’idée de ne rien savoir, à l’idée de devoir regarder, observer Merle de cette façon, sans pouvoir lui dire que tout irait bien. Qu’ils allaient survivre cette hécatombe, cette terrible situation. Yerim trébucha presque sur un branchage, avant de sentir une présence derrière lui. Une silhouette venant des ombres. Il avait peut-être tout oublié, tout de sa mémoire, mais le combat, la férocité de son entraînement était restée gravé dans son corps. Alors sans hésiter, il se retourna, prêt à frapper la personne qui souhaitait le surprendre. Et pourtant, Elle était là. La plus belle créature qu’il n'avait jamais vu. Une fille, aux long cheveux noirs, aux beaux yeux, au sourire provoquant des martèlements languisseurs dans son torse. Elle le serra dans ses bras. « Yerim ! Tu m'as tant manqué si tu savais. » Et Yerim ne pouvait lui rendre l’étreinte, il voudlait, bien au fond, son cerveau lui criait de la serrer et de ne plus jamais la lâcher. Mais les mécanismes n’atteignaient pas le muscle qui restait passif. « Yerim ? » Son prénom. Il semblait si beau de sa bouche, il semblait si fort, si brave. Elle aimait la connotation qu’elle lui donnait en l’appelant. Et il voyait la tristesse dans ses yeux, le cœur qui se brisait face au visage stoïque du garçon. Il ressentait le besoin de la reconnaître, de lui répondre ; de l’aimer autant qu’autrefois. Rappelle-toi. Il avait parfois l’impression de connaître cette voix, celle qui lui insufflait de se souvenir, de se rappeler. « Je suis désolé, je ne sais pas qui tu es. » Il avait l’impression de s’arracher le cœur à vif en prononçant ces mots, sans savoir pourquoi, ni comment. Ca faisait longtemps qu’il ne s'était plus senti aussi vivant, une brûlure vive, une douleur insurmontable, qui lui rappelait pourtant qu’il n’était pas seulement un fantôme, une ombre; qu'il était vivant. « J’ai.. j’ai tout oublié. » Et ça fait mal. Si mal Sol, si tu m’entends. Il tendit sa main vers sa joue, comme si un aimant les réunissait et il la caressa. Doucement, si tendrement, qu’il se demandait qui elle pouvait être, pour que les mécaniques de son corps se tendent à son toucher. « Qui es-tu ? » Un amour perdu.
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MessageSujet: Re: and it hurts like hell (solerim) Jeu 29 Juin - 0:29

How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, when it's almost too much for my soul alone ? I loved, and I loved and I lost you. And it hurts like hell


C'est drôle comment de simples petits mots peuvent anéantir une personne. Ils sont bien plus efficaces que mille lames affutées. Celles-ci font moins mal. La douleur est physique. Il suffit juste de serrer les dents en attendant que cela passe. Prier pour que la souffrance soit moins insupportable. Il ne s'agit que de sang et de chair. Des os qui se brisent. Des hémoglobines qui se déversent sur les pavés froids. Juste du physique. Mais peut-on vraiment se remettre d'un coeur brisé ? Peut-on continuer à respirer quand tout l'air s'échappe de ses poumons et qu'un doux brasier naît au sein de ses entrailles ? Non. On n'y survit pas. La gamine ne bouge pas mais elle se meurt. Son teint de porcelaine et ses yeux écarquillés ne laissent pas présumer de la lente agonie qu'elle dissimule. Parce qu'elle le doit Sol. Elle le sait au fond. Elle a deviné que Yerim est parti. Ce n'est qu'une ombre qui se dresse devant elle. Un souvenir du passé déformé par le temps. Ses doigts se serrent contre le tissu de sa cape, à un tel point que ses jointures menacent de se briser sous la force de son chagrin. Elle ne sait pas pourquoi elle tient encore debout. Pourquoi les cendres de son myocarde ne se sont pas encore dispersées dans le vent. Elle n'est plus rien Sol. Personne. Elle n'a plus rien. Elle l'a perdu lui.  