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(brandrei) gold & green

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earth nation
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earth nation
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‹ CRÉDITS : mina d'amr (ava) vae solis (icons) endless love (signa)

‹ AGE : cela fait vingt-six ans qu'elle a vu le jour, lors d'une belle journée d'été
‹ STATUT : fiancée à andrei valaeris
‹ SANG : argent, elle représente l'une des dernières familles nobles de la terre
‹ METIER : elle n'est qu'une simple noble, qui se contente d'être belle et de sourire. mais elle place le plus clair de son temps à aider son prochain, à accomplir un peu plus d'actes de charité chaque jour, et à prier les sept qu'elle vénère tant.
‹ ALLEGEANCE : son sang et sa famille l'oblige à rester fidèle à la couronne, mais sa nature libre et généreuse fait parfois s'égarer son esprit qui rêve d'un monde meilleur pour tous
‹ ADIUTOR : uc / vert
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MessageSujet: (brandrei) gold & green Dim 11 Juin - 18:51

They say every sin will have a thousand eyes to guilty fools with guilty minds, but I must be cruel to be kind deep within my head of stone

Braelyn était assise sur un des fauteuils du salon depuis déjà une bonne vingtaine de minutes quand elle soupira pour la première fois. Ses jambes croisées commençaient à s'ankyloser à force de rester dans la même position, et elle y pianotait avec sa main droite. La jeune maître de la Terre n'était pas du genre à se laisser emporter par l'impatience, mais l'ambiance qui régnait dans la demeure à longueur de temps et l'amertume qui l'inondait depuis qu'elle avait emménagé ici affaiblissaient sa garde. Elle adressait régulièrement des regards au peintre, debout à sa droite, entouré de tout son matériel. Elle espérait qu'il verrait dans ses iris le point auquel elle était désolée, et qu'il ignorerait la colère qui commençait à pouvoir s'y lire. Il y avait des semaines que Balian insistait pour voir ce premier portrait officiel être réalisé, et il était hors de question qu'Andrei donne une raison de plus à Braelyn d'être nerveuse à cause de cette journée. Elle savait qu'il n'était pas des plus à cheval sur les horaires. Mais le manque de ponctualité, elle ne le cautionnait pas énormément, et encore moins quand il venait de lui. Et, très vite, elle ne le supporte plus. Elle demande au peintre de l'excuser quelques instants alors qu'elle se lève. Sa robe ocre, d'un tissu épais et rigide, se remet immédiatement en place. Elle fait claquer ses chaussures sur les dalles des couloirs, la démarche rapide, bien moins souple qu'à l'accoutumée. Elle arrive bientôt à la hauteur de la chambre de son fiancé, et elle n'hésite pas une seconde avant de pousser la porte, presque convaincue de ne pas l'y trouver. Peut-être aurait-elle dû y réfléchir à deux fois. Peut-être aurait-elle dû se souvenir qu'il passait le plus clair de son temps dans sa chambre, parfois seul, mais le plus souvent en charmante compagnie. Toujours est-il qu'elle se décide immédiatement à refermer la porte d'un geste vif, trop réticente à voir plus de chaire qu'elle en avait déjà vu. Elle soupire une seconde fois, secoue légèrement la tête, dos à la porte. Il serait temps de songer à vous dépêcher, Andrei. Elle ne le vouvoyait que très rarement, mais préférait faire usage de politesse lorsque l'une des jeunes femmes qu'elle voyait souvent vagabonder ici se trouvait à proximité. Elle était encore dans le couloir, droite et les doigts enlacés sur son ventre, quand Dorcas sortit de la pièce, un sourire que Braelyn n'apprécie pas flanqué sur ses lèvres démaquillés. Le maître de l'air la suivit de près, visiblement très rapidement rhabillé. Elle promène son regard sur sa silhouette, avant de le reporter sur son visage angélique. Tu peux peut-être t'arranger un petit peu ? Il saurait, le bellâtre, que son ton interrogatif n'avait rien d'une suggestion.
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hadès
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hadès
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‹ AGE : vingt-cinq cordes ajustées à l'instrument discordant qu'est la vie.
‹ STATUT : fiancée à son contraire, amoureux de la chair.
‹ SANG : argent, noble parmi les nobles.
‹ METIER : noble de la maison valaeris, derniers survivants de la nation de l'air.
‹ ALLEGEANCE : sa famille avant tout, la politique ne l'intéresse pas
‹ ADIUTOR : la terrible asha a le devoir de protéger sa vie
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MessageSujet: Re: (brandrei) gold & green Lun 12 Juin - 17:19

