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all i have is your fire (levillany)

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MessageSujet: all i have is your fire (levillany) Dim 11 Juin - 19:07

You have forsaken all the love you've taken, sleepin' on a razor there's nowhere left to fall

Le château s’effaçait derrière elle. Un capuchon recouvrait ses boucles rousses et son visage rond, alors que Callany quittait discrètement la forteresse. Voilà quelques jours qu’elle avait rejoint la Ligue, qu’elle avait tout abandonné pour suivre cet idéal, mais voilà qu’une simple conversation remettait tout en doute. Elle n’avait pas encore quitté les lieux, et ne désirait pas le faire. Elle était fidèle à la Ligue, et au poste qu’on lui avait attribué. Mais ce soir, elle devait sortir. Elle devait le retrouver, lui avouer ce qu’elle venait d’apprendre. Irwin, ce nom qui n’était que synonyme d’amitié, lui rappelait désormais des souvenirs. Un visage flou, celui d’un homme, encore dans sa pleine jeunesse. Elle entend des rires aussi, et les flammes qui dévorent tout. Irwin, ce n’est pas seulement le nom de ses amis, c’est aussi le sien. Elle s’enfonçait dans la nuit, le cœur battant et les mains déjà moites. Elle réfléchit déjà à la façon de lui avouer leur faute, alors qu’elle était partie si vite. Il y a une semaine, Levi lui avouait ce qui pesait sur son cœur : il l’aimait, et elle est partie. Elle n’avait rien dit, juste attrapé ses affaires et tourné le dos. Toute sa vie, elle n’avait eu qu’une peur, qu’un regret : qu’on l’abandonne. Mais cette fois, c’était elle qui avait fui, qui avait abandonné l’autre. Elle était celle dont elle avait peur. Son cœur, pourtant, battait pour lui, et ce depuis toujours. Peut-être était-ce parce qu’il était le frère qu’elle avait autrefois perdu ? Ou alors, un amour sincère dès le premier regard. Callany ne savait plus, la tête retournée par cette nouvelle révélation. Tout son monde prenait une perspective différente. Secouée, remuée, elle ne pouvait garder tout ces sentiments pour elle. Alors qu’elle traçait son bout de chemin jusqu’à la ville, elle se répétait sans cesse les paroles qu’elle lui adressera : je t’aime, Levi, je t’aime ; mais je viens d’apprendre une nouvelle capitale, l’identité de ma famille biologique - je suis ta sœur, Levi. Au loin, elle pouvait voir les lumières citadines resplendirent dans les ténèbres de la nuit. Launondie ne dormait jamais. Une chance pour elle, qui se fraya facilement un chemin dans les ruelles encore occupées par les couche-tard, les fêtards, ivrognes, ou proies d’une nuit. Ses pas connaissaient le chemin, son regard la vue à trouver. La demeure était simple, mais déjà plus élaborée que celles du petit peuple. Une maison d’un riche, sans que celui-ci appartiennent à la noblesse. Bourgeoisie de la capitale, chien à la botte de la royauté. Si elle pouvait, Callany lui cracherait dessus. Mais ce soir, elle n’avait pas le temps. Des choses plus importantes l’attendaient et, surtout, elle ne devait pas se faire remarquer. Sa maitresse étant en fuite, se faire attraper, torturer voire même tuer ne semblait pas une si bonne idée. Retirant le capuchon de sa tête, Callany rentra dans la cour arrière, celle réservée aux domestiques et bas visiteurs. Doucement, elle toqua à la porte de l’entrée des domestiques, et attendit, plus ou moins patiemment, qu’on vienne lui ouvrir. Je t’aime, Levi, je t’aime ; mais je viens d’apprendre une nouvelle capitale, l’identité de ma famille biologique - je suis ta sœur, Levi. continuait-elle de se répéter afin de ne pas oublier ses aveux. On la fait entrer, certains la connaissaient déjà. Ce n’était pas la première fois qu’elle rendait visite à Levi, parfois seule, parfois accompagnait de Nepthys - leur sœur. Maintenant qu’elle y repensait, tout prenait sens. Elle ressemblait tant à la jeune Irwin, avec leurs boucles et leurs chevelures auburn - et leur goût commun pour le danger. « Je viens voir Levi. » prononça-t-elle à l’encontre d’un domestique, qui s’effaça aussitôt pour aller chercher l’adiutor du maître de maison. On la fit patienter durant plusieurs minutes dans le petit salon des laquais. Levi devait sûrement dormir à cette heure-ci. La chevelure ébouriffée témoignait de cette hypothèse, tout comme son regard encore endormi. Elle se leva à la vue de son ami, amant, frère. Je t’aime, Levi, je t’aime ; mais je viens d’apprendre une nouvelle capitale, l’identité de ma famille biologique - je suis ta sœur, Levi. Elle ne savait pas encore comment il allait réagir face à elle, face à celle qui l’avait abandonné alors qu’il lui confessait ses sentiments. « Bonsoir, Levi. Excuse-moi de te réveiller si tard. » Sa voix était faible, elle osait à peine le regarder. Oserait-elle lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, ce mantra qu’elle ne cessait de se répéter depuis le début de la soirée ? Elle aurait aimé penser que oui, elle était assez courageuse pour faire cela. Mais devant sa silhouette, elle perdit toute conviction : comment lui avouer l’impensable ? Comment renoncer aux sentiments qu’elle éprouvait pour lui, simplement parce qu’ils partageaient un même sang ? Il n’avait été son frère que lors de ses quatre premières années, elle l’aimait depuis bien longtemps. Son choix fut vite fait : les sentiments primaient sur le reste. Alors Callany resta interdite, face à cet ami qui faisait battre son cœur si vite qu’elle pourrait jurer qu’il s’apprêtait à défaillir. Et elle attendit, qu’il parle, qu’il bouge, qu’il réagisse à sa visite.
