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tensions à aksana
Un climat de tension règne à Aksana depuis les fouilles faites par l'Empire.
Envie d'en savoir plus? Vient lire la gazette!
intrigue II - LE MARIAGE IMPERIAL
L'épisode trois de la saison une a été posté, il s'agit du mariage impérial unissant Saeko Yinren et le prince héritier. Viens donc y participer!
début de la maintenance le 22/09
On vous le rappellera par mp d'ici là.

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you should grieve the night and mourn the stars above

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‹ MESSAGES : 311
‹ AVATAR : bob morley
‹ CRÉDITS : ΛLDEBΛRΛN(ava&montage); astra(sign) + catharinaloss. & nightlock.(gifs)

‹ AGE : 28 goûtes d'amertume amèrement avalée font de lui un adulte à l'aigreur difficilement digéré.
‹ STATUT : destiné à personne d'autres que lui-même, prisonnier du contrôle des autres, les coeurs pas pris ne veut se faire prendre. fuyant les chaines comme le feu de ces passions, il s'accroche au froid dans ses veines.
‹ SANG : sang mêlé, jugé et condamné sur ce carmin dont il n'a aucun contrôle, il a toujours souffert la misère liée à ses origines.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 1), fraternité (niv. 1), déloyauté (niv. 1)
‹ METIER : ombres du roi en devenir, il se forcé de longer les murs en sa présence
‹ ALLEGEANCE : sa famille de coeur et ses propres intérêts, ses craintes et sa rage l'ont poussé à se lier à la ligue et l'armée de pollux
‹ ADIUTOR : protecteur d'une idée plus qu'un homme, il défend le bien-être d'in roi en devenir
‹ POINTS : 1584

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MessageSujet: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 21:52


Naos Jagger
You are invulnerable. Didn’t they deliver (those forces that control your destiny) the certainty of dust? Know this: in some way you’re already dead.
prénom, nom ‹ Quand il était enfant, Naos pensait être une étoile. Sa mère lui avait conté tant de fois l’histoire de ses origines, pointant du doigt l’astre pendu au firmament après lequel elle l’avait nommé. Comme si le gamin pouvait voir dans l’ébène du crépuscule un géniteur absent et retrouver dans ces lumières décédées un autre foyer. Les années lui apprirent l’amertume de sa destinée. Le gamin se maudissant d’encore envoyer des souhaits puérils en direction de ce cimetière d’étoiles. Sa mère l’avait nommé ainsi en espérant que son éclat les guide, tel une polaire éclatante, sans jamais se soucier du fait qu’elle le condamnait à une éternité dans l’obscurité. Héritier d’un nom sans histoire, rien de plus que du silence hurlant au désespoir, le gamin fait simplement partie de ces anonymes s’agrippant à l’ersatz d’une reconnaissance. Jagger, le nom choyé avec révérence, celui d’une matriarche aimée avec ferveur, lui rappelle l’absence d’un géniteur envolé en fumée. âge ‹ Vingt-huit années tatouées à l’envers de sa chair, autant de temps passé à s’user les phalanges contre l’étoffe de la vie. Naos a passé tant d’étés à refaire le monde enivré par l’ingénuité propre à la jeunesse, tant d’hivers à maudire des espoirs oubliés avec le temps. S’oubliant à l’envers de la rage dans ses veines, la haine dégoulinant de ses paupières. Tant d’années gâchées à courir après des projets, après des souhaits, après la vie. Courir pour ne jamais avoir à s’arrêter sur tous ces éclats de lui qu’il abandonna au charnier de ses fautes.  date et lieu de naissance ‹ Une vie placée sous le signe d'un soleil brûlant tout sur son sillage, l'astre suprême gouvernant aussi bien les rois que les fous sur la capitale qui vit le gamin naître. Dans un signe de désespoir, le gamin poussa son cri au coeur de l'hiver, naissant un 21 décembre au plus sombre de la nuit. statut matrimonial ‹ L’illusion lancinante d’un cœur se rompant sous la course effrénée d’une vie que rien ne peut enrayer. Les yeux qui se détournent de ces bagasses enchaînées à leur statut, ces filles de rien lui souriant depuis l’enfant, ces héritières du soleil se moquant de son cœur en perpétuelle transhumance. Naos n’a jamais eu au cœur la force d’aimer. S’aimer soi, soit dans l’autre s’opposer. Éternel célibataire, le Jagger n’a pourtant pas à rougir des conquêtes à son tableau de chasse. Cœur à prendre qui ne souhaite pas se vendre, le brun enchaîne les déboires pour ne pas avoir à affronter la réalité de son sort. Fuyant l’amour de peur de le voir arriver, il ne sait pas pourquoi l’élastique entre ses côtes n’a de cesse de s’étirer ces derniers temps, menaçant de craquer à tout instant.  sang ‹ Le pourpre en ses veines hurlant à l’infamie, celui-ci n’a jamais rien fait d’autre que de le tourmenter. Lui faire penser à ce père au sang bronze délaissant sa propre chair sans y penser. Il n’a jamais rien d’autre que le torturer, lui rappeler la crasse agrippée à sa carne au poing qu’il ne puisse plus s’en défaire. La poussière se mélange au carmin, au point que le gamin ne sache plus qui de la rue ou de lui appartient à l’autre. Au point qu’il ne peut s’empêcher de lever la tête et bomber le torse pour feindre un statut n’étant pas sien. Mêlé comme sa mère, c’est une fierté et une plaie pour le Jagger. Un mal qu’il n’arrivera jamais pleinement à défaire, incapable d’assumer l’injustice liée à ce dernier. métier ‹ Image négative d’un monde auquel il ne peut aspirer, Naos est l’ombre d’un futur roi. D’un dictateur en couche, arrogant et autocentré. Parfait opposé de son maître, sa crinière d’ébène si différente de la chevelure coulée à l’or royal, sa peau basanée n’évoquant en rien le satin des Oshun, le Jagger n’est qu’une copie ratée. Tous regardent le prince, sans voir l’homme se tenant dans son ombre, dansant le long des murs du palais, toujours le regard alerte et le dos un peu trop droit. Adiutor du prince, protection rapprochée de ce dernier, sa seule raison d’être est de surveiller les prunelles de Laudonie.  adiutor ‹ Adiutor loué par ses instructeurs, Naos était un mêlé respecté à l’Académie. Si ce n’était pour sa personnalité affable, pour ses nombreux talents. Forgé par la rue, cette génitrice abandonnant ses enfants à la faim, sans elle il n’aurait eu la force ni la ténacité de persévérer au point d’en devenir premier de classe. Au point d’être considéré comme Adiutor du prince héritier. Jusqu’à en être enchaîné à ce dernier, lui obéissant dans un mutisme enraillé par toutes ces choses qu’il souhaiterait lui dire. Se lacérant les lèvres à conserver entre celles-ci ses rêves noirs et rouge sang d’un monde défait de la balafre que sa famille représente.  pouvoir maîtrisé ‹ Télékinésiste hors pair, le bleu de sa répartition gravé à l'envers de ses rétines. À l’inverse de sa personnalité, son don reflète un contrôle ineffable. Un contrôle que le Jagger peine à imposer sur sa vie. Avec l’aisance et l’agilité d’une main absente, le gamin a passé sa jeunesse à détrousser les marchands sans jamais avoir à toucher leur besace. Entraîné dès son plus jeune âge par la vie, la maîtrise de ce dernier n’est rien d’autre qu’une prolongation de lui-même. Cette sensation intemporelle et rassurante qui gronde en son torse et fait vibrer ses os au point qu’il ne puisse rien d’autre que courber l’échine face à ses propres talents.  allégeance ‹ Naos est un être entièrement dédié à ses proches. Sa famille de choix aussi bien que sa famille de sang. Il suivra Eléa et Thanos jusqu’au bout du monde, sacrifiant à Oona tout ce qu’il est, tout ce qui lui reste. Par jeu d’associations, peur de perdre et terreur de voir disparaître, le brun s’est enlisé dans les méandres de La Ligue, au sein de laquelle il se tient la tête haute au côté de son frère de cœur. La rage au ventre, entre les doigts les germes du chaos, il était un candidat rêvé pour l’Armée de Pollux. Le genre de soldat qui se jette tête la première au feu de l’action quitte à y laisser quelques plumes. localisation actuelle ‹ Prisonnier des murs d’une geôle qu’il choisit avec Eléa, Naos est toujours un pied dans le palais, un pied sur le départ. Être n’existant que dans l’ombre de son maître, le jeune homme se contente de cette obscurité nourrissant la rage en ses entrailles. Éternel visiteur dans le palais des glaces contrôlé par les flammes, il longe les murs du Palais royal rêvant ces instants de liberté le ramenant en son foyer et loin des misères de la cour.  groupe ‹ engraved secrets avatar et crédits ‹ bob morley+ lazare (avatar)
the eye of the storm‹ Son regard est le malencontreux revers de son âme. Des portes ouvertes vers les plus intimes de ses songes, le fil de ses pensées dégoulinant de ces opales sombres qu’il ne sait comment éteindre. Une fêlure portée à même sa chair, la faiblesse posée sous les paupières avec une ironie insoutenable. Le soldat de plomb forcé d’arracher les racines des fleurs à ses prunelles, bouffant par la tige les chrysanthèmes refusant de mouiller ses yeux. Naos est de ces hommes aux iris douces et aux phalanges brisées. the night ‹ Enfant de la nuit, chasseur d’étoiles aux iris assombries par un firmament indéfiniment hors de portée, Naos fait partie de ces êtres incapables de mener leur cœur au repos. La nuit refusant de gracier ses paupières de ce voile d’ébène recouvrant le ciel, le gamin apprit à vivre à l’abri des ombres, le regard sombre et les traits fatigués. Tout gamin, Naos avait l’habitude de s’allonger au pied du lit d’Oona jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Le son régulier du souffle de sa cadette l’aidait à faire taire le vacarme de ses pensées. Encore aujourd’hui, lorsque le sommeil se fait amante effrontée, il cherche la compagnie de sa sœur ou bien s’assied sous la voute céleste. Attendant de l’un comme de l’autre qu’il lui rappelle pourquoi il continue à respirer.    the hurricane‹ A l’inverse des étoiles brillant inlassablement au creux du firmament, Naos est un orage permanent. Un ouragan dévastant tout sur son passage, la tempête en son crane refusant de se rompre pour qui que ce soit. Il fait partie de ces monstres distingués portant les marques du mal les rongeant à même leur carne, incapables de savoir qui d’eux ou du monde ils finiront par dilacérer. A l’effleurer de trop près, les apparences se défont, l’imposture jurant à s’en ouvrir les phalanges que ses idéaux l’ont poussé à la faute. Au final, juge et juré, il est l’unique condamné de ses travers.  the blood ‹ Une plaie, cicatrice béante soigneusement camouflée à l’envers de sa peau, pour seul géniteur. La douleur qui ne cesse de se faire entendre, sans jamais prendre forme, pour seul souvenir d’un père disparu. Naos fait partie de ces orphelins désœuvrés. Ces gamins des rues courant l’oubli aux trousses. Les enfants non désirés qui voient le jour des chaines au poignet et pour balafre la honte d’être. Son père avait le sang prétendument pur. Ce sang à l’éclat pourpre inimitable qui lui donnait le droit de paraître plus que de faire. Qui lui donna le droit de prendre sa mère et s’en défaire sans même ciller. Pour seul souvenir de son créateur le rejet et cette brûlure coincés sous ses paupières à force de retenir les larmes de rage, Naos apprit dès ses plus jeunes jours à haïr tous ces rois de rien. Ces êtres d’un autre rang, possédant une autre destinée. Il les haït du plus profond de son être au point de ne pas savoir ce qu’il lui restera le jour où toute cette rage finira par le quitter.  the fight ‹ Le gamin avait le choix de se rebeller ou de crever sans gloire, se sacrifier sans raison. Le feu dans ses veines avait fini par brûler plus violemment que le brasier l’entourant. Au point qu’il se consumait de l’intérieur, au brûlant de cette ire que la famille royale alimentait dans ses veines à exister simplement. Naos appartient à ces faiseurs d’espoirs, ces chiens enragés aussi prompts à s’ouvrir la cage thoracique qu’à lacérer le monde l’entourant. Le Jagger court avec ces fous prêts à soulever des montagnes pour ces choses en lesquelles il croit. Ces rêves prononcés à mi-mots au brûlant de ses songes. Résistant au cœur exsangue, c’est dans la ligue qu’il trouva une famille pour Oona. Qu’il trouva des personnes auprès desquelles reposer ses os usés. C’est dans ce vide au creux de ses reins et cette rancœur imprimée à même sa carne qu’il trouve la force d’avancer.   young gods ‹ Trois fragments d’un même être, une même entité se mouvant au rythme de ses dévots, un seul cœur battant à l’unisson. Eléa, Thanos et Naos étaient juste les reflets de la même image. Le vide se propageant au cœur des fous osant le contempler de trop près. Trois gamins aux origines douteuses, à la rage pour seule alliée. Élevés dans la même misère, brisés par le poids de leurs rêves trop lourd, ils ont fini par brûler pour les mêmes passions. Demiurges autoproclamés au feu de leur jeunesse, ces divinités n’ont de sacré que le sang s’échappant de leurs plaies ouvertes. Puisqu’être ne se conjugue qu’au pluriel et qu’il retrouve un peu de lui au fond de leurs prunelles. the secret ‹ Jeune homme à la personnalité changeante, un instant Naos n’est rien d’autre qu’une bourrasque de vent, la seconde d’après un alizé oisif. Même s’il ne peut l’admettre, le Jagger a le cœur trop sensible, la carne battant au rythme de ses pas rongées par l’amertume. Jeune homme rongé par l’amertume de ses insécurités, il se bat contre ses démons dans le silence de ses songes. Un sourire arrogant toujours pendu aux lèvres, armure portée pour se jeter tête la première dans cette lutte qu’est la vie il peut paraître rude. Diamant mal poli, il n’est pourtant rien de plus qu’un jeune homme pris par les passions lui donnant la force d’avancé. Gamin hyperactif, se jetant tête la première de mur en mur, s’usant les os à coup d’impulsivité maladive, il forçait les portes ouvertes sans y songer. Cynique au grand cœur, utilisateur rôdé du sarcasme pour ne pas avoir à admettre son humilité, il préfère se cacher derrière ses élans de rage et ce charme médisant  pour lequel tant de filles tombes à ses pieds que d’admettre la vérité de sa nature. the purpose ‹ Entièrement dédié à ce qu’il réalise, Naos est un jeune homme capable de se perdre au détour de ses buts. Fonctionnant un but à la fois, une marche après l’autre, il bouffe le bitume en redemandant encore jusqu’à ce qu’il arrive à atteindre ses objectifs. Focalisé sur une chose à la fois, ça lui permet d’oublier le monde l’entourant, lui permet d’ignorer les voix hurlant en son crâne et les ongles rutilants de la réalité de lui lacérer les entrailles. Caché derrière des buts plus grands que lui-même, gamin avec un lance-pierre souhaitant détruire les fondations d’une société pourrie jusqu’à la moelle, il se perd au détour des rêves figés sur l’envers de ses paupières. Le Jagger se perd à courir après des chimères, usant son souffle pour soulever des montagnes insurmontables. Au point que parfois, il en oublie d’exister.  a map to the stars ‹ La peau imprégnée de ses songes, des marques portées fièrement depuis sa plus tendre enfance, Naos exhibe à même sa carne la réalité d’un monde qui n’offre pas de cadeau. Dessinant à même ses blessures les constellations d’un ciel plus clément, il vit fleurir ces témoignages à même sa peau depuis son plus jeune âge. Des coups qu’il a reçus par des passants mécontents de leurs poches vides, aux pierres lancées par de jeunes maîtres s’amusant du galérien. Chaque marque possède une place particulière dans le cœur du brun qui exhibe fièrement les cicatrices faisant de lui l’homme qu’il est. Certaines en clair de lunes, d’autres profilant la silhouette d’Orion, elles ont chacune une histoire que Naos a mémorisé par cœur. Même les soleils effacés rongeant sa chair lorsqu’il cède sous le poids de ce qu’il requière de son don. Une histoire tatouée à même la carne, il en trace inlassablement les contours, écrivant jour après jour à même sa chair l’histoire spoliée dont il est le dépositaire. a stalemate to the heart ‹ Soldat de plomb sans fleur au bout du fusil, le myocarde batifole de fleurs en fleurs, de cœurs en cœurs. Sans se soucier des empreintes que ces inconnus abandonnent à même sa chair sans un second regard. Pris par d’autres vents, soufflés par d’autres gens, il ferme les yeux sur ces chimères consumées par les rayons d’un soleil n’existant que dans ses songes. Il ignore ces pulsions innommables le poussant toujours plus à se rompre les ailes, garder son cœur exsangue. Il déteste pour prouver qu’il ne peut pas aimer, il saigne pour prouver son invincibilité. Il s’invente jours après jours afin de ne pas affronter la réalité d’un organe pourri par la rage lui ayant été inoculé à la naissance.

