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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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as we were before (diala)

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‹ AGE : vingt cinq ans qu'elle endure les souffrances que le monde lui inflige, vingt cinq ans qu'elle se protège.
‹ STATUT : célibataire, tomber amoureuse n'est pas envisageable pour une fugitive. anciennement fiancée à un osoryd contre son gré.
‹ SANG : sang argent, sang de la noblesse.
‹ COMPETENCES : niv. 4 évaluation (-manipulation/aux commérages.), niv. 4 honneur (-persuasion), niv. 4 ténacité (-dominance)
‹ METIER : en fuite, qualifiée d'ennemi numéro un de la couronne.
‹ ALLEGEANCE : comme tous les membres des osanos, sa raison de vivre est la résistance.
‹ ADIUTOR : une personne qu'autrefois elle détestait, qu'elle méprisait, mais qui maintenant commence à se faire une place dans son coeur de glace, themys isaksen.
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MessageSujet: as we were before (diala) Lun 12 Juin - 19:17




OSANOS
✵✵✵
as we were before


Le seul bruit perceptible était le bruit lourds des pas de la jeune maitresse de l'eau qui, d'un air déterminé, se rendait auprès de son ainée. Décidée une bonne fois pour toutes à lui dire ses quatre vérités, elle marchait à vive allure, les poings serrés. Face à la mort de son frère, elle avait tenté de se montrer compréhensive. Ne voulant pas paraitre trop envahissante, elle avait laissé Diana prendre du temps pour elle, prendre le temps de se remettre. A présent, elle avait besoin de sa soeur. Elle voulait que sa soeur revienne. Ces derniers temps, elle avait tellement changé... Rien de surprenant après la mort d'une personne proche, mais le problème s'est qu'elle ne s'était pas contentée de changer, elle s'était complètement isolée. Les seules contacts qu'elles avaient eu, étaient d'ordre professionnels pour la résistance, lors de réunion ou alors c'était uniquement pour lui interdire de sortir. Lorsqu'il s'agissait de la rappeler à l'ordre ou de la protéger, elle était là. La demoiselle voulait jouer les soeurs surprotectrices alors qu'elle ne voulait jamais rien lui confier. Cependant, dès qu'on abordait un sujet lui rappelant Aymeric, là il n'y avait plus personne. Ce n'était même pas explicable. Lula la sentait se refermer à l'instant même où le prénom de son frère lui échappait. Pourtant, il fallait qu'elles en parlent. Ou du moins, la plus jeune des deux soeurs avaient vraiment besoin d'en parler. Mis à part le peu de chose que sa soeur avait raconté en leur avouant la mort d'Aymeric, elle ne savait rien. Elle aurait voulu que sa soeur lui raconte dans les moindres détails la mort de celui-ci. Etait-ce trop demander ? Etait-ce trop éprouvant ? Elle en avait besoin pour faire son deuil, mais sa soeur refusait toutes ses tentatives. Le regard dans le vide, elle avançait machinalement vers l'endroit où se trouvait sa soeur. Evidemment, elle se réfugiait toujours au même endroit depuis quelques semaines, sans doute pour être seule. Avant d'entrer, elle prenait le temps de respirer. Il ne fallait pas que ça dégénère, il ne fallait surtout pas qu'elle s'énerve. Une pointe d'anxiété était en train de monter en elle, comment allait-elle trouver Diana ? Serait-elle en train de pleurer ? Lula n'était pas prête. L'idée de voir quelqu'un pleurer la mettait très mal à l'aise, elle avait énormément de mal avec les émotions. Sentir les faiblesses de sa soeur lui ferait peur. Diana semblait si forte avant la mort d'Aymeric, presque invincible. Rien que le fait de penser que l'image enjolivée de cette dernière pouvait être détruite en une fraction de seconde l'effrayait. Reprenant ses esprits, la jeune Osanos entrait dans la pièce. Elle était là, immobile, dos à elle. Que faisait-elle ? Intriguée, la plus jeune se raclait la gorge, pour indiquer sa présence. « Diana ? » L'inquiétude grandissante la poussait à se rapprocher d'elle, à lui poser une main sur l'épaule en signe de soutien. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Est-ce que tout va bien ? » La tête penchait sur le côté en signe d'écoute, elle ferma les yeux une fraction de seconde en imaginant la réaction de sa soeur. Elle espérait de tout coeur que cette dernière allait bien réagir et ne pas la repousser une nouvelle fois.


Dernière édition par Lula Osanos le Mar 13 Juin - 11:02, édité 1 fois
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‹ AGE : twenty-seven, tombent les années. comète déchirant la voie lactée. la déesse erre sur cette terre, n'attendant qu'à faire renaître sa nation engloutie par les flots.
‹ STATUT : single, l'amour est un poison qu'elle tente d'ignorer. sentiment délicat qui pourrait la mener à sa perte, elle aime sa famille, elle aime les siens, et c'est tout ce qui compte jusqu'à présent. son coeur est enfermé dans une prison de glace, forgée par ses artères.
‹ SANG : silver, le sang palpite, suinte telle des perles nacrées. couronne brisée et enfouie dans un sarcophage, elle est la légitime héritière de la nation de l'eau. atlantide perdue.
‹ COMPETENCES : leadership (niv. 4), charisme (niv. 1), honneur (niv. 1)
‹ METIER : capitaine au sein de la résistance, elle gère cette dernière aux côtés de sa famille. princesse d'une nation oubliée, plongée dans les abysses d'un monde laissé à feu et à sang. paix dystopique, qu'elle tente d'absoudre.
‹ ALLEGEANCE : always and forever, aux siens, aux osanos. à sa nation, et à ses désirs.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Mar 13 Juin - 4:11


lula & diana
i'd jump into cold water for you.