Ils étaient tous deux sous les draps, à caresser le corps de l’autre à l’aide des volutes d’air qu’ils pouvaient déplacer. Les enfants des cieux riaient et gémissaient sans se gêner si cela pouvait déranger les autres occupants de la demeure. Les lèvres de la jeune femme se baladaient sur le corps de son amant, tandis que celui-ci faisait danser leurs corps l’un contre l’autre. Dorcas jeta sa tête en arrière, arqua tout son être, alors que ses lippes laissaient échapper la preuve de son plaisir. Andrei se joignit à elle dans une dernière étreinte, avant de retomber mollement à ses côtés. Ils se calèrent l’un contre l’autre, à fixer le plafond sans un mot, pour seule mélodie leurs souffles saccadés. Dorcas ne mit pas longtemps à se relever, son corps nu graciant la pièce de sa vision. « Je suis attendue ailleurs, Andrei. » Il la regardait intensément, cette belle plante qui était à lui. Une prostituée parmi tant d’autres, mais une amie avant tout. Mais avant qu’il n’ait pu lui répondre quoi que ce soit, la porte de sa chambre s’ouvre à la volée. Sa fiancée se tient de l’autre côté. A peine son regard découvre-t-il les corps nus que la porte se referme. « Il serait temps de songer à vous dépêcher, Andrei. » Il rit presque à l’entente de ce son étouffé par le bois de la porte. De quelques enjambées, il rejoint sa belle catin, et embrasse une nouvelle fois sa peau nue. « Je suis moi aussi attendu ailleurs. » Il avait presque oublié cette tâche qu’on lui avait collée aujourd’hui. Mais il semblerait bien que Braelyn n’avait pas oublié leur rendez-vous, elle, et était prête à en découdre. Il sentit la peau de Dorcas frémir sous ses doigts, et la jeune femme se retourna face à lui. « Il serait dommage que tu la fasses attendre alors. » sourit-elle, avant de déposer ses lèvres dans le cou du petit prince, et d’y laisser sa marque. Sentant alors ce que son amante faisait à son cou, Andrei ne put s’empêcher de rire. L’animosité qui tiraillait les deux femmes amusait l’homme au centre de tout cela. « Elle ne va pas apprécier. » « Qu’elle aille se faire voir. » Un dernier baiser scella le départ de Dorcas dans sa robe fluide. Désormais seul, Andrei n’eut plus de temps à perdre, et enfila rapidement des vêtements rudimentaires - pantalon sombre, chemise claire.
Dans le couloir, sa fiancée l’attendait. Son regard s’attarda sur sa silhouette droite et gracile, une beauté insoupçonnée qu’Andrei ne pouvait refuser. Il remerciait chaque jour son père d’avoir choisi ce spécimen et de ne pas l’avoir affublé d’une beauté de dernier rang dont personne n’enviait les dents tordus et le regard louche. « Tu peux peut-être t'arranger un petit peu ? » Il souriait, en riait presque. Dépassant la future épouse de sa démarche nonchalante, il boutonna d’une main sa chemise. Lorsqu’il arriva dans le salon, il se dirigea vers le peintre engagé par les patriarches. « Enzo Boticelli, quelle bonne surprise ! » Les deux hommes se connaissaient depuis de nombreuses années, tous deux peintres et amoureux de l’art, bien que l’un doit sa réputation à son talent, l’autre à son nom. Andrei prit son ami dans ses bras, tapant d’amitié son dos. « Dis-moi, » lui souffla-t-il plus bas « serait-il possible que tu ne tiennes pas compte de cela dans ta peinture ? » D’un doigt, il indiqua le suçon que venait de lui laisser Dorcas. « Tu sais comment sont les femmes ! » éclata-t-il de rire, avant de se retourner vers Braelyn, qui avait déjà repris sa place. « Bon, et si on commençait ? » Il partit s’asseoir à ses côtés sur le fauteuil du grand salon. Leurs cuisses et épaules se touchaient à la demande du peintre, il fallait montrer l’unité du couple à venir. Que les autres voient un homme aimer une femme, et une famille qui ne tardera pas à venir. Il ne fallait, en aucun cas, que l’on devine les deux inconnus qu’ils étaient.
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earth nation
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MessageSujet: Re: (brandrei) gold & green Lun 12 Juin - 23:43

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Braelyn fit de son mieux pour rester de marbre alors qu'elle sentait le regard clair d'Andrei courir sur sa silhouette. Elle détestait quand il faisait ça. Elle avait l'impression d'être regardée comme toutes les autres, comme un nouveau nom qu'il ajouterait volontiers sur la longue liste de ses proies. Elle se retient de secouer la tête à la négative, n'appréciant qu'à moitié le sourire qu'il lui adresse alors, et soupire le plus silencieusement possible alors qu'il la dépasse, marchant devant elle jusqu'au salon où il aurait dû être assis depuis presque une demie heure. Elle n'était pas plus enthousiaste que lui à l'idée de ce maudit portrait - seulement, Braelyn prenait ses obligations très au sérieux, à la fois les anciennes et les nouvelles, là où Andrei ne s'en préoccupait pas le moins du monde. Il était la représentation parfaite de ce qu'elle avait toujours imaginé des Valaeris - joyeusement dédaigneux, désintéressé de tout ce qui se détachait de tous les plaisirs que l'on pouvait nommer.