Un sourire désabusé s'étire sur ses lèvres tandis que l'amère réalité tire ses traits. Sol n'a pas de raison de vivre. Il n'y avait que sa mère et son frère. Maintenant il n'y a plus qu'elle. La gamine. L'humaine. La vermine. Des perles s'amoncèlent le long de ses longs cils. Elle tente de les retenir mais à quoi bon ? Les maudits mots résonnent encore et encore. Cruelle litanie qui la met au supplice. Je suis désolé, je ne sais pas qui tu es. Dix mots. C'est tout ce qu'il a fallu pour l'anéantir. Dix simples mots pour la priver de tout. Sol l'espionne ne fait pas face au frère perdu. C'est l'enfant qui s'accroche à la manche de son frère qui s'est imposée. La petite fille naïve et aimante qui supplie. « J’ai.. j’ai tout oublié. » Le froid. Le calme. Encore des mots qui changent tout. Le langage est la plus terrible des armes. Il peut détruire bien plus que la simple torture de la chair. Oubliée. Un des pires cauchemars de la gamine. La moins que rien. L'esclave. Elle a survécu parce qu'il était là. Elle a lutté parce qu'il l'aimait. Yerim était sa force et il n'est maintenant que sa plus grande faiblesse. Peut-être est ce mieux ainsi. Elle ne lui a causé que des malheurs et que de la crainte. Il n'a jamais pleinement vécu à cause d'elle. Peut-être mérite-t-il une nouvelle vie, plus heureuse. Sans elle, l'oiseau de mauvaise augure. Peut-être est ce à son tour de donner. Elle doit le protéger une dernière fois pour remercier toute une vie de dévouement aveugle. Sol doit dire adieu. Elle doit le libérer de ce poids qu'elle représente. Elle tente de se convaincre, encore et encore. Elle écoute la voix insidieuse qui murmure à son oreille. Ses prunelles se ferment, juste un instant encore avant de le quitter. Une main effleure sa joue et la gamine recule. Elle ne peut faire que ça. Ce n'est pas Yerim. C'est un étranger. Un tel geste affectueux n'est pas tolérable. Ce n'est pas lui. « Qui es-tu ? » Ses lèvres s'entrouvrent mais elle conserve le silence. Elle ne connaît pas la réponse Sol. Une demi-soeur. Une esclave. Une amie. Une âme soeur ? Un seul mot se forme sur sa bouche. Personne. Elle ne peut pas lui expliquer. Elle ne peut pas définir leur relation. Elle va bien au-delà du langage. Il ne peut pas comprendre s'il ne se rappelle pas. Sol pose ses iris sombres dans son miroir. « Un fantôme d'un passé oublié. » Parce que c'est tout ce qu'elle est maintenant. Une silhouette aux traits agréables. Une fille parmi tant d'autres. Et ça la tue Sol, bien plus que ce qu'elle s'apprête à faire. D'un revers de la main, elle éloigne la main maudite qui fait naître des étincelles sous sa peau. La gamine veut s'enfuir et les détruire, eux. Il n'y a rien à sauver puisque Yerim est mort. Il ne reste que son enveloppe charnelle trompeuse et dont la vue est si douloureuse. « Pardonnez-moi. » Pardonne moi Yerim. « Mais visiblement vous m'avez oublié comme tant d'autres femmes. C'est vrai que je ne suis pas aussi belle que votre Osanos. » Un mensonge pour cacher une vérité. Une illusion destinée à le troubler davantage. La gamine prend un air outragé malgré le trou béant au milieu de sa poitrine. L'amante offensée reste à distance. Elle détourne le regard, peinée par son vicieux stratagème. Mais ça vaut mieux que la vérité. Elle préfère être oubliée que forcée à avouer tout un passé, une histoire et des émotions sans nom. L'amante trompée est plus facilement effacée qu'une soeur oubliée. « Je ne veux plus jamais vous revoir. » Et elle se détourne. Théâtrale. Provocante. Elle joue avec lui comme on lui a appris à le faire à la ligue. Mentir est devenu aussi naturel que respirer. Il en va de sa survie. Les poings serrés, elle s'éloigne sans un mot, consciente du regard fixé sur elle, luttant contre les mensonges. Je t'aime Yerim. Adieu. Mais au fond d'elle, Sol ne peut pas taire cette même voix qui hurle. Lâche. Elle baisse les yeux. Elle a honte de ses actes et de cette décision qui va la hanter toute sa vie. Elle n'assume pas les sanglots qui menacent d'éclater tels un orage. Plus que tout, elle ne veut pas avouer qu'elle vient de perdre son plus grand amour. L'amour de Yerim. Jamais elle ne donnera son coeur à quelqu'un autant qu'elle l'a donné à son frère. Et il vient juste de le réduire en morceaux entre ses mains inconscientes.