Elle lève lentement sa main face au bassin d'eau en face d'elle. L'eau est sale, boueuse et terreuse. Pourtant, Diana arrive à la manier sans problème. Elle crée une sorte de grosse goutte, surplombant le bassin. D'un autre mouvement de la main, elle la fait se mouvoir dans les airs, comme si cette goutte n'était qu'une extension d'elle-même. Elle joue avec elle, se lève et bouge ses bras de manière plus vite. Elle ne se rend pas compte, mais le bassin se vide peu à peu, formant d'énormes boules aqueuses lévitant dans les airs et dansant à l'unisson. Aymeric aurait trouvé ça si beau. Et cette pensée l'arrache à sa concentration. L'eau se met à se mouvoir dangereusement autour d'elle, jusqu'à reformer le bassin dans les airs. L'eau semble bouillonner, vouloir se déverser, et dans un mouvement rapide, retombe au sol en une grande éclaboussure. Peu à peu, le bassin se reforme. Diana se masse les tempes un instant, avant de plonger son regard dans l'eau. Elle tente d'y chercher son reflet, mais tout ce qu'elle arrive à discerner n'est qu'obscurité. Elle lève sa main vers l'eau une nouvelle fois, tremblante. Cette dernière réagit trop vivement, et une colonne d'eau s'échappe du bassin. Elle s'arrête et se met à insulter les dieux. Depuis sa mort, elle n'arrivait plus à contrôler son élément correctement. Son âme se noircissait tellement d'une tristesse sans nom, tristesse qu'elle tentait de réprimer, que son élément ne l'écoutait plus. Si elle n'avait fait qu'un avec lui jusqu'à maintenant, c'était désormais terminé. Parce que quelque chose s'était brisé en elle. Palpitant qui vacille, qui tente de s'échapper de sa cage thoracique. Prison d'argent dans lequel elle l'avait enfermé. Elle serre sa poitrine et étouffe ses sanglots. La douleur est trop intense, trop déchirante. Elle la prend au niveau de la poitrine, et elle semble manquer d'air. La douleur se déplace, pénètre dans ses veines et dans ses artères. Brûlure sauvage qui lentement lui déchire les entrailles. Elle a l'impression qu'on lui tord, qu'on lui plante des lames d'acier chaud entre les côtes. Elle se met à crier, à crier à l'aide la princesse. Mais dans cet endroit reculé, personne ne lui viendra en elle. Personne ne viendra lui sortir cette peine, ce poison qui s'agite entre ses reins jusqu'à pénétrer ses os. Elle frappe du poing sur le sol, et imperceptiblement, l'eau se remet à se mouvoir. Flot dévastateur qui tente de s'échapper. Elle ne contrôle plus rien. Elle tente de se calmer, mais n'y arrive pas. Son corps est agité de soubresauts, ses yeux se révulsent alors qu'elle suffoque, crise qu'elle est en train de subir. Aymeric, était plus que son grand-frère, il était toute sa vie. Et maintenant qu'il était parti, il l'avait laissé avec une mission importante. Le poids du monde reposait sur ses épaules. Mais ses épaules avaient besoin d'être libérés. Elle allait finir par devenir folle. Elle fini par calmer sa respiration, mais reste couchée sur le sol humide. Les yeux grands ouverts dans l'obscurité, elle se laisse happée par cette dernière et fini par s'endormir.

Elle ne sait pas combien de temps elle est restée allongée et endormie sur le sol, quelques minutes, peut-être quelques heures. Le monde tourne autour d'elle, avant qu'elle n'arrive à reprendre ses esprits. Son adiutor doit s'inquiéter, cela fait un moment qu'elle n'a pas été présente de manière « publique ». Mais elle s'en fiche, Diana, elle n'a pas le temps de penser à ça. Elle s'agenouille un instant, et croise ses jambes sous elle. Elle inspire, expire, fait le vide en elle. Il faut qu'elle reprenne de la contenance, qu'elle arrive de nouveau à faire abstraction de ses émotions, sous peine d'être un danger pour les autres. Oh, elle voulait être dangereuse. Mais pas contre les membres de sa propre famille, pas contre elle-même. Elle voulait juste engloutir le feu qui les avaient si souvent incendiés. Elle tente de chasser cette pensée, pour avoir de nouveau les idées claires. Elle tente de nouveau de modeler l'eau selon son désir, et cette fois-ci, sa concentration est presque palpable. Elle y arrive, se met à sourire, jusqu'au moment où la porte derrière elle s'ouvre. L'eau retombe sur le sol d'un mouvement rapide, éclaboussant les genoux de la demoiselle. Elle se relève, fait craquer sa mâchoire, et attend. Elle ne pipera mot, tant que son invité ne se sera pas correctement présenté. Elle était ici en paix, à l'abri des regards indiscrets. À l'abri des embrassades, à l'abri du contact humain. À l'abri de l'empathie. Loin du monde. Parmi des ossements vieux de plusieurs siècles, et un bassin d'eau entretenu sûrement par les fissures dangereuses au plafond, qui risquaient d'engloutir la pièce à tout moment. Ici, elle pouvait se laisser aller. Ici, elle pouvait retirer le masque indifférent et froid qu'elle s'était tant entraînée à feuler. Sa voix brise le silence. Écho résonnant dans la pièce. Son prénom est prononcé de manière incertaine et maladroite. Elle se concentre sur le rythme, le tempo. La personne manque de confiance en elle et n'est pas à l'aise. Mais