‹ comment vous comportez vous vis à vis des Mêlés et de la loi des Adiutor ?
Éduqué aux portes du palais, galérien forcé de les voir parader c’est petits princes de rien, il les a enviés toute sa jeunesse. Ces sangs soi-disant plus purs que le sien. Ces gens se contentant de paraître plutôt d’exister. Plutôt que de faire. Il les déteste tous, ou presque. Il hait ceux qui, à l’instar de ce géniteur abhorré, se pavanent pleins de leur superbe émaciée, de cette fausse complaisance décatie. Savoir qu’il était destiné à s’offrir à autrui, vivre sa vie au dépens d’une image, un reflet tordu de sa propre personne lui donne la nausée. Pourtant, le Jagger tira parti de cette loi, s’usant les poings jusqu’à ne plus sentir ses phalanges, forçant ses muscles jusqu’à l’agonie. Il a lutté pour sortir du lot, lutter pour obtenir les faveurs d’être qu’il méprisait depuis chaque once de son être. Pour les approcher, pour les apprivoiser et un jour pouvoir les écraser comme il s’est senti écrasé par eux toute sa vie. C’était une ignominie à ses yeux d’unir sa vie à celle du prince héritier. Une honte d’ainsi réduire à un esclavage plus civil ceux qui pensaient s’être défaits de leurs chaines. Pourtant il courbe l’échine, sourit, feint de se plaire à l’ombre de l’Oshun quand pourtant il ne pense qu’à défaire de leur servitude ceux partageant son sort.
‹ quel est votre avis sur la nation du feu et sur l'actuelle famille régente ?
À une époque, profondément enfouie au plus profond de sa mémoire, Naos jalousa les Oshun. De ses yeux encore trop clairs, le cœur trop ingénu que pour comprendre. Il contemplait la famille régente sans songer aux conditions dans lesquelles celle-ci était arrivée au pouvoir. Sans tenir compte des malheurs fleurissant à même les murs du palais. Il les enviait pour leurs sourires. Pour les festins qu’il imaginait prendre place au sein de leur antre. Il les enviait pour cette aisance avec laquelle leur offrit tout ce qu’il n’avait jamais pu désirer. Puis sa rage après de l’âge, son amertume alimentant son ire au point qu’il les méprise plus les uns que les autres. Bien qu’il se laissât attendrir par certaines individualités, il ne peut nier la bile qui emplit sa trachée lorsqu’il affronte ses proches. Il n’a jamais été et ne sera jamais un partisan des Oshun. Le cœur trop lourd et les poings brisés par ces années passées à porter le toit du monde afin d’épargner ses proches alors que cette famille se gorgeait d’être dans leur palais de glace.
‹ CONTRÔLEZ-VOUS VOTRE POUVOIR, COMMENT DÉFINIT-IL VOTRE VIE DE TOUS LES JOURS ?
Après avoir cassé plus d’un objet au sein de la chaumière des Jagger, Naos fit de son mieux pour apprendre à maîtriser son pouvoir de télékinésie. Il passait des heures en compagnie de Thanos et Eléa, les trois cherchant à comprendre la racine de ce don qui arrivait à faire battre son cœur au rythme d’une mélopée qu’ils ne comprenaient pas. À force d’apprentissage, à force d’échec, le brun comprit la lutte de pouvoir se produisant à l’intérieur de son être. Cette marée dévastant tout sur son passage lorsque pris par l’émotion il se retrouvait incapable de contenir la pression en ses os. Depuis ce jour, il comprit que rageait en lui une guerre millénaire, le Jagger forcé de lutter afin de ne pas perdre contrôle. Avec les années sa vie s’enroula naturellement autour de ce don, Naos le mettant à profit pour les divers larcins qu’il réalisait avec ses amis. L’Académie lui permit de canaliser ce mal le rongeant parfois, ces combats sans vainqueurs prenant place à même les vallées désertiques de ses côtés. En contrôle, extérieurement, parfait de son don, ce dernier est une prolongation de lui-même et pourtant un assaillant sans visage lui laissant des douleurs qu’il ne comprend pas toujours. Soumis à la fatigue et au poids d’une maîtrise se nourrissant de sa carne, il a beau être léthal lorsqu’il se sert de son pouvoir, le Jagger est autant celui qui porte le coup que la victime lorsqu’il en use à outrance.
pseudo et prénom ‹ amandine, dirge âge ‹ 22 ans comment as-tu trouvé le forum? ‹ quelqu'un m'a fait du chantage émotionnel et donc je suis là alors que j'ai deux défense de mémoire et un examen dans les trois jours  you  pays ‹ belgique fréquence de connexion ‹ ça varie, tous les jours une fois que l'université sera derrière moi  oshun  votre avis sur le forum ‹  much wow wow, many cool, bestest, thug life  much wow smiley préféré‹  mdrrrr il résume ma session d'examengif qui décrit le mieux votre personnage‹
   