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MessageSujet: Re: and it hurts like hell (solerim) Sam 15 Juil - 1:15

How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, when it's almost too much for my soul alone ? I loved, and I loved and I lost you. And it hurts like hell



C’était difficile d’oublier, c’était difficile de se souvenir, c’était cruel de se rappeler d’avoir oublié. Yerim il avait l’air si con, à ne rien trouver d’autre que répondre avec ignorance et passivité ; il était rien d’autre qu’une marionnette, un pion, une entité incapable de bouger. Hocher de la tête pour accepter, réfuter en criant, en se débattant. Sa vie toute entière tournait autour d’une vérité, d’une réalité bafouée par des forces qui le dépassaient. Si des visages n’étaient que des mirages, si les voix n’étaient que des songes, si le passé n’était que vague, le visage de cette fille valait tous les souvenirs du monde. Elle était gravée dans sa peau, dans sa chair, elle faisait hérisser ses poils, elle faisait battre son palpitant si abondamment, si violemment ; Boum boum dans la poitrine, et rien d’autre ne faisait plus sens. Elle était belle, elle était forte, elle était blessée, bien profondément, là où les blessures n’étaient que celles dans l’âme. Elle avait ce regard franc, mais ce regard déçu, presque déchiré, parce qu’il ne savait pas qui elle était, parce qu’il n’avait rien trouvé d’autre à faire que de lui avouer. Sol. Sol. Sol. La petite voix qui appelait, mais qui ne pouvait se faire entendre. Son âme-sœur, la probable raison de sa survie, de sa rage, de son besoin de se battre. Mais Yerim ne voyait rien qu’une barrière qui se dressait devant ses yeux, atténuant les chuchots qui ne voulaient que dire la vérité. Il avait besoin de sa proximité, c’était comme devenir fou, savoir qu’il l’avait aimé tendrement dans le passé, mais ne pouvoir dire pourquoi. Ne pouvoir dire pourquoi il ressentait cette créature dans ses entrailles qui lui ordonnait de la défendre, de la prendre dans ses bras et de ne jamais la lâcher. Des pulsions, des ordres qui ne faisaient que sens dans l’inconscient, celui qui ne voulait que ça ; se prélasser dans ses bras et oublier le présent. Caresser ses cheveux, frôler sa bouche, sentir sa peau contre la sienne. L’entendre rire dans son oreille, celui qui résonnait dans leur ancienne maison, dans leur ancien chez eux. Des flashs de couleurs, des cris, des pleurs, des rires, des sourires, une entité de choses qui traversait son esprit. Des souvenirs qui lui passaient devant les yeux, mais qu’il ne pouvait attraper. C’était frustrant, tellement frustrant. Ses mains commencèrent à trembler, elles tremblaient parce qu’elles avaient besoin d’exploser, de comprendre. Il attendait cette énième crise de panique qui le prendrait au cou, il l’attendait patiemment, parce que c’était les seuls moments où il avait l’impression d’être vivant. D’imploser, de se foutre du monde extérieur. Et pourtant, ses yeux restèrent vriller sur l’inconnue, il essaya de s’en détourner, mais l’aimant qui le liait à elle, ne lui laissait jamais un instant pour respirer ou la perdre de vue. Il avait besoin d’elle comme une drogue ; une addiction qui avait transgressé toutes les barrières du monde, la seule connexion à son passé.

« Un fantôme d'un passé oublié. » Il ne pouvait pas y croire. Il ne pouvait pas croire que son cœur faisait des soubresauts dans son torse pour un simple fantôme. Pour une entité qui n’aurait à peine existé. Il avait besoin d’elle, il ne savait pas pourquoi, ni comment, mais il avait si tendrement besoin d’elle. Sol. Sol. Sol ; Mais les chuchots ne faisaient que se taire. Inaudibles, il les entendait pourtant dans ses entrailles, qui lui criaient de bouger, de l’empêcher de partir. De la consoler, de la serrer si fort dans ses bras, que plus jamais ils ne se sépareraient. « Pardonnez-moi. » Il ne voulait pas la voir partir, c’était la dernière chose encore qui le rendait vivant. Elle ne faisait rien, ne parlait à peine, et pourtant elle valait toute l’adrénaline du monde. Si ses mains tremblaient toujours, son regard dans le sien, arrivait pourtant à apaiser son cœur froid, son cœur désespéré, déprimé, frustré ; il était intrigué, il était amoureux, alors qu’une seule œillade avait suffi. « Mais visiblement vous m'avez oublié comme tant d'autres femmes. C'est vrai que je ne suis pas aussi belle que votre Osanos. » Il arqua un sourcil. Elle savait donc qui était Merle, elle savait