par dessus tout, elle pourrait reconnaître cette voix entre milles. Lula. Elle entend sa sœur, princesse d'une ère révolue s'approcher lentement d'elle. Elle continue à lui faire dos, inspirant et expirant doucement. Tentant de calmer l'agitation qui doucement commençait à repointer le bout de son nez. Il ne fallait pas qu'elle pleure, il ne fallait pas qu'elle se laisse aller. Elle serre les dents quand sa sœur pose une main fébrile sur son épaule. Elle ferme les yeux un instant, tentant de réprimer ses larmes. Comètes voulant traverser l'atmosphère, galaxie lointaine entrant en incandescence. « Est-ce que tout va bien ? » Cette phrase résonne dans l'esprit de la déesse des abysses. Lame tranchante qu'on lui place sous la gorge, et qui lentement entaille la chaire. Non, tout n'allait pas bien. Elle perdait pied, bien trop vite pour pouvoir s'en sortir. Elle était attirée vers les tréfonds des océans, dans des endroits reculés ou pas même un poisson n'oserait s'aventurer. Elle mourait de l'intérieur. « Je viens ici pour réfléchir Lula. » En d'autres termes, elle expliquait à sa sœur qu'elle avait très peu de temps pour lui dire ce qu'elle avait à dire. Parce qu'elle n'avait pas sa patience, et que son temps était désormais coûteux. Il lui était coûteux. Parce qu'elle ne savait pas combien de temps elle arriverait à retenir ce flot infernal sortir de ses lippes et percer ses pupilles. Elle ne voulait pas faire une crise devant sa sœur, elle ne voulait pas montrer sa faiblesse. Elle n'en avait pas le droit, elle ne pouvait se le permettre. Aymeric lui avait dit de vivre et de survivre, et par dessus tout, de les protéger. Et cela voulait dire par la même occasion, les protéger d'elle. Elle ne pouvait se permettre d'être une faiblesse pour les siens, elle se devait d'être forte. Elle était l'aînée désormais, celle sur laquelle on devait compter. « Si ce n'est pas important, tu peux très bien aller voir notre tante Atalante. Elle saura tout aussi bien t'aider que moi. » Elle ouvre enfin les yeux Diana, et plonge son regard dans celui familier, de sa sœur. Elle avait les yeux d'Aymeric. Déchirement. Elle se mordille la lèvre pour réprimer un sanglot. La peine était écrasante, désolation. Nuit enflammée qui balayait son visage. Feu éternel qui ne pouvait s'éteindre. Elle est froide envers sa sœur, parce qu'elle l'effraie. Parce qu'elle a peur de succomber, elle a peur d'être différente. Elle a peur de la blesser. Et parce qu'elle le sait au fond d'elle, Lula veut des réponses. Elle veut connaître les moindres détails de l'attaque, elle veut savoir si son frère a souffert, elle veut savoir si elle aurait pu changer les choses en étant là, elle veut savoir si Diana a fait tout son possible pour le protéger, si son adiutor aurait pu agir autrement. Mais elles ne pouvaient corréler là-dessus. Diana l'avait déjà fait maintes fois. Si elle ne revoyait pas la scène encore et encore dans son esprit, elle le sauvait désormais chaque nuit. Chaque nuit d'une manière différente. Chaque nuit d'une manière plus brave. Chaque nuit elle sauvait Aymeric des armes de ses assaillants. Chaque nuit elle devenait la sauveuse, et non la survivante. Et chaque matin le réveil était plus difficile encore. Diana décale la main de sa sœur de son épaule, et s'éloigne quelque peu du bassin. S'il n'affichait pas son reflet, il serait bientôt le reflet de ses émotions. Elle était mal-à-l'aise, elle qui avait pourtant l'habitude de mettre les gens dans des états inconfortables. « Si tu comptes me demander de participer à une autre mission, saches que la réponse est toujours non. » Elle voit sa sœur ouvrir la bouche, mais elle n'est pas prête à entendre ses explications. Peu importe qu'elle ait tort ou non. « Le fait que tu sois assez âgée et entraînée n'y change rien, Lula, je ne suis toujours pas d'accord. Je n'ai pas besoin de te rappeler les dangers que nous encourront désormais, et par la Lune, je ne suis pas prête à enterrer un autre membre de ma famille dans les jours à venir. » Ses mots sont blessants, mais elle ne s'en rend pas compte. Elle a toujours manqué de tact, elle a toujours manqué de savoir faire dans les relations humaines. Et ça se ressent maintenant, plus que jamais. « Je pense que père et mère ont déjà assez soufferts, tu ne crois pas? » Elle baisse les yeux et inspire une nouvelle fois de manière profonde. « Quoiqu'il en soit, je ne veux pas entendre tes explications et tes arguments Lula, peu importe pourquoi tu es venue, la réponse est non. Fin de la discussion. » . Ça lui brise le cœur, mais elle n'a pas le choix. Elle sent ses poumons entrer en ébullition, elle sent l'énergie entre ses doigts palpité. Elle pourrait jurer avoir vu le bassin trembler à mesure que son discours se faisait de plus en plus vif, mais elle espère que cela n'est qu'une simple illusion de son esprit. Elle montre la porte à sa sœur, d'un sourire qui se veut désormais réconfortant. Pourtant, son regard est toujours aussi froid et impénétrable. Reine des glaces.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Mar 13 Juin - 12:05