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© PINNED UNDER THE WEIGHT 2017



Dernière édition par Naos Jagger le Mar 13 Juin - 17:17, édité 10 fois
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‹ STATUT : destiné à personne d'autres que lui-même, prisonnier du contrôle des autres, les coeurs pas pris ne veut se faire prendre. fuyant les chaines comme le feu de ces passions, il s'accroche au froid dans ses veines.
‹ SANG : sang mêlé, jugé et condamné sur ce carmin dont il n'a aucun contrôle, il a toujours souffert la misère liée à ses origines.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 1), fraternité (niv. 1), déloyauté (niv. 1)
‹ METIER : ombres du roi en devenir, il se forcé de longer les murs en sa présence
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 21:52


 I live in a city sorrow built
I will need stitches to explain this massacre in my head.
I am a continual casualty.  I bury myself every day.

i -  This isn’t your fault, it barely has anything to do with you.
You’re just what I point to so I can say this is where it hurts,
so I can pretend that what’s wrong with me is a wound and not a disease.

Les cris du bambin lacéraient les tympans de l’enfant. L’eau de la bassine débordait alors que le chaos prenait place entre les quatre murs étroits du foyer. Malgré les gestes désordonnés d’Oona, Naos tenait bon. L’enfant, des prunelles trop douces pour ce monde, se débattait tant bien que mal contre l’eau menaçant de l’engloutir. Le regard résolument porté vers son frère, la petite semblait prononcer une supplique muette de ses prunelles mouillées alors ce dernier peinant à dissocier la pluie s’échappant de ses paupières à lui de la marée s’agitant dans la bassine. Le souffle court, il poussa une dernière fois le bambin, immergeant entièrement le bébé alors qu’il ne savait plus qui de lui ou de sa petite sœur était en train de boire la tasse. Les mots se pressaient à ses lèvres, pourtant aucun ne sonnait juste alors que l’air s’échappait des poumons de sa cadette.  Les mains crispées autour de l’enfant, la bile consumant sa trachée, il retenait tant bien que mal son souffle sans savoir que dire pour rompre l’horreur qui envahissait ses poumons. Meurtrier avant l’heure, gamin des rues incapables de supporter le poids d’une autre enfance avortée, il voulait juste lui épargner cette douleur-là. Lui épargner cette faim leur rongeant les entrailles. Lui épargner le poids de n’être rien. Rien de plus qu’un pion à déplacer sur un échiquier dépassant de si loin leur maigre destinée. Les mots se pressaient aux lèvres de Naos, ne lui laissant qu’un arrière-goût de cendre tant ses excuses avaient fané. L’air en ses poumons était devenu rance alors qu’en son cœur quelque chose semblait se rompre. Depuis qu’il avait posé ses yeux sur la petite, il n’avait jamais rien voulu d’autre que la protéger, mais le gamin savait qu’il n’avait pas l’étoffe d’un sauveur. Il sentait dans ses os gronder la rage de cette engeance putride. Il sentait l’ombre de cet autre dont il ne savait rien. Ce géniteur lui ayant appris le goût de la honte et de la rage à un âge où les enfants ne devraient frôler de leurs prunelles les contrées arides du désespoir. Le Jagger savait qu’il ne pourrait tenir cette mascarade-là. Porter ce costume trop étroit sans finir par suffoquer sous le poids d’un monde qu’il ne savait comment porter. L’enfant aimait sincèrement Oona. D’un amour si pur et non raffiné qu’il souffrait de l’imaginer partager leur sort. Elle méritait le monde et le gamin savait ne pouvoir lui tendre que ses poings. Trop secoué par ses propres sanglots, Naos ne pouvait prêter attention au monde qui refusait de s’arrêter de tourner, au bambin qui refusait de ne plus geindre à ses oreilles même s’il était devenu silencieux, à la porte qui grinçait sur ses gonds. Si bien que les mains de sa mère s’abattant sur ses épaules lui firent lâcher prise. Les cris de cette dernière incapable d’atteindre le gamin à travers le rideau de pluie couvrant sa vue, le bruit de son propre souffle saccadé grondant à ses oreilles sans qu’il ne sache que faire. Pantin désarticulé, il se laissa tomber au sol sans opposer de résistance. Laissant sa génitrice combler le vide de ces sons qu’il n’avait pas la force de déchiffrer, de cet effroi qui lui glaçait de plus en plus les os. Recroquevillé sur lui-même, ses mains humides pressées à ses oreilles, il sentait la crasse s’infiltrer sous ses ongles, il sentait les ombres danser sous son crâne. Il sentait son myocarde s’user contre les os de sa cage thoracique, prisonnier à perpétué d’une geôle faite de sa propre chair. Les phalanges blanches tant ses poings étaient crispés, pressés à ses oreilles dans un effort inutile de se rendre sourd au monde, il sentait ses fondations trembler. Il sentait son cœur gronder et ses os vibrer à un rythme lui étant jusqu’alors inconnu. Ouvrant les yeux, le souffle coupé, du liquide moite s’échappant de ses narines, il sentait sa carcasse se froisser sous l’effort. La bassine s’était renversée, son contenu se déversant aux pieds du gamin et de sa mère alors que l’objet s’élevait dans les airs à l’instar des autres maigres possessions éparpillées dans la pièce. Contemplant le spectacle avec une indifférence froide, incapable de mettre le doigt sur la sensation irradiant au plus profond de sa carne, les secondes s’étirèrent lourdes de sens pour la mère et son fils. Pour l’enfant fratricide et sa génitrice aux traits émaciés par l’inquiétude, si bien qu’elle allait finir par se fondre dans les murs son bébé silencieux entre les bras. Le cri du bambin rompit le silence, la transe dans lesquels les individus de la pièce se trouvaient, bientôt suivi du vacarme d’une pléthore d’objet s’écrasant aux sols. Se lacérant les poumons dans un appel à la vie, Oona hurlait jusqu’à en plus pouvoir. Quelque chose s’éteignit en Naos, sans vraiment qu’il ne comprenne pourquoi.


ii -  You carry the heavens in you eyes like one of those old Greek tragedies.
And I’d call you Atlas, but he wasn’t given a choice to hold the stars.
You were.