Elle ne détache pas ses yeux de son futur époux alors qu'il salue le peintre auquel les patriarches avaient fait appel, dans toute l'extravagance qu'elle avait attendue de sa part. Son esprit ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre le professionnel qui s'était déplacé jusqu'ici aujourd'hui, et le passionné qu'elle avait aperçu à travers l'embrasure d'une porte, quelques semaines auparavant. Ils échangent quelques mots qui font se froncer les sourcils de la jeune maître de la terre, et elle ne manque pas de jeter un oeil au cou de l'homme alors qu'il prend place à côté d'elle, ne se gênant pas pour écarter le col de sa chemise. Elle déglutit, incapable de dire quoique ce soit qu'il ne saurait pas déjà concernant sur l'opinion qu'elle s'était rapidement faite sur Dorcas. Elle se contente simplement de plonger son regard sombre dans le sien, en espérant qu'il verrait que sa noirceur y était plus appuyée qu'à l'accoutumée. Elle ne contrôle pas le geste qu'elle fait alors, levant le bras pour arranger une de ses mèches dorées, mal placée. Elle ne s'en rend compte qu'une fois le geste terminé, et elle s'empresse de tourner la tête, préférant donner son attention au peintre qui leur indique qu'il commencera par de simple croquis, et qu'ils finiraient par leurs visages. Leurs deux corps se retrouvent serrés l'un contre l'autre, une pose imposée par le message censé être délivré. Ce tableau était une promesse, la promesse d'un avenir, la promesse d'un amour, la promesse de tout ce qu'ils n'étaient pas, et ne seraient probablement jamais. Est-ce que tu comptes être en retard toute ta vie ? Elle était amère, Braelyn. Elle ne supportait rien de ce qu'il était, et ne pouvait pas contenir son acidité quand il s'agissait de lui.
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hadès
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hadès
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MessageSujet: Re: (brandrei) gold & green Jeu 15 Juin - 11:23

Assis sur le canapé du salon, sa cuisse touchait celle qu’il était destiné à épouser. Braelyn Wheatdrop, étrange inconnue. Femme moralisatrice, elle lui arrachait sourires et moqueries sans pour autant l’ennuyer. Il s’était donné le défi de dompter la bête avant de l’épouser, sans quoi ce mariage serait voué à l’échec. Mais la jeune femme semblait bien retranchée, prude, et effarouchée devant chaque parcelle de peau révélée. Andrei s’amusait à ramener ses conquêtes et à les faire défiler sous ses yeux sombres, en espérant qu’un jour, elle rejoindrait la danse de ces femmes. La nuit, il réfléchissait aux mouvements qu’il pourrait porter sur elle, aux phrases qu’il pourrait lui fredonner, aux regards à jeter, tout pour la faire céder. Valaeris qu’il était, sa femme ne pouvait rester aussi de marbre. Du moins, pas pour longtemps. Il ne lui restait quelques mois seulement avant la date fatidique, où leurs destins seraient à jamais liés, mais Andrei ne se laissait pas démoraliser par la course folle du temps. Ce n’était qu’une question de jours avant que la douce et chaste Braelyn ne le rejoigne dans sa couche.