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‹ STATUT : Veda a aimé, mais Veda est aveuglée par ses propres démons, désormais.
‹ SANG : humain, l'horreur d'un monde régit par le pouvoir des éléments.
‹ METIER : On l'appelle "terroriste" et Veda se fiche pas mal d'être labellisée ainsi. Tout est bon pour en finir avec la suprématie des maîtres. Car que ce soit les Oshun ou une autre famille au pouvoir, ça sera pareil : eux, les humains, ne sont là que pour être des esclaves.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Dim 11 Juin - 22:26

Alexei est allé dormir, alors, Levi y va également. Tant que le maître des lieux n’est pas aller se coucher, son adiutor reste eveillé. C’est une règle instauré par lui-même afin d’être certain de pouvoir veiller en cas de pépin, d’être également certain que son maître n’allait pas quitter sa garde pour se jeter dans la gueule du loup. Après dix ans, il le connait bien trop bien. Le blond se glisse sous les draps de qualité que lui offre Alexei. Il n’est pas son employé, il est autre chose, il est son adiutor, pas son égal non plus mais quelque chose entre les deux. Et pour ça, il loge dans la pièce adjacente à celle du maître du feu, pour pouvoir le rejoindre en cas de besoin. Quand on le réveille quelque heures plus tard, il croit à un danger. Levi attrape le poignet de la personne qui le réveille et le coince de manière à l’empêcher de bouger. Un gémissement de douleur se fait entendre, et il reconnait la voix. « Karl ! Ne me réveille pas comme ça, tu es fou ou quoi ? J’ai cru que tu étais un de ces résistants qui veulent assassiner Alexei. » Karl bougonne quelque chose à propos de son bras, des sang-mêlés et de l’heure tardive, avant de finir par le prénom de Callany. Le coeur de Levi rate un bâttement et le blond sent soudainement sa bouche devenir sèche. Mais Karl n’est pas venu lui annoncer qu’on a retrouver le corps sans vie de la pétillante rousse, non. Il est venu lui dire qu’elle était là, dans le salon des domestiques, occupée à l’attendre. Pourquoi à cette heure ? Levi s’en fiche. Il hésite, mais aux yeux d’un humain sa réflexion est très rapide. En quelques millièmes de secondes, il a peser le pour et le contre et il a décidé d’aller voir celle qui est partie avec son coeur. Peut être qu’elle va enfin le lui rendre, peut être qu’elle est venue lui dire ce qu’elle aurait du lui dire avant de le quitter comme ça sans un mot. Je ne t’aime pas, Levi. Oublie moi, oublie notre amitié, oublie tout ce qui nous lie car je ne t’aime pas. L’appréhension a le poid du plomb dans son estomac, et même si il est encore un peu endormi, son incroyable cerveau se met en marche plus rapidement que ses jambes, et il imagine un millier de scénario. Dans aucun de ceux-ci, il n’imagine embrasser la princesse à la fin. Il sait que le jeu est terminé, qu’il a perdu. Il ne veut qu’une réponse claire, désormais, afin de clore ce chapitre de sa vie.