OSANOS
✵✵✵
as we were before


Réfléchir. Son excuse était qu'elle venait ici pour réfléchir. Mais elle ne faisait que ça réfléchir, c'était justement ce que Lula lui reprochait. Encore une fois, elle l'envoyait balader. En entendant ses mots, son sang ne fit qu'un tour. Ses battements de coeur commençaient à s'accélérer. Non. Il ne fallait pas qu'elle s'énerve. Pas maintenant. Diana ne comprenait donc pas ? Ce n'était pas de sa tante donc elle avait besoin, mais d'elle, de sa grande soeur, de celle qui autrefois était là pour elle. Soulagée qu'il n'y ait pas de débordements pour le moment, elle soupire. Toutefois, elle n'est pas totalement sereine. Lorsque sa soeur plonge son regard dans le sien, son coeur loupe un battement. Elles se regardent dans les yeux, ce qui peut paraitre anodin, mais c'est déjà un bon début. Fuir les gens du regard, la fuir de regard, c'est ce que Diana n'avait cessé de faire depuis le frère s'était éteint. Diana repousse sa main de son épaule. Discrète, elle fait semblant de ne pas voir que sa soeur se mord les lèvres. Il n'y a pas besoin de mot, elle sait que sa soeur lutte pour ne pas pleurer. Les flots ne demandent qu'à couler, et parfois, il faut savoir les laisser se déchainer, les laisser sortir. Pleurer est signe d'humanité. Même si, à vrai dire, cela effraie Lula. A bien réfléchir, peut être préfèrait-elle voir une larme couler sur sa joue que t'entendre continuellement ce ton glacial et déchirant ? Elle n'en peut plus. Elle en marre. Ce ton l'insupporte. Elle n'avait qu'une envie, c'était de l'entourer de ses bras et de la secouer. Réveilles toi bon sang ! Le monde ne s'est pas arrêté de tourner. Pourtant, elle ne bougeait pas. Elle restait là. Figée. Brisée. A écouter le long discours de sa soeur, qui encore une fois lui dictait sa conduite. Prête à répliquer, elle ouvrait la bouche, mais fut rapidement coupé. Immédiatement, son ainée avait pensé qu'elle venait lui demander de partir en mission. Certes, participer, faire bouger les choses était très important pour elle, mais elle serait prête à ne plus jamais partir si elle pouvait récupérer Diana. Si elle pouvait entendre son rire à nouveau, ou voir un sourire sincère. Mais sachant que sa soeur ne la laisserait pas parler avant d'avoir fini son discours, elle se laissait vaincu. Chaque fois qu'elle termine une phrase, son coeur se brise. Son ton glacial lui fait froid dans le dos. Des frissons lui parcours l'échine. Ses lèvres se pincent. Ses sourcils se froncent. Son sang bouillonne. Elle tente de rester calme. Elle inspire, elle expire. Jusqu'au moment où sa soeur lui montre la porte, un sourire aux lèvres. Un sourire qui n'était pas celui que Lula voulait voir, celui ci était bien trop froid et distant. S'en est trop. En plus de la sermonner alors qu'elle n'a même pas encore ouvert la bouche pour parler, pour s'expliquer, elle la met dehors. La colère l'envahit, ses mains qui presque blanche tellement ses poings sont sérrés se mettent à trembler. Toutes ses forces sont concentrées sur elle-même avant de ne pas exploser. Elle reste là. Debout. Son regard bleu océan plongé dans celui de celle qui était autrefois son héroïne. Elle ouvre la bouche, mais aucun mot de ne sort. Elle est trop ébahie par le culot de sa soeur. « Est-ce... Est-ce que tu te fiches de moi ? » Son regard qui était doux lorsqu'elle était arrivée, est maintenant envahit par la colère. Elle recule, ne voulant pas risquer de blesser sa soeur si elle venait à exploser. « Je viens te demander comment tu te sens, et toi, tu me mets à la porte ? Non mais pour qui tu te prends ? » Elle reprend sa respiration difficilement. Respirer. Il ne faut pas oublier de respirer. « Et puis, nous avons des parents comme tu dis. Eux, ils ont le droit de m'interdire de faire ceci ou cela, mais pas toi. Pourquoi on en revient toujours à toi ? Tu n'es pas d'accord. Tu n'es pas prête à enterrrer un nouveau membre de la famille. Et moi dans tout ça ? Est-ce que tu t'es demandée, rien qu'une seconde, comment j'allais ? » S'en est trop. De son coeur brisé s'échappe tous les sentiments qu'elle a besoin d'exprimer, de dire à haute voix. A cause de cette décharge, les larmes lui montent au yeux. « Mais sors de ton monde Diana. Tout le monde souffre ici, pas uniquement nos parents. La plupart des membres de la résistance ont perdu des êtres auxquels ils tenaient et pourtant, ils sont toujours là pour les autres, eux. » Elle avait appuyé avec insistance sur le dernier mot, toujours en regardant sa soeur. L'espoir de lui faire comprendre qu'elle avait besoin d'elle était toujours là. Il n'était pas encore perdu. Diana n'était pas encore perdue. Son regard se pose sur l'eau en suspension que sa soeur tente de contrôler. Ne pas perdre le contrôle est une chose qu'elle a apprise. Malgré ça, l'eau ne peut pas s'empêcher de bouillir suite à la tension qui atteint des sommets, dans cette pièce. « Enfin, puisque tu es si occupée à réfléchir à quelque chose de cent fois plus important que ta famille, plus important que l'amour que tu nous portes, vas-y je t'en pris. Prends ton temps. Ce n'est pas comme si tu n'en avais pas assez perdu. » Son ton était plus agressif qu'elle ne l'aurait voulu, mais elle voulait que ses mots, que ses paroles aient un impact sur sa soeur. Tournant les talons, elle prit le chemin de la sortie à contrecoeur, en espérant que sa soeur la retiendrait.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Mer 14 Juin - 0:04