« … C’est comme ça qu’elle collecta toute la poussière d’étoiles à portée de ses doigts pour me donner la vie au bout de neuf mois. » Allongée à même le mince matelas lui servant de paillasse, Oona regardait son frère de ses grands yeux toujours trop clairs. Une main tendue vers l’interstice leur servant de lucarne, il peignait les étoiles à l’envers de ses paupières à défaut de la trainer dehors pour lui tracer les constellations du ciel. « Raconte moi comment maman elle m’a fait ! Dis comment elle a fait, allez dit ! » Glapissait la gamine en s’agitant subitement. « Tu devrais aller dormir, il se fait tard. » Un regard tendre posé sur l’enfant, l’amertume d’une presque soirée d’été coulant encore dans ses veines, il n’avait aucun mal à dire que son mal commençait et s’achevait avec Oona. C’était pourquoi il avait tant de mal à prendre un ton grondeur avec la petite. Tant de mal à faire autre chose que la couvrir de tout son amour sans jamais savoir quand c’était trop.  « Si tu raconte comment je suis née, promis, je m’endors tout de suite ! » Un rire éclata entre les lèvres du jeune Jagger sans qu’il ne puisse se retenir. « Promis ? »  Sans plus un mot, Oona hocha vivement la tête en s’allongeant plus confortablement sur sa couche. « Comme pour moi, maman rassembla les étoiles du ciel entre ses mains avant de les secouer comme ça. » Réalisant le geste qu’il avait fait tant de fois, sa sœur l’imitant gaiement, il frotta ses paumes l’une contre l’autre en feignant une concentration intense. « Elle récupéra un peu de leur poussière qu’elle conserva précieusement près de son cœur. Elle me demanda alors un peu de ma force. Et je lui ai dit que je voulais que le bébé soit fort, très fort. Aussi fort que moi, comme ça j’aurais un petit frère à mon image. Sauf que maman a décidé de donner un peu d’elle aussi. Un peu de ses yeux. » Oona ferma les yeux avant même que le garçon n’entonne ses mots, ce dernier caressant ses paupières du bout de son indexe en racontant son histoire avant d’effleurer son sourire. « Elle te donna ensuite son sourire. Mais j’étais jaloux alors j’ai boudé et boudé. Boudé au point qu’elle a fini par prendre un peu plus de moi aussi. Un peu de mes cheveux et de mon cœur. Pour que jamais tu ne te sentes seule. Puis, elle demanda à la nuit de lui prêter un peu de son ébène, toute cette obscurité dont elle inonde les villes tous les soirs. Elle demanda aussi au soleil de lui prêter un de ses rayons, mélangeant les deux pour le faire reposer entre tes côtes. » Se penchant sur l’enfant pour effleurer le front de celle-ci du bout de ses lippes, il rajouta à voix basse : « Neuf mois plus tard un miracle se produisit alors qu’à la place d’un petit frère, une petite sœur aux joues rondelettes s’agrippa à mes doigts sans plus jamais lâcher prise. Bonne nuit Oona. » Se redressant, le gamin passa une main sur son visage recouvert de crasse après sa journée passée à parcourir les marchés et bousculer les gens dans l’espoir de leur faire les poches. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce, l’enfant ouvrit la bouche les paupières déjà lourdes : « Dis, Naos, il est où notre père ? » Cloué sur place, le gamin observait sa sœur avec une précaution rare. Comme si le moindre son s’échappant de sa bouche risquait d’effriter la porcelaine dont elle était faite. Il était trop jeune pour savoir que des deux, c’était lui le moins solide. Passant une main dans sa crinière d’ébène, un sourire fatigué étira péniblement ses lèvres. « On en a pas Oona. Mais on a maman… On a aussi Eléa et Thanos. On a pas besoin d’un père. Tu m’as moi. Tu m’auras toujours. » Satisfaite par la réponse, la petite roula sur son flanc en fermant ses paupières, inconsciente du tumulte qu’elle avait fait naître dans les yeux de son frère.
Lorsqu’il rejoignit sa mère dans la pièce exiguë leur servant de pièce à vivre, il poussa un soupir las alors qu’elle lui ébouriffait tendrement les cheveux. « Tu es un bon frère. » Ses yeux rencontrèrent violemment les opales usées de sa mère, retrouvant tellement d’Oona dans les yeux trop grands de sa génitrice. Il avait envie de lui dire à quel point ça ne suffisait pas. Lui expliquer pourquoi ça ne serait jamais suffisant. Il entendait encore les cris du bébé lui vriller les tympans, le tenir éveillé la nuit. Il la voyait se débattre entre ses doigts alors qu’il voulait juste lui épargner cette vie-là. Cette faim lui rongeant les entrailles et cette injustice qui attendait seulement qu’elle soit en âge pour s’abattre sur ses trop frêles paupières. Il voulait juste lui éviter ça et maintenant rien de serait suffisant pour essuyer ses fautes. Naos voulait mettre des mots sur la plaie, sur l’infection se répandant partout, enflammant ses nerfs sans qu’il ne sache qu’hurler pour qu’on l’achève. Au lieu de quoi, les yeux trop pleins, le cœur trop lourd, il se contenta de dire : « Tu n’as pas assez mangé, je vais aller voir Eléa et Thanos, peut-être qu’ils auront de quoi partager. »


iii -  We were children thrust into war and once it ends:
What will we become?

L’astre lunaire s’était levé sans un bruit, pendant dans le ciel le voile d’ébène le suivant comme son ombre. Dans les poches pleins de secrets, des trésors entassés là sans y penser, les gamins couraient à travers les ruelles en chahutant de bon cœur. Bousculé par Thanos, Naos poussa un léger cri avant de courir plus frénétiquement après ce dernier. Les suivant sans mal, Eléa riait en les regardant se chamailler gaiment. Atteignant la frontière de leur royaume personnel, cette démarcation invisible que la mère d’Eléa avait tracée un soir en leur faisant promettre de ne jamais aller plus loin, ils observaient le château avec envie et aigreurs. S’il ne tenait qu’à eux d’être les maîtres de leur vie, ils auraient certainement fouiné plus d’une fois aux alentours de la bâtisse, s’intronisant petits princes des hauteurs pour voler au creux de l’horizon et découvrir ce que cachait ces murs austères. Au lieu de quoi, Thanos posa une main sur l’épaule du jeune Jagger, murmurant une de ces phrases dont lui seul avait le secret avant de rebrousser chemin. À l’instar de tant d’autres soirs, les gamins se retrouvèrent sur le toit pentu de la maison de l’ami du cousin d’un ami. Sans se soucier des adultes continuant à vivre en contrebas, ils avaient étalé leurs secrets à même les tuiles encore chaudes d’une journée passée sous un soleil parfois aride. Naos tendit un morceau de viande séché à son frère d’âme avant de lancer le plus loin possible un éclat de toiture n’ayant pas survécu les assauts répétés du temps. « Un jour, on ira vivre dans le palais. Personne pourra nous empêcher de le faire. » Un rire cristallin s’échappa des lèvres d’Eléa alors qu’elle se blottissait contre Naos, Thanos reprenant bien vite en cœur cette mélopée de bon cœur. « A dire des choses comme ça tu finiras juste par vivre au cachot. » « Il faudrait qu’ils m’attrapent avant ! » Un sourire moqueur pendu aux lèvres, les deux garçons s’observaient dans un silence plein de sens. Une promesse qu’aucun des deux n’osait prononcer de peur de se blesser face à sa morsure. « C’est plutôt que je les laisserai jamais vous prendre. » Les mots presque passé sous silence alors qu’elle les murmurait à même la chair du Jagger, gravant en sa carne les promesses d’un amour à trois branches. Un amour sans jalousie, sans honte, sans secret. Le cœur plus affecté qu’il n’osait l’admettre, il fut arraché à ses pensées, brisant l’air penseur ayant fleuri sur ses traits, par le poing de Thanos se fichant contre son épaule. « S’ils s’attaquent à un, ils s’attaquent à tous. » Hochant gravement la tête, il passa une main dans les boucles d’Eléa alors que cette dernière se redressait sensiblement. Les yeux plantés droit dans ceux de la gamine, cette dernière posant une main où son cœur se trouvait, Naos étaient pris au cœur d’un accident ne demandant qu’à se produire. Le battant rompant le rythme, la gorge soudainement sèche, il ferma les yeux que déjà ne lui restait plus que le fantôme de la sensation des lèvres de sa jumelle de cœur. Il en avait pourtant le myocarde coincé dans la gorge et les entrailles nouées par la sensation. Les yeux clos, le souffle absent, il l’imagina sourire sans mal, Eléa lui ébouriffant les cheveux avec une tendresse sans limites. Déjà le Jagger ouvrait les yeux, rompant le charme. La belle lui filait entre les doigts, s’installant sur les genoux de leur ami tout en parlant d’un futur différent. Des ailleurs où ils pourraient tatouer à même la voute céleste de leurs rêves des espoirs que la réalité ne viendrait pas flétrir. Naos la contemplait comme on contemple l’averse. Le cœur serré et l’eau s’infiltrant jusqu’à ses os. Il l’aimait de trop pour l’aimer de la sorte. Pour l’aimer autrement. L’aimer sans finir par s’empaler sur le tranchant de leurs promesses d’enfants et leurs idéaux amers. Ils s’aimaient à se déchirer, pris dans ce mouvement lancinant du rivage et de la marée, chaque membre de ce trio plus amoureux de l’autre que du précédent. Ils s’aimaient pleins de cette innocence que seule la rue pouvait faire naître en plein milieu des côtes. Cette pureté que le sale avait fini par faire naître du fruit de ses maux. Il les aimait comme il ne pourrait jamais aimer autre chose, d’un amour différent. Mais rien ne prouvait prédire l'holocauste sacrée de leurs premières roses et tous les corps ne demandant qu'à tomber sous leurs doigts.

vi -  Well, maybe I'm a crook for stealing your heart away
Yeah, maybe I'm a crook for not caring for it
Yeah, maybe I'm a bad, bad, bad, bad person
Well, baby, I know.