Levi arrive dans le petit salon, avant de descendre, il a enfilé une chemise ample par dessus le pantalon en cotton fin qu’il porte pour dormir. Ses pieds sont nus. Tout indique qu’il vient d’être réveillé, d’ailleurs ses yeux doivent s’accoutumer à la lumière qui règne dans la pièce. Levi croise un bras sur son torse, tandis que son autre main glisse sur son visage, pour tenter de se réveiller. « Que veux-tu, Callany ? » Plus de surnom ici, elle l’a blesser au plus haut point, dans sa fierté mais aussi au plus profond de son coeur. Et il veut qu’elle le sache, lui le non violent, lui le pacifiste, au fond il aimerait qu’elle ait aussi mal que lui. Juste une petite seconde, qu’elle sache.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Lun 12 Juin - 15:31

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Dès qu’il apparut dans le petit salon, elle se leva du fauteuil dans lequel elle s’était assise. Elle avait marmonné quelques excuses, alors que son regard lui échappait. C’était la première fois qu’elle le revoyait depuis qu’elle avait appris ses sentiments, depuis qu’elle savait pour leur lien fraternel. Les mots s’échouaient sur ses lèvres, aucun son n’atteignait les oreilles de l’homme. Toute forme de courage que Callany avait ramassé en chemin s’envola aussitôt qu’il lui adressa la parole. « Que veux-tu, Callany ? » Finalement, elle l’observa, lui et sa chemise mal boutonnée, ses yeux rêveurs, sa chevelure de blé. Callany lança un regard à l’esclave qui lui avait tenu compagnie durant son attente, et celui-ci disparut aussitôt, comprenant la demande que transmettaient ces pupilles bleues. Elle fit un pas vers lui, hésitante. Elle ne savait plus ce qu’elle voulait, elle avait oublié ce qu’elle venait lui dire. Peu à peu, les paroles de celle qui fut sa mère s’effacèrent de son esprit. Bientôt, elle oubliera même qu’il est son frère, que leurs parents sont les mêmes. A quoi bon lui avouer cela ? Son monde s’effriterait à son tour, et Callany souhaitait épargner la douleur de cette révélation à Levi. Du moins, ce fut l’excuse qu’elle trouva pour justifier son égoïsme. Il l’aimait, elle aussi, et ne voulait pas d’une telle révélation qui se mettrait en travers de leur chemin. « Je suis venue te voir. » articula-t-elle de sa petite voix. Elle sentait sa gorge nouée, elle sentait ses genoux défaillir. Elle sentait la faiblesse s’emparer d’elle. Mais elle n’était pas faible, Callany. Elle était cette féroce mêlée, cette terrible femme aux mains de feu. Elle était celle qui avait survécu au massacre de sa famille - même si elle savait désormais qu’une partie de cette dite famille était encore en vie - aux coups et à l’ivresse de son père. Elle s’était endurcie au fil de sa vie, elle avait dépassé nombres d’épreuves et renversé les obstacles qui osaient se mettre en travers de son chemin. Elle allait vaincre celles qui l’attaquaient de nouveau, elle allait combattre cette faiblesse et gagner. « Je suis venue m’excuser, L. Je suis partie comme une voleuse la semaine dernière, et je n’aurai pas dû. » Elle fit un pas de plus vers lui, ses grands yeux planter dans les siens. Si elle tendait le bras, elle pourrait le toucher. Le prendre dans ses bras, la supplier de l’excuser. Elle pourrait l’embrasser, faire courir dans ses cheveux clairs ses doigts tout en lui confessant au creux de l’oreille ses passions à son égard. Mais elle ne fit rien de tout cela, si ce n’est de le regarder encore et encore, sans jamais se lasser de la vision qu’il lui offrait. Maintenant qu’elle savait, elle voyait effectivement quelques ressemblances entre eux deux. Le nez, et les joues. La couleur de la peau, l’éclat dans leur regard. « Pardonne-moi, L. » souffla-t-elle entre ses lippes, sa main replaçant une de ses mèches blondes, l’autre s’agrippant à son bras. « Pardonne-moi. » Sa voix n’était plus qu’un souffle et, pourtant, on pouvait sentir en elle toute la conviction qu’y plaçait la jeune rousse. Les nuits qui avaient suivies son départ, alors qu’elle s’acclimatait à ses quartiers dans la forteresse de pierre, avaient été hantées par le visage attristé de Levi. A fixer le plafond, seule sous ses draps, elle revivait sa dernière visite, leur dernière dispute. Et elle l’entendait, dans le silence du château, hurlait qu’il l’aimait. Et son cœur se rongeait au souvenir de ses talons tournés dans la mauvaise direction. Peut-être aurait-elle dû rester auprès des Karstark, auprès de Nepthys et Leonora, mais surtout, auprès de Levi. Mais le cœur de la rousse était habité par autre chose que ses sentiments pour le blond, et son envie de se battre était plus forte. Mais elle pouvait avoir les deux - l’amour et la guerre - elle y croyait encore. Tout était possible, tout lui semblait à portée de mains. Et demain, les Oshun et leurs fidèles clébards tomberaient. Et, le jour suivant, elle épouserait Levi et l’aimerait pour toujours. Son regard océan quitta le visage fermé de son ami et glissa le long de son torse, atterrissant sur sa main, toujours fermement agrippée au bras de l’homme. Elle ne voulait plus le lâcher.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Lun 12 Juin - 17:04

Callany lance un regard à l’esclave qui a réveillé Levi. Le blond le regarde quitter la pièce après un moment d’hésitation. Que peut-il faire, de toute manière, entre deux adiutors ? Et puis il a surement sentit la tension qui émane des deux mêlés. Levi peut la sentir, en tout cas. Il tente de conserver sa fierté, un semblant de dignité mais Callany est sa plus grande faiblesse. Plus grande encore que Nepthys et son grand regard pétillant et innocent. Voilà les deux femmes qui le meneront à sa parte, l’une partage son sang, et l’autre son coeur. Levi ravale sa salive quand Callany lui avoue qu’elle est venue le voir. Il ne bouge pas, si ce n’est qu’il croise ses deux bras sur la poitrine, cette fois, au lieu d’un seul. Le blond se referme totalement, c’est une manière de se protéger. Il ne pensait pas que leur relation aboutirait à ça, à vrai dire. En lui balançant ces mots, il pensait sincèrement qu’elle allait rester. Il avait cru avoir senti qu’elle partageait ses sentiments. Lui, qui sait si bien lire les émotions des autres, s’était complètement planté. Pourtant, là, elle avait cette expression qui semblait vouloir tout dire. Elle semblait vouloir revenir en arrière et effacer ce qu’elle avait provoqué comme blessure dans son coeur. Levi ne pouvait pas la laisser faire, mais il ne bougea pas quand elle s’approcha. Levi lâcha un soupire presque amusé, un peu méprisant. Pourtant son regard ne pouvait pas distiller de haine, pas envers elle. Putain. Il avait envie de hurler sa frustration, mais ça réveillerait Alexei et il chasserait cette inconnue de sa maison. Non, plutôt se taire. Elle demande son pardon, l’implora presque alors qu’elle s’approchait encore, cette fois pour le toucher, pour replacer une mèche de cheveux, pour s’aggriper à son bras.