lula & diana
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Sa sœur ne bouge pas d'un pouce. Statue de marbre qui tente de ne pas céder à la colère envahissante. Le sourire de Diana n'avait pas été assez convainquant, et la reine des glaces qu'elle était devenue le savait pertinemment. Elle savait se montrer convaincante lorsqu'elle le souhaitait, mais face à sa sœur, elle n'y arrivait presque pas. Lula était comme elle, imprévisible et explosive. Elle ouvre la bouche, et Diana arque un sourcil. « Je te demande pardon? » Le ton qu'elle emploie est froid, limite agressif. Du coin de l’œil, Diana remarque le bassin s'agiter. Elle allait perdre le contrôle, il ne fallait pas que sa sœur la pousse à bout. Lorsque sa sœur lui demande pour qui elle se prend, le regard de Diana se durcit, avant de peindre sur ses lèvres un sourire forcé. Pour qui elle se prenait ? Pour ce qu'elle était malheureusement. L'héritière, celle qui ne devait pas faillir. Atlas, le titan sur lequel le monde reposait. Prométhée, qui allait devoir voler la flamme aux dieux pour la remettre aux hommes. Elle était l'aînée, celle sur quoi tout reposait désormais. Elle n'était pas Aymeric malheureusement, et elle ne disposait pas de sa gentillesse et de sa délicatesse. De sa prestance et de son aisance à manier les mots. De sa superbe, et de tout ce qu'il était. Les mots de sa sœur la glace, et l'eau auparavant en ébullition, commence tout doucement à se glacer à mesure que les paroles de Lula pénètrent l'esprit de la princesse. Elle avait raison Lula. Diana n'était pas sa mère, Diana n'était pas la régente de leur nation. Mais elle était celle qui allait le devenir. Elle allait être la régente d'un tas d'os, si elle ne faisait rien pour agir rapidement. Elle allait devenir la régente de ces catacombes, de l'autre-côté du voile. Les larmes montent dans les prunelles de sa sœur, dans les yeux d'Aymeric. Et s'en est presque trop, l'eau se met à se mouvoir à nouveau, comme portée à ébullition. « Prends gare à tes paroles Lula. Je ne te le dirai pas deux fois. » Mais sa sœur continue. Et elle lui fait comprendre, de manière peu subtile, que Diana n'est plus là. Qu'elle n'est pas là pour eux, pour les siens. Alors qu'elle s'évertue à l'être, elle s'évertue à être parfaite, à ne pas montrer la moindre faille, la moindre faiblesse. Était-elle si médiocre dans ce rôle ? S'était-elle trop enfermée dans cette pièce, coupée du monde ? Était-elle devenue ces princesses de contes de fées, coincée dans leurs tour ? Et le réel problème est finalement avoué. Elle est brûlée par ses paroles, incendiées. Elle voit milles brasiers s'ouvrir sous ses pieds, et elle est brûlée, brûlée par cette nuit incendiaire. Elle aimerait se couvrir les yeux, elle aimerait ne plus rien voir, ne plus rien ressentir. Mais c'est trop difficile. « Tu ne comprends pas, Lula. Tu ne comprends pas. » Elle répète ses paroles, comme un mantra qu'elle essaie d'inculquer à sa cadette. Elle regarde sa sœur se diriger vers la porte d'un pas déterminé. L'hésitation est grande. Elle a envie de la faire rester, elle a envie de lui dire elle aussi tout ce qu'elle a sur le cœur. Mais elle a aussi envie qu'elle parte. Parce qu'elle ne comprend pas, et qu'elle ne comprendra sûrement pas. Parce qu'elle n'a pas à partager son fardeau. Elle était seule, Diana était seule. Elle a l'impression de revoir Aymeric. Elle a l'impression de voir le feu, de voir les Oshun. Elle a l'impression de revoir sa mort, encore et encore. Elle a l'impression de la vivre, à chaque moment où elle inspire. À chaque instant où son palpitant s'agite. Elle fini cependant par décider de l'en empêcher. Et d'un mouvement parfaitement contrôlé, impulsivité qui la prend, elle lève la main. L'eau s'agite et se dirige droit sur la porte, finissant par la glacer. « Tu voulais parler, alors parlons. » Elle passe une main dans ses cheveux, puis attend que sa sœur se retourne. Elle croise les bras sur sa poitrine, et inspire une première fois. Il fallait qu'elle pèse ses mots. Aymeric n'aimerait pas les voir se déchirer. Mais Aymeric n'était plus là. Elle chasse cette pensée douloureuse et infâme de son esprit. « Tu as raison Lula. Je ne suis pas mère, je ne suis pas père. Je ne suis que ta sœur. Et parce que je ne suis que ta sœur, je ne devrai pas être aussi négative avec toi. » Elle s'arrête un instant, baisse le regard vers la glace bloquant la porte puis relève la tête. « Mais c'est parce que je suis ton aînée que je suis comme ça. C'est parce que j'ai devoir de te protéger, plus encore que père et mère. Parce que je suis l'héritière, parce que je suis celle qui plus tard devra diriger. Parce que j'ai des choix à faire, et que les choix que je fais sont de te protéger. Toi et les autres. » Elle baisse les yeux. « Je t'aime Lula. Et peut-être que les choses te semblent différentes, peut-être que tu penses que mon amour pour toi s'est fané, mais ce n'est pas le cas. » Elle essuie la larme qui vient perler sur sa joue. « Je ne vous ai pas abandonné, et je ne vous abandonnerai jamais Lula. Pas même l'Enfer ne pourrait me séparer de vous et m'enlever l'amour que je vous porte. Et ce n'est pas parce que je suis moins présente pour partager des moments sincères avec vous, que je n'en rêve pas. » Elle passe sa langue sur ses lèvres. « J'aimerai pouvoir être avec vous, j'aimerai pouvoir rire, j'aimerai pouvoir danser et chanter. J'aimerai pouvoir faire toutes ces choses qui font que nous serions une famille parfaite et soudée. Mais je ne peux pas. » Elle fait craquer les jointures de ses mains. Elle prenait énormément sur elle pour se confier, et pour éviter d'envoyer sa sœur nettoyer les catacombes. « Je ne peux pas, parce que j'ai désormais un devoir envers ma famille et envers notre peuple. Et parce que ce devoir surpasse tout ce que je voudrais au plus profond de moi. Je n'ai pas demandé tout ça Lula. Je n'ai pas demandé à être l'héritière, Aymeric.. Aymeric s'en sortait beaucoup mieux que moi dans ce rôle. Mais il m'a laissé avec cette tâche. Il m'a laissé avec ce fardeau et ce pouvoir. Parce que ce n'est plus une question de faire les choses de la bonne ou de la mauvaise manière. Ce n'est plus une question de suivre son cœur, mais de suivre sa raison. De faire des choix sages et logiques. Parce que j'ai ce pouvoir entre mes mains désormais. » Elle avait raison, c'était une question de pouvoir, pas de bien ou de mal. « Je suis épuisée, ma sœur, de devoir toujours te réprimander. De devoir te brimer et de devoir t'interdire des choses. Mais si je dois te perdre comme j'ai perdu Aymeric, si l'un de nous fini par mourir, alors que j'aurai pu tout faire pour le protéger, je ne pourrai pas me le pardonner. » La glace doucement, se met à fondre, à mesure que Diana perd le contrôle sur ses émotions et se laisse aller à celles-ci. « Je suis désolée, de t'enfermer ici. Je suis désolée de te faire subir ce que tu subis, de t'éloigner de moi alors que la seule chose que tu voudrais serais de te rapprocher. Mais j'ai peur Lula, j'ai terriblement peur. » Et pourtant, Diana n'avait jamais eu peur jusqu'à maintenant. Elle n'avait jamais eu peur de rien. Désormais, elle se sentait démunie. « Mais tu ne comprends pas, tu ne peux pas comprendre. » Elle passe une nouvelle fois sa main dans ses cheveux, puis tournes la tête vers la glace désormais fondue. L'eau coule sur le sol. « Alors tu peux partir Lula, en acceptant les choses et en grandissant. Ou tu peux quitter cet endroit, et ne plus jamais écouter mes ordres, libre à toi. Mais saches que quoique tu fasses, je suis là et je serai toujours là. Parce que tu es ma sœur. Et parce que dans cette situation Lula, tu me sembles être la plus égoïste de nous deux. » Et voilà qu'elle manquait de tact, voilà qu'elle brisait ce moment si parfait. Voilà que son jardin secret se refermait. Voilà que la déesse infernale remontrait ses crocs acérés. Elle y allait crescendo. Parce qu'elle savait que de cette entrevue, ne ressortirait qu'une tempête.
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‹ ALLEGEANCE : comme tous les membres des osanos, sa raison de vivre est la résistance.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Dim 18 Juin - 19:16