Ses bras s’enroulèrent naturellement autour de la taille de la jeune femme, coinçant cette dernière alors qu’il la soulevait sans difficulté. Une exclamation de surprise s’échappa des lèvres du soleil coincé dans la forteresse de ses bras avant que le corps entier de cette dernière se détende. Se moulant dans le corps de Naos, poupée de chiffon dansant sous les doigts de son maître, elle s’abandonnait à ce dernier sans aucune résistance. La mascarade était trop belle, la princesse piégée par son conte de fées. Posant ses lèvres au creux du cou de la belle, effleurant à peine le satin de sa peau, il sentit plus qu’il n’entendit l’exhalation que lâcha Isaure. Celle-ci le désarçonnait toujours par cette vulnérabilité qu’elle affichait en sa présence, gamine s’abandonnant complètement à un inconnu lui chantant des mots d’amours aux promesses surannées. Libérant l’adolescente de ses bras, il la reposa au sol avant qu’elle ne lui fasse face. Un sourire aux lèvres n’atteignant jamais pleinement ses yeux à l’éclat usé, ils auraient dû prévenir le joyau de leur royaume, l’éclat du soleil de Launondie que Dieu aurait dû faire de ses filles des guerrières nées le jour où il avait décidé de faire des hommes des monstres. Au lieu de quoi, choyer par son engeance, les mirages dans lesquels elle se noyait sans comprendre qu’elle buvait la tasse, personne ne lui avait appris à ne pas inviter le loup entre ses bras. « Je ne voulais pas te faire peur. Excuse-moi. » Le sourire illuminant le faciès de l’Oshun ne traduisait nullement la peur. Bien au contraire, la belle irradiait d’un plaisir et d’une joie à le voir, au point que le Jagger souffrait presque de ne pas partager cette innocence ne laissant que cendre sur son passage. « Non, pas besoin de t’excuser, c’est une bonne surprise. » « Tant mieux, j’ai d’autres surprises à te montrer. » Prenant la main de la princesse avec une nonchalance qui aurait pu lui valoir d’y perdre la main, il la traina dans son sillage comme l’étoile filante qu’il était. Se souciant peu du chaos qu’il laissait sur son passage et des cœurs blessés qu’il abandonnerait agonisant. La mine contrite, Isaure observa en silence Naos qui s’agitait fréquemment sur un lopin de terre sans charme. Sans un mot, ramassant les fleurs qu’ils avaenit découvertes avec Eléa plus tôt dans la semaine il s’affairait à son œuvre tel un orfèvre sur une pièce de choix. Déposant le tissu émacié de sa maigre veste, fausse protection contre un soleil qui ne semblait jamais les abandonner, il invita Isaure à s’asseoir avant de s’installer derrière elle. « Qu’est-ce que tu… ? » « Quand je suis chez moi, ma sœur me demande toujours de l’aider à ressembler à une princesse. » S’affairant délicatement dans la coiffure royale, il tressait sans mal les cheveux d’Isaure en cette couronne de cheveux qu’il avait tant l’habitude de réaliser sur sa cadette. « Oona n’arrête pas de me dire à quel point notre princesse est belle avant de me faire rire en essayant de t’imiter. » L’Oshun se retourna, interrompant les doigts du brun alors que les prunelles de ce dernier rencontraient les iris chaudes de la jeune femme. À cet instant, Naos ne pouvait comprendre cette peine enserrant sa trachée. Les yeux de la princesse reflet vulnérable d’une âme incapable de faire quoi que ce soit d’autre qu’aimer le voyou sous ses yeux. Comment pouvait-elle aimer le garçon coincé derrière l’ébène de ce sourire émacié par tant d’années à haïr ce qu’elle représentait ? Pour la première fois, Naos fut le premier à détourner le regard, rougissant involontairement alors qu’un éclat de rire cristallin s’échappait des lèvres de la jeune femme. Plus il se dévoilait à Isaure, plus celle-ci semblait aimer le jeune homme caché derrière l’imposture. Ce dernier ne sachant plus qui de cette image fausse ou de lui était véritablement la source des sentiments de la belle. Les mots d’Eléa gravé à sa mémoire, il aurait ri tant cette dernière avait raison. Elle aurait mieux fait elle-même de courtiser la princesse, son esprit critique et sa droiture l’empêchant de se perdre dans les méandres d’une danse à laquelle il n’y comprenait rien. Reprenant son œuvre, il finit par récupérer les fleurs posées à son flanc avant de refermer ses bras sur la jeune femme. « Ma sœur adore quand je fais ça. » Son souffle chaud se répercutant contre l’oreille de la jeune femme, il ouvrit sa main devant cette dernière alors qu’une première fleur quittait le bouquet entre ses doigts. Mue par une volonté invisible, celle-ci vint soigneusement s’emmêler dans la couronne que venait de tresser Naos. Les autres suivant bien vite leur sœur dans cette procession. « Je n’ai rien de plus qu’une couronne de fleurs à offrir à notre princesse. » Dans un mouvement incertain, Isaure tendu une main vers sa coiffure alors que le brun riait de cet éclat de rire incapable de savoir s’il était chaleureux ou amer. « Je ne voudrais rien d’autre. » Pourtant, le brun était voué à lui offrir que cendres et larmes. Et des regrets sur lesquels s’écorcher le cœur au souvenir d’un amour que le monde refusait de voir éclore entre les côtes du Jagger.

v -  When they called you a heartbreaker,
There's no way they could have known,
That you'd left no heart more broken,
Than the way you'd left your own.

Le temps était une constante fuyant entre les doigts du Jagger. L’adolescent le voyait s’égrener dans le sablier de sa vie sans qu’il ne puisse avoir d’emprise sur ce dernier. Entre les cours, les entrainements, son quotidien était une routine perpétuelle passée à répéter les mêmes gestes, apprendre un même but, déclamer un même refrain. Plein de cette énergie bouillant en son être, Naos peinait à s’accrocher à ces desseins qu’ils avaient tracés à l’envers des voutes étoilées de leur esprit avec Eléa. Il avait du mal à digérer le fait de ne plus voir Oona et Thanos aussi souvent. Quand il ne courait pas après des chimères, déplaçant les pions d’un échiquier qu’il aurait souhaité renverser, il était trop éreinté que pour profiter de la compagnie de sa sœur et de sa mère. Le sourire de cette dernière n’était plus qu’une ligne droite, les courbes de ses lippes s’effaçant alors que ses joues s’émaciaient. Un bras posé au-dessus de ses paupières, il écoutait le monde tourner. Le bruit des ustensiles que sa mère cognait contre toutes les surfaces, les questions que sa sœur posait de sa voix fluette d’adolescente. Les questions qui se transformèrent en supplication alors que la gamine urgeait sa mère de pouvoir réveiller son ainé. Quelques instants plus tard, il la sentit arriver plus qu’il ne l’entendit, la gamine se jetant sur lui sans se soucier de lui faire mal. Le rire qui prit forme dans la gorge d’Oona se répercuta contre le thorax du brun alors que ce dernier ouvrait les yeux pour n’observer qu’une cascade de cheveux lui bloquer la vue. « Maman est partie travailler, mais elle nous a laissé un festin de rois ! » Secouant un peu plus son frère, ce dernier se redressant à regret, tous les muscles de son corps hurlant à l’agonie, Oona s’agitait dans tous les sens pleine de cette énergie vibrant dans les os des Jagger. Un sourire attendrit aux lèvres, Naos la suivit dans leur pièce à vivre pour voir les maigres rations soigneusement présentées sur la table. « Je veux tout savoir ! » « Calme-toi un peu avec les demandes, je ne suis pas sur que maman serait très contente de voir que tu te transformes en despote. » Fronçant les sourcils, signe distinctif de la gamine pour montrer qu’elle n’avait pas compris, elle se contenta de grimacer avant de mordre à pleines dents dans un morceau de pain. « Il y a des rumeurs selon lesquelles je serais un candidat pour le rôle d’adiutor du prince. » Les lippes de la gamine formèrent un o alors que cette dernière observait son frère. « Ils ne choisiraient pas un idiot comme toi pour protéger le prince ! Tu sais à peine dormir si je ne vérifie pas qu’il n’y a pas des monstres sous ton lit ! » Un rire délia les traits serrés du brun alors que ce dernier triait sa nourriture, prétendant de manger pour le bien de sa sœur. « Si je suis le plus fort à l’Académie, imagine à quel point tu dois être forte. » Tirant la langue comme l’enfant qu’elle avait encore le droit d’être, Oona changea très vite de sujet, inconsciente de l’élastique sur le point de craquer que son frère portait à la place du cœur. « Et la princesse elle est comment ? Elle est grande ? Elle est belle ? Tu l’as déjà vue de près ? » Se mordant la lèvre inférieure, Naos retint péniblement un rire amer à la pensée d’une princesse en papier maché en train de se faire piétiner le cœur par ses soins. Dans un geste cyclique, il passa une main dans ses cheveux un peu trop longs tout en observant sa sœur avec un peu trop de soin. De ce regard un peu trop pur, un peu trop sincère pour son propre bien. « Elle est grande, nombreux diraient qu’elle est belle. Elle est douce. Très douce. » Elle est une blessure ne demandant qu’à s’ouvrir, une erreur ne demandant qu’à être commise. Elle n’était qu’un mal pour un bien, qu’une enfant sur laquelle on posait la main pour atteindre les gens derrière elle. Dans le fond, elle n’était rien et c’était pour ça que ça lui faisait mal de voir tant d’attention et d’admiration dans les prunelles de sa sœur. « Moi aussi je veux une couronne ! Et des longs cheveux comme elle ! Je les veux aussi long et aussi blond ! » Un rire échappa aux lèvres du Jagger alors qu’il regardait la crinière de jais de sa cadette. « Tu n’as pas besoin d’imiter la princesse, tu es bien mieux qu’elle. » Souriant en dévoilant toutes ses dents, la jeune adolescente rayonnait face au compliment, inconsciente du double sens des propos de son frère. Elle n’imaginait pas l’amertume que ce dernier pouvait éprouver à son égard. Ni même les jeux pervers dans lesquels il s’était enlisé avec l’espoir de se créer une place privilégiée au palais. Elle ne voyait que le sourire franc et les mains sincères d’un grand frère qui avait passé la majorité de sa vie à la protéger. Oona ne pouvait imaginer les fragments mal rapiécés du myocarde battant avec peine dans son poitrail, ses ailes brisées se cachant entre ses omoplates. Elle ne voyait pas qu’au plus le temps passait au plus Naos perdait de son éclat. Étoile prête à s’éteindre à tout moment sans un bruit. Elle ne pouvait le voir lorsqu’il maintenait si bien la mascarade, jouant son rôle avec brio en l’aveuglant à ce monde et son injustice. Elle n’imaginait pas qu’il était le seul architecte de sa destruction, ne laissant de cœur plus exsangue que le sien à la fin de ce ballet condamné.

vi -  He didn't change. He was just good at pretending
To be everything you deserved but only until he got what he wanted.