Où était donc passé Callany la terrible ? Il n’en savait rien, et à la manière dont elle s’aggripait à son bras, il sentait sa volonté défaillir de secondes en secondes. La jolie rousse demande son pardon, encore, elle le regarde, avec une expression de femme perdue et qui n’attend qu’une chose : qu’il parle. Qu’il accorde ce pardon tant désiré. Le peut-il ? Elle l’a quitté, sans un mot. Elle s’est retourné, n’a pas daigné accorder de l’importance à ses sentiments et l’a laissé seul. Il voulait reculer, et le fit d’ailleurs. Une expression de pure douleur défigura ses traits gracieux un instant, avant qu’il ne secoue la tête et pose son regard sur une flamme d’une des bougies qui illuminait la petite pièce. Levi inspire profondément. « C’est tout ? » Je t’aime, Calla.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Lun 12 Juin - 18:21

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Elle s’accrochait à lui comme une noyée à une bouée de sauvetage. Peut-être était-ce ce qu’elle était, une noyée ? Noyée, engloutie, sous les flots de la vie, sous ses sentiments, sous les mœurs contraires. Et lui, il était la bouée de sauvetage. Le calme dans la tempête, le refuge loin de la mort. Il était le pilier qui soutenait son monde, celui qui empêchait le ciel de s’effondrer. Alors lorsqu’il se retira loin d’elle, elle n’en fut que blessée. La bouée se retirait de ses doigts, et Callany replongea dans l’eau froide et tumultueuse. Les ténèbres de son être l’attendaient : elle devait désormais faire face aux conséquences de ses actes.
Levi n’avait jamais été du genre bavard. Mais en cette soirée-là, son mutisme était différent. L’homme était fermé, distant, et fuyait tout contact avec la jeune femme. Sa façade hermétique la blessait - comme elle avait pu le blesser en partant. Sa voix aussi était dure, impersonnelle. Où était passé l’ami d’autrefois, le blond aux sourires de soleil ? Il était parti ramasser les morceaux de son cœur qu’elle avait semé dans son sillage. « C’est tout ? » Non. Non, c’était pas tout. Elle avait encore tant de choses à lui dire. Des paroles qu’elle n’osait prononcer. Des idées qu’elle n’osait formuler. Leur lien de parenté, son amour. Elle baissa le regard, elle se sentait honteuse, coupable. Affreuse. Les sentiments noirs assaillaient son cœur alors qu’il détournait le regard. « Non, c’est pas tout. Y’a quelque chose que je dois te dire. » Elle releva la tête, ses boucles rousses volant autour de son visage de porcelaine. Ses mains devenaient moites, son cœur palpitait jusque dans ses oreilles. Elle sentait même ses joues rosir sous l’émotion. Mais elle lui faisait face, et elle ne pouvait plus reculer. « Quelque chose que j’aurai dû te dire depuis longtemps. Mais j’ai pas su faire. » Elle n’essayait plus d’avancer vers lui, ni de capter son regard. Elle était sous les flots et avaient abandonné l’idée de poursuivre la bouée. A la place, elle poussait sur ses jambes et cherchait à atteindre - seule - la surface. Deux de ses doigts attrapèrent une mèche et la replacèrent derrière son oreille, dégageant la vue de la demoiselle. Elle avait fait le même geste quelques instants plus tôt, avec les cheveux de Levi. Il n’avait pas réagi. Elle le faisait désormais avec elle, il ne réagissait pas plus. « Si je suis partie, c’est pour me battre. Comprends-le. » Sa voix résonnait contre les murs du salon. Forte et posée, on sentait la détermination de Callany dans chacun des mots que sa voix exprimait. « Le monde doit changer, L, et je veux faire parti de ceux qui bâtiront la société de demain. » Son regard céleste s’était posé sur lui, mais ne cherchait pas pour autant à croiser les vertes prairies de ses pupilles. Elle devait débiter ses mots avant de se débiner. « J’ai rejoint la Ligue, j’ai désormais ma place avec eux. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. » Son cœur brûlait d’un désir de changement. La guerre, elle la voulait. Parce que, la guerre, ça changerait le merdier dans lequel ils vivaient actuellement. Qu’importe les pertes qu’ils auront à essuyer. « Mais là-bas, j’me sens seule. Et, chaque nuit, je repense à ce que tu m’as dit. » Cette fois, elle fit un pas vers lui. Il ne la regardait toujours pas, mais elle s’en moquait. « Tes mots résonnent en moi et chasse le sommeil dont j’ai besoin pour assurer mon poste le lendemain. » Un nouveau pas vers lui fut effectué. « Parce que je t’ai blessé, j’en suis consciente. Parce que je t’ai abandonné salement. » Elle était désormais à sa hauteur et sa main attrapa le visage du garçon, le forçant à poser le regard sur elle. « Et parce que je t’aime, et que j’ai pas eu le courage de te le dire. » Elle planta ses prunelles océan dans celles bouteille de Levi. Elle se rendit alors compte des joues humides noyées sous les larmes salées. Mais elle ne se noie plus, elle a rejoint la surface et ses poumons embrassent l’air vital. Tout comme ses lèvres embrassent celles de Levi.