Son regard est porté droit devant lui, vague, ses pensées déjà prenant le dessus. Mais il se réveille lorsque la peau d’ébène de sa fiancée tire son col de chemise. Ses pupilles océanes glissent sur le visage de la femme, et ses lèvres s’étirent en un sourire face à la mine renfrognée de Braelyn. « Dorcas te passe le bonjour. » souffle-t-il, amusée par les déboires de son amante. La religieuse et la catin, tout un spectacle comique : et Andrei, assis aux premières loges, en profite pleinement. Le regard sombre de la première lui indique tout son mécontentement, mais le maître de l’air se contente simplement de lever les yeux en l’air. « Que veux-tu ? Elle m’aime bien. » Il était, à près tout, une sorte de mécène pour cette fille de joie sortie de nulle part, sans nom, ni fortune. Replaçant son regard devant lui, il fixe son ami d’artiste, prêt à passer plusieurs heures sans bouger, ni parler. La future mariée est, à près tout, peu bavarde et semble détester sa conversation. Mais il se surprend du geste qu’elle effectue, rangeant et arrangeant ses boucles solaires désordonnées. Il sourit, sans bouger, touché, sincèrement le temps d’un instant, par la tendresse maternelle dont elle fait preuve. Par ce geste, elle ressemble tant à Dyana, maternelle figure restée dans son haut palais des montagnes. Et la mère manque à l’enfant. « Est-ce que tu comptes être en retard toute ta vie ? » lui souffla-t-elle entre ses dents, effaçant le souvenir de la reine des cieux de l’esprit d’Andrei. Il sourit, le blond, comme à chaque fois qu’elle prononce un quelconque discours moralisant, ou ennuyeux, ou fait preuve d’appartenance à la grande famille des Wheatdrop – les gardiens de l’ennui. Sa main glisse le long du bras vêtu de la belle, et ses doigts sur son frêle poignet qu’ils amènent aux lippes d’Andrei. Celui-ci le baise chastement, ses doigts chatouilleurs caressant la main de Braelyn. « Rassure-toi, je ne le suis pas toujours. Il m’arrive parfois de venir à temps. » Son regard appuyé croise celui de la fiancée, et de nouveau, son visage se fleure d’un sourire moqueur.
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MessageSujet: Re: (brandrei) gold & green Ven 16 Juin - 23:12

They say every sin will have a thousand eyes to guilty fools with guilty minds, but I must be cruel to be kind deep within my head of stone

Elle pince les lèvres un peu plus fort alors qu'il parle à nouveau, dans une tentative réussie de ne pas laisser couler sur ses joues fardées les larmes de colère qu'elle sentait s'agglutiner aux coins de ses yeux. Oh, Braelyn Wheatdrop n'était pas jalouse. C'était un sentiment qu'elle ne connaissait pas, pour la bonne et simple raison qu'elle avait parfaitement conscience des privilèges dans lesquels elle nageait depuis sa plus tendre enfance, ceux-là même que la couleur de son sang lui offrait. Elle ne supportait tout simplement le dédain et la hauteur avec laquelle l'homme qu'elle allait devoir épouser étalait son pouvoir auprès de la gente féminine devant ses yeux - ses yeux à elle, celle à qui, comme l'exigeait la loi du mariage, il devra respect et fidélité. Elle n'avait pas grandes attente en ce qui concernait la deuxième partie des voeux qu'il énoncerait dans quelques courts moi, mais elle avait osé espérer le voir faire preuve de la première. Cela n'en était évidemment pas le cas. Il continuait de l'humilier, sans cesse, n'arrêtant pas de lui rappeler qu'il ne l'avait pas choisie, qu'il y en avait tant d'autres autour de lui dont il aurait préféré la compagnie éternelle, qu'elle ne serait qu'un nom sur un papier, un accord entre deux patriarches, une obligation qu'il endurerait comme il se doit sans pour autant changer ses habitudes que Braelyn était supposée changer.

Comme à chaque fois qu'elle lui adresse le moindre mot, il se dessine sur les lèvres du prince un sourire qu'elle n'aime pas. Un sourire dans lequel elle sait lire toutes les pensées peu flatteuses qui naissent dans son esprit, et tout le mépris qu'il éprouve très probablement à son égard. Elle ne scille ni ne bouge alors qu'elle sent ses doigt de le long de sa manche, puis autour de son poignet. Elle reste tout à fait immobile et silencieuse alors qu'elle sent ses lèvres sur sa peau, mais finit tout de même par tourner la tête, surprise par la chasteté et la douceur du geste, qu'elle n'aurait en rien suspectées de la part d'Andrei. Elle se retient de secouer la tête à l'entente de ses mots, s'impose de ne rien répondre, comme souvent dans ce genre de situation. Leurs regards se heurtent l'espace de quelques secondes, et la jeune femme s'empresse de détourner le sien, le reportant droit devant elle, comme l'avait demandé l'artiste. Sa main sombre retombe sur sa cuisse, et celle si pâle du maître fait fatalement de même, leur étreinte n'ayant pas été brisée. Elle essaie, Braelyn, elle essaye de discrètement faire lâcher l'emprise des doigts d'Andrei autour de son poignet - mais le peintre le remarque, et s'empresse de lui dire que non, mademoiselle Braelyn, c'est une très bonne idée. Il suggère cependant un peu plus de douceur, et c'est à contre-cœur, après avoir avalé une grande bouffée d'air, qu'elle laisse leurs dix doigts s'enlacer.
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(brandrei) gold & green

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