Sa main droite se posa naturellement contre la hanche de la jeune femme, la pressant dans une alcôve, vérifiant d’un coup d’oeil que personne ne les avait vu avant de la suivre à l’abri des regards de tous. Il avait le myocarde qui battait furieusement au rythme effréné du cantique des condamnés. Il avait les mains moites et le sourire fendu malgré cette joie qu’il affichait avec une rage farouche. Celle de prétendre, même s’il lui arrivait de peiner à croire en ce qu’il faisait parfois. Essuyant ses mains sur son pantalon, un rire incertain s’échappa de ses lèvres avant qu’il ne plante son regard dans celui de la princesse. Elle le regardait de ses yeux de biches égarées, incapable de voir dans l’homme lui faisant face le chasseur sur le point de l’achever. Naos passa une main fébrile dans sa tignasse indomptable, soufflant de cette voix rauque qui n’avait plus rien du chant de merle caractérisant l’adolescent qu’il avait été : « On part, demain, toi et moi. » Sans étonnement, l’incompréhension éclaboussa les traits d'Isaure alors qu’il la contemplait difficilement. Dans une exhalation lourde, le brun tâcha de son mieux de se remémorer ce que lui avait dit Eléa. Les promesses d’ailleurs qu’ils avaient tissés à même les étoiles en bougeant la princesse tel un pion sur un échiquier où elle n’était rien. Il songeait à tous ces mensonges emplissant ses poumons, le marasme de leur poison rongeant le jeune homme de l’intérieur. Isaure avait rempli son rôle, ouvrant une porte vers le palais qu’il n’aurait jamais osé imaginer avec ses amis. Lui offrant l’agneau sacrificiel à offrir à l’impératrice, l’excuse nécessaire pour entrer dans ses bonnes grâces. La jeune femme était le commencement de tout et déjà ils étaient à la fin de leur histoire. Peut-être que dans une autre société ils auraient pu s’aimer. Naos aurait pu croire aux mots d’amour qu’il prononçait sans sentir en son torse aucune flamme le consumer. Peut-être qu’il aurait pu tomber amoureux d’elle si elle n’avait été aussi douce, jolie poupée ne servant à rien d’autre qu’être contemplée. Si elle n’avait pas été du palais, peut-être aurait-elle été différente, s’il n’avait pas été élevé dans la fange peut-être la haïrait-il moins. La voix tremblant plus que de raison, le garçon incapable de soutenir le regard plein d’impatience et d’espoir de la jeune femme, il devait arracher les mots à ses lèvres fendues. « Je veux t’épouser Isaure. Je veux pouvoir te prendre la main sans avoir peur de finir dans un cachot à croupir jusqu’à la fin de ma vie. Je veux pouvoir… » La gorge nouée, il porta des prunelles mouillées sur le faciès de la jeune femme. Dans une autre vie il aurait aimé ça. Peut-être qu’il aurait enfin pu apprendre à la connaître, vraiment. Même qu’elle aurait appris à le connaître. Peut-être qu’elle n’aurait pas haït se qui se trouvait sous l’imposture, cette mascarade ignoble qu’il avait fini par porter comme seconde peau. « Je veux pouvoir porter ton nom, peu importe ce qu’il représente. Je veux juste être à toi et. » L’explosion de joie se jetant à son cou surpris le jeune homme qui recula d’un pas. La belle parlait et Naos n’entendait rien. Il ne voulait rien entendre de ces rêves d’ailleurs qu’elle traçait sur des promesses désaimées. Il ne voulait rien savoir de ces peut-être meilleur qu’elle traçait à l’encre de ses rêves, conscient qu’elle ne goûterait bientôt plus que les embruns de ses larmes. Serrant sa prise autour de la jeune femme, sa main droite se posa sur le crâne de cette dernière alors qu’il portait ses lèvres aux lippes douces de celle qui ne serait jamais son aimée. Isaure rêvait d’un autel auquel le mènerait Naos. Le garçon ne rêvait que d’en finir avec cette mascarade, ce rôle d’amoureux transi lui allant si peu au teint. Il savait que le seul autel auquel il l’amenait n’était pas celui dont la belle rêvait, trainant dans son sillage la belle jusqu’au massacre. Le ballet traitre de ses lèvres dansant contre celles de la princesse s’acheva sur l’amertume que le brun sentait se répandre en sa gorge. « Tu devrais aller te préparer, je t’attendrais au lever du soleil à la porte nord. » Mais le jour ne viendrait à se lever que sur le cœur brisé de la blonde, le Jagger ne ressentant aucune culpabilité à abandonner l’agneau aux loups. Quittant la jeune femme dans l’alcôve de leurs amours défendus, il savait ne plus jamais pouvoir porter ses prunelles transies d’un amoureux feint sur sa silhouette. Il le savait et pourtant aucun froid ne sembla prendre ses os lorsqu’une heure plus tard il baissa les yeux face à l’impératrice, vendant aux enchères les graines d’un amour qu’il refusa de laisser prendre racine dans son buste. Elle pouvait croupir à sa place, la princesse de ce pouvoir décadent, il s’était jurer de tous faire tomber de leur piédestal. Ronger de l’intérieur le mal qu’était cette famille par le mal qu’il était devenu. Quand il en aura fini avec eux, ne restera derrière que l’image des larmes désespérés de la jeune Oshun à sa mémoire pour lui rappeler qu’il a voulu être présent. Qu’il a voulu lui annoncer la nouvelle. Lui rappeler qu’il ne ressentait rien et qu’elle pouvait bouffer à la racine toutes ces fleurs arrachées et se rendre sourde à se remémorer leur ritournelle.

vii -  You and I are monsters, we'll not find another
Cannot be together lest we eat each other.
Don't make me leave.

La chaleur était étouffante comme elle seule pouvait l’être sur Launondie. Cette même chaleur qui l’avait tenu éveillé tant de nuits exemptes de sommeil, contemplant le ciel et ses souhaits de partir loin de cet enfer qu’était la capitale. Loin de la famine et des embrouilles. Malgré son jeune âge, l’Académie déjà à portée des doigts, il ne rêvait que d’ailleurs moins arides et d’un futur à l’ombre des injustices et de la décadence si bien personnifiée par les flammes. Trop d’années après que pour se souvenir exactement des nuits d’insomnies de sa jeunesse, trop d’heures passées à comploter que pour se rappeler du gamin ne souhaitant qu’un peu de quiétude. Maintenant qu’il s’était incrusté dans le quotidien du palais au point de ne plus savoir qui il était avant cela, il n’aurait pu imaginer des journées où autre chose que la rancœur et l’amertume guidait son coeur. Après avoir arpenté les jardins du palais pour entretenir sa condition physique, il se délassait un instant profitant du paysage, les yeux posés sur le ciel trop vaste et céruléen que pour en prendre la pleine mesure. Une fine pellicule de sueur faisait luire sa peau basanée alors qu’il profitait d’un maigre alizé pour le rafraichir après l’exercice, reposant son crâne contre son t-shirt en boule en s’allongeant à même l’herbe du jardin. Sa vie au château était un quotidien lancinant, un enchainement de jours sans que rien ne change. Sans que la rage ne cesse de gronder en ses veines, sans qu’il ne trouve de solution satisfaisante à ses fantasmes de révolution. Loup en cage incapable de montrer les crocs, il rongeait son frein dans l’attente que quelque chose le frappe de plein fouet, le bouscule, le fasse frémir. Il n’avait pas l’étoffe d’Eléa, pas sa ténacité et la force de tenir quand rien ne semblait aller comme ils l’espéraient. Il avait besoin que quelque chose le bouscule en dedans. Besoin d’être autre chose qu’un nerf à vif attendant de frémir. Puis Isaure était revenue, la chimère de ses nuits les plus inavouables. Le songe d’une vie qu’il avait noyé bien avant leur rencontre, quand au-dessus du bassin la folie de ce monde l’avait rongé jusqu’au plus profond de son encéphale. Elle était revenue telle une amazone, fière et conquérante, revenant d’entre les morts après avoir fait de Charon son allié. Depuis, le Jagger affrontait les fantômes de son passé aussi bien à la lueur de ses nuits qu’au plus clair de ses jours. Osant fermer les yeux un instant, imaginant sans mal le château gronder au rythme de ses habitants. Ces conquérants de pacotilles reposant sur les ruines d’une société avilie à leurs pieds. Il les imaginait dans toute leur simplicité, cette ingénuité maladive les empêchant de voir la vraie nature du monde, comprendre l’ampleur de la pourriture rongeant les murs décatis de leur empire de poussière. Il les imaginait sans mal. Cal, Maven, Isaure. Isaure. « Je te vois moins souvent en présence de mon jumeau que sans. Tu fais un très mauvais chien de garde. » Un sourire amusé vint étirer les lèvres de Naos alors qu’il ouvrait les yeux et se redressait en position assise. « Ou ton frère, contrairement à toi, n’as pas besoin d’une baby-sitter en permanence. » Portant ses prunelles à l’orage tempéré d’un été trop chaud, il se leva en un bond alors que la princesse continuait à le glacer de ses prunelles sans vie. « Langage ! » Un rire éclata entre ses lèvres, si loin des éclats de rire polis qu’il offrait à la jeune femme au temps de leur idylle. Le son était mauvais, rouillé, comme s’il avait été rongé par la vie. Plantant son regard droit dans celui de la jeune femme, ne cherchant pas à se cacher du feu consumant ses prunelles, il lui offrait les portes de son âme sans signer de reddition. Juste pour se jouer un peu plus d’elle. « Pardonnez-moi, votre Altesse. Je n’avais pas idée que vous aimiez tant que cela que je vous appelle de la sorte. Vous auriez dû le dire à l’époque, ça aurait pu être intéressant. » Son sourire s’étira alors qu’il ne se cachait pas de la façon dont ses prunelles la détaillaient avec un soin méticuleux et beaucoup trop d’attention. Malgré lui, le brun avait encore à la mémoire les mots qu’Isaure avait prononcés lors de leur dernière rencontre. Brûlait encore en son encéphale la lourdeur des menaces qu’elle avait prononcée et cette ire qu’elle avait fait naître entre ses reins. Elle le révulsait et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de sourire alors que ses iris la cisaillaient sans douceur. La jeune femme avait bien grandi, laissant la gaucherie de l’enfant s’oublier pour laisser place à l’assurance d’une femme que rien ne pourrait arrêter. Même s’il savait ne pouvoir l’arrêter, ça n’aurait pas dérangé au Jagger d’être sur son chemin. La laisser lui rendre coup pour coup le mal qu’il lui avait fait, sans jamais quitter des yeux ses prunelles. Il était des femmes de la nation du feu pour lesquelles plus d’un homme était prêt à se consumer. Détachant ses prunelles de la jeune femme, il se baissa pour récupérer son t-shirt avant de lui dire : « La seule raison pour laquelle tu as décidé de me pourrir la vie n’est quand même pas juste parce que tu n’as pas eu un morceau ? » D’un signe de main, il indiqua les plaines dénudées de son torse, un sourire en coin suintant d’un défi qu’aucun des deux n’était encore prêt à relever. « Parce que si c’est le cas, ça peut toujours s’arranger. » Un sourire carnassier pendu aux lèvres, il s’avança vers elle, ne détournant pas son regard des prunelles farouches de la belle alors qu’elle serrait les poings en grondant : « Tu rêves ! » S’arrêtant trop près pour le bien de l’étiquette, leurs corps étaient pourtant bien trop loin comparés à leur complicité passée. « Peut-être bien que c’est un de mes rêves. Mais on sait tous les deux à quels points il ne sont pas fiables. » Naos perçu le coup partir avant qu’Isaure ne semble pleinement former sa pensée. Faisant un pas de côté, il passa son t-shirt sur son épaule en disant : « N’essaye pas d’imiter Weiss, elle a peut-être réussi à me coller une droite, mais c’était un coup de chance. »