donc d’où il venait, qui il protégeait. Ennemie, alliée, amie, amante, elle était un mystère, un mystère qui ne pouvait pourtant attendre. S’il était fasciné, il avait besoin d’en savoir plus, il avait besoin de réponses à des questions qui s’entrechoquaient dans sa tête depuis des semaines. Il avait besoin de sa coopération et indirectement aussi de sa présence. Cette fille c’était un rayon lunaire qui l’avait sorti de sa pénombre, il ne pouvait expliquer comment, ni pourquoi, mais elle était là et le monde semblait être plus coloré. Le monde semblait si beau, moins frustrant, moins cruel, plus extatique, plus facile. « Je ne veux plus jamais vous revoir. » Elle se détourna, l’interlude venait à sa fin, et jamais rien ne lui serait plus donné. Elle allait partir et Yerim se sentirait vide. Elle allait partir et jamais plus il n’aurait l’occasion de la voir, elle partirait, et lui ne serait plus que l’ombre de son ombre, une parcelle de son âme arrachée par une inconnue. Qui refusait de l’aider, de coopérer. C’était impossible ; impensable. Alors il accourut vers la fille, il lui attrapa le poignet et la détourna vers lui. Il y avait quelque chose chez elle, un truc magique. Ses mains avaient arrêté de trembler à la seconde où sa peau était entrée en contact avec la sienne. « Tu mens. » Il ne savait quoi lui dire, quoi faire pour la convaincre qu’il avait besoin d’elle. Il avait peur de l’effrayer, de lui faire si peur qu’elle partirait en courant et ne reviendrait plus jamais. C’était impossible de comprendre, de mettre des mots sur le sentiment dans ses entailles, mais c’était fort, si fort. La conscience qui lui chuchotait de creuser, de demander, de ne pas lâcher. « Je.. j’ai déjà vu ton visage. Dans mes rêves et quand quelques fois je reçois des bribes de mes souvenirs. » Il marqua une pause. Il ne voulait pas avoir l’air imposant, il ne voulait lui dire qu’il était tombé sous le charme si rapidement, qu’il était si faible, qu’il avait déjà besoin de sa présence. « Et je sens quelque chose, quelque chose qui me dit ou plutôt m’ordonne de ne pas te laisser partir. J’ai l’impression que.. que j’ai besoin de toi ? » Une question, une interrogation, un non savoir qui le bloquait depuis tout ce temps.
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MessageSujet: Re: and it hurts like hell (solerim) Lun 24 Juil - 0:16

How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, when it's almost too much for my soul alone ? I loved, and I loved and I lost you. And it hurts like hell


Elle y était presque Sol. Elle avait presque réussit à fuir, à partir. Elle avait presque gagné face à ce traître de coeur. Elle y était presque. Mais il l'avait touché. Son simple contact avait suffit à tout annihiler, tout effacer. Tout ne tournait plus qu'autour de lui. Il n'y avait toujours eu que Yerim mais elle avait fini par oublier ce que provoquait son toucher. Il avait commis l'irréparable en s'emparant de son poignet. L'effet avait été immédiat. Sol l'avait senti à travers tout son corps. Une déflagration d'une ampleur démesurée. Un coup de tonnerre dans sa vie monotone. Tous ses membres tremblaient sous le choc. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas été en contact avec lui qu'elle n'avait pas réalisé à quel point il lui avait manqué. Tout son être désirait être avec lui. Elle ne rêvait que d'être dans ses bras et de fermer les yeux. Une utopie parfaitement naïve qui l'obsédait depuis qu'il avait osé la retenir. Imbécile. Des sanglots menaçaient de la déchirer de l'intérieur. Des larmes roulaient déjà silencieusement sur ses joues pâles. C'était trop pour elle. Toutes les missions, tous les entraînements ne pouvaient pas l'aider. Il était sa plus grande faiblesse. Son plus grand défaut. Son plus gros pêché. Parce qu'elle savait Sol. Elle ne voulait pas l'avouer mais elle savait au plus profond d'elle-même qu'elle l'aimait désespérément. Tout comme elle savait aussi que c'était interdit. Elle ne devait pas ressentir de telles émotions pour un être qui lui était lié par le sang. Il n'était pas son frère mais cela ne changeait rien. Ils avaient partagé la même mère. Les yeux clos, la gamine cherchait à calmer son pouls mais en vain. Par un simple toucher, Yerim avait embrasé la jeune femme sans même s'en douter. Sol tentait de maîtriser l'incendie tant bien que mal mais que pouvait-elle faire pour éteindre le brasier ? Rien. Absolument rien. Elle assistait impuissante à sa déchéance. « Tu