OSANOS
✵✵✵
as we were before


L’air est lourd. La tension monte. L’eau s’agite. Les yeux de la princesse de l’eau fixent la glace qui vient de recouvrir la porte. Figée, aucun mot ne sort de sa bouche. Les lèvres pinçées, elle fait face à sa sœur. Malgré les avertissements, malgré le fait qu’elle savait pertinemment qu’elle allait blesser son aînée, elle avait continué de parler. C’était comme si les mots étaient sortis sans qu’elle ne puisse rien faire. Ils avaient besoins de sortir, et elle avait besoin de se faire entendre. Les minimes interventions de sa sœur dans son discours l’insupportent. Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas ? Il n’y a pourtant rien à comprendre. Lula sait que sa sœur est fatiguée et endeuillée, qu’elle est totalement désorientée depuis la mort de leur frère. Elle sait que son cœur est brisé. La seule chose qu’elle souhaitait faire, c’était l’aider à recoller les morceaux. Tenter de retrouver la Diana d’autrefois.  La plus jeune imite sa sœur, croisant les bras sur sa poitrine. Elle écoute attentivement le discours de Diana. Elle ne voulait pas louper une miette. Quelque peu surprise lorsque son ainée lui témoigne de l’affection, elle a le souffle coupé. Comment doit-elle réagir ? Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas entendu ses trois petits mots sortir de la bouche de sa sœur. Et pourtant, elle avait espéré. Elle l'avait attendu, ce moment. Bouche-bée, son regard s’adoucit. Elle savait que sa sœur prenait sur elle pour se confier, qu’elle n’en éprouvait aucune envie, mais qu’elle le faisait pour elle. Pour lui montrer qu’elle tenait à elle autant que Lula l’aimait. La princesse comprenait parfaitement les dires de son aînée. Elle devait faire son devoir. C’était elle, l’héritière. Et jamais Lula ne saurait ce que c’est d’avoir une telle pression qui pèse sur les épaules, mais elle pouvait l’aider. Elle pouvait être à ses côtés et la conseiller. Déléguer était une chose que Diana devait apprendre. Elle n’était pas seule, et malgré ce qu’elle disait, Lula n’avait pas l’impression qu’elle comprenait cela. Essayer d’être Aymeric ne servait à rien. Diana ne pouvait pas. Elle était unique, tout comme Aymeric. Chacun a son propre caractère, sa propre façon de diriger. Et peu importe ce que Diana ferait, son frère serait fier d’elle. Peut-être qu’il ne l’aurait pas fait de la même manière, mais le but était le même. Lula regarde l’eau s’écouler sur le sol, mal à l’aise. Un long soupir s’échappe entre ses lèvres. Son discours était parfait, jusqu’au moment où sa sœur en revient au fait qu’elle ne comprend. Elle ne pouvait s’empêcher de manquer de tact, de tout mettre en l’air. A peine avait-elle commencé à se confier, qu’elle se refermait aussitôt. Levant les yeux vers sa sœur, le regard un peu plus dur qu’au début du discours de sa sœur. « C’est toi qui ne comprends pas, Diana.  » Son ton est froid. Elle se montre distante envers la personne qu’elle aurait pu prendre dans ses bras quelques instants plus tôt. « Je ne suis peut-être pas aussi mûre que tu le voudrais, et peut-être que je me montre égoïste, mais j’estime en avoir le droit. Je suis consciente du poids que tu dois supporter. Et je ne saurais jamais ce que c’est d’avoir un tel pouvoir entre mes mains, d’avoir un peuple qui compte sur moi, mais s’il y a quelqu’un qui ne comprends pas quelque chose ici, c’est toi. » La colère monte à nouveau en elle, mais elle fait tout pour parler sur un ton calme, lent. Elle pèse ses mots, comme si elle voulait éviter un débordement. « On t’aime Diana. Ta famille t’aime. On est tous là pour toi, prêts à t’aider si tu en as besoin. Il suffit que tu ravales ta fierté et que tu daignes nous demander de l’aide. » Elle déglutit difficilement. Ce n’est pas facile pour elle non plus d’extérioriser son ressenti. Elle aurait préférer ne rien dire, partir en colère, faire une scène comme à son habitude. Cependant, elle savait très bien qu’en continuant à agir de la sorte, elles n’arriveraient à rien l’une comme l’autre. Elles avaient besoin de parler, elles avaient besoin de se confier. « Tu n’es pas Aymeric et tu ne le seras jamais. Tu n’as pas à vouloir l’imiter, à vouloir être comme lui. Il savait diriger et il savait parler aux peuples, certes. Il avait énormément de qualité, mais tu en as aussi. Peut-être plus même. Tu sais te montrer plus distante pour prendre des décisions sages et rationnelles, parfois même un peu trop, mais c’est ce qui fera de toi une bonne régente. » Elle baisse les yeux, regardant l’eau qui coule sur le sol. Il lui était arrivé une ou deux fois de dire à Diana qu’elle l’aimait, mais c’était extrêmement rare. Comme sa sœur, elle n’aimait pas les effusions d’émotions. Peu de gens avaient entendu ses mots sortir de sa bouche. Elle-même était surprise de la faciliter avec laquelle elle l’avait dit. « Mais chaque régent a une famille. Tu dois penser à déléguer, à prendre du temps pour toi. Parfois, il faut laisser la raison de côté et écouter son codeur. Laisser transparaître tes sentiments ne fera pas de toi quelqu’un de plus faible Diana, bien au contraire. Ta famille est ta force, il faut que tu en sois consciente. » Sa voix se brise. Son cœur est en miettes. Des larmes commencent à apparaître dans le coin de ses yeux, elle lutte pour ne pas les laisser couler sur ses joues. Prise de courage, elle relève les yeux et fixe sa sœur, son héroïne. « C’est à toi de te rendre compte que je ne suis plus une petite fille, que j’ai grandi. Je suis responsable de mes actes et je sais que j’ai les capacités de gérer certaines responsabilités. Il faut que tu cesses de te montrer protectrice, que tu arrêtes de me couver. Il n’y a pas que toi comme héritière de la famille, Diana. Je ne serais peut être pas la régente, la plus haut placée dans la hiérarchie, mais en tant qu’Osanos, j’occupe une place importante ici. J’aurais des responsabilités, alors autant que je les assume dès maintenant. C’est à toi de me laisser grandir. » S’en est trop. Des larmes, qu’elle tentait de retenir depuis quelques minutes, coulent sur ses pommettes. La colère et la tristesse qu'elle ressent la déchire. Tout ce qu’elle avait dit était vrai. Le côté protecteur de Diana l’empêchait d’avancer, d’apprendre. Elle devait savoir gérer certaines situations si un jour, les Osanos prenaient le pouvoir. Et pour cela, il fallait que sa sœur lui redonne sa liberté.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Dim 18 Juin - 23:32


lula & diana
i'd jump into cold water for you.


Diana le savait. Si son discours venait du cœur, si elle s'était enfin ouverte auprès de sa sœur après tant de jours sans l'avoir fait, sans avoir été ne serait-ce qu'un minimum honnête avec elle-même, sa dernière phrase n'avait été qu'une flèche aiguisée lancée à l'aveuglette. Et Lula l'avait reçu en plein cœur. Les rôles s'inversent, et la princesse est accusée de ne pas comprendre. Ou tout du moins, de ne vouloir comprendre que son point de vue à elle. De ne vouloir comprendre que ce qui pope dans sa bulle d'intimité. Diana inspire profondément. Son souffle se fait légèrement saccadé, et son visage peint quelques minutes plutôt d'une tristesse sans nom, découvre désormais de l'agacement. Quand Lula lui parle de sa fierté, la reine des glaces tente d'ouvrir la bouche. Elle se fait couper tout aussi rapidement, et laisse finalement sa sœur terminer ce qu'elle a à dire. Après tout, cette dernière ne l'avait pas coupé quelques instants plus tôt et l'avait écouté sans broncher. Elle pince légèrement ses lèvres, et continue de garder ses bras croisés contre sa poitrine. Lorsque Lula parle d'Aymeric, Diana sent sa carapace se remettre peu à peu en place, avant de finalement se résoudre. Les mots de sa sœur la touchent dans le bon sens. Elle se sent aimée et épauler, et au final, elle se rend compte que c'était de ça dont elle avait besoin. Si elle pensait que sa sœur exploserait au vu de ses derniers propos, Diana trouve la situation gênante. Elle n'avait pas prit conscience que Lula était devenue aussi sage et mâture, et que ses mots étaient si droits et avisés. Elle ne s'était pas rendu compte que sa petite sœur, la prunelle de ses yeux, était désormais une femme et plus une enfant. Cette dernière termine en se mettant à pleurer. Tintement aux oreilles de la maîtresse du Styx. Son cœur de glace se brise en milliers de petits morceaux. Elle lève les yeux vers le plafond, tentant d'échapper au regard de sa sœur, mais elle n'y arrive pas. « Ne pleures pas, s'il te plais. » Elle inspire, puis s'approche de sa sœur et la serre dans ses bras. Elle caresse doucement ses cheveux, tout en déposant un baiser dans son cou. « Je ne peux pas supporter de vous voir pleurer, s'il te plais. » L'une des raisons pour lesquelles elle ne restait plus trop aux côtés des membres de sa famille depuis le décès de son aîné. Parce que désormais, leurs yeux étaient emplis de larmes. Emplis de larmes qu'elle ne savait pas retirer. Elle était dans une situation qu'elle ne contrôlait pas. Et ça lui faisait terriblement peur. Elle caresse une nouvelle fois les cheveux de sa sœur, puis s'écarte un petit peu. Elle place son visage à quelques centimètres du sien. Attrapant son menton pour lui relever le visage, elle sèche quelques unes de ses larmes avant de lui sourire. « Merci. J'avais besoin d'entendre ses choses, j'avais besoin d'avoir une conversation sérieuse avec toi. Et je suis désolée de t'avoir mise à l'écart, et de ne pas m'en être rendue compte plus tôt. » Elle baisse légèrement les yeux. « Nous devons nous serrer les coudes, maintenant plus que jamais. Tu as raison. » Elle pince légèrement des lèvres. « Je ne dis pas que je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu as dis, mais je tâcherai d'en prendre compte et d'y réfléchir réellement. Je te le promets, Lula. » Aymeric lui avait fait promettre de rester auprès des siens, et de les protéger. De les aimer, et de vivre. Et pour toujours et à jamais, elle se devait de respecter cette promesse. Elle s'éloigne quelque peu de sa sœur, puis se retourne vers le bassin. D'un mouvement de la main, la glace désormais changée en eau, retourne à sa juste place. Elle sourit, fière de contrôler son élément et de ne pas mettre sa sœur en danger avec ce dernier. Peut-être avait-elle juste besoin d'ouvrir son cœur ? Rien n'était moins sûr. Elle lève sa main lentement, puis fait des mouvements gracieux dans l'air. Elle se concentre, tente de retracer chaque détail dans sa mémoire. Elle tente de faire les tours, les fenêtres et les portes. Elle essaie de respecter chacun de ses détails. Elle s'arrête, l'eau en suspend dans les airs, puis fait un mouvement rapide. L'eau se change à nouveau en glace, et la sculpture apparaît alors. Le palais d'Azurite. « Il était magnifique n'est-ce pas? » Elle caresse du bout des doigts, le palais dans lequel elle a grandit. « Je me demande à quoi il ressemblait avant la Grande Guerre. Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait notre nation avant tout ces feux ardents et dévoreurs, avant toute cette peine et cette haine. J'aimerai rebâtir ce monde, j'aimerai le faire renaître de ses cendres. J'aimerai pouvoir vous offrir le bonheur, le vrai. Un jour. » Ce n'est pas une hypothèse, elle le fera. Elle n'a pas le choix. « Tu dis être prête à assumer tes responsabilités, et à les gérer. Tu ne cesses de vouloir me prouver que tu es capable de t'en sortir, que tes entraînements acharnés ont payés. Tu veux que je te laisse grandir. » Diana laisse le silence s'emparer de la pièce. Seul le bruit de leurs respirations fait écho. « Notre palais est maintenant gardé par des disciples des Oshun. Il a été liquidé, et pas une seule âme n'y réside sauf ces mercenaires. J'ai besoin de récupérer quelque chose là-bas, quelque chose qui appartenait à notre frère. Je n'ai pas encore tout les détails du plan que je compte mener pour y arriver, et pour pouvoir mener à bien cette mission. » D'un mouvement de la main, elle anéanti le palais, et l'eau reprend sa forme initiale. « Tu veux que je te laisse voler de tes propres ailes, mais j'ai besoin que tu me montres de quoi tu es capable. Surtout si je compte pénétrer un jour notre ancien palais et que j'aurai inéluctablement besoin de toi. C'est pour cette raison que nous allons partir en mission aujourd'hui toi et moi, afin que tu puisses faire tes preuves. » Elle se tourne enfin vers sa sœur, laissée en retrait. Elle lui fait un sourire sincère. « Va te préparer, nous partons dans quelques minutes. Je vais prévenir père de notre départ. » Elle regarde sa sœur, puis sourit de nouveau. Elle espérait réellement, qu'elle arriverait à lui prouver qu'elle n'avait pas besoin de la surprotéger comme elle le faisait. Et elle priait les dieux et les éléments, que leur mission se passerait correctement.

(…)

« Je veillerai à ce qu'il ne lui arrive rien. » Son père lui sourit, puis lui permet de disposer. Elle quitte la pièce puis se dirige vers l'endroit où elle a créé ce qui s'apparente le plus à une chambre. Elle attrape un ruban noir et attache, à l'aide de celui-ci, ses cheveux en une queue de cheval. Elle enfile ensuite une tenue légère mais parfaite pour la mission qu'elles vont entreprendre. Ses chaussures, spartiates montantes, et une petite gourde remplie d'eau. Elle regarde cette dernière et plisse les lèvres. Il va falloir qu'elle en trouve une bien plus grosse, si elle veut pouvoir se défendre correctement. Elle espérait malgré tout qu'elle suffisse. De plus, si Diana risquait de perdre le contrôle de ses émotions, elle savait que le liquide qui nageait dans cette gourde ne serait pas compliqué à contrôler. Elle ne pourrait pas se mettre ou mettre sa sœur en danger avec cette dernière. Elle prend un sac, dans lequel elle met quelques vivres et quelques cartes ainsi que plusieurs autres ustensiles. Elle rajoute aussi un manteau, fait de fourrure. Elle enfile le sac sur ses épaules et sort. Elle retrouve Lula à l'entrée des catacombes. « Nous avons reçu des informations comme quoi des maîtres de l'eau dans nos terres chercheraient à rejoindre la résistance. Ils ont cependant besoin de notre aide, pour leur permettre de voyager sans encombres. Nous allons donc les rejoindre toi et moi, et nous en occuper.  » Ce n'était pas leur rôle de base, mais Diana voulait voir comment sa sœur se débrouillait, et l'idée de faire cette mission à deux lui paraissait être le parfait entraînement. Ce serait dangereux, sans trop l'être non plus. Lula devrait lui montrer comment elle se cachait dans le décors et arrivait à passer sous les radars, et si elles se retrouvaient confrontés à des membres de la nation du feu, elle pourrait observer sa sœur gérer ces situations qui arriveraient bien trop souvent. Tout en étant là pour la défendre. Leurs adiutors arrivent ensemble, et Diana salue celui de sa sœur. La lune était bien haute dans le ciel. « Si tout se passe sans encombres, nous serons rentrés trois jours avant le festival de l'été. » Ils rentraient tous au bercail. Si cette idée aurait dû l'enchanter, Diana appréhendait son retour sur les terres de sa nation. Parce que la dernière fois qu'elle y avait mit les pieds, Aymeric était mort. Elle tente de chasser cette idée de sa tête, et prend le chemin vers le début de leur nouvelle aventure. Ils allaient rencontrer un résistant installé dans la capitale, qui allait le permettre de voyager en sécurité et sous les radars. L'épopée s'annonçait longue, mais c'était pour la bonne cause. Elle jette un dernier regard derrière elle, puis s'enfonce dans la nuit noire, sous les lumineuses constellations des cieux.
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MessageSujet: Re: as we were before (diala) Lun 19 Juin - 14:20