viii -  Yesterday a bird, today a wolf
a smile that could never fit skin.

Une exhalation lancinante s’échappa de la bouche de l’homme allongé à même la couche poussiéreuse lui servant piteusement de lit. Les yeux posés sur Thanos, son épaule reposant contre le chambranle de la porte, Naos l’observait sans dire mot, attendant que son ami vocalise son irritation ou l’ignore simplement. Eléa les écoutait depuis la pièce à côté, ne feignant pas même de prétendre leur offrir un semblant d’intimité. Ils n’avaient jamais été que trois pièces d’une même personne, incapable de s’éloigner assez que pour pouvoir prétendre exister dans les deux autres fragments d’eux-mêmes. Immobile, observant son frère d’armes dans la plus grande vulnérabilité, il en avait l’orage sous les paupières qui grondait à n’en plus pouvoir. Les éclairs s’entassaient dans sa bouche et Naos savait qu’il allait finir par blesser quelqu’un à force. Ça importait peu lequel des trois allait finir touché, le brun conscient qu’ils en souffriraient tous autant. « Tu comptes me reluquer longtemps comme ça ? » Un sourire vint étirer les lèvres de Naos face au sarcasme de son ami. S’il avait encore de la répartie, c’était que tout n’allait pas si mal. « C’est pas tous les jours que je peux voir ta sale gueule, excuse-moi d’en profiter. » Un rire froid quitta les lèvres de Thanos alors que ce dernier se redressait difficilement. « T’es vraiment qu’un petit con, Eléa a dit que tu devais te reposer ! » Repoussant les remarques de son ami d’un revers de la main, malgré la douleur aisément perceptible sur ses traits, Thanos se hissa péniblement sur ses jambes. Son poids reposait entièrement sur sa jambe intacte, maintenant que le drap avait glissé Naos pouvait voir la brûlure rongeant la chair de sa moitié d’âme. Malgré lui, Naos se crispa sensiblement alors qu’un rire sans vie s’échappait des lèvres de celui qui n’avait presque plus rien de son meilleur ami sous le ciel violacé tatoué à même sa chair. « Tu t’attendais à quoi, un bandage, une petite égratignure et c’est tout ? » Ses yeux se reposant sur le visage éreinté de Thanos, le Jagger eut du mal à retenir la bile consumant le fond de sa gorge, remontant en sa trachée avec la plus grande des aisances. « Je pensais pas qu’ils… » « Quoi ? À force de fréquenter le palais, tu t’es pris à te dire qu’ils étaient tous inoffensifs ? Tu t’es pris à te dire qu’ils étaient tous comme ta princesse ?! » Animal en fuite, Naos esquissa un pas de recul, plus vraiment dans la pièce et pourtant encore assez présent que pour laisser à Thanos l'opportunité de lui dire le fond de sa pensée. « Tu crois que pendant que tu t’occupes de surveiller le postérieur altier de notre futur dictateur ils s’en prennent pas aux gens comme moi ? Aux gens comme ta sœur !? » Souffrant l’averse la tête haute, Naos avança. Rivage et marée, les deux s’attiraient autant qu’ils se repoussaient, polarisés l’un par l’autre. « Ne parle pas de ce que tu ne connais pas ! » Un sourire mauvais s’échappa des lèvres de Thanos alors que dans le dos du Jagger Eléa venait d’entrer dans la pièce. Surement pour s’assurer qu’ils n’en viendraient pas aux mains. « Je sais que tu n’es pas celui qui s’est fait battre à mort parce qu’il n’est qu’un lambda. Je sais que pendant que tu fréquentes ces gens nous on crève ici. » La voix de Thanos grondait de plus en plus, son frère d’arme peinant à affronter l’averse sans boire la tasse, l’eau emplissant ses poumons au point qu’il ne sache plus trop bien comment respirer. « Je sais que t’étais pas là ! T’étais pas là et j’avais besoin de toi ! » Détournant le regard, incapable d’affronter les prunelles accusatrices de son ami, il se tourna vers Eléa dans l’espoir de voir une main tendue. Au lieu de quoi, il affronta difficilement le regard inquiété de celle qui l’avait toujours poussée à aller de l’avant. « Tu veux que je fasse quoi ? Dites moi, vu que vous savez tout ? » Naos posa ses prunelles brièvement sur Thanos avant de les retourner vers Eléa. « C’est pour vous que j’ai fait ça ! C’est pour vous que je suis rentré dans le crâne de cette gamine au point de lui en faire perdre la tête. C’est pour vous que je passe mes journées à vivre aux côtés des gens à cause desquels on n’a jamais rien eu de bien dans nos vies. Obligé de les protéger même ! Si c’est pas le comble de l’ironie quand je souhaiterais qu’ils soient tous morts ! » Se tournant entièrement vers Eléa, il pointa un doigt accusateur vers celle-ci en renchérissant de plus fort : « C’est pour Thanos que je vis un mensonge au lieu de vivre ma vie. Mais c’est pour toi, pour Oona, pour ma mère que j’ai fait ce que j’ai fait. Que je continue à le faire, que je te suis aveuglément ! J’ai menti, j’ai trahi, j’ai détruit toutes ces choses pour vous tous. » La main le faucha presque avec douceur alors que les opales assombries d’Eléa ne le quittèrent pas du regard un instant. Avec un calme qui lui était propre, la jeune femme n’avait pas besoin de crier pour se faire entendre, pas besoin de lever le doigt pour se faire comprendre. Contrairement aux hommes de ce trio. « Tout ce que tu as fait, tu l’as fait pour toi. Tu l’as fait pour le gamin sans père qui a décidé que le monde était en faute si son propre géniteur en avait rien à foutre de l’échec qu’il était. Tu l’as fait parce que t’as pas été foutu de noyer… » Sans un mot, pas un même un regard, Naos quitta la pièce sur les regards médusés de ses deux meilleurs amis. Déchiré entre la conscience de la vérité dans les mots d’Eléa et la douleur qu’il ressentait d’être ainsi à nu face à ses propres fautes.
Il vit la tasse ébréchée avant de se rendre compte que la jeune femme l’avait suivi à l’extérieur de la bâtisse. Portant son regard au ciel éteint, le Jagger n’aurait su dire lorsque le soleil s’était couché ni depuis combien de temps il était prostré sur le pas de la porte. « Merci. » S’installant naturellement à côté de lui, Eléa enroula ses bras autour de la carrure de Naos, sa tête reposant avec la force de l'habitude contre l’épaule de ce dernier alors qu’il avalait difficilement l’alcool de piètre qualité qu’elle lui avait offert. « C’est différent, n’est-ce pas ? » Le silence s’éleva en douceur entre les deux alors que le jeune homme observait le ciel à la recherche des réponses qui lui faisaient défaut. « Si c’était à refaire, tu ne changerais rien. Tu ne te sens pas coupable. Mais la princesse. Ah ! La princesse. » De leur propre volonté, ses doigts se resserrèrent autour de la tasse alors qu’Eléa le serrait plus fort encore contre elle, cherchant surement à recoller les fragments éparses que Naos ne savait plus comment assembler. « Ca ne change rien, tu causeras quand même leur perte sans distinction et c’est ça qui te tue. Ne jamais pouvoir avoir ce que tu veux. » Inspirant péniblement, cherchant à éteindre les flammes consumant ses bronches, il prit une autre gorgée d’alcool pour réchauffer le froid dans ses os. Réchauffer le battant entre ses côtes qui refusait d’assurer son office, refusait de s’emballer pour quoique ce soit que la chevelure dorée d’une chimère qu’il n’aurait jamais dû désirer au départ. L’imposture était devenue cicatrice, le costume prison de chair. Il ne lui restait d’humain que le nom et la violence de ses regrets. Ca faisait mal d’être un homme. Au point que le Jagger se demandant pourquoi il en portait encore l’échine.
© PINNED UNDER THE WEIGHT 2017