C’était d’abord doux. Comme une fleur qui venait d’éclore. Et les mains de Callany relâchèrent le visage de Levi afin de grimper dans sa chevelure. Elle attira son visage à elle, intensifiant leur baiser. Il était l’air qu’elle recherchait, dont elle avait besoin. Il était sa bouée de sauvetage, sa raison de survivre. C’est lui qui rythmait son palpitant, lui qui occupait chacune de ses pensées. Lui qu’elle avait blessé, lui qu’elle aimait tant. Ce n’est pas leur premier baiser, mais celui-ci a le goût du renouveau. Adieu la honte, et la culpabilité. Callany, à cet instant, n’était qu’amour, et envie, et bonheur. Elle ne voulait plus le quitter, ni lâcher ses lèvres. Au diable les vilaines histoires racontées par Acanthe.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Mar 13 Juin - 13:15

Son visage était un livre ouvert, et Levi ne voulait pas être témoin de ses émotions. Il ne voulait pas les voir se refleter dans les prunelles trop expressives de la rousse. Parce que ces émotions, il les ressentait aussi. Un mélange d’anxiété, de malaise, et d’un profond besoin de l’autre. Levi avait une boule qui se formait dans sa gorge, qui l’empêchait presque de respirer. Il sentait cette boule descendre dans son estomac, gonfler, prendre toute la place et Callany se décida enfin à parler. « Non, c’est pas tout. Y’a quelque chose que je dois te dire. » Levi daigne glisser son regard sur elle, mais c’est trop dur. Il sent sa volonté fondre comme neige au soleil, comme si elle agissait de son pouvoir sur lui pour réchauffer son cœur meurtri. Il ne peut pas l’accepter, pas aussi facilement, et détourne à nouveau le regard, pour se brûler les yeux sur la flamme vacillante de la bougie derrière Callany. « Quelque chose que j’aurai dû te dire depuis longtemps. Mais j’ai pas su faire. » Il a envie de fermer les yeux. Est-ce vraiment ce qu’il veut ? Qu’elle lui dise ce qu’elle ressent ? Que ce soit positif ou non, il sait qu’elle ne changera pas d’avis par rapport à la Ligue. D’ailleurs il a considéré à rejoindre l’organisation, il a déjà un pied dedans, il attend plus d’informations et si il fait ça c’est que pour elle. Alors quoi, si elle lui dit qu’elle ne l’aime pas, pourra-t-il encore reculer ? « Si je suis partie, c’est pour me battre. Comprends-le. » Levi soupire. Il le sait, mais il ne le comprend pas, non. Peut-être parce qu’il s’entend bien avec son maître. Peut-être parce qu’il vit dans cette maison, protégé des malheurs infligés aux autres mêlés. Peut-être parce qu’Alexei tient trop à sa propre vie que pour risquer celle de son adiutor dans ces combats illégaux qui se déroulent sous leurs pieds. Peut-être, oui. La déterminationd dans la voix de Callany ne le convaint pas, il ne changera pas d’avis : la violence ne résout rien, elle ne provoque que des morts et des orphelins. Des orphelins, comme lui, privé d’un père qu’il admirait trop. « Le monde doit changer, L, et je veux faire parti de ceux qui bâtiront la société de demain. » Il a presque envie de rire, mais ça lui fait trop mal. Son regard glisse encore sur elle, sur sa silhouette d’apparence frêle, sur son visage farouche et son expression toujours aussi claire à lire. Non, il ne veut pas qu’elle lui dise qu’elle ne l’aime pas, ça fait déjà assez mal. Il a presque envie de partir, de ne pas la laisser finir, mais quelque chose l’en empêche et il sait exactement ce que c’est : l’espoir qu’elle ressente la même chose que lui. Parce que tant que des mots ne sont pas posés, il ne peut pas être certains qu’elle ne ressent rien. Et ce regard, bon sang. Levi lève les yeux au plafond, puis les pose quelque part au dessus de l’épaule de Callany pour éviter ses yeux trop expressifs. « J’ai rejoint la Ligue, j’ai désormais ma place avec eux. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. » Levi soupire, il s’impatiente. Il a compris ça, mais le taciturne qu’il est se tait, encore et toujours. C’est elle qui cause, dans leur relation, il a toujours eu cette oreille attentive, ces sourires qu’il lui balançait pour signifier un accord, ou au contraire ses sourcils qui se fronçait pour signifier un désaccord. Les mots, il les utilise quand il ne sait pas faire autrement. Sinon, il se tait et il observe. Et il écoute. « Tes mots résonnent en moi et chasse le sommeil dont j’ai besoin pour assurer mon poste le lendemain. Parce que je t’ai blessé, j’en suis consciente. Parce que je t’ai abandonné salement. » La rousse s’était approchée, il l’avait vu faire mais il n’avait pas reculer parce qu’il voulait savoir. Il mourrait de le savoir, c’était un besoin aussi vital que celui de respirer. Il plante son regard dans le sien quand elle lui pris le menton pour le forcer à la regarder. Vas-y, pensait-il. Vas-y, dit le. « Et parce que je t’aime, et que j’ai pas eu le courage de te le dire. » Elle se hissa à sa hauteur pour capturer ses lèvres, et ce fut soudain de trop. Levi ne sut comment réagir, mais à la seconde où les lèvres de Callany se trouvèrent sur les siennes, le blond enroula ses bras autour de son corps pour l’empêcher de le quitter encore une fois. Il la serrait peut-être un peu trop fort, trop effrayé qu’elle le quitte encore une fois, mais il s’en fichait. Son cœur se remettait à battre la chamade, comme si il devait rattraper ces quelques jours à vivre sans elle, sans son sourire, à vivre en pensait qu’elle ne l’aimait pas et qu’elle ne l’aimerait jamais. C’était comme sortir de l’obscurité après un enfermement forcé, et mieux encore. Il y avait de l’urgence dans ce baiser, une urgence de poser leur amour sur les lèvres de l’autre, dans la bouche de l’autre. Levi fit un crochet à sa langue, passa ses dents sur sa lèvre sans y prêter attention tant il était pressé. Et puis il fit un pas, pour coller un peu plus leurs corps ensemble. Il sentait la chaleur que dégageait Callany, mais pas celle liée à son pouvoir, non, celle liée à l’incandescence qui les prenaient alors qu’ils semblaient incapables de se détacher. Pour rien au monde il ne la lâcherait, pas maintenant. Mais il fallait respirer, s’arrêter, recomposer le puzzle de son cœur et réparer les blessures faites. Levi détacha ses lèvres de celles de la rousse et garda les yeux fermés, le front posé sur le sien. Il hésita, puis se détacha sans la laisser partir, en la gardant dans ses bras. Leurs visages se trouvaient à quelques centimètres l’un de l’autre. « Et tu vas repartir, c’est ça ? Que se passera-t-il si tu meurs pendant cette guerre ? Si Leonora meurt… ? Callany c’est de la folie, reste ici, s’il te plait. »
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Jeu 15 Juin - 15:57

You have forsaken all the love you've taken, sleepin' on a razor there's nowhere left to fall
Elle avait conquis. Elle s’était jetée dans l’inconnu, et elle avait gagné. Levi, qui lui semblait si fermé l’instant d’avant, l’embrassait désormais à pleine bouche. Leurs corps l’un contre l’autre, elle sentait la pression de l’homme sur elle : de ses bras, il emprisonnait l’oiseau sauvage qu’elle était. Elle qui fuyait toutes sortes de prison voulait bien se laissait prendre par ce vil chasseur, celui-là même qui lui avait déjà volé son cœur. Ses mains lâchèrent son visage rougi pour se plaquer dans son dos, et ainsi appliquer la même pression qu’elle-même sentait derrière elle. Elle non plus, ne voulait pas le lâcher. Leurs lèvres l’une contre l’autre, Callany rêvait d’un monde à ses côtés - sans Ligue, sans maîtres. Juste eux deux et leur amour transcendant. Elle frémit lorsqu’il jouait d’elle, ses dents mordant sa lèvre rosie. Mais elle en voulait plus - alors elle partit chercher de quoi satisfaire son désir. Sa langue sortit de sa cachette et salua sa camarade, taquine, l’assénant de coups et la caressant de tout son long. L’air commençait à lui manquer, mais elle n’en avait que faire, il était l’oxygène dont elle avait besoin. La tête lui tournait déjà, même sans l’absence de cette vitale, enivrée par ses sentiments, et le goût de Levi sur ses lèvres. On la sépara de lui, coup porté par son amant, et tenta de la réconforter par l’unification de leurs fronts. Sur ses joues chaudes elle pouvait sentir son souffle saccadé et l’ivresse de plaisir qui s’en dégageait, qui la griser de la tête aux pieds. Mais elle n’en avait pas fini, Callany, elle voulait dès lors repartir à l’assaut – l’embrasser encore, et