OSANOS
✵✵✵
as we were before


Ses dernières paroles raisonnent. Le silence s’installe. Son cœur bat vite, trop vite. La princesse se sent étrangement bien, comme si on lui avait retiré un énorme poids de la poitrine. Son corps est crispé. Aucun mot ne sort de sa bouche. Elle attend la réaction de Diana. Cette dernière évite son regard, mais en vain. Comme des aimants, leurs yeux se rencontrent à nouveau. Sa sœur l’implore de sécher ses larmes, mais elle ne peut pas. Lula ne pleure pas, du moins pas souvent. L’idée qu’on la voit pleurer, qu’on la voit vulnérable la révolte. Mais il s’agit de Diana, sa sœur, la personne a qui elle peut tout dire sans avoir honte. Avant que Lula ne puisse réagir, elle sent les bras de sa sœur l’entourer. Elle soupire de soulagement, puis l’encercle de ses bras également. Diana était peut être toujours là finalement, sa carapace de glace avait fini par se briser, par fondre grâce à ses chaudes paroles. Les caresses qu’exercent les mains de sa sœur dans ses cheveux la réconforte, lui donne du baume au coeur. D’un mouvement synchrone, leurs visages s’écartent pour finir à quelques centimètres l’un de l’autre. Un sourire se dessine sur ses lèvres lorsque sa sœur s’excuse et lui donne raison. Un sourire sincère et non un sourire moqueur, comme elle a l’habitude d’afficher. Sa sœur est mal à l’aise, elle le sait. Elle aussi à vrai dire, mais elle n’en a que faire. Ce moment est si fort que toutes ses histoires politiques, que la résistance, semblent bien loin. « Merci d’essayer, Diana. » Que pouvait-elle dire d’autres ? Le fait que sa sœur prenne en compte ses dires, et qu’elle y réfléchisse était une bonne chose. C’était l’une des meilleures issues possibles pour cette conversation. Avant d’arriver ici, avant de déballer ce qu’elle avait sur le cœur, Lula avait la peur au ventre. Tout aurait pu finir par exploser, des cris auraient pus se faire entendre, et des mots qu’elle aurait regretté avoir dit auraient finis par sortir. Elle aurait également pu perdre le contrôle, l’eau aurait pus faire des ravages. Mais non. Elles avaient réussis à ne pas tout gâcher. Lula en tirait une certaine fierté. Ses yeux se posèrent sur la main de sa sœur, qui tentait de remettre l’eau qui s’écouler à leurs pieds dans son bassin d’origine. Un geste simple, qu’on apprend très rapidement à l’académie. Diana ne peut pas s’empêcher d’être fier de sa réussite. En temps normal, Lula aurait lancer une réplique du genre « C’est un mouvement basique, pas la peine d'être aussi fière ma chère. » Mais elle ne se tait. Elle sait que depuis la mort d’Aymeric, Diana a vraiment du mal à contrôler son l’eau, tout comme ses émotions. Elle se tait et se poste à côté de son ainée, face au bassin où l’eau se frémit. Les simples frémissements se transforment en sculpture. Le palais d’Azurite. Elle ne peut pas s’empêcher de ressentir un pincement au cœur en le voyant. « Il l’était oui. » Il fallait se rendre à l’évidence. Le palais n’était plus ce qu’il était, la grande guerre l’avait meurtrit. Et à présent, avec la présence des mercenaires, il l’était d’autant plus. « Avant tout ce sang versé, il devait être encore plus beau. On y arrivera Diana, on arrivera à reconstruire ce monde auquel on tient tant. On retrouvera le bonheur, je te le promets. » Tout cela paraissait bien loin. Le bonheur, une famille, ce palais. La paix avait peut être été signée, mais la guerre faisait toujours rage. Les coups bas, les mensonges, les coups dans le dos. Tout ça, ce n’était pas terminé. Lula fixe le palais, leur magnifique palais. D’un geste, tout s’écroule et le palais redevient poussière. Son regard se pose à nouveau sur sa sœur, qui fixe l’eau. Surprise des mots que cette dernière vient de prononcer, elle ne sait que dire. Enfin. Enfin sa sœur allait lui confier une tâche importante. L’envie de faire ses preuves était présente en elle depuis des lustres. Le moment tant attendu était enfin arrivé. « Je ne te décevrais pas. » Pour la première fois, Diana lui rend son sourire. Un sentiment de joie, mêlé à de l’appréhension s’installe en elle. Le désir de ne pas décevoir sa sœur est présent, mais on ne sait pas ce qu’il peut se passer. Et si, d’une manière ou d’une autre, elle faisait quelques choses de mal ? En temps de guerre, les imprévus sont à prévoir.

(…)

Se préparer pour mission, elle l’avait déjà fait. Cependant, ce n’était jamais une mission officielle. Il lui arrivait de quitter le quartier général pour aller repérer des lieux ou faire pleins d’autres choses qui mettraientt surement Diana dans une colère noire si elle l’apprenait. Essayant de lutter contre le stress, respirant profondément, elle aspergeait d’eau son visage. Comme à son habitude, elle tressait ses cheveux. Son choix se porta sur des vêtements confortables, mettant une couverture dans son sac, son manteau le plus chaud, ainsi qu’une gourde remplie d’eau. Lula porte un dernier regard sur son miroir. Elle regarde son allure, elle regarde celle qu’elle est devenue. Ses traits sont tirés, des cicatrices minimes figurent sur son visage. La résistance l’a changé. Elle n’est plus cette petite fille perdue, qui veut paraître égoïste et prétentieuse. C’est un soldat. Et rien ne pourra l’empêcher d’atteindre son but. D’un pas rapide, elle retrouve Diana à l’entrée des catacombes qui lui fait part de leur mission. « Bien. Ne perdons pas de temps dans ce cas. » Diana lui emboite le pas, déterminée à finir cette mission au plus vite et sans encombre. Leurs aduitors les suivent à la trace, prêts à tout pour les protéger. Lula adresse un signe de la tête, accompagné d’un sourire a celui de Diana. Trois jours. Il ne s’agissait que de trois petits jours. Il n’y avait aucune raison que cette mission se passe mal. Malgré cela, l’idée de rencontrer des maitres du feu, ou simplement des partisans de la couronne, ne lui faisait pas peur. Elle savait qu'avec sa gourde, elle pouvait se débrouiller. Elle s’arrête et interpelle sa sœur. « Diana... je voulais te dire merci. Merci de croire en moi. » Ses mots sont sincères, profonds. Puis, elle reprend la marche à côté de sa sœur. Le cœur moins lourd. Peut-être était-ce le début d’une nouvelle complicité qui s’installait ?  Ne voulant pas paraître trop emballait par la situation, trop immature, Lula se maitrisait. Il fallait qu’elle rebâtisse le mur qu’elle avait gardé pendant tant d’années pour ne pas se laisser affaiblir, pour ne pas que l'ennemi trouve ses faiblesses. Et puis, elle estimait avoir eu sa part d’émotions pour la journée.C’est donc le regard fermé, sombre, avec une lueur d’espoir qu’elle s’enfonçait dans la nuit noir  au côté de son aîné, qui lui avait enfin rendu un morceau de sa liberté.

RP TERMINÉ.
.
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