Dernière édition par Naos Jagger le Lun 12 Juin - 21:37, édité 21 fois
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‹ AGE : âgée de vingt-huit ans, princesse de rien, de tout, adulte, enfant, elle a le coeur d'une adolescente, le physique d'une femme, l'impulsivité d'une enfant.
‹ STATUT : fiancée à un griffith, un boulet à son pied, pourtant ingénieuse alliance. si tout semblait s'être abattu contre elle, adonis ne semble pas si mauvais parti.
‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
‹ COMPETENCES : leadership (lv1), commérage (lv1), évaluation (lv1)
‹ METIER : princesse de pacotille, inutile petit bijoux appartenant à la famille royale, son seul métier est de courber l'échine et de sourire face au sang argent.
‹ ALLEGEANCE : elle-même, réitérant le même motto depuis trois ans, elle contre le monde entier, elle seule contre la terre entière.
‹ ADIUTOR : weiss, l'ange sauveur, la seule et unique personne, acompagné de son frère, en qui isaure a pleinement confiance.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 21:55

DU CHANTAGE EMOTIONNEL
NON MAIS NON
much wow much wow
jvois pas d'où tu tiens ça
much wow

NAOS (je veux être preums du coup pas le tps de niaiser)
MY LOVE (or my foe)
MERCI DE PRENDRE LUI
DE FAIRE NAOS
DE LE JOUER
DE SDLJBVFSODUXBVOERSDIFXBVL (je viens de verouiller mon ordi en écrivant n'importe quoi sur mon clavier jpp)
bienvenue ici
loooooooove
I love you

C MIEUX SUR CE COMPTE
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 21:59

TOI J'ARRIVE DIRECT DANS TA BOITE, CA VA T'FAIRE TOUT CHELOU yakoi
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:03

le voilà enfin
il est bg
manon, tu m'le prêtes ?
bienvenue parmi nous, et si t'as la moindre question, hésite pas à contacter un membre du staff.
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‹ AGE : 28 goûtes d'amertume amèrement avalée font de lui un adulte à l'aigreur difficilement digéré.
‹ STATUT : destiné à personne d'autres que lui-même, prisonnier du contrôle des autres, les coeurs pas pris ne veut se faire prendre. fuyant les chaines comme le feu de ces passions, il s'accroche au froid dans ses veines.
‹ SANG : sang mêlé, jugé et condamné sur ce carmin dont il n'a aucun contrôle, il a toujours souffert la misère liée à ses origines.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 1), fraternité (niv. 1), déloyauté (niv. 1)
‹ METIER : ombres du roi en devenir, il se forcé de longer les murs en sa présence
‹ ALLEGEANCE : sa famille de coeur et ses propres intérêts, ses craintes et sa rage l'ont poussé à se lier à la ligue et l'armée de pollux
‹ ADIUTOR : protecteur d'une idée plus qu'un homme, il défend le bien-être d'in roi en devenir
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:05

isaure, ouais ouais, trop de chantage émotionnel!
même que je vais porter plainte et me faire des thunes comme ça pas besoin de passer mes examens.  manonbis
MERCI POUR CE PERSONNAGE DE DINGUE OUESH!
c'est quand même toi qui est venue avec toutes tes propositions de ouf.  wow (d'ailleurs, faudrait que j'apprenne à résister...  déçue )
t'as vérouillé ton ordi, jpp      


maven OMGGGGGGGGGGGGGGG TOIIIIIIII string string string string string string string string string string

andrei si je peux me prêter moi-même, je veux bien me prêter à toi pedobear
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:07

alors prête-toi à moi, et je me prête à toi.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:12

non.
moustache
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:14

trop tard il a dit oui. pas oam
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 22:33

l'écoute pas, je me prête à qui je veux! (walla, rébellion oshun oshun oshun )
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‹ AGE : Vingt-cinq ans, un anniversaire qui approche alors qu'il ne voit que les barreaux d'une prison glaciale.
‹ STATUT : Fiancé à Isaure Oshun, son coeur ne bat pas pour elle et pour cause. C'est le frère jumeau de la princesse qui a brisé le coeur du Griffith, refusant d'accéder à sa requête aussi ambitieuse que dirigée par l'amour.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines est qualifié de sang argent. Autrefois, il serait né avec le sang bleu, reconnu par tous les eartanariens comme tel, mais une famille étrangère à forcer les Griffith à ployer le genou sous leur joug meurtrier.
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‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, Adonis n'est plus rien si ce n'est le prisonnier de Cal Oshun. Jadis, il était ambassadeur de sa nation.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment, même du fond de sa cellule humide.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, une jeune mêlée issue de la nation de l'eau et qui, pourtant, la débecte complètement. Si leur relation a commencé de manière chaotique, désormais les deux sont comme des âmes soeurs.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 23:07

sorry de piquer ta meuf What a Face
BIENVENUE PAR ICI What a Face j'ai hâte de te lire choquee
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‹ AGE : vingt-deux ans. un nombre comme un autre qui n'exprime en rien les expériences qu'elle a vécu.
‹ STATUT : amoureuse de l'idée de l'amour, son coeur a pourtant arrêté de battre au creux de sa poitrine. elle est désormais éprise de la solitude qui lui laisse un peu de répit.
‹ SANG : les perles écarlates battent dans ses veines, lui rappelant sans cesse ses origines et son devoir.
‹ COMPETENCES : espionnage (niv1), méfiance (niv1), persuasion (niv1)
‹ METIER : elle n'en a aucun si ce n'est d'assumer son devoir d'adiutor.
‹ ALLEGEANCE : elle n'a pas hésité sol. elle est entrée dans la ligue suite à son départ de l'académie.
‹ ADIUTOR : elle est liée à saeko yinren.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Sam 10 Juin - 23:17

ce très bon choix de scénario much love
bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche I love you
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‹ AGE : vingt-cinq années marquant son visage de poupée, le quart de siècle accroché à l'épiderme.
‹ STATUT : fiancée, une obligation plus qu'une envie, elle se plie aux ordres, pantin articulé. c'est auprès de braam osoryd qu'elle partagera la fin de sa vie, tandis que son coeur ne partage pas cette opinion, lui, indépendant, entiché de sa moitié.
‹ SANG : bleu, pureté royale salissante qui s'entache à son être. une fierté déconcertante, un sourire narquois accroché aux lèvres.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 4), méfiance (niv. 4).
‹ METIER : aucun, jamais elle n'a connu cette obligation et jamais elle ne la connaitra, noble jusqu'au bout des ongles.
‹ ALLEGEANCE : l'impératrice, son sang, sa couronne, une allégeance dictée par ses fréquentations plus que par ses choix. mais la gamine change, et ses intérêts commencent à devenir égoïstes.
‹ ADIUTOR : allen, un mêlé orange, sa deuxième identité, son ombre.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 0:21

CE CHOIX DE LIEN + CET AVATAR
tu fais de très très bons choix
bienvenue parmi nous, n'hésite pas si tu as besoin de quoique ce soit et bon courage pour ta fiche. I love you
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‹ STATUT : indépendante et solitaire, aucun être n'a su faire battre son cœur.
‹ SANG : mêlé au sang usé, trahi et exploité.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 3), intimidation (niv. 2), vigilance (niv. 1)
‹ METIER : adiutor, garde du corps et protectrice de la princesse du feu, espion de la ligue à la cour et enfant invaincue des arènes.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même, à la princesse puis aux mêlés. l'ordre peut varier selon les circonstances.
‹ ADIUTOR : la princesse au sang bleu, isaure oshun.
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 1:00

MAIS NAN MAIS oshun t'as pris bob, comment suis-je censée te haïr maintenant much sad
oui oui l'adiutor d'isaure c'est moi, celle qui va te donner des claques et VA TE POURSUIVRE JUSQU'A LA FIN DE TA VIE POUR CETTE TRAHISON oshun
(non en vrai je suis gentille pouty mais je veux un lien, entre adiutors des jumeaux après tout What a Face)
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 17:13

bob bave
bienvenue  nrv
bon courage pour ta fiche string
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 17:57

adonis, si t'aimes les jouets cassés tu peux la garder, no problemo  swouaag

weïss, c'est simple, tu me hais pas et tu me donnes pas de claque. PROBLEM SOLVED! pedobear
essaye seulement de me toucher, je te ferais bouffer tes doigts nope


merci à tous pour l'accueil en tout cas! je m'enjaille much love, very pleased much wow

pour isaure si elle stalke:
 
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MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 18:18

je stalke
et j'ai ri

much feels, much wow
much shook
much naos abs
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‹ COMPETENCES : niv. 4 évaluation (-manipulation/aux commérages.), niv. 4 honneur (-persuasion), niv. 4 ténacité (-dominance)
‹ METIER : en fuite, qualifiée d'ennemi numéro un de la couronne.
‹ ALLEGEANCE : comme tous les membres des osanos, sa raison de vivre est la résistance.
‹ ADIUTOR : une personne qu'autrefois elle détestait, qu'elle méprisait, mais qui maintenant commence à se faire une place dans son coeur de glace, themys isaksen.
‹ POINTS : 1738

Carnet de bord
Inventaire:
Relations:

MessageSujet: Re: you should grieve the night and mourn the stars above Dim 11 Juin - 18:19

bob bave welcome. I love you
il nous faudra un lien pas oam
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you should grieve the night and mourn the stars above

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