encore, et encore, jusqu’à que mort s’ensuive. L’éternité passée sur ses lèvres. « Et tu vas repartir, c’est ça ? Que se passera-t-il si tu meurs pendant cette guerre ? Si Leonora meurt… ? Callany c’est de la folie, reste ici, s’il te plait. » Levi la stoppe aussitôt dans son élan, et la rousse le fixe un instant, cherchant à savoir si elle avait bien entendu. Mais c’était bien de l’inquiétude qu’elle voyait dans ces prunelles vertes, un souci qui déchirait son cœur déjà mal en point. La belle ferma les yeux et tourna la tête sur le côté. Elle ne voulait pas entendre ce genre de discours, elle ne voulait pas s’expliquer une nouvelle fois. Elle avait fait son choix, et elle ne reviendrait pas dessus. La Ligue lui offrait ce qu’elle recherchait : un foyer sûr, une chance à un monde meilleur, un espoir de changement, une mère, un père de substitution – tout l’attendait là-bas, à l’exception de Levi. Comment pourrait-elle tourner les talons ce soir ? Elle doutait de sa capacité à l’abandonner de nouveau, maintenant que tout était clair. « Viens avec moi. » chuchota-t-elle soudainement. La solution s’offrait à elle – l’unique solution à ce terrible bordel. « Viens avec moi, L. » répéta-t-elle une nouvelle fois, ses paupières dévoilant ses yeux d’un bleu éclatant. Elle avança la mâchoire, et embrassa du bout des lèvres celle de son amant. Sa bouche se posa dans le creux de son cou, et le baisa indéfiniment. Quelques viens avec moi murmurés venaient briser le rythme de ses embrassades. Elle le voulait avec elle, et ce, pour toujours. La Ligue était sa salvation, et lui une part d’elle-même. Le détenteur de son cœur, la proie de ses lèvres. Son frère aîné. Mais qu’est-ce qui faisait de lui un frère ? Ils n’avaient pas grandis ensemble, il ne pouvait être celui qu’elle appelait frère. Etait-il vraiment son frère, si lui-même ne le savait pas ? Pourrait-elle l’embrasser s’il était vraiment celui qu’on lui avait révélé ? Et pourtant, sa bouche baiser chaque parcelle de son visage. Elle se sentait libre de l’aimer comme elle le souhaitait. Ce que Levi ne savait pas ne pouvait lui faire du mal. Ses mains se baladaient le long de ses bras, chatouillant la peau nue de l’homme fort qui la tenait contre lui. Câlines, elles trouvèrent le chemin jusqu’au col du t-shirt, et tirèrent dessus afin d’agrandir le terrain de jeu des lippes roses de Callany. Celles-ci descendirent dans le cou, lâchant baisers et supplications dans leur chemin. Elles suivirent la ligne du col, embrassant tissu et peau, tout à la fois, encore et encore. Le torse de Levi se dévoilait par le caprice des mains de la demoiselle, et les lèvres ne se firent pas prier pour couvrir cette nouvelle peau de baisers encore plus insistants. Qu’importe le chemin que prendrait Callany demain, elle ne partirait pas ce soir. Pas avant d’avoir dit tout ce qu’elle avait à dire, pas avant de faire tout ce qu’elle avait à faire. « Je t’aime, L. Je ne veux pas te quitter. » C’était des promesses qui se glissaient dans son souffle chaud, des révélations dont le seul témoin n’était autre que la Lune. Ses mains continuèrent leur marche et descendirent plus bas encore, les ongles blancs de Calla traçant le sillage sur le haut de Levi. De nouveaux baisers fleurirent sur la peau dénudée de Levi, alors que les mains coquines débarquaient sous le morceau de tissu encombrant. Sous ses doigts se dessinait le ventre de Levi, et ses muscles taillés, son dos puissant et ses abdos musclés. Un délice pour ses doigts cherchant à satisfaire le désir qui avait pris possession de ce petit bout de femme. Ce soir, elle voulait prouver à Levi que malgré ses allées et venues, malgré son engagement et son rêve de guerre, malgré le monde qui tournait mal, elle l’aimait. Elle l’avait toujours aimé, et enfin elle pouvait le montrer. « Ne nous sépare pas. » Son regard océan noya les vertes prairies de Levi par des vagues de supplications et de détresse à l’écume d’amour et d’espoir. Ses lèvres, derechef, se posèrent chastement sur celles de Levi. Elle y déposa par la même occasion une promesse, au creux de ses lippes : celle de l’aimer pour toujours, qu'importe la tournure de leurs vies.
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MessageSujet: Re: all i have is your fire (levillany) Dim 18 Juin - 11:55

Callany bougea les mains en miroir aux siennes, et les plaça dans le dos mosculé du mêlé. Le blond ne fit aucun geste pour l’en empêcher. Au contraire, c’était exactement ce qu’il voulait, qu’elle vienne poser son amour partout sur lui, de ses mains, de ses lèvres, de son coeur qui s’exprimait contre le sien avec tant de force qu’il ne serait pas étonné d’en sortir essouflé, comme il sortait de ses batailles contre ceux qui attentaient à sa vie et à celle de son maître. Mais Levi devait mettre fin à cet échange, aussi délicieux soit-il. Il devait s’en séparer pour lui faire comprendre que tout n’était pas fini, qu’ils avaient encore des sujets à règler. Mais devaient-ils le faire ce soir, obligatoirement ? Lui-même ne le savait pas, mais il était certain que sa volonté flancherait facilement si elle ne lui laissait pas d’autre choix que de l’aimer ici et maintenant et peut importe comment mais sans mots. Callany ferma les yeux, détourna le visage et il sut qu’il avait insuflé entre eux un doute, une épée de damoclès qui se faisait menaçante au dessus de leur lien à nouveau renforcé. Comme si ce lien pouvait être tranché à tout jamais d’un simple mouvement brusque. « Viens avec moi. » Evidemment, ça devait être la solution idéale dans sa tête à elle. « Viens avec moi, L. » elle continua, la rousse. Elle continua pour le faire flancher, et comme si ça ne suffisait pas, elle s’approcha, l’embrassa chastement comparé à ce qu’ils venaient de faire, et puis glissa ses lèvres sur la peau de son cou. Elle les fit avancer, reculer, fit naître milles et une sensation délicieuse dans le creux de son ventre alors qu’elle n’avait de cesse de poser et retirer ses lèvres de sa peau chaude. Rendue chaude par son contact, d’ailleurs. Comme résister ? Mais Levi était un homme intelligent, bien trop intelligent d’ailleurs, comme le prouvait le bracelet vert à son poignet. C’était de la folie. Alexei avait un métier bien trop risqué et le quitter était signe de suicide. A quoi bon suivre sa belle si il ne pouvait rester avec elle que quelques temps seulement ? Elle avait pris ce pari fou, mais Leonora n’était pas la cible privilégiée des bandits et des assassins de la résistance. Callany commença même à en vouloir plus, à tirer sur la chemise qu’il avait rapidement enfilé, à essayer d’atteindre plus de peau. Elle glissa ses mains chaudes sur sa peau tout aussi chaude, et Levi avait bien du mal à rester impassible. D’ailleurs, il ne l’était pas. Ses mains à lui avaient trouvé le chemin de sa chute de reins, sur laquelle il appuyait sans vraiment se rendre compte, pour l’approcher de lui le plus possible. Ses doigts touchaient enfin la peau diaphane qu’il avait tant voulu goûter, que ce soit avec ses mains ou avec ses lèvres. « Je t’aime, L. Je ne veux pas te quitter. » Levi soupira doucement, alors qu’elle continuait à glisser ses mains sur lui, comme pour le faire craquer. Elle allait y arriver, quand elle reprit la parole. « Ne nous sépare pas. » Et ça, il ne pouvait pas l’accepter. Levi allait répliquer quand il perçu la détresse de son regard, quand elle vint l’embrasser chastement, à nouveau. Il répondit doucement, puis éloigna son visage, maintenant le sien à une distance raisonnable, alors qu’une de ses mains était venue prendre le visage de la poupée en coupe. « Je n’ai jamais voulu nous séparer, Calla. » comment pouvait-elle dire ça ? Il n’était pas certain de ce qu’il voulait, désormais. Il n’aimait pas qu’elle tente de le culpabiliser, mais les mains encore brûlantes de la rouge étaient posées sur sa peau et il avait du mal à avoir des pensées rationnelles. Pour une fois, son incroyable cerveau s’emballait mais pas de la bonne manière. Il envoyait des doses incroyables d’endorphine dans son corps, empêchant ses autres capacités de se mettre en place. Levi voulait tout balayer pour ce soir, parce qu’elle avait allumé en lui un besoin qu’il devait d’abord remplir. « Il est trop tard pour discuter de ça. » Il n’était pas fatigué, non, il trouvait une excuse. Ils en discuteraient, mais plus tard. Levi glissa un bras autour d’elle, et la colla contre lui. Son autre main glissa dans sa nuque, et il repartit à l’assault de sa bouche. Sa langue vint caresser la sienne, la posséder avec délice. Entre deux baiser, il murmura. « Tu es tout ce que je veux maintenant. » Et au diable la ligue, au diable les maîtres, au diable la menace qui pesait sur eux alors qu’ils ne protégeaient pas ceux à qui ils étaient assignés. Ils étaient nés pour vivre, et ils allaient vivre.
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all i have is your fire (levillany)

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