mens. » Elle n'allait pas dire le contraire. Elle avait appris à mentir dès sa fuite de la demeure des Osanos. Elle avait perdu son innocence pour sauver sa vie. Un prix qui lui semblait encore aujourd'hui bien trop élevé. Elle maîtrisait l'art du mensonge avec perfection grâce à la ligue. Une bonne espionne n'aurait pas pu tenir sans s'en servir. Une espionne devait manipuler la vérité pour gagner. A ce moment précis Sol ne savait même pas si elle pouvait encore prétendre au titre d'espionne. Elle ne savait même pas si elle arriverait à lui mentir en le regardant dans les yeux. Ce n'était pas un inconnu ou un ennemi. C'était Yerim. Son Yerim. « Je.. j’ai déjà vu ton visage. Dans mes rêves et quand quelques fois je reçois des bribes de mes souvenirs. » Elle aurait presque souri la gamine. Presque. Parce que cela ne lui faisait pas plaisir. C'était douloureux. Une souffrance infligée involontairement. Une flèche en plein coeur. La gamine était vaincue. Elle était bien belle la prestigieuse espionne de la ligue. Sa fierté s'envolait en même temps que sa détermination. Elle ne pouvait pas le repousser s'il se souvenait. Mais à quoi bon rester et espérer pendant des années que sa mémoire ne lui revienne ? « Et je sens quelque chose, quelque chose qui me dit ou plutôt m’ordonne de ne pas te laisser partir. J’ai l’impression que.. que j’ai besoin de toi ? » Echec et mat. La gamine se figea. Elle aurait pu succomber et tomber dans ses bras. Lui pardonner et tout lui avouer. Mais la gamine avait mal. Terriblement mal. Cette douleur ne faisait que la plier à la réalité. Elle ne devait pas se laisser berner par une illusion sans lendemain. Même s'il se rappelait, elle lui causait beaucoup trop de torts. Elle avait toujours été un poids. Un fardeau imposé par leur mère sur ses épaules dès sa naissance. La gamine en était bien consciente et ça la bouffait. Elle en crevait de le voir comme ça mais il était peut-être mieux sans elle. Alors la gamine inspira, comme avant de plonger dans des eaux sombres et dangereuses. C'était peut-être ce qu'elle s'apprêtait à faire. Elle allait briser le coeur de Yerim et réduire le sien en morceaux. D'un geste vif, elle dégagea son poignet des mains de son demi-frère. Cet inconnu au visage familier. « N'insistez pas. » La voix tremblante, la gamine posa ses prunelles sur Yerim. Elle avait adopté un air froid, presque dédaigneux. Un des nombreux masques qu'elle pouvait porter pour servir ses intérêts. Ce n'était plus Sol qui s'adressait à Yerim. C'était l'espionne implacable au coeur froid. Elle seule pouvait sauver la pauvre gamine de son pire pêché. « Vous avez peut-être ces bribes parce que vous savez au fond que vous n'êtes qu'un salopard qui m'a traité avec le plus grand des mépris. » Elle y allait un peu fort mais elle devait se montrer impitoyable pour le faire partir et pour le libérer de ses chaînes que Sol représentait. Elle le faisait pour lui mais aussi pour elle. Sol luttait de toutes ses forces pour lui avouer la vérité mais elle ne pouvait tout simplement pas se montrer aussi égoïste et le faire revenir à elle. Ils n'avaient aucun avenir. « Ne soyez pas ridicule. Vous n'avez besoin de personne et encore moins de moi. » La gamine détourna le regard tout en soupirant. Elle était persuadée d'être sauvée en distillant tant de venin. Elle était fourbe la gamine mais il fallait qu'il parte. Elle ne savait pas combien de temps elle pouvait tenir sans céder à ses maudites pulsions. Yerim devait vivre sa vie, sans elle. Il devait devenir ce brillant maître qu'il était déjà. Il devait trouver une femme, l'aimer et fonder une famille. Il devait avoir une vie. Un futur. Sol ne pouvait décemment pas le lui offrir. Elle avait réalisé tout cela loin de Yerim. Il lui avait manqué atrocement les premiers jours mais elle avait vite compris que ce qu'elle ressentait n'avait pas lieu d'être. Qu'elle n'était pas une soeur normale. Un soeur normale n'éprouverait pas autant d'amour et de désir pour un membre de sa famille. Sol s'en voulait d'avoir laissé ses émotions grandir à un tel point qu'elles la faisaient souffrir aujourd'hui. « Laissez moi maintenant. Je le répète mais je ne veux plus vous revoir. » Un mensonge. Tout en Sol lui criait de rester. Tout en elle voulait le voir la retenir. Mais la raison gagnait face au coeur cette fois-ci. L'espionne endurcie gagnait face à la pauvre gamine en pleurs. Pars Yerim. Pars et